Nous voulons la loi du plus grand nombre

Nous voulons la loi du plus grand nombre

le 14 décembre, 2015 dans Démocratie, Provoquer le débat par

Il est urgent de ne plus consacrer au pouvoir la caution qui le conforte.
Dans nos prétendues démocraties, toute autorité se rend avant tout légitime par le consentement de ceux sur qui elle s’exerce. Autrement dit sans notre soutien, cette autorité s’effondrerait d’elle-même. Le choix de nos représentants via le vote offre à ces mandataires un pouvoir qui pourtant devrait être le notre (démos/peuple ; cratos/pouvoir, souveraineté). Ces voleurs de pouvoir deviennent ainsi des maîtres légitimes et l’élection demeure le meilleur outil pour faire capituler la majorité.

De la sorte nos dirigeants actuels imposent tranquillement une gestion libérale de la nation tout en continuant à s’affirmer socialistes. Ils gouvernent d’ailleurs en alternance avec le parti de l’opposition selon une logique de partage du pouvoir désormais bien institutionnalisée.

Cette domination se perpétue aussi grâce à ceux qui y trouvent leurs intérêts – argent et honneurs –, et qui se placent aux bons endroits pour relayer comme il se doit les agencements alimentant notre servitude. L’un des mécanismes consiste à abêtir la majorité des citoyens par la multiplication des divertissements anesthésiants et, accessoirement, organisés à la gloire des morales dominantes. Un autre travestit d’une aura magique toute propagande utile à l’obéissance. Ainsi sacralisée, puis martelée, cet endoctrinement deviendra immanquablement vérité révélée indétrônable.

Ces catéchismes, nous tentons de les démystifier depuis le début…

Nous ne sommes pas pour autant des anarchistes, le genre qui condamnerait par exemple l’Etat. Certes nous critiquons ce dernier en tant qu’instrument d’asservissement au service du capital et de l’Empire, mais quand il assure l’être et la durée des formules démocratiques – au sens véritable du terme – nous n’hésitons jamais à en faire la promotion. Vous comprenez désormais pourquoi Thomas Sankara et Hugo Chavez sont des figures emblématiques de Diktacratie.com.

Certains espèrent encore que la liberté puisse être offerte en cadeau par nos élus, mais, l’Histoire en témoigne, elle ne tombe jamais du ciel et encore moins de l’urne.  Le pouvoir corrompt et ne rend presque jamais les hommes charitables. Attendre l’affranchissement de ceux qui nous gouvernent revient à rejeter en définitive notre destin entre leurs mains. Des mains qui nous charment et nous instrumentalisent pour ensuite mieux nous endetter, nous réprimander et nous broyer !

Un premier geste radical consisterait alors en un simple refus de la servitude.

Douce mais réelle servitude à laquelle nous nous sommes accoutumés par l’illusion du confort et de la sécurité qu’elle offre en retour de notre souscription.
Ainsi le premier pas pour s’affranchir reste à la fois le plus simple et le plus difficile à faire. Et tant que ce pas ne sera pas engagé, les conditions concrètes d’une révolution démocratique ne pourront être créées. C’est pourquoi, dans un premier temps, nous dénonçons jour après jour ces logiques de servitude étayées par nos « diktacraties » au masque démocratique.

Conjointement nous réfléchissons au meilleur moyen d’amorcer cette révolution. Mais, sachant que les beaux discours nous subjuguent, sachant que les élections nous asservissent, sachant que le verbe n’a que trop rarement vaincu les armes, sachant que la multitude s’aliène toujours en troupeau, sachant que le confort du quart de l’humanité se fait au profit du pillage et donc de la misère du reste du monde, sachant que ce confort est préféré à toute liberté et à toute égalité, sachant qu’ainsi l’homme est un loup pour l’homme et qu’il n’est vertueux que dans les livres d’histoire, sachant qu’il n’y a pas d’innocents… la marge de manœuvre pour mettre en réseaux des forces d’opposition réelles reste très, très restreinte et ne pourra donc se faire concrètement sans insolence, sans résolution et sans vaillance

Nous voulons la loi du plus grand nombre.

