Thomas Sankara est mort criblé de balles

Thomas Sankara est mort criblé de balles

le 14 octobre, 2015 dans Inter-national par

Abattu comme un chien. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara a été criblé de balles par ses assassins devant la villa du Conseil de l’entente, siège du Conseil national de la révolution (CNR) où il présidait une réunion.

On se doutait que la mort du capitaine avait été brutale et que les tueurs manquaient de panache. La présentation, hier mardi à Ouagadougou, du rapport d’autopsie du corps présumé du président du Burkina Faso lève toute forme de doute.

La défense de la famille Sankara l’a bien compris en affirmant que les bourreaux de Thomas Sankara ne lui avaient laissé aucune chance. Le rapport d’autopsie et de balistique, cité par l’un des avocats, indique que la victime a été touchée par les balles « à tous les niveaux et même en bas des aisselles, ce qui montre certainement qu’il avait levé les bras ». Au total, près d’une dizaine d’impacts ont été relevés sur ce que l’on considère être les restes de l’ex-président burkinabè. Un meurtre qui présente tous les signes de l’acharnement de ses exécutants.

Huit militaires appartenant à l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP), celui qui est entré sans frapper au conseil des ministres le 17 septembre dernier pour faire son pu-putsch, ont été inculpés par le juge en charge de l’affaire. Les premières inculpations dans le dossier, 28 ans après les faits. Parmi eux figure le médecin colonel-major Fidèle Guébré inculpé pour faux en écriture publique. Celui-là même qui avait péroré des années durant que le décès de Thomas Sankara était dû à une mort naturelle et l’avait consigné dans son rapport.

Le chef du pu-putsch, Gilbert Diendéré, n’apparaît pas, pour l’instant, dans la liste des inculpés. C’est la veille du jour où les résultats de l’autopsie des restes de Thomas Sankara devaient être présentés qu’est intervenu le coup d’Etat du RSP. De là à y voir la main de Blaise Compaoré pour empêcher l’enquête d’aboutir…

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