Tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire.

Tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire.

le 02 janvier, 2016 dans Lecture de vacances par

On vivrait très bien sans voter, si l’on avait la sûreté, l’égalité, la liberté. Le vote n’est qu’un moyen de conserver tous ces biens. L’expérience a fait voir cent fois qu’une élite gouvernante, qu’elle gouverne d’après l’hérédité, ou par la science acquise, arrive très vite à priver les citoyens de toute liberté si le peuple n’exerce pas un pouvoir de contrôle, de blâme et enfin de renvoi. Quand je vote je n’exerce pas un droit, je défends tous mes droits. Il s’agit donc de savoir si le résultat cherché est atteint, c’est à dire si les pouvoirs sont controlés, blâmés et détrônés dès qu’ils méconnaissent les droits des citoyens.

On conçoit très bien un système politique, par exemple le plébiscite, où chaque citoyen votera une fois librement, sans que ses droits soient pour cela bien gardés. Aussi je ne tiens pas tant à choisir effectivement, et pour ma part, tel ou tel maître, qu’à être assuré que le maître n’est pas le maître, mais seulement le serviteur du peuple. C’est dire que je ne changerai pas mes droits réels pour un droit fictif.

Or la proportionnelle m’offre un droit fictif, qui est de choisir pour mon compte, entre trois ou quatre partis, quel sera le parti-tyran. Mais que ce soit selon mon choix ou selon un autre, le parti-tyran sera toujours tyran, et mes droits toujours diminués. Dès que le député dépend plus d’un journal ou d’un comité, et moins de l’électeur, la liberté est menacée. La liberté de tous.

Ce que j’appelle liberté, c’est la dépendance étroite de l’élu par rapport à l’électeur. C’est d’après cela seulement que je juge un système électoral. En termes bien clairs, il s’agit pour moi d’empêcher que les riches ajoutent le pouvoir politique au pouvoir économique qu’ils ont déjà. Or, avec les Partis et la Haute Politique, je suis assuré que les riches gouverneront. »

Alain, Propos (6 décembre 1912)

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3 Commentaries

  • Mehdi dit :

    Je ne suis qu’en partie d’accord
    Voilà ce que disait bourguiba
     » Bourguiba n’a jamais promis la démocratie. Le pluralisme politique risquant, selon lui, de semer la division et de réveiller «les mentalités tribales et rétrogrades». Il estime que la mainmise de son parti sur les syndicats, le contrôle de la presse et l’interdiction du pluralisme sont les seuls moyens de réaliser son projet de développement. »
    Les dictateurs bienveillants n’existent plus
    Mais quand même vive Ben Ali et khadafi

  • Billet très pertinent ! J’ai adoré lire !

  • sombre dit :

    Je me propose comme gouverneur de France.
    Je gouvernerai pendant une courte période de transition.

    Cette période qui ne dépendra que de l’efficacité des moyens en place pour se débarrassé du modèle actuel permettra une réel méthode de gouvernance par et pour le peuple. Elle verrais ainsi :

    – Les parties politiques être dissout, car il ne serait plus nécessaire.
    – Chaque citoyens être assuré d’avoir un emploi et vivre aussi bien ou mieux qu’actuellement à une courte échelle ; vivre bien mieux à une plus longue échelle de temps.

    Le citoyen, via une méthode de vote a créer (électronique ou non), serais ainsi amené à prendre part à chaque décision politique (à contrario des votes actuel entre député).

    – L’euro serais abandonné pour le  » Pourcent » : la majorité des biens de consommations, hormis ceux de nécessité (Logement / nourriture / énergie / & autres, à définir ) couterais ainsi un % FIXE de la rémunération citoyenne.
    – Les biens dit de nécessité serait attribué gratuitement aux citoyens.
    – De manière général, la possessions n’existerais plus : chaque biens appartiendrais à l’état, qui lui même est dans l’obligation de le mettre à disposition aux citoyens. Une fois qu’un citoyens en posséde l’usage il en va de code de propriété (définitif ou temporaire) a créer selon les biens. Ex :
    Une maison ? définitif; peut se léguer à ses descendant.
    Une voiture ? temporaire. Si le citoyen en change, l’ancienne est alors recyclé ou remise en état et à disposition d’un autre citoyen.

