Peut-on fuir le pouvoir ?

Peut-on fuir le pouvoir ?

le 02 mars, 2015 dans Asservissement moderne par

Il n’y a que deux moyens pour assujettir le peuple : le contraindre ou le tromper.

La contrainte abuse toujours de sa violence. Elle franchit donc à terme la limite et finit par réveiller en nous des instincts de contestation capables de freiner l’efflorescence de son pouvoir.

La duperie jouit de l’invisibilité de pouvoirs plus efficaces: ceux que le marché polit méthodiquement pour mieux prospérer.

L’économie est une politique travestie. La consommation y structure le lien et le statut social. Ce ne sont ni les dieux ni les rois, encore moins les députés, qui font les lois. Ce sont les marchés. Les vrais tyrans sont les actionnaires. En outre nous devrions écrire: les marchés font le crime…

L’argent nous aveugle par l’éclat de sa dictature.
Celui qui la refuse ne peut le faire qu’en se marginalisant ou en s’isolant. Et je reste convaincu que la majorité des désoeuvrés, des sans logis, des miséreux le sont devenus non par résistance au système, mais parce que celui mis en place par le marché n’a pas voulu d’eux et les a ainsi mis au banc. Ce sont les non rentables, les maillons faibles.

Quant aux autres, comme l’a si bien dit Coluche transfigurant La Boétie : « Il suffit qu’ils n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ». Mais, de même que les gouvernés préfèrent obéir pour exister, les consommateurs préfèrent avoir pour être. Preuve en est qu’ils ne leur en coûtent rien d’appeler « démocratie » une dictature financière leur offrant l’illusion du confort… Illusion préférée désormais au désir de liberté. La vie à crédit nous conviendra ainsi tant que nous pourrons consommer un bien-être supposé.

Renoncer à sa servitude reviendrait à refuser la vie en société. Très peu en sont capables et le prix de cette solitude se dépense dans l’anonymat le plus austère, pour ne pas dire le plus inhumain. Car ceux, comme nos indignés d’estrade, qui clament haut et fort qu’ils résistent ou qu’ils ne consentent pas,  ne sont certainement pas ces anonymes qui ont su s’épanouir dans l’exil volontaire, loin de toute société, de tout pouvoir

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22 Commentaries

  • Saga Gemini dit :

    Encore un billet bien élégamment écrit, cher Cédric, et au contenu ô combien pertinent!

  • francesca dit :

    Merci pour cet article très clair et très fin!
    Merci pour le courage et la lucidité de ta dénonciation, j’espère qu’un très grand nombre de gens la lira et que ça les touchera comme ça m’a touchée.

  • sanihan dit :

    une belle plume qui pousse à la réflexion
    merci cédric

  • Jocko dit :

    Déprimant et aigris tous vos articles.
    C’est en vu d’une promotion du suicide?
    Beaucoup de critique, ça se prend très au sérieux aucune proposition et aucun espoir..

    • En effet beaucoup de critiques et de sérieux. Tu as raison Jocko. C’est le minimum quand on veut changer les choses. « L’espoir est une vertu d’esclave » disait Cioran, et lui aussi avait raison. Et nous, nous nous adressons à des hommes libres ou qui veulent le devenir. Et pour cela un minimum de lucidité est nécessaire. Nous ne voudrions pas inciter nos amis à taper sur n’importe qui, comme le font si bien nos dirigeants avec les plus faibles. Tous ces articles se profilent pour aiguiser nos armes de la plus efficace et intelligente des manières.
      Quant aux propositions, tu as mal lu Jocko ! Relis les textes sur la constitution ou sur les parrainages par exemple. Pourquoi n’es-tu pas venu débattre les jours de leur publication ? Et puis notre invitation fréquente à éteindre la télévision ou se « désaliéner » de la consommation ne semble pas correspondre à tes priorités. Je comprends, cela reste très difficile.
      Enfin le texte ci dessus était un hommage déguisé à la vraie liberté, l’absolue, celle que peu ont risqué, car trop inaccessible. Mais ce n’est pas celle que nous revendiquons car en définitif elle échappe à toute politique.
      Nous proposons plutôt une démocratie directe comme voie d’accès à une liberté plus collective, et tu comprends bien que cela ne peut se faire en un texte. D’où l’intérêt de notre site qui se réclame comme un chantier original de cette démocratie que nos oligarques ont opportunément tous oublié….

