Pourquoi travailler huit heures par jour ?

Pourquoi travailler huit heures par jour ?

le 12 octobre, 2015 dans Asservissement moderne par

Trois millions de chômeurs en France, 600 000 en Belgique pour quatre millions d’actifs, 50% des jeunes au chômage en Espagne, plus de 10% de demandeurs d’emplois sur l’ensemble de la zone Euro. Alors que l’emploi périclite un peu partout en Europe, que les rangs des chômeurs ne cessent de grossir, notre social-démocratie et ses trucages néo-libéraux continuent en dépit du bon sens à promouvoir délibérément le travail. Au point de vouloir l’intensifier, le flexibiliser, le précariser…

Soit un parfait contresens, à la mesure de ces progrès techniques qui ont permis à bon nombre d’individus d’être libérés de certaines tâches dégradantes. Que ceux qui n’en sont pas convaincus regardent « Avec le sang des autres », un documentaire sur les réalités du travail à la chaîne de Bruno Muel.

 « Le travail disparaît »

Pourquoi maintenir la journée de travail à huit heures par jour lorsque le travail mort, le travail fait par les machines, ne fait qu’augmenter ?
Pourquoi le système aboli le travail humain par la mécanisation sans vouloir dispenser l’homme du facteur travail ?

Littéralement nous sommes passés du travail de production à la production de travail pour aboutir à sa destruction. Entre les deux se produit ce phénomène de multiplication des postes « à responsabilités » au dépend des emplois réellement productifs. Chacun à son niveau est confronté à cette réalité. Il suffit de compter les emplois les plus nombreux… Se trouvent-ils encore dans les secteurs industriels ? Non. Et comme le déclarait Paul Jorion, chercheur en science sociale :

Le travail disparaît, c’est quelque chose qu’on a voulu. J’ai vécu dans les années 50. On nous expliquait ce que serait l’an 2000. On ne travaillerait plus, on serait remplacé par des machines et des robots. On irait à la pêche avec ses enfants et petits enfants. C’est cela qu’on voulait. Pourquoi ? Parce qu’il y avait du travail extrêmement monotone, du travail extrêmement dangereux, c’était un travail qui épuisait les gens… 
Qu’est-ce qui s’est passé ? Jean de Sismondi disait  que  toute personne qui serait remplacée par une machine aurait droit à une rente à vie, qu’il recevrait une part des richesses créée par cette machine. Où va cette richesse ? Elle va aux investisseurs et aux actionnaires. On a pas pensé aux conséquences. Il fallait que les gens aient des revenus bien qu’il n’y ait plus de travail. Alors on dit aux chômeurs de trouver quelque chose mais le travail n’existe plus ».

Telle est la situation en Europe, une situation qui n’a fait que se confirmer depuis les premiers spectres de la crise. Quarante années où le chômage n’a jamais cessé de croître, quarante ans de recherche de la seule, bonne et unique méthode pour parvenir au plein-emploi.

Quarante années où nos élites se sont bornées à ne pas vouloir suivre la seule mesure de bon sens qui s’imposait : répartir le travail sur le plus grand nombre pour que chacun d’entre nous puisse pleinement vivre plusieurs vies, des vies faites de détente, de repos, de découvertes…Plusieurs vies où chacun aurait le temps et les moyens de cultiver et de se cultiver…

Un monde sans chômeur

Selon la lecture marxiste, le chômeur constitue l’armée de réserve de l’appareil productif. Il n’est rien de plus qu’un acteur social instrumentalisé par le grand capital afin de placer les travailleurs en concurrence. Le chômeur représente le médiateur qui justifie, en situation de crise, la baisse des salaires et l’accroissement du taux d’exploitation des travailleurs tout en lésant peu la classe possédante. Mais comme le précisait Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, auteur du sémillant recueil « le droit à la paresse » :

En dépit des falsifications industrielles, les ouvriers encombrent le marché innombrablement, implorant : du travail ! , du travail ! Leur surabondance devrait les obliger à réfréner leur passion ; au contraire, elle la porte au paroxysme. Qu’une chance que le travail se présente , ils se ruent dessus…Tous les ans, dans toutes les industries , des chômages reviennent avec la régularité des saisons. Au surtravail meurtrier pour l’organisme succède le repos absolu pendant des deux et quatre mois ; et plus de travail, plus de pitance.

