Un vote, un choix…et surtout ferme la !

Un vote, un choix…et surtout ferme la !

le 21 décembre, 2015 dans Asservissement moderne par

Tout est affaire de choix dans la vie. Du moins il semblerait. Et le choix, le vrai, est parfois difficile pour nous, pauvres êtres bien fragiles et bien humains. Choisir tel prénom pour son fils, telle femme que l’on destine à être la mère de ses enfants, ou telle amitié que l’on va établir pour la vie… Mais tous les choix que nous sommes amenés à faire ne sont pas aussi existentiels que ces derniers.
Les résultat « soulageants » des dernières messes électorales découlent de cette autre sorte de choix, que les fiers citoyens sont amenés à faire tout au long de leur vie salariée.
Les électeurs ont ainsi « démocratiquement » choisis de remettre une pièce dans la machine, et le refrain n’en est repartie que de plus belle. Quelques bisbilles et broutilles, par-ci, par-là, entre nos chers représentants n’auront, heureusement, pas gâché la fête.

Mais, de quel choix disposions-nous véritablement, si ce n’est, comme l’eut si admirablement formulé Pierre Desproges, celui entre cette gauche gluante d’humanisme sirupeux d’eunuques à la rose et cette droite du fumier d’où la rose est éclose ?
Ouais, c’est pas très reluisant. Remarquons que les postes du pouvoir capitaliste, quelque soit l’échelon, semble valoir leur pesant de cacahuètes. Des fruits secs dont le brave électeur reste le principal créditeur ; mais, apparemment, la mentalité de servant sied bien à celui-ci.

Un fonctionnaire en C.D.D

Avant la révolution de représentativité capitaliste de 1789, le pouvoir poudré avait au moins la décence de porter sur ses épaules le bon peuple qui, lui, octroyait son trône. Bon, restons prudents, le gros Bourbon ne se foulait pas franchement sur le champ de bataille, ou dans le champ de légumiers qui nourrissait sa cour. Mais la progressive et inexorable croissance du capitalisme moyenâgeux, puis moderne, se débarrassant de ses oripeaux passés à chaque « révolution » aura eu le mérite de nous « éclairer » (enfin, pas pour le gueux de base qui ne daigne quitter son poste de télé), sur la lente décrépitude de l’homme d’État. L’homme de pouvoir, fort de son image centrale et paternaliste sous l’ancien régime, s’est peu à peu dilué dans une espèce de parlementarisme informe et insipide, sorte de melting-pot démocratico-antiraciste et mondialiste, dégoulinant de morale (appliquée aux autres bien entendu).

Aujourd’hui, qu’il soit petit suisse, gouda hollandais, gâteau au fromage, l’insignifiance et la dépersonnalisation du pouvoir sont telles, que le fait de voter se résume à choisir son laitage chez M. Le Laitier. Quel intérêt, dans ce contexte, à rétablir le crime de haute trahison pour nos gouvernants me direz vous ? En effet, nos représentants sponsorisés par telle et telle fromagerie bancaire, pétrolière, pharmaceutique ou autres, n’occupent qu’un pauvre petit C.D.D, à renouveler selon le contrat octroyé. Qu’ils se rassurent, la garantie de renouvellement de poste ne correspond en rien à la qualité des résultats trimestrielles des bougres.

Fromage ou dessert ? La bourse ou la vie ? La cigale ou la fourmi ? Un baril de merde, ou deux barils d’une lessive ordinaire ? » – Pierre Desproges

Comme nous l’a si justement rappelé le père Karl Marx : « l’ histoire ne repasse pas les plats », alors ne cherchons pas à ranimer les ossements d’une séquence historique passée. Mais profitons de cette belle occasion, de cette leçon de démocratie pour applaudir jusqu’à la foulure ces braves électeurs d’avoir (une fois encore) prouvé qu’ils étaient tout à fait libre de leur vote, que le fascisme ne passera pas (oh grand Dieu non !), et que le capitalisme…pardon, la Démocratie à gagné !

Je vous laisse auprès de cette vieille bouffie sentant le cadavre, je préfère m’en aller contempler les généreuses formes de Mme La Laitière.

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1 Commentaire

  • keg dit :

    Que reste-t-il comme choix, réellement, en 2017?
    Y a t-il un choix possible en état d’urgence.
    L’avenir de la France, pourtant problème urgent se réduit à une suppression des libertés.
    Et dire que nous étions le pays de la liberté guidant le et les peuples….. Qui va reprendre la flambeau? l’EI (puisque l’UE périclite). Faudrait quand même pas Charier (provenant de la Charia)

    http://wp.me/p4Im0Q-1cc

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