Spéculateurs : droit de tuer !

Spéculateurs : droit de tuer !

le 18 avril, 2013 dans Dictature de l'économie par

Aujourd’hui les traders spéculent sur tout, y compris sur la faillite des pays. Pour gagner sur ce marché, les spéculateurs peuvent faire courir les rumeurs les plus folles sur le futur effondrement d’un pays et vendre massivement leurs CDS. Dans ce cas le pays paiera plus cher son endettement… Les traders ne sont pas comptables de leurs folies.

Si leurs prévisions se réalisent, ils toucheront le jackpot. Dans le cas contraire, ils ne risquent rien, c’est la banque qui paiera, ou au pire le contribuable, car les banques finissent toujours par être sauvées. Les traders perçoivent des salaires et des bonus à faire pleurer les smicards. Ils vivent à 200 à l’heure entre prostituées, cocaïnes, yachts et voitures de luxe. Bret Easton Ellis s’est inspiré de leur mode de vie pour écrire le fameux roman « American Psycho ». Ils sont rémunérés sur le court terme et non sur la pérennité de leurs opérations. Tout cela perturbe fortement les économies mais rien n’y fait, la caste est irréformable. Demandez à Richard Paulson, le multi milliardaire vous dira comme profiter d’une crise

Rappelons que le clan des spéculateurs est foncièrement aidé par celui des agences de notation qui font la pluie et le beau temps, non seulement sur les marchés mais aussi sur les États puisque ceux-ci sont désormais côtés en bourse ! C’est le cas pour la Grèce, socle de notre civilisation, à qui l’on a longtemps vendu des prêts au taux de 11 %, avant de rectifier le tir le 21 juillet 2011, lors d’un énième plan de sauvetage. Plan de sauvetage où les institutions privées devraient pour une fois payer ! Mais rien n’est moins sûr…

Les agences de notation étant payées par les vendeurs de produits financiers, elles sont juges et parties, et savent fermer les yeux pour encaisser. Des produits financiers pourris comme les CDS  ou des entreprises qui ne valaient rien comme Infospace ou Excite, avaient obtenu la meilleure note ! Moody’s (souvenez-vous  l’agence qui utilisa, pour cautionner ses notations, l’équation mathématique de Xiang Li), Fitch et Standar’s & Poors, ces 3 machines à produire du mensonge, naviguent dans l’opacité depuis des décennies sans que cela n’émeuve personne. Elles sont nullement indépendantes, sont prises en défaut régulièrement, mais on les écoute avec respect, comme les augures dans la Rome antique. Ainsi confortés, les spéculateurs brûlent un présent qui ne nous appartient plus.

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