Est-ce donc une utopie de vouloir cesser de travailler ? Est-il bon de rappeler le sens profond de ce mot ? La racine latine du mot travail (tripalium) évoque la notion de douleur, on l’associe à un instrument de torture et d’immobilisation. A Paul Lafargue d’ajouter, comme bon nombre de gens raisonnables à sa suite  :

Puisque le vice du travail est diaboliquement chevillé dans le coeur des ouvriers ; puisque ses exigences étouffent tous les autres instincts de la nature ; puisque la quantité de travail requise par la société est forcement limitée par la consommation et par l’abondance de matière première, pourquoi dévorer en six mois le travail d’une année ? Pourquoi ne pas le distribuer uniformément sur les douze mois et forcer tout ouvrier à se contenter de six ou cinq heures par jour ? »

J’entends bon nombre de nos semblables, remettre en cause le monde du travail et sa logique mais si elle se perpétue, n’est ce pas parce que nous y participons ? Parce que nous coopérons ? Le travail tel qu’il est conçu et pensé aujourd’hui ne constitue-t-il pas l’épine dorsale du système capitaliste ?

N’est ce pas la conception capitaliste du travail qui permet aux riches d’être encore plus riches et aux pauvres encore plus appauvris ? Demandez donc à Albert Frère, à Etienne Davignon, à Laguardère à Mittal, à tous ces multimillionnaires ce qu’ils en pensent ? Quel est le sens de toutes ces heures de travail s’il est vidé de toute portée sociale ? Il n’est pas question de faire les éloges de l’oisiveté, nous connaissons trop bien les effets désastreux de l’inactivité et dans quelle mesure il est cause de dégénérescence, il est plutôt question de tout mettre en oeuvre pour libérer l’homme de l’obligation de travailler afin de rendre sa vie morale, politique, intellectuelle plus intense.

Le sociologue Michel Clouscard affirmait dans un de ses ouvrages, qu’au moyen-âge il fallait 28 heures de travail abstrait pour une once de pain, maintenant il nous faut moins d’une demi heure. L’industrialisation peut libérer l’humanité de la terreur (du manque), garantir la vie de subsistance en libérant tout un temps de travail qui avant ne suffisait même pas à acquérir le nécessaire pour vivre… La logique actuelle ne vise -t-elle pas à nous ramener dans ce schéma existentiel de pénurie et de carence ? Nous cherchons à le combattre en intensifiant le travail avec l’espoir de gagner plus, soyons conséquents et faisons le contraire !

Aujourd’hui et plus que jamais la journée de travail de quatre heures devient une nécessité !

               Laurent Bodenghien

13 Commentaries

  • zave dit :

    Bonjour

    Article vraiment très intéressant, je suis d’ailleurs d’accord en tout point avec l’analyse de l’auteur. Le travail n’est pas un choix, c’est une obligation, nous avons juste le choix du métier. Pour moi le travail est le pire système de domination et d’aliénation inventé par l’homme. Nous travaillons plus qu’au moyen age ou dans l’antiquité, nous payons aussi plus d’impôt ce qui nous obligent à travailler plus pour y faire face. Nous ne pouvons plus prétendre à une vie alternative, du genre se construire sa maison, vivre en autarcie être auto-suffisant, car chaque parcelle de terrain appartient à quelqu’un, même les moins peuplées ou les non-exploitées.

    Il est d’ailleurs intéressant de noter que le but de nos anciens, actuels et futurs maitres est de s’affranchir de l’obligation de travail en faisant travailler les autres ou en taxant leurs revenus. nous en sommes tous plus ou moins conscient, avec une économie à flux tendu comme la notre, il serait très facile de mettre le système à mal à coups de grève générale qui nous permettrait de nous faire entendre.

    Hélas le système de domination que nous subissons est très bien conçu pour nous empêcher, nous qui sommes largement plus nombreux que les tenanciers du système d’agir pour changer et prendre notre destin en main. Les crédits, les loisirs, la surconsommation sont des chaines que nous nous mettons à même avec l’accord bienveillant d’un système qui y voit de beau jour à venir seulement pour lui.