Nous conjurons toute hiérarchie légitimant les oligarchies. S’il y a une issue politique au désenchantement croissant de l’humanité elle s’effectuera par une fédération de gouvernements par le peuple. Gouvernements indépendants de tout groupe de pressions financiers ou religieux, gouvernements débarrassés de toute bureaucratie corrompue, de représentation oligarchique et de propagande médiatique. Une souveraineté populaire où le bien public coïnciderait avec l’intérêt commun et où chacun, alors directement concerné et libre d’expression, pourrait mieux s’investir dans les pouvoirs. Un pouvoir partagé donc, qui deviendrait une force collective capable de changer les choses dans l’intérêt de tous.

Alors par quoi commence-t-on ?

[Texte extrait du livre Démocratie radicale contre diktacratie]

29 Commentaries

  • Jo dit :

    Ouais, le PS s’est positionné en social-démocratie (de pacotille, passons). Qu’est ce que tu appelles « libéral » ? Ou plutôt qu’est ce que tu définis comme système antonymique à « libéral » ? La curiosité.

  • Jo dit :

    Protectionnisme et casser les monopoles ou oligopoles ?

  • Benito dit :

    « la démocratie est la loi du plus grand nombre, et le plus grand nombre regarde Patrick Sabatier. Je trouve scandaleux que ces gens aient le droit de vote… »
    P. Desproges

  • Thomas dit :

    Benito, Sabatier est l’avant garde du prolétariat armée. Cette masse hirsute, bossues, suintantes, qui rentre tard et ce gratte les couilles. Qui sent la bière et arnaque les allocs, dont la marmaille mollardeuse bouffe ses croûtes sur fond sonore de leur « camarade » Patrick Coutin. Si tu n’as pas comprit ça tu ne comprendra jamais rien.

    Regarde les se rouler dans leur fange et taper leurs grognasses, dévierger leurs filles. Je te parle même pas du vin de table ! T’as bien raison de citer du Desproges, heureusement que nous sommes là pour savoir ce qui est bon pour eux.

  • Mimine dit :

    S’interdire d’arrêter de penser.

  • jean dit :

    de plus en plus nombreux, de moins en moins silencieux…
    http://universmultiples.wordpress.com/ma-bourrique-au-trot/

  • guilforce dit :

    Pétition Pour une Vraie démocratie

    Dans un climat de révolte pour d’avantage de justice, d’égalité et de transparence, les représentants de la démocratie se préparent au chaos social. Pourquoi ?
    Car la démocratie n’est pas respectée, effectivement la démocratie donne le pouvoir au peuple par le biais du vote, malheureusement actuellement le vote s’applique presque uniquement au choix de représentants qui choisissent et votent eux mêmes les lois, ce qui a pour conséquence qu’une minorité décident pour la majorité. La démocratie est ainsi annulée car le peuple ne choisit plus ses lois mais ce sont les plus riches, ceux qui peuvent acheter l’audimate, qui décident à la place du peuple.
    De ce faite Le Peuple Français réclame l’observance parfaite de la démocratie en votant TOUTES les lois par référendum.
    Dans l’ignorance de cette demande légitime, le peuple se réserve le droit à la révolution afin que la démocratie s’applique enfin.

    http://www.petitionduweb.com/Petition_pour_une_vraie_democratie-1002094.html

  • Garry Gaspary dit :

    Alors, déjà, votre petit dessin, là, il est absurde puisque sa première image qui montre un individu capable de rester debout devant une masse est en contradiction avec sa dernière image où l’individu est couché devant la masse. Pour que ce dessin retrouve une certaine logique, il faut cet individu se couche devant le fouet, il aurait donc fallu, dans la dernière image, dessiner un fouet dans la main de chaque personne constituant la masse. Tout cela pour dire quoi ? Que ceux qui parlent de démocratie traitent plus souvent du démos en idéalisant le peuple que du cratos, du pouvoir exercé ne serait-ce que sur un unique individu et de ce qui le légitimerait. Ainsi, puisque, selon vous, le pouvoir corrompt l’homme, était-il vraiment judicieux de donner le fouet au plus grand nombre ?
    Ensuite, il serait bon de se demander si la servitude que vous dénoncez est lié à un régime politique ou à une culture. L’exemple typique étant l’échec du communisme soviétique dû en grande partie à la préservation de modèles de valeurs « bourgeois » (économique, social, etc.) qui a entrainé inexorablement un retour à l’oligarchie.
    Enfin, si le problème est culturel, comment le résoudre ? Peut-être en commençant à interroger sa propre culture, à confronter son discours avec notre quotidien. Je vous l’ai déjà dit et je vous le répète, Cédric Bernelas, vous dénoncez la servitude des autres mais vous n’avez aucune conscience de votre propre servitude culturelle contenue dans vos références. Vous citez les philosophes qu’il est bon de citer pour être reconnu par l’Académie, vous reprenez un discours qu’on vous a enseigné sans trop réfléchir à sa pertinence.

