Pour en finir avec l’empire

Pour en finir avec l’empire

le 29 juin, 2013 dans Inter-national par

les besoins du commerce et de l’industrie avaient d’ores et déjà impliqué toutes les nations dans la politique mondiale. L’idée de nation devenait ignorantisme provincial et la bataille livrée par la raison était perdue. »

N’en déplaise à Hannah Arendt, il nous reste suffisamment de raison pour résister à cet expansionnisme !

Dans un monde comme le notre, il faut grandir ou mourir. Maxime impériale par excellence, d’autant plus terrifiante qu’elle en est devenue un étendard populaire.

Un empire exponentiel instauré par ceux qui organisent la dette. Le constat est désormais évident : une bande de malfrats fortunés se fédèrent pour réglementer le monde et s’enrichir toujours plus. Ils privatisent d’abord les Banques Centrales puis prêtent de l’argent aux gouvernements alors dans le besoin, incapables de rembourser plus qu’ils empruntent. Alors les intérêts s’additionnent, l’endettement devient inévitable et croissant. On connaît la suite :

- Une dette record aujourd’hui dans de nombreux pays pourtant présentés comme riches.

- Une dette contagieuse, provoquée dans les pays pauvres aux richesses souterraines, par la corruption de leurs dirigeants, le pillage de leurs ressources, la pénurie provoquée, la créance alors nécessaire et salvatrice, et donc la rente et dépendance néocoloniale.

- Une dette imbécile, enfin, en France, dont la majeure partie des impôts sur le revenu ne financent non pas les services publics mais les services de la dette, soit ses intérêts !

Cela nous révolte-t-il ?
Apparemment non, car nous continuons toujours à payer. Pire : nous votons, fiers et arrogants, pour ceux qui ne stopperont jamais l’hémorragie financière… Certes, des mouvements de révolte pacifiques surgissent ça et là en Occident, mais ils sont soigneusement marginalisés par la propagande et les politiques.

Leur influence étant malheureusement dérisoire, nous payons toujours pour exister. Avec pour horizon  l’illusion du confort que nous préférons au désir de liberté. Ainsi cette vie à crédit nous convient parce que nous consommons un bien-être supposé.

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3 Commentaries

  • Loic dit :

    Je rejoins, tout en gardant mon libre arbitre, la plupart de vos réflexions, qui, par leur radicalité sans détour, démontrent la douloureuse exactitude des faits tels qu’ils sont. Continuez.

  • Mounir dit :

    Nous vivons une escroquerie mondial.

  • Teddy dit :

    J’ai trouvé l’article clair, les idées précises; ce sont ces quelques mots, ces quelques phrases qui peuvent effectivement nous envoyer à nous demander comment en sommes-nous arrivés ici, dans un point où l’être humain n’est que produit dans un monde de produits..

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