    • julien dit :

      c’est tellement vrai comment prévoir un avenir pour nous ou nos enfants dans ce systeme qui detruit les valeurs de base de notre pays mais tout cela est voulu organisé alors bientot le seul choix restant au peuple sera de ce defendre mais contre qui le peuple est encore divise sur trop de point important pour savoir qui lui fait du mal et L INTOX DES MEDIATS ne fait que dégrader la situation mais tant que les gens sont a l’abri dans leus foyers avec le minimum de confort ils continuront de ce voiler la face c’est l’innaction des gens qui veulent le bien qui permet au mal de ce propager a travers le pays l’europe et le monde et il faut bien le rappeler les gens qui nous manipilent ne sont q’une petite minorité de banquiers spéculateurs manipulateurs trop faible pour gagner leur vie eux meme le mensonge est religion chez eux le BANK$TER A REMPLACE LE GANGSTER

  • socCACA dit :

    C donc ça la fameuse gauche du travail 🙂

  • Jeff dit :

    3 millions de chômeurs? mais y en a bien plus,on est proche des 10 Millions

  • Adrien dit :

    Le système capitaliste a crée l’esclavagisme moderne. On nous apprend à l’école à avoir un travail. On ne nous apprend pas à créer, découvrir, partager, vivre, etc..
    A qui profite les travailleurs ? Toujours suivre l’argent et vous verrez que ce sont les mêmes. Travaillez pour vous-même et non pour quelqu’un ou un système. En tant de crise c’est la meilleure solution 😉

    J’ai créer mon propre travail grâce à l’industrie du MLM dans l’éducation financière et l’OR d’investissement, tous les pays en crise cartonne dans ce concept. Si vous ne voulez plus travailler pour un patron, profitez de votre famille, travailler dans le confort de votre domicile. Allez dans ce type de Business ! (conseiller par Robert Kiyosaki)

    Sortez du sysème.. et aillez de l’Or de côté plutot que de l’argent en épargne qui sera de plus en plus taxé

    Adrien

  • Sébastien dit :

    En théorie votre raisonnement est séduisant, mais en réalité follement utopique et cantonné au paradigme moderno-progressiste. Pourquoi?
    – Faire croire au populo qu’en cravachant hier et aujourd’hui, il allait se payer des lendemains qui (dé)chantent reste le B.A. BA de la pire politique qui existe. Et ça marche à tous les coups.
    – Encore aurait-il fallu que la plus-value ainsi dégagée par les machines soit répartie. Mais! Ne vivons-nous pas dans un système CAPITAListe ou bien ai-je mal compris?
    – Dans un monde fini, je crains (non pas hélas, tant mieux!) qu’il faille très vite se remettre à l’huile de coude. Moins de productivité certes, mais on n’aura pas le choix. La liberté est aussi à ce prix. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
    – Enfin, 90% des gens ont BESOIN de travailler. A moins d’entrer dans le paradigme actuel de vouloir rééduquer les masses et de produire…un homme nouveau, il va bien falloir occuper tout ce petit monde. A moins de compter sur la télé, les jeux-vidéo etc. A moins de croire que la pêche intéresse des millions de consommateurs. A moins de croire qu’en chacun sommeille une âme d’artiste.
    Bref, remplacer un délire par un autre ne produira rien de bon. Et même si ce simplisme était possible, encore faudrait-il commencer par renverser ENTIEREMENT le système actuel. Un gros TRAVAIL (oui quel mot horrible) en perspective, car on point où nous en sommes, on s’éloigne un peu plus chaque jour de cet horizon, notamment au niveau mental (je soutiens personnellement la théorie de l’Involution: la techno-science nous rend de plus en plus con, mais paresseux et lâche, donc incapable de changer).