    Hobbes, donc. La guerre de tous contre tous et la nécessité de l’Etat pour y mettre fin… C’est joli, mais, confronté à la réalité, c’est de la merde : historiquement, l’Etat, loin de mettre fin à la guerre de tous contre tous, la crée, l’entretient parce qu’elle lui est essentielle pour asseoir son pouvoir : compétition entre les individus, les équipes, les groupes, les communautés, les partis politiques, les nations, concurrence entre les entreprises, etc.

    • Toujours un plaisir de te lire et de débattre avec toi Garry.

      Réinterpréter un dessin en fonction de ce qu’on voudrait qu’il soit, n’est pas mon jeu favori. Je te laisse à ce genre de spéculation onaniste.

      Ensuite, la servitude dont nous parlons ne se résume pas à la caricature que tu en fais. Notre site propose de nombreuses études sur la servitude : servitude d’un Spartacus d’abord, puis celle plus politique décortiquée par La Boétie, enfin celle de la traite négrière face aux prétentions des Lumières. Nous réfléchissons ainsi sur les conditions de possibilité réelles de liberté dans notre société, en fonction de leurs évolutions, voilà tout.
      Il est vrai que le concept de servitude volontaire est bien utile à l’élaboration de nos réflexions, sachant qu’il stigmatise le mieux aujourd’hui le statut du citoyen qui se croit libre et qui pourtant ne l’est pas.
      Une servitude à laquelle personne n’échappe actuellement, excepté des mecs comme Christopher McCandless ou autres anonymes.
      En tout cas le fait de présumer de ma soumission culturelle, n’enlèvera pas celle qui transpire de tes commentaires lorsque tes ressentiments à nos égards débordent dans nos cases.

      Tu finis avec un commentaire absurde sur la philosophie de Hobbes (qui n’est franchement pas la préférée de notre Académie, vu la diabolisation qu’elle en fait et que tu aimes répéter). Une philosophie que tu ne lis et ne comprends radicalement pas. Pour commencer je t’invite à lire « Eléments de la loi naturelle et politique ». Simple et fondamental. Je prendrai un sincère plaisir à en débattre ensuite avec toi…

  • marcoelkako dit :

    bon article,je vous suggère donc de rejoindre étienne chouard dans la seule lutte pacifique viable à mes yeux :ré-écrire la constitution par les citoyens et pour le citoyen :http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/

    • Cédric dit :

      marcoelkako, merci pour ton appréciation.
      Néanmoins nous nous distinguons fondamentalement de Chouard sur plusieurs points (des dizaines de textes dans la rubrique « démocratie » le développent plus précisément) : nous revendiquons une démocratie directe et fédérative sur le modèle de la Commune, mais surtout sur celui de Kronstadt, cité dans laquelle les décisions politiques étaient délibérées entre 15 000 personnes !
      Le tirage au sort est pour nous tout autant corruptible que l’élection, et il n’empêchera pas celui au pouvoir d’abuser de celui-ci, ne serait-ce que par la force…
      De même une constitution, aussi légitime soit-elle, ne garantit rien. Le premier tyran venu pourra toujours la faire disparaître à l’heure d’imposer son autorité…
      Bref nous ne partageons pas la même interprétation « de la cause des causes » de l’individu Chouard, même si elle demeure nécessaire et utile au débat.

