Mon pays va mal !

Mon pays va mal !

le 16 janvier, 2013 dans Afrique, Conflit malien par

Oui le Mali va Mal ! Et non le Nord Mali n’est pas normal ! Que faisons-nous pour notre patrie ?
Avant le 17 janvier 2012, j’étais rempli d’espoir pour cette terre qui m’a vu naître et qui a vu naître mes parents et même leurs parents.

Après le 17 janvier 2012, j’ai connu le chagrin d’une nouvelle rébellion, surtout quand j’ai vu les autorités forcer des festivités au bénéfice de l’armée nationale le 20 janvier 2012 alors que le pays était défié dans sa partie septentrionale. Mais aussi quand des femmes venues de la ville garnison de Kati ont marché sur Koulouba, tout un symbole déjà. Et enfin devant les élucubrations d’un général à la retraite qui détaillait les faiblesses de son arsenal militaire sur les ondes nationales et même internationales (avec le satellite). Je venais d’être édifié sur mes craintes ! Ce pays prend-il son avenir au sérieux ?
Et puis arriva le 22 mars, quand vaincu dans mes ultimes convictions je m’en suis voulu d’abord à moi-même : pourquoi n’avoir rien fait ? Après tout, les tunisiens nous ont montré que le peuple n’avait pas besoin d’arme de destruction pour se faire entendre. Je compris l’erreur fatale que notre immobilisme causa, finalement les femmes de Kati nous avaient montré la voie, il aurait fallu pousser M. TOURE à la démission mais en aucun cas avec les armes !!!

Mon pays va mal !

Mais voilà, que le cauchemar arriva, des gens en armes qui avaient la rage contre les décisions inconscientes de M. TOURE ont profités de l’occasion pour attenter à sa vie (il faut appeler les choses par leurs noms !) et s’attaquer au symbole suprême de la nation : les images de KOULOUBA tombé ont fait plus de mal que vous ne l’imaginez !!.
Voilà l’ultime manifestation de ton incompétence déclarée sur les ondes, M. TOURE ! Comment négliger son armée, comment laisser son armée au désarroi comme cela !! Après tout, tu prédisais toi-même des jours sombres pour ce pays !
Désœuvré depuis leur mise à l’écart, c’est la classe de l’armée nationale (les instructeurs de l’EMIA punis en Novembre dernier) que tu as minimisé et qui t’a fait mordre la poussière, Général ! Quel manque de vision et pourtant Alain FOKA a essayé de te prévenir, c’était un privilège, il n’était pas là pour ces autres chefs d’Etat africains qui remplissent les colonnes de son émission « les archives d’Afrique ».
Amadou ! Vous vous ressemblez, et pas que par le prénom ! Cinquante deux ans après son indépendance, vous nous avez plongé dans la barbarie, vous nous avez ramené en arrière alors que nous, nous voulions aller de l’avant !Connaissez-vous réellement ce pays, pour le mettre en second plan derrière vos désirs personnels.
Aujourd’hui le Mali se retourne vers le Burkina de Blaise COMPAORE, autrefois belligérant dans la guerre dite des pauvres ! Les maliens, quant à eux, regardent vers la France, que le père fondateur du pays a chassé un 20 janvier 1961 (dont on fêtait le cinquante et unième anniversaire cette année). Quelle ironie du sort ! Vous ne pouvez pas assurer votre protection mais vous persistez dans l’erreur, comme aujourd’hui avec la CEDEAO !

Je dis non : le Nord Mali n’est pas normal ! Ne voyez vous donc pas les agissements de Ansar Edine (les partisans de la religion) et AQMI ? Pour comparaison Mohamed MEHRA était seul à Toulouse et Iyad AG GHALI, quant à lui, a une troupe à sa solde !

Une histoire de sang

Mon père m’a toujours appris à toujours tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Très respectueux des normes je me suis posé sept questions avant de me décider à écrire ces lignes :

Pourquoi ne pas laisser les politiciens et les militaires nous sortir de ce trou qu’ils ont eux même creusé pour nous ?
Après tout n’est ce pas par-là un problème de défense de l’intégrité du territoire national et des institutions du Mali ?
Que vais-je changer avec mes mots que les armes n’ont servis à changer ?
Suis-je le seul malien blessé dans son âme et dans sa conviction ?
Et puis comme par un coup de sang qui m’est monté à la tête, je me suis dit……..
Si ce n’est pas moi qui le fera à ma place ?
N’ai-je pas tout quitté pour regagner ce Mali en 2008 un 16 juin après huit ans en dehors du pays ?
N’ai-je pas mon cordon ombilical enfoui quelque part sous cette terre depuis de cela 33 ans déjà ?

Le Mali mérite ce coup de sang, devant l’impuissance de l’Etat quand ses fils sont terrorisés dans leur chair et dans leur sang. Oui c’est finalement une question de sang, ce sang qui est monté à la tête de quelques apatrides qui sont rentrés les poches pleines de dinars libyens (des mercenaires) et les mains chargées d’armes, non pas pour construire leur pays, on ne construit pas avec des armes, mais pour détruire ce que d’autres ont mis des années à construire (n’ont-ils pas réussi ?).
Ils se sont rendus au Mali comme guidés par un besoin primaire  d’assouvir leur vengeance envers ce pays qui avait osé punir leurs géniteurs ayant pris les armes avant eux !!!
Oui c’est une histoire de sang, puisque c’est dans le sang de soldats Maliens (nos héros) tombés à Aguelhok, que nous avons perdu pied au Nord. Depuis ce fus des replis jusqu’à Gao, où d’autres héros ont perdus la vie mais cette fois ci après le 22 mars. Après les replis nous avons tout plié, nous avons plié le pouvoir de Koulouba, nous avons plié la classe politique en deux clans : pro et anti putsch aussi ; devant la menace d’embargos de la CEDEAO, nous nous sommes pliés en deux dans un accord cadre.

De grâce, maliens, faisons du Mali notre priorité, faisons du Mali un pays uni, respecté à l’intérieur comme à l’extérieur. Revenons sur nos pas, reconnaissons que nous avons besoin d’aide.
Je sais la classe militaro-politique malienne intelligente, elle l’a à plusieurs reprises démontré par le rétablissement de l’ordre constitutionnel, par le choix d’un gouvernement de mission. Terminez votre action, donnez une chance au Mali de se faire des habits neufs en vue du rendez vous de l’honneur, vous êtes déjà entré dans l’histoire de ce pays et même de l’Afrique, à bon entendeur …

                 Moussa Niang

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