  • pat dit :

    Bien répondu, Cédric! tu réponds toujours aux critiques avec élégance , simplicité et courtoisie.
    Peut-on tout quitter pour trouver le bonheur absolu? ou comme l’écrit christopher MC Candless peut avant de mourir
    « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé »
    That is the question! ou bien, cet être éperdu de plénitude en quête d’un bonheur qu’il pense solitaire se trompe-t-il au prix de son seul plaisir?
    A méditer, mais pas trop…

  • enebre dit :

    Il me semble que Cedric regarde la société avec un défaut de vision, aurait il besoin de lunette pour voir assez loin afin d’être plus clair.

    Accuser l’actionnaire est une ineptie car si l’actionnaire profite bien du système, les vrais coupables sont ceux qui ont mit en place ce système ou il est plus facile d’accuser le consommateur qui apparaît comme le meilleur coupable.

    Mais enlevez les actionnaire et il ne reste que les patrons qui se frotteront les mains d’avoir réussi à ce débarrasser des piques assiettes qui leur fût indispensable à convier au banquet pour qu’il soit accepté « démocratiquement » par le peuple.

    La guerre est une actualité et fait beaucoup de victimes dans les premières lignes de la société, les moins avides, les moins conquérants d’autrui, les moins grippe-sous, ceux qui sont relégué en marge de « leur » société et qui sont discriminées à dessin par les mêmes responsables de cet esclavage qui n’en a pas encore le nom.

    Gagner la guerre c’est éliminer le « genre patron » de notre humanité, ce n’est que question d’adaptation, il n’existe aucune raison que notre monde ne puisse vivre sans ces patron qui vivent en parasite et se faisant passer pour des éléments irremplaçables.

    • Enebre, sans doute ai-je besoin de lunettes pour voir plus loin…
      Deux choses à te préciser néanmoins : ce texte était avant tout un hommage déguisé à Chris McCandless et à sa quête tragique de liberté absolue. Ensuite, si tu cherches encore qui sont les vrais des faux coupables, il est clair que tu n’as rien compris à notre dialectique radicalement démocratique : quand nous écrivons « IL N’Y A PAS D’INNOCENTS, SOIT ON SAUVE PERSONNE, SOIT ON SAUVE TOUT LE MONDE », cela veut bien dire que tant que le pouvoir n’appartiendra pas à tous sans exception, il pourra y avoir des patrons, des actionnaires, des consommateurs, des électeurs, des chefs de guerre, des criminels, des donneurs de leçon…peu importe, tous seront plus ou moins les serviteurs d’un ou plusieurs maîtres, voilà tout.

  • enebre dit :

    Je vois Cédric, la description de ton monde et que tu nommes radicalement démocratique, ressemble davantage à l’apologie du chaos.
    J’aime un monde organisé et propre, ou les actions posées sont utiles, le n’importe quoi sous prétexte du mot démocratie ne m’enchante pas vraiment.
    Le pouvoir pour tous c’est le chaos, je veux bien qu’il y ai des responsables ayant charge de décisions, mais remarquez bien le mot « responsable ».
    Responsabilité, c’est ce qui manque cruellement à votre démocratie, ce mot est devenu du ménapien pour attardés mentaux qui laissent les chefs faire tout ce qu’ils veulent.
    Des pauvres gens croyant ce que ces chefs leur ont enseigné via les écoles qu’ils ont modelées pour leur règne et que c’est ça le meilleur et unique choix disponible pour conduire le monde.
    La révolution vers un avenir viable ne se fera pas avec ce mot démocratie, il a été vidé de sa substance dès sa création et ne sert aujourd’hui qu’à asservir l’humanité à une frange d’humain qui se surclasse d’être l’élite parmi du bétail.
    Je précise que je suis fervent adepte de ton site dont j’apprécie beaucoup les articles, même si parfois j’exprime une différence d’opinion.