      Enfin je suis conscient de la rapidité – et donc superficialité – de ma critique, et je t’invite donc une nouvelle fois, à étudier en détail notre vision des choses dans la rubrique « démocratie » sur la droite.

      • Dindon dit :

        Fondamentalement ? Je ne suis pas sur étant donné que vous rechercher l’un et l’autre à rapprocher les décisions du peuple et lutter contre la corruption. (Je lis dans un de vos article « une Constitution écrite par nous tous »).
        L’essentiel n’étant pas tant le tirage au sort que tout les moyens anti-corruption et de contre pouvoir possible de mettre en place.
        Au passage un tyran pourra balayer n’importe quel pouvoir en place, le plus dur étant de balayer une constitution non ?
        Je continu à lire vos dossiers.
        Tous ensemble pour une vraie Démocratie

      • marcoelkako dit :

        bonjour Cédric,un tyran dans une démocratie par tirage au sort ne peut exister d’une: parcequ’il ne fait qu’appliquer un mandat donner par le peuple , deux :qu’il ne peut créer les lois,qu’un système de contrôle drastique lui définit ses prérogatives,et qu’il peut etre révocable à tout moment.mais personnellement je suis plus en phase avec un système du type zeigeitz.cordialement
        http://www.mouvement-zeitgeist.fr/

  • FloFlo dit :

    Pour avoir uen répartition des richesses plus équilibrées, il n’ y a qu’une seule solution : l’état au centre du dispositif, qui contrôle, régule et redistribue, ca a déja échoué dans le passé (cf URSS…), mais il n’ y a pas d’autre mode de fonctionnement pouvant ammener a un système égalitaire, l’homme est avide par nature, le marché est chaotique par nature, donc messieurs, faut tout nationaliser et mettre un état fort, maitre de sa monnaie, qui régule lui même toute la valeur ajoutée du pays.
    En tout cas, une chose est sûre, laisser le marché faire, on l’ a fait, ca marche encore moins bien … a terme, on tend vers une société pleine de smicard en CDD avec une petite élite surpayée…

  • Sébastien dit :

    La démocratie ne peut se réaliser qu’avec des citoyens dignes de ce nom. Nous nous en éloignons chaque jour un peu plus.
    La RE-formation d’une élite de citoyens « à la grecque » m’apparaît comme la seule solution viable à court terme. Les moutons suivront en attendant de mener à bien leur ré-éducation, pas celle du Bien, mais celle du Bon.
    A chacun de ne plus plier, de se regrouper pour résister, que se soit pour discuter, se former, se renforcer individuellement par le collectif. Mutualiser les compétences, l’union fait la force et l’effet de levier est considérable. Le tout chapeauter par une organisation digne de ce nom.
    Sur le papier, les principes et les règles sont assez simples. Seule manque la volonté. Le sacrifice. Et vous? Etes-vous prêt à tout abandonner? La réponse que vous vous ferez déterminera tout le reste. Quelle qu’elle soit, il faudra l’assumer.
    A bientôt sur les chemins de France.

  • Geoffrey dit :

    Chers rédacteurs de Diktacratie, j’ai récemment découvert ce site et je suis entousiasmé par vos initiatives et vos recherches pour la mise en place d’une vrai démocratie. Malgré mon jeune âge, j’ai moi même longtemps recherché et réfléchi à des alternatives, étant un individu conscient condamné à vivre dans cette mascarade que représente le système. Je me disais que suivre l’exemple de la révolution démocratique islandaise pourrait être remarquablement efficace pour récupérer la souveraineté du peuple : Nationalisation des banques, démission en bloc du gouvernement, réécriture de la constitution, emprisonnement des banquiers responsable de la crise (c’est en bonus ça ^^), référendum obligatoire pour toute décisions économiques majeurs, arrêt des élections et mise en place du tirage au sort parmis des volontaires ayant au moins 30 soutiens, un idéal à mon sens 🙂
    L’inexistance de la couverture médiatique d’une telle victoire du peuple est tout à fait logique sachant que les médias sont l’âme du règne. Pour la prise de pouvoir décisive, l’estocade insurrectionnelle pourrait venir d’un putsch, profitons de la fidélité patriotique de notre armée délaissé par un gouvernement asservi au projet atlantiste. L’essai « Le Putsch » de Vincent Vauclin, disponible sur internet, expose cependant la nécessité d’une mobilisation du peuple en faveur de cette insurrection de l’armée. Je vous laisse en lien complémentaire une vidéo décrivant le mouvement libérateur du peuple islandais. C’est un grand plaisir de participer de manière constructive à votre projet, il faut nous unir, dans l’amour et la fraternité, car l’humanité triomphera du vice !

