Pas de substitut au pouvoir du peuple malien !

Pas de substitut au pouvoir du peuple malien !

le 25 novembre, 2013 dans Conflit malien par

Plus de 6,5 millions d’électeurs maliens étaient appelés aux urnes, ce dimanche 24 novembre, à l’occasion des élections législatives. Quelques incidents sont venus ponctuer la journée, comme à Tombouctou où des urnes ont été dérobées par des inconnus pour  empêcher la tenue du scrutin.

À Kidal, les rebelles touaregs du MNLA (Mouvement de libération nationale de l’Azawad) ont légèrement joué de la gâchette avec les partisans du candidat du RPM (Rassemblement pour le Mali), le parti de la majorité présidentielle, faisant un blessé chez ces derniers. Il faut dire que le dit candidat est un ancien barbu du groupe islamiste malien Ansar Dine, aujourd’hui plus ou moins dissous dans les sables.

Si l’essentiel des cafouillages s’est produit dans le nord du pays, quelques anomalies ont été constatées dans la région de Bamako, où plusieurs bureaux de vote attendent toujours la livraison du matériel électoral. L’optimisme, nécessaire en pareille circonstance, laisse espérer que tout sera réglé pour le second tour…

L’absence d’attentat le jour de l’élection a conduit la plupart des observateurs internationaux à décerner un satisfecit très positif aux autorités maliennes. C’est un peu le baobab qui cache le désert, car le plus gros incident du scrutin reste le taux de participation, franchement médiocre, en dessous de 30%. Dans de nombreux bureaux, il y avait beaucoup plus d’agents électoraux, de représentants et d’observateurs divers que d’électeurs maliens !

Les cafouillages relevés lors de l’élection présidentielle ont pu en décourager certains. Pour élire leur président, les Maliens s’étaient rendus en masse dans les isoloirs, particulièrement dans le sud du pays, alors que la participation dans le nord était moindre. Cette fois-ci, on peut parler d’unité nationale dans l’abstention, puisque nord et sud ont boudé le scrutin.

Particularité de ce scrutin majoritaire à deux tours, les électeurs étaient appelés à désigner des listes de candidats, et non pas des candidats individuels. Avec au total 410 listes pour couvrir 147 sièges, la tâche était ardue.

Il est donc fort aisé de décréter aujourd’hui que l’élection législative malienne s’est déroulée dans le calme. On pourrait même dire dans l’apathie la plus complète, voire même le désintérêt total, sachant qu’à peine trois électeurs sur dix se sont déplacés pour participer au piège à con électoral…

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