    • Tu te méprends sérieusement, Enebre, sur notre vision démocratique. Il y a une catégorie sur la colonne de droite nommée « Donner un sens à la démocratie ». Là dedans tu trouveras de nombreux textes qui tentent de définir notre vision précise de la démocratie. Un travail colossal que je ne peux te résumer ici en quelques phrases. En revanche elle ne fait jamais l’apologie du chaos ! La preuve avec ce récent texte qui m’a valu quelques coups de bâtons d’ailleurs : http://diktacratie.com/lanarchie-est-morte-vive-la-democratie/
      La démocratie véritable nécessite une organisation minutieuse et réfléchie, d’où les recherches quotidiennes sur notre site… car, nous ne faisons que le répéter : nous n’y sommes pas encore prêts.
      La notion de « responsabilité » est pour nous très complexe.
      Selon ton angle d’attaque, je te dirai que nous sommes tous responsables -sans exception-, car nous sommes tous concernés.
      D’un point de vue plus métaphysique, nous ne croyons pas à la responsabilité. Nous pensons au contraire que nous sommes tous le fruit d’un déterminisme absolu, et que dans cette perpective il est crucial de bien lire les causes qui nous déterminent si nous voulons mieux vivre tous ensemble… Mais il faudrait ici que je développe un peu plus sérieusement mon propos, et j’ai peur de t’ennuyer. De toute façon cela fera bientôt le sujet d’un texte. A suivre donc !

  • enebre dit :

    Je vais aller lire et relire ces articles dont tu fais référence.
    Je crois en ta sincérité n’en doute pas, mais on peut vouloir croire des choses et exprimer la vie avec quelques dissonances innocentes sur le fond mais néanmoins contradictoires.
    « IL N’Y A PAS D’INNOCENTS » selon toi nous sommes tous coupables, je ne crois pas cette affirmation, je crois que nous sommes tous innocents…
    Sauf ceux qui dirigent, eux sont et doivent être responsables de leurs décisions, et si demain nous ne trouvons personne pour prendre des décisions, c’est tant mieux qui est pressé ici.

    De toute façon, il y aura toujours de gens pour s’avancer et se prendre pour des Babes cochon berger de moutons, ils font bouger le monde et lorsqu’ils comprennent leurs responsabilités ils avancent avec précaution, pas comme nos dirigeants actuels qui organisent la loi pour qu’elle leur soi favorable, ce sont des gens qui ruinent, tuent, assassinent, détruisent des écosystèmes, déstabilisent le climat, et rient de voir le peuple s’inquiéter et ordonnent des ratonnades aux besoins.

    Nous sommes tous que des moutons innocents, tant que nous restons des gentils moutons, sans se prendre pour ni Dieu ni pour une race élue ou tout autre individu supérieur.

    L’ennemi du monde actuel est « l’Esprit Patron », lorsque nous aurons résolu ce problème, que ce soi avec une guillotine, le sabre, le fusil longue-distance, l’humanité retrouvera une vie en harmonie avec sa planète.
    Patron, c’est un état d’être on en trouve partout, des SDF aux richissimes héritiers, même jusque dans les caniveaux des bidon-villes.

    Oui nous sommes tous innocents et tous potentiellement aptes à être corrompu par l’envie de gagner le pactole sur le travail d’autrui et donc être un esclavagiste.

    C’est la taille de ce pactole espéré qui fait la taille de notre ennemi commun.

  • JB dit :

    Je donne juste mon avis :)A Priori, c’est trés difficile de fuir cette societé esclavagiste, seul…Mais je ne sais pas si vous avez remarqué depuis quelques années, les gens se regroupent en communautés autarcistes, donc je pense que la fuite est possible, mais pas seul donc, l’histoire se repète un peu à la manière 1968 où les premières communautés ont commencé à se former.
    Je pense donc que les gens miséreux, les pauvres comme moi, vont se regrouper à un moment donné, c’est trés plausible selon moi.

  • echo dit :

    .
    comme bcp d’articles de ce site…
    celui ci souffre, amha, de biais importants.;;

    comme une vision un peu déviée et qui semble s’arreter sur des sortes de murs de verre?
    une forme parfois un peu elegante, souvent racoleuse??? mais derriere quelles perspectives? orientations?

    curieux ce choix de vouloir designer des ‘ennemis’ et de maniere bien simplificatrice… ici les actionnaires, demain les patrons apres demain…
    meme si pour ceux qui s’y soumettent ou certes ne semblent pas avoir eu culturellement bcp de choix?? la guerre des classes peut etre en civilisation industrielle oppressive quasi permanente…
    mais comme ns y invitait anselme bellegarrigue il y a deja fort longtemps (et tant d’autres avant lui!) pourquoi se focaliser sur des tyrans… alors que seuls existent/importent les ‘esclaves’ et la soumission?