  • Geoffrey dit :

    Sébastien pour ma part je reste fondamentalement optimiste vis-à-vis de l’humanité. En partant du principe que la vision que tu as du monde défini ton interaction avec celui ci, c’est sûrement cet optimisme et cet amour en mon prochain qui fait que mon expérience de l’interaction humaine est ainsi, c’est une sorte de cercle vertueux, plus tu rayonnes de joie et d’amour, plus la vie t’en offriras à son tour. J’ai pu côtoyer les moins appréciables aux premiers abords, et malgré cette carapace qu’ils se créé il y a toujours de l’amour et de la sympathie. J’ai vécu et echangé avec une jeunesse multiculturelle est je suis fière de nous présenter comme le nouveau visage de la France. Certes une grande partie est victime des médias de désinformation qui cultivent dans la jeunesse la bêtise et l’ignorance, mais malgré la propagande du système qui veut formater nos esprits, je pense que la jeunesse à gardé cette bonté, cette amour pour la vie, et cette envie de changer le monde pour le meilleur, il suffit de leur donner espoir, car nous vivons dans des temps obscures qui assassinent l’avenir. Comprenez notre réticence à aller de l’avant, quand l’Avenir s’amincit tant, et que l’on nous oblige à adhérer à un système immoral et injuste. Pour ce qui est du sacrifice, il sera nécessaire, mais je le considère comme une victoire, sacrifions le confort et les besoins de l’égo pour enfin retrouver les besoins du cœur, réapprenons à vivre ensemble. Je suis optimiste car je n’ai rien à perdre, et je sais qu’ensemble nous pouvons faire beaucoup, incarnons l’évolution anthropologique de l’humanité, qui sort de l’adolescence pour passer à l’âge adulte, fini la croissance, la compétition, la surproduction et la destruction, mettons en place l’équilibre, l’entraide, le partage, et l’harmonie. Ce système a top longtemps fait en sorte que nous sous estimions les capacités de l’humanité pour justifier l’injustifiable en le qualifiant de nécessaire. De grande choses sont possible, si malgré nos divergences d’opinion nous réussissons à construire ensemble un Avenir idéal, car renoncer à ses idéaux, c’est laisser la victoire au système.

  • loindevant dit :