  • J-Hemel dit :

    A notre époque qui est celle de la Globalisation, n’oublions pas qu’une économie à deux vitesse est toujours en place, d’un côté le pole occidental et industrialisé de l’autre celui des pays en voie de développement, le travailleur des ces derniers doit se demander quand il trouvera 4 heures de temps libre…
    Les processus qui touchent par l’automatisation, les travailleurs des 2 cotés de la planète (ou d’une même face… celui du capitalisme consumériste) sont principalement les pertes de savoirs (savoir-faire, savoir-vivre etc …). Du manutentionnaire jusqu’aux cadres les plus « informés » dans l’entreprise, c’est non plus une couche prolétaire vu le Marxisme par qui est touché mais tout les échelons même les plus haut fonctionnaires (cf. les désaveux du patron de la banque centrale américaine devant le Congrès lors de la crise des subprimes).
    Deuxièmement pour répondre à Zave c’est le travail qui crée l’homme et non le contraire. Fabrication d’objet, Agriculture, les guerres même (via le pillage, c’est un metier !)sont des gains de temps/ressources qui ont permis à l’homme d’échapper auxcontraintes déterministes de la nature.
    La question que ne se posaient pas nos ainées qui est celle de quoi faire de notre temps libre peut-être une chance en tant qu’occidentaux, les chercheurs de Stanford et de la silicon valley le savent surement eux cf : le capitalisme cognitiviste. Les civilisations antiques avec l’Otium avec leurs esclaves (nos machines actuelles ?)n’ont pas vus venir les déclins économiques puis celui des connaissances. Qui peut de nos jours dire en occident être capable de construire son habitat; en occident tout du moins ? Pour faire cours… je pense que la contribution de nos temps libres doit etre mis en commun sans passer une fois de plus par le politico-économique…

  • J-Hemel dit :

    ou faire court plutôt !!:)

  • Pitoo dit :

    Bravo pour votre article j’adhère presque complètement…
    Je ne suis pas d’accord sur la journée de 4 heures, je voterais plutôt pour une semaine de 3 jours.
    J’y voie plusieurs avantages :
    – écologique par des économies de transport, moins d’allers et retours au travail.
    – des économies de postes de travail : Marcel utilise l’ordinateur lundi, mardi, mercredi ; Jeanine jeudi, vendredi, samedi.
    – Papa s’occupe des enfants dimanche, lundi, mardi et mercredi et Maman mercredi aussi, jeudi, vendredi et samedi.
    – plus de nounou ni de crèche, ni de centre aéré à payer.
    – à la limite on peut supprimer le dimanche chômé, puisque les parents ont forcément un jour de repos en commun… La condition est que l’employé doit pouvoir IMPOSER ses 3 jours de travail au patron.
    – beaucoup de temps pour s’adonner à des activités associatives et de loisir.
    – …

  • Jp-Poula dit :

    Bonjour,
    Je dois avouer que je trouve quelques lacunes dans cette article. Peut être que je n’ai simplement pas bien compris ou lu. De plus, je trouve les commentaires beaucoup plus enrichissant que l’article en soit.
    Des personnes à 35h trouvent déjà qu’ils ne gagnent pas assez, en quoi les passer à 4h par jour ( ou 3 jour par semaine comme proposé dans un commentaire ) va leur permettre de gagner plus d’argent ? ou au moins le même salaire ?
    en quoi travailler moins devient plus viable ?

    Ensuite, pour répondre au premier commentaire, « le travail n’est pas un choix mais une obligation »
    Si vous acceptez le travail comme une obligation, c’est que vous venez de prendre le choix de vivre dans ce système que vous détestez tant.
    Si vous ne voulez pas travailler, il y a encore dans ce monde des endroits coupés du temps et qui ne suivent aucune des règles du capitalisme,pas en France , ni dans un autre pays « développé » mais il existe encore des endroits ou des gens vivent en autarcie, en libre à vous de suivre ces voies.
    J’ai également une autre question, lorsque vous parlez du fait que nous travaillons plus qu’au moyen age et dans l’antiquité, est-ce un vrai argument ?
    En quoi est-ce comparable ?
    De plus, les impôts à ces époques pouvait atteindre un pourcentage bien plus important que pour l’ouvrier moyen de nos jours.
    Pour terminer, je suis tout à fait d’accord sur le fait que de nos jours en France, on nous apprends à trouver un travail, et non à le créer. C’est ce qui nous enferme dans notre dépendance d’être dominé par un supérieur. On nous apprends à suivre des règles dicter par des gens sans même ce poser la question de ce que l’on veut vraiment.
    Si chaque personne était capable d’être autonome, le monde ne serait que plus ouvert ( enfin ça, c’est mon avis )