    mais pour rendre mieux perceptible de genre de fixette peu rationnelle, regardons d’u peu plus près:

    ici par exemple une assertion absolument non fondée (toujours amha!)

    de tres nombreux individus ou groupes ont fait depuis longtemps (toujours!?!) le choix de ne pas faire « société », preservant une large autonomie (meme si a l’heure des risques nucleaires ou des risque d’ogm toute la planete se retrouve potentiellement atteinte?) meme si autonomie peut etre relative et conserver qelleques (plus ou moins heureuses!) interdependances… relations…( en frontieres pus ou moins molles/permeables/souples ou carrement aussi en perceptions et pratiques internes)…
    bcp de ces relations et experiences sont representées ou theorisées a travers des ouvrages comme an01, ecotopia de callenbach, taz, mouvances pi et tiqqun, rupture, le tres fin bolo bolo …
    et l’interet de la plus part de ces publication certaine d’autour un demi siecle… c’e que leur sont associées un grand nombre de pratique réelles et souvent fort inscrites dans une longue durée maintenant…

    des experiences certes ne visant pas a la perfection, avec leurs meandres de vie et d’experimentations, mais nombreuses concretes, des leiux des personnes et un peu partout a la surface de la planete…

    beaucoup sans doute pas loin de chez vous si vous vous donnez la peine de chercher un peu.. de decouvrir de tenter le bout de chemin ensemble…

    ces noyaux et archipels, bases de possibles tres concretes aussi resistances, luttes… ou vies paisibles.. (meme si l’une des formes du moment, un peu/bcp! activistes, les zad… sont plutot contraintes/(ou favorisées??) a etre un peu defensives et guerrières?)

    bref, pourquoi s’enfermer dans une fausse alternative, une sorte de dilemme ou n’existerait que
    – la soumission aux croyances des etats, droits, citoyennsimes, sociétés et autres saloperies…
    – ou un isolement ds un anonymat(anomie??) strictement replié et autarcique isolé archi individualiste??

    bcp de vrais ‘clans souples’ /tribus vivaces ou sauvages tres ouvertes et permeables, « collections’ d’individus ou de groupes tres peu formels… existent comme tous ces micro monde dont on essaie de te persuader qu’ils font societé alors que quasi rien (pas meme la copresence geographique! ne les relient, ou si peu!!)

    meme par exemple ds un quartier chicos de paris… le 16eme.. quels liens entre nombreux ‘groupes’ pauvres des soupentes, des caves ou de la rue, riches des etages intermediaires, putes du bois et travesits bresiliens, petits commercants, squatters ‘organisés’, cadres sup, esclaves salariés de l’entretien et du menage, armeniens, juifs, ‘etrangers’ expatriés, sectes charismatiques, pauvres cons de flics ou de ‘juristes’ ou de profs ou de travailleurs dits sociaux… putes des exterieurs/marechaux et rues chaudes, gitans du bord du perif…
    pas bcp plus loin ce sera par exemples les ‘communautés’ dites africaines ou asiatiques..

    sauf de tous petits angles de contact rien ne fait lien ou ne relie ou meme ne peut faire imaginer aux uns l’existence et la vision du monde, les ressentis des autres… ‘micro mondes’ sans liens réels qui parfois se frictionnent un peu, ou s’imbriquent un peu grace a leurs frontieres molles, mais essentiellement glissent les uns contre les autes sans meme se voir ou meme imaginer l’existence de l’autre…

    et il en est quasi ainsi sauf peut-etre pour les plus ‘militants’ (genre tendance appellistes/iqv?, anars un peu radicaux et autres totos motivés?) pour tout ceux qui en theorie ou juste dans les faits.. ne veulent pas faire ‘société’ mais ont decidé souvent il y a très longtemps de juste vivre…

    et tant mieux si bcp font ces choix..

    • Echo, plutôt d’accord avec ta critique. Ce texte – parfait pour finir les vacances -, en le relisant, je lui trouve plein de failles…Il a été écrit il y a trois ans, avant même l’existence de Diktacratie. Il a été foncièrement remanié pour l’occasion donc. D’où son aspect quelque peu téléphoné. Ma vision des choses a désormais radicalement changé (à l’époque je lisais Schopenhauer et Thoreau), et au lieu de te répondre ici point par point, où forcément je concéderais en série mes erreurs et mes lacunes du passé, je t’invite à lire des articles plus récents et mûrs sur le sujet comme celui-ci : http://diktacratie.com/pourquoi-nous-ne-sommes-pas-libres/ plus en accord avec notre pensée actuelle.
      Sinon lundi prochain je ferai une petite synthèse de ce que nous revendiquons et comment… J’espère pouvoir alors débattre avec toi.

