Ramasse tes dents et casse-toi pov con !

Ramasse tes dents et casse-toi pov con !

le 05 septembre, 2014 dans sans catégorie par

La plume sifflante, l’ex-première courtisane de l’A-France n’a pas tardé à jeter sur le papier une flaque de diarrhée vengeresse dont les relents n’ont pas fini d’incommoder au Palais ; Babar l’a mauvaise, on le comprend bien, et lorsque l’on prend la peine d’envisager la somme des haines rabiques que nourrit sa sainte face partout dans le pays, on ne peut faire autrement que d’être un peu embêté pour lui aussi. C’est que l’on est chrétien après tout.

Donc, à en croire l’impudique dinde publique, notre glorieux monarque à trompe – qui n’aime pas les riches – n’aime pas les pauvres. Et se gausse même cruellement de leurs infirmités … On ne lira pas le torche-cul à M’dame Trierweiler, d’abord parce qu’on n’a pas besoin de brûler vingt euros de notre salaire de misère pour prendre la pleine mesure du mépris infect de l’énarchie libérale-libertaire pour la populace ; ensuite parce qu’on a largement assez affaire avec de vrais livres.
Mais, cela dit, on n’oubliera pas de sitôt cette expression – volée et vite revendue – , « les sans dents », que l’ex-maîtresse présidentielle cocufiée prête au roitelet abhorré. C’est qu’elle nous évoque le cri du coeur du royal prédécesseur à un bouseux grognon, « casse-toi, pov con ! ». Et l’on se dit qu’il est amusant de voir se révéler ainsi plus que deux hommes, mais l’essence même des associations de malfaiteurs dont ils portent les couleurs respectives. D’un côté, la droite du fric tombe soudainement le masque de la bienséance, et à la vue de tous, crache au groin du cochon de payant sa profonde vulgarité et dégueule la vanité blessée du nouveau riche avec l’impulsivité à laquelle on reconnaît l’ancien pauvre. De l’autre, la gauche du fric et des bons sentiments persifle son mépris de classe corrosif et glacé une fois les portes closes, se gargarisant à l’envi de son si bel esprit.

Voilà de l’eau putride au moulin nauséabond des populistes qui accusent la Gôche morale et medefo-compatible de se foutre des petites gens. Et l’on comprend amplement que les petites gens répugnent quand même un peu à courir confier leur chagrin à la Droite molle et medefodépendante : l’électeur à beau être cul, il a besoin de digérér entre deux seaux de merde dans le gosier, avant de repointer sa gueule enfarinée de couillon amnésique dans un isoloir… Et le valeureux Mélenchon qui nous abandonne ! Ah, mes bons amis ! Ces vilaines affaires, on sait de quels ventres encore féconds ça va encore faire le lit !

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1 Commentaire

  • Brousse dit :

    J’appartiens à la classe que l’on dit  » moyenne « ,ayant débuté comme instituteur de campagne et terminé comme professeur de mathématiques en collège. Je ne suis donc pas tout à fait un « sans dents » même si l’âge m’en a enlevé quelques unes. Diogène nous a appris qu’être pauvre n’était pas dramatique ,il a même cassé son écuelle ,la trouvant de trop.Mais il est le seul à s’être permis le luxe de dire à Alexandre: » Tu me fais de l’ombre ,ote-toi de mon soleil.

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