    vaste programme
    il se heurte au paradigme de rousseau, l’intérêt général (pour qu’une civilisation prospère) est-il équivalent à la somme des intérêts particuliers?
    Le facteur qui a été choisi depuis bien longtemps et particulièrement depuis la 1ere révolution industrielle pour trancher cette question est le « marché » de l’offre et de la demande, duquel découle finalement la question politique.. (aucune décision politique ne concerne la construction d’une cité dédiée à un dieu, un astre ou que sais-je)
    Nous entendons ce marché comme vertu dès qu’il pourvoit à la prospérité générale. ( l’intérêt général n’étant pour le moment évidement pas encore défini à l’échelle planétaire )
    La question ici posée est doit-on y instaurer une limite à ce marché, autre que celle pouvant porter atteinte à l’intérêt particulier, elle, facilement identifiable.
    Personnellement je pense que :
    1. cette question repose sur les autres valeurs que l’on décide d’associer collégialement à notre civilisation, au-delà (ou en sus) de ce facteur numéraire qu’est le marché.
    2. les « tenanciers » de ce marché usent de ce puissant facteur, de l’attrait qu’il suscite, de sous-tenanciers corrompu pour faire croire aux masses qu’elles s’épanouiront par la permission qu’il leur est faite de constituer leur propres valeurs individualisés.
    Et j’en conclue qu’il faille répondre à cette dérive par un moyen de contrôle politique basé sur l’idée simple de rousseau : l’homme est bon par nature.
    Alors donnons lui son droit de décision sur la cité mais en fonction de sa qualité, parce que sinon par exemple, comme dit Chouard, nous pourrions voir rétablir la peine de mort etc..
    Nous avons une nouvelle donnée insoupçonnée : la connexion informatique.
    Désormais nous pouvons soumettre à tout possesseur d’appareil connecté (auj 99,5% des français), un mini-référendum national, propre à sa région ou sa commune.
    Nous avons une vieille donnée insoupçonnée : notre système de reconnaissance des connaissances acquises ( diplômes, échelons etc.. )
    Je suis évidement contre tout fichage, mais il serait bon qu’une de nos adresses émail soient enfin individualisée et personnifiée par les services d’état civil, avec quelques variables informatiques accessibles concernant nos connaissances acquises (par ex un numero de carte d’identité @ france.fr, cela nous empêcherait pas de parler de quenelles ou autres depuis une autre adresse, qui elle, croyez moi est bel et bien surveillée… )
    Ensuite, nous pourrions attribuer des coefficients aux votes suivant les compétences de chacun, ET NON EN FONCTION DE SON IDENTITE ( fils de, copain de, financé par.. ) par exemple des généraux auraient un coéficient de 1000, des capitaines 100, un plombier 1, pour voter une question militaire.. etc.
    L’établissement des coefficients peut à l’évidence poser quelques questions, mais des études statistiques peuvent être conduites à cet effet du type filtrage de Wiener adaptif ( les banques, croyez moi, disposent des hommes comme des outils que l’on pourrait « dériver » sans problème… )
    Restera ensuite, et bien plus sereinement la question des valeurs que l’on veut ajouter à ce système.. par exemple un revenu de base .. 🙂

  • Olivier dit :

    C’est intéressant, je suis justement en train de lire le « Discours de la servitude volontaire » [Etienne de La Boétie]
    Par quoi commence-t-on ?
    Ma réponse est simple : par ne plus voter.
    Voter c’est légitimer le système et valider notre servitude.
    Si tout le monde arrête de voter, le système qui organise notre servitude est instantanément désavoué.

  • fred89 dit :

    Des idées pour une démocratie plus juste, il en circule des quantités sur le net et bien évidemment il y a lieu d’en discuter.
    Mais le problème que nous avons actuellement est comment se débarrasser du système actuel qui détient tous les pouvoirs et ne nous le rendra pas gentiment, car pour instaurer un nouveau pouvoir, il faut évidemment virer celui qui est en place.
    Alors Cédric Bernelas, on fait comment?

    • Cedric dit :

      Des idées pour une démocratie plus réelle voilà ce à quoi nous réfléchissons depuis près de trois ans sur le site. Une synthèse de ces réflexions est même proposée dans notre livre « Démocratie radicale contre diktacratie ». Fred89, il est évident que tu n’en as pas lu une ligne, car sinon tu saurais que pour se débarasser du système actuel, la première des choses à faire est d’arrêter de le soutenir. Autrement dit cesser de voter pour tous ces représentants qui ne se préoccupent que de leur maintien au pouvoir. Je t’invite surtout à lire et relire « Le discours de la servitude volontaire de La Boétie », tu y trouveras des réponses. On pourra alors continuer le débat loin de toutes spéculations sclérosantes.

      • fred89 dit :

        Cesser de voter, pour moi, cela fait longtemps que c’est fait et j’en ai convaincu quelques proches par la même occasion.
        Mais cela ne sert à rien s’il reste, ne serait-ce qu’une poignée de personnes pour aller aux urnes et il en restera toujours.
        Concrètement, nous n’avons aucun moyen légal de faire sauter le système.
        2017, l’UMP repassera ou peut-être même le PS s’il se retrouve au deuxième tour avec le FN et on en reprendra pour 5 ans.
        Même l’économie du pays peut encore tenir quelques trop longues années, car ils n’hésiteront pas à ponctionner l’épargne des Français pour rééquilibrer les budgets.
        Ne vaudrait il mieux pas arrêter de se mentir en pensant que nous pouvons changer notre destinée sans violence et nous habituer à l’idée que la violence est la seule solution ou bien suis je vraiment trop pessimiste?