  • enebre dit :

    Oui ! C’est bien ça Cédric, «  Renoncer à sa servitude reviendrait à refuser la vie en société. »
    Impossible, à moins de faire un retour à l’age de pierre.
    En fait selon toi c’est tout le système qui n’est pas bon, et je suis d’accord avec toi.

    Mais si tu dis qu’il n’y a pas de coupable à part l’actionnaire, pourrais tu mieux expliquer pourquoi selon toi ce serait lui le coupable.
    Qu’il soit d’accord avec le système n’est pas suffisant selon moi pour en faire un coupable (de ce délit), mais comme tu l’as très bien compris « comment renoncer à sa servitude » il n’a donc pas vraiment le choix, comme à une époque antique lorsque dans l’arène les gladiateurs devaient se battre entre eux pour survivre.
    C’est pour cette raison que pour les plus nantis, il n’y a que deux choix «  prendre ou ne pas prendre » ensuite la formule se simplifie « je prends donc je suis » et vive le darwinisme et la sélection du plus apte… vaincre ou périr.
    C’est comme ça que le capitalisme de nos démocraties est édifié. Ils sont arrivés à définir un raisonnement pour que ce soi l’unique voie et la seule voie du bon sens.

    L’actionnaire est donc selon moi, qu’un individu bien formaté qui applique avec succès ce qu’il a apprit.

    Et c’est bien là qu’il y a la forfaiture, lorsqu’on enseigne cette manière de vivre aux enfants et que l’exemple de la réussite est présenté en preuve aux infos ou dans les films des grandes productions, tout démontre la meilleure façon de marcher, alors comment peut on attendre que ces jeunes adultes s’organisent selon un mode qu’ils n’ont pas apprit, un mode qui serait plus communautaire, plus respectueux, moins toxique.

    Sont ils toujours coupables ?

    Qui sont les vrais coupables si ce ne sont ceux qui définissent les lois et les règles de ce mode de vie.
    Je vois les premiers en toge blanche dans les amphithéâtres grecs proclamer la démocratie et les lois de la cité, aujourd’hui encore je vois les mêmes hommes dans les sénats et toujours aussi accompagné d’un Socrate faisant opposition qui leur sert à faire la preuve de leur démocratie.

    Le résultat est encore aujourd’hui comme avant, c’est un clivage social plus ou moins prononcé aux limites du supportable populaire faisant de fait écho de leur réussite politicienne.
    Clivage défini avec d’un côté les nantis profiteurs d’un peuple opprimé. Peuple qui accepte son servage, faute de n’avoir appris l’alternative car en fait qui décide du cursus scolaire… de l’autre côté il y a le groupe de nantis qui ne souhaite officiellement qu’une chose… La fin de la pauvreté et au sein de l’élite ne rêve que d’en avoir fini avec le peuple et qu’il ne soi qu’esclave n’ayant rien à dire ni rien à penser.

    Il n’y a pas de secret, c’est une constante liée de manière éternelle à la démocratie, tout comme bhl est lié au sionis-me, …LE SIONI-SME EST CA.

  • denis dit :

    Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins, et j aimerais la voir suivie d’effet plus rapidement et plus systématiquement. Exécuté, elle se résume à ceci, que je crois aussi: le meilleur gouvernement est celui qui ne gouverne pas du tout ; et quand les hommes y seront prets, tel sera le genre de gouvernement qu’ ils auront. Henry David Thoreau

  • Elise dit :

    Les hommes ne sont pas prêts à être responsables d’eux mêmes et ne sont pas près de l’ être…
    Conditionnés de la naissance à la mort à rester d’éternels enfants apeurés. C’est la triste réalité de notre monde.