  • LeParia dit :

    Bonjour.
    Il faut offrir un salaire minimum universel à tous, qui permette de subvenir aux besoins élémentaire des citoyens.
    Lorsque ce salaire est établi, les citoyens sont vraiment libres de travailler ou pas.
    On supprime le salaire minimum, on se retrouve face à une vraie négociation entre le citoyen-employé et le citoyen-employeur.
    Devant la baisse des coûts, les entreprises françaises et étrangères viendront investir en France.
    La personne qui n’est pas diplômée se retrouvera aussi dans ce système. A l’abri de la crainte de « tout perdre », il aura moins peur d’investir ses économies en créant son entreprise.
    Le salaire minimum universel, est l’abolition de l’esclavage. Nous serons tous libre de travailler ou non, en conservant une vie décente.

    Quand au sujet de l’article une mécanisation massive de la production orienterait les citoyens vers les métiers d’innovation ou de services. Nous pourrions devenir le laboratoire du monde, et sa première place boursière. Les gains faits sur la mécanisation pourraient contribuer au financement du salaire universel minimum.

  • mehdi dit :

    Très intéressant…est ce que les délocalisations des entreprises est du à des un choix politique ? La culpabilité des chômeurs et les divisions de ceux qui travaillent qui on n’en marre de payé des impôts, le partage du travail pourrait permettre un rééquilibrage de la société…diminuer les tensions qui opposent les chômeurs et les salariés, ce qui est de la question des salaires…moins de chômeurs…plus d’impôts et moins de sociale…salaire plus élevé ? d’après jacque attali  » l’avenir de la france est de devenir un pays de finance  » restera plus que les métiers de haute technologie ainsi que le tertiaire, cela signifie plus de chômeurs ? Pour ma part…je pense que les délocalisations des entreprises est bien du a des choix politique, reste à réinventer notre mode de vie par une revolution du système scolaire ( apprendre à comprendre, artistique et culturel ).

  • enebre dit :

    Chouette les articles en ce moment sur Diktacratie.

    On voit bien que la crise sociale à été voulue par le déterminisme des plus riches, à vouloir réguler le marché de l’emploi à leur manière et sans faire de réelle étude public de la situation, afin d’éviter la solution SOCIALE.

    Ce qu’ils veulent c’est une réduction des populations ouvrières et un accroissement de leur position dominante. Une forme d’eugénisme de caste en quelque sorte. C’est en ce domaine que nous nous devons de reprendre le contrôle de la situation économique et sociale.

    Un monde équitable aurait demandé une réduction progressive et ciblée du temps de travail dans les pays industrialisés pour obtenir un transfert et délocalisation progressif du travail vers les pays en voie de développement, tout en respectant la valeur locale du prix du travail pour ne pas créer le chaos dans ces régions, et en laissant monter le niveau des salaires progressivement comme cela c’est produit en occident pour obtenir en quelques décennies un plus juste équilibre mondial du plan social-économique-intellectuel, en bref vers une égalisation du niveau de vie global.

    Mais les plus riches n’ont pas voulu de cette solution, ils ont préférés prendre le pouvoir et tirer toute l’économie du monde dans leur escarcelle, laissant les peuples exsangues avec des guerres crées ici et là pour les occuper ou simplement détruire les dits non-allignés à leur déterminisme.

    Voilà la grande image du capitalisme tel que je l’a voit et ce que le capitaliste est devenu dans sa réalité d’aujourd’hui… Un monstre hideux, maquillé en philanthropie, prix Nobel de la Paix, etc. Comment osent-ils encore apparaître en public, ils devraient se terrer mille pieds sous terre.

    Un jour ce sera leur seule issue pour échapper à la vindicte populaire. En attendant ils s’y préparent et arme leurs armées, polices privées, mercenaires, en vue d’un éventuel affrontement populaire.
    Plus le temps passe, plus ils deviennent fort et intouchables.
    Le temps est contre nous dans cette guerre d’injustice sociale et d’eugénisme.

Réagissez à cet article :