Paradis fiscaux, enfer du contribuable.

Paradis fiscaux, enfer du contribuable.

le 23 avril, 2013 dans Dictature de l'économie par

N’en déplaise à Cahuzac, fiscaliste est un métier d’avenir. Les riches se goinfrent – c’est leur destinée – mais le paiement des impôts ne les concerne pas tous. De niches fiscales en paradis fiscaux, ceux-ci organisent la grande évasion. Quant aux multinationales, elles se dorent au soleil du triangle des Bermudes et des îles caïmans. Paradoxalement, le climat tourmenté de Guernesey les attire aussi.

12000 milliards de dollars – reprenez votre souffle – dorment dans ces édens. Et la nouvelle économie, si chère à Alain Minc et aux prophètes de la mondialisation heureuse, ne montre pas l’exemple. E bay, Twitter, Google, Facebook savent délocaliser leurs bénéfices en un clic.

Les banques abusent de ce système. La BNP détient 189 filiales dans des paradis fiscaux, « une banque sur qui compter » pas sûr… mais une banque qui sait compter assurément. L’illustre Société générale, et son illustre ambassadeur Jérome Kerviel, en dénombre, elle, la bagatelle de 57.

Au total 1500 filiales du CAC 40 ont choisi de snober le fisc français impunément.

Les moyens d’y parvenir sont identifiés et identifiables. Le salarié à moins de 2000 € par mois, qui tire la langue pour s’acquitter de son tiers provisionnel et vit dans le purgatoire de la précarité appréciera… Travaille-t-il pour combler les insuffisances du CAC 40 ? Ces multinationales qui bénéficient déjà de faramineuses exonérations de charges sociales ! Malgré les promesses du G 20, les rodomontades sarkozystes en septembre 2009 et, plus récemment, la guerre à la finance façon Hollande, rien n’a bougé ou si peu.

Les paradis fiscaux abritent l’argent de la corruption des armes et du pétrole. Ils sont également le réceptacle des fortunes détournées par les dictateurs : Ceaucescu, Mobutu, Duvalier, Sélassié, Abicha, le Chah d’Iran… Les parangons de morale et de démocratie que sont les USA et la GB en ont pourtant beaucoup à leur actif : La Delaware, les îles vierges britanniques… Comment ces donneurs de leçon toujours prompts à dénoncer les dérives autoritaires peuvent ils tolérer l’aide aux dictateurs ? La morale s’efface devant la raison du fric, une fois de plus…

1 Commentaire

  • onazol dit :

    Et oui, il y a des gens qui ont pour métier de faire payer le moins d’impôts à d’autres ! Et ces dernières, qui ne veulent pas participer à l’effort collectif, viennent faire la morale, sur la déchéance de leur chère pays ! Et si jamais on réussi à les mettre à contribution, ils menacent de quitter le pays ? OSEF cassez vous !!!

Réagissez à cet article :

FERMER
CLOSE