    – Chaque citoyens, moyennant la nécessité de travailler ( maximum 35 h, mais en pratique moins car la nécessité même du travail serait diminué par une redistribution des richesses et des tâches correct) , aura alors la possibilité d’acheté par exemple une baguette de pain à 0.5~% de son salaire. (Prix à définir par la production et le partage des biens, gérer au niveau national)
    – Chaque entreprises se verra dans l’obligation d’être nationalisé. Se faisant, des superstructure seront à même de prévoir au plus juste la consommation des biens de citoyens pour produire au plus proche des besoins réel. Chaque biens de consommation sera créer en France et étudier pour être durable, éco-responsable, réparable; ceux ne pouvant etre créer dans l’immédiat seront importé en contre partie des excédant monétaire et financier jusqu’à rattrapé l’impossibilité technique temporaire de produire (ex: ordinateur / informatique). A terme : tout les produits seront créer en France, redistribué équitablement grâce à un suivis de consommation afin de limité l’impact écologique grâce à la conception de produit éco-responsable.
    – Disparition des banques. L’état deviens le seul créateur, émetteur et distributeur de crédit. La dette actuel, jugé illégitime, est rayé de l’histoire.
    – Afin de commercer à l’international : une monnaie destiné à l’achat sur le territoire français de biens de consommation par des personnes non détentrice de la citoyenneté française sera alors créer. Cette monnaie, revenant à l’état (puisque chaque entreprise est nationalisé) servira alors à acheté les matières premières dont nous ne disposons pas à l’international ; ces matières premières seront alors redistribué logiquement aux entreprises française. Ce faisant : la boucle est bouclé et nous sommes à même de pouvons vendre l’excédant de biens de consommation à l’étranger pour acheter ce dont nous ne disposons pas.
    – Énergie : Via un groupe d’expert, comme dans d’autres domaines, des projets seront proposé aux citoyens. Longuement informé sur ces derniers, débattu entre citoyens, expert , jugé au plus juste pour le biens de tous … il sera alors décidé du déploiement d’énergie renouvelable au plus efficient et écologique selon les régions, la transition vers du renouvelable se faisant à un rythme accélérer et sans pression des lobbys … En clair : si le besoin est le déploiement d’énergie verte, des experts (par nature indépendant, et ne pouvant, au vue de la disparition de la monnaie, être corrompu par cette dernière ) propose des solutions, présente des projets aux citoyens avec des clé de compréhension accessible à tous, présente les inconvénients et les avantages.
    Par sécurité : un système redondant est établi. D’abord une région, en cas de succès : deux. En cas de succès : 4. Etc.
    En cas d’échec : Reset du projet et création d’un nouveau.

    Ce principe, appliqué à l’énergie, peut l’être à chaque décision citoyenne. Et pour que le besoin des citoyens sois représenté : des audits sont réalisé.

    – L’instruction national, (l’éducation c’est le travail des parents, donc renommé) travaillera en concert avec les entreprises. Ex: un étudiant formulant le souhait de travailler dans tel ou tel activité sera alors suivis et épaulé par ses professeurs. Il aura régulièrement des stages (à proximité de chez lui et prévu dans son parcours scolaire personnalisé – ) dans les entreprises se rapprochant au plus proche de ce qu’il souhaite. Si son niveau scolaire se semble pas être en adéquation avec son niveau, il bénéficiera alors de tout les outils nécessaire à la création d’un nouveau projet. SI ses notes sont en accord alors à terme il lui sera donc acquis la certitude qu’il travaillera dans l’entreprise qu’il souhaite. Cette dernière assurera sa formation, en interne ou en externe dans un premier temps, ou l’intégrera directement si il n’y à pas lieu qu’il sois formé.
    Au vue de la nationalisation des entreprises, des superstructures pensante seront à même de prévoir les besoins dans chaque activité professionnel ; Ainsi si il y a un besoin dans une activité spécifique, des campagnes promotionnel seront mené pour incité les étudiants n’ayant pas formulé de souhait de carrière à rejoindre ces dernières. Des « bonus  » seront alors proposé pour rendre cela plus attractif (à définir)
    Si il y à trop de personne dans certains secteur la diminution du temps de travail sera prévu (puisque plus de personne pour réalisé la même tache implique que cette dernière sera, logiquement, effectué plus rapidement.) jusqu’à l’accomplissement de la somme de travail requise.
    Exemple : l’état juge que pour 2030 il faudra créer 100 millions de carottes bio avec 100 000 travailleurs ; Si il y en a 150 000, le temps de travail de l’ensemble des travailleurs sera alors réduit proportionnellement pour produire les biens de consommations désirés.
    Comme évoqué précédemment : si il y à un excédant de carottes, elles seront alors commercé à l’étranger et les sommes engrangé redistribué dans l’économie française pour financer les besoins stipulé par les citoyens dans les audits. A noté que pour éviter toute forme de corruption : chaque citoyens ne peut disposé d’un compte à l’étranger.

    Bref , à poussé, à travailler et remodeler au plus intelligent mais voilà un programme pour lequel je voterai si un candidat se présenté : un mec qui s’engagerait, si il est élu, à ne pas gouverner.

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