  • bizzzzzarrrerrries dit :

    dans le denier com d’enebre…

    apres un exposé parfois un peu trop manicheen/simplidficateur a notre gout.. -mais ds l’ensemble tout a fait audible et parfois bien vu!)

    puis comme un cheveu sur la soupe… une reflexion vraiment curieuse? on pense tout de suite a de l’obsession?? que vient faire la sans transition le ‘sionisme’???

    deja que cette bizarrerie de l’histoire … est bien curieuse (comment une simple idée d’organisation nationale pour un tout petit peuple (et maintenant aussi une toute petite terre, deux departements!) peut focaliser ainsi l’attention de micro milieux a ce point?? pourquoi lui donner tant d’importance, c’est un peu delire non? se detourner de vraies solutions a nos vrais problemes perso et collectifs eventuels??
    besoin de boucs émissaires? fruit résurgent a cycle, d’une vieille tradition nationalisto-raciste bien de chez nous? enfin laissons les juifs enterrer leurs morts et celebrer leurs vivants…(et/ou interagir positivement avec tous, en se sentant enfin rassurés de la bienveillance qui pourrait (enfin, bis:) les entourer.. et penchons nous sur ces defis: qu’est ce qui fait que l’on passe de l’impuissance soumise, acteurs de notre propre oppression… à la construction ensemble de vies vivables pour toutes et tous?

    .
    .

  • enebre dit :

    @bizzzzzarrrerrries : Et c’est moi que vous traitez de fada…
    Le sionisme n’est pas un peuple, pour votre information c’est seulement une organisation d’illuminé qui regroupe des gens parmi les plus fortunés du monde.
    Je ne vais quand même pas vous raconter leur histoire, je parts du principe que si vous vous permettez de critiquer, vous savez aussi dans quel monde nous vivons.
    Mais peut être vous faites parties de ses nombreuses personnes qui préfèrent ne pas voir ce qui est dérangeant et non conforme à leur formatage… « on ne touche pas au hébreux » sionisme n’est pas spécifiquement juif, c’est une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme, je pense d’ailleurs qu’elle à tendance à surpasser le nazisme dans sa grandiloquence et son ambition dominante. Mouvement très critiqué en Israël par le peuple hébreux.
    Car en fait votre critique ne porte que sur ce détail « important » mais sur le fond ou êtes vous ?
    Car je peux concevoir que vous ne soyez pas apte à supporter une évidence, qui ne représente qu’un détail d’un scénario bien plus important que le seul détail sioniste que vous citez.
    N’essayez pas de me lancer dans une tirade de répliques trolesques, car ce sera la seule réponse à votre critique si vous n’étayez pas plus vos propos.
    Néanmoins merci de m’avoir répondu.

  • Hilaire de Borneis dit :

    Bonne synthèse !

  • Baptiste dit :

    Bonjours,
    Je n’ai pas lu l’intégralité des articles publié, mais le peut que je connais de se site me permet de dire que je l’apprécie pour ses idées. Cependant il me semble comme d’autre l’exprime dans les commentaires que les idées transmises s’approche fortement d’utopie.
    Décrivant les travers et par quoi les remplacer, mais sans savoir comment.
    Il est évident que sauver tout le monde de ce système et une sage idée. Encore faut-il que tout le monde se rendent compte de ce besoin, et que d’autre l’acceptent. Car il me semble que certain sont très satisfait de la société dans la quelle nous vivons car ils en profitent au plus haut degrés étant par leur éducation et leur vécu déshumanisé, et capable de trahir un nombre de personne bien trop important pour avoir espoir un jour que quelqu’un arrive à leur transmettre une idée de vie plus seine.
    Je ne pars pas pour autant défaitiste, mais je pense que la société dans laquelle nous vivons est trop grande et quelle devrais être divisé en une multitude d’autre sociétés étant chacune adaptée au maximum au territoire dans lequel elle se trouve, ainsi il serait plus facile pour chacun de trouver sa voie. Les choix étant multiples. Mais il faudrait pour cela réussir à coordonner chacun de ces territoire les uns par rapport aux autres sans créer de conflits, se qui demanderais de la part de chacun une grande tolérance à l’égard de la voie prise par autrui pour pouvoir suivre la sienne.

    Idée qui parait également utopique, mais personne ne trouvera de solution implacable, ne possédant pas le vécu, les pensées, l’état physique de chacun ainsi que tout facteurs environnementaux qu’il faudrait traiter de la manière la plus précise pour arriver à un semblant de monde parfait qui ne pourrait l’être car le facteur temps dégraderais ces donnés ainsi de suite.
    La vie nous condamne à une part de supplice qui n’est pas répartis également. Le but est donc de le répartir le plus justement possible.
    Désolé mon expression n’est pas très fine et peut développer, mais je pense que l’idée y est.

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