        • S’il reste qu' »une poignée de personnes pour aller aux urnes », hé bien nous serons en bonne voie pour amorcer quelques bouleversements dans nos systèmes politiques.
          Et si plus personne ne va voter – ce qui n’est pas prêt d’arriver, je te le concède -, nos oligarques n’auront alors plus aucune légitimité… Mais ils ne partiront pas pour autant, je te l’accorde aussi. Y aura donc lutte. Violence. Et il faudra être prêt, histoire de ne pas se faire enguirlander comme nos jacobins, nos communards ou les kronstadiens après leurs farouches résistances… Mais nous en sommes pas encore là, et avant de réfléchir à cela, ne sautons pas les premières étapes – cruciales – : celles qui motiveront la majorité des électeurs à ne plus aller voter. Y a du boulot, et nous le faisons !

        • Olivier dit :

          Si il reste une poignée, c’est n’est pas grave.
          Ce qu’il faut observer, c’est le basculement de l’opinion des corps armées.
          N’oubliez pas que le pouvoir qu’on accorde à cette petite poignée d’oligarques qui nous asservissent est induit du fait qu’ils contrôlent le bâton. Le bâton qui sert à nous taper dessus, si on manifeste, si on est plus dans la doctrine officielle, si ont paye plus nos impôts, etc …
          Mais il ne faut pas oubliez non plus, que ces mêmes corps armées c’est aussi le peuple, ils ont une famille, un entourage, qui souffre de la fiscalité, qui se fait agresser, qui est chômage, etc … Et eux aussi souffre. Ce n’est pas un niveau zéro de votant qu’il faut attendre c’est un basculement d’opinion des corps armées, sans se contrôle, les oligarques ploutocrates ne sont plus rien, leurs légitimité ne vaut plus rien. Ce basculement ce fera au même titre que celui des citoyens lambdas, car ils sont aussi le peuple.

  • Bernard dit :

    Que d’idées développées pour transformer NOTRE France …. Mais que de temps va t il falloir ! Je ne puis que penser, logiquement  » CHANGER LA NATION NE SERA POSSIBLE QU EN CHANGEANT LE COEUR DE L HOMME !  » Ce qui signifie que nous devrons changer individuellement avant de pouvoir transformer la Nation ! Vous comprenez que nous n’en sommes pas encore à la veille !! Nous sommes loin des soucis de votants, d’oligarchie …. QUAND ?

  • enebre dit :

    Bonjour Cédric,
    En réponse à ta question et pour suivre ton raisonnement avec lequel je suis en accord.
    Je prônerais une protection de la population contre l’effet lénifiant des médias télévisuels, cela afin de retrouver une majorité pensante et éveillée, et ainsi permettre une activité saine de l’élection démocratique.
    Mais pour y arriver, les moyens à utiliser ne sont pas à écrire ou à développer sur un forum.

  • Deckboy dit :

    Je trouve que la révolution pacifique avec la démarche d’Etienne Chouard rejoind bien cette vision. Par contre tant que le très grand nombre ne se réveillera pas, il est difficile d’entrevoir une révolution sans révolte violente préalable.

  • enebre dit :

    Deckboy@ Chouard et les autres…
    Il est temps de regarder ailleurs, car si le réveil n’a pas été accompli depuis le temps qu’ils oeuvrent, c’est que ce n’est pas la clé. Le déclencheur, s’il y a, est automatiquement annihilé par la vêpres télévisuelle quotidienne à laquelle s’adonne chaque citoyen.
    C’est pas une histoire de coeur ou d’éveille de conscience, ces termes sont creux et pas assez clairs, Ils n’invoquent pas la solution.
    Le mal de tête est plus explicite, car il défini le mal et invoque automatiquement l’aspirine, « l’action salvatrice ».

    Aujourd’hui nous sommes confronté à un mal nouveau,insidieux, addictif, perfide, indéfinissable, d’une extrême virulence et encore incurable à l’heure actuelle.

    Il semble que nous connaissons déjà le vecteur de transmission, « les Médias ». Nous avons à définir l’action sanitaire à appliquer, c’est déjà plus clair et plus simple non ?

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