Mensonges ou complots ?

Mensonges ou complots ?

le 27 avril, 2013 dans Provoquer le débat par

On nous qualifie de « complotistes » : mais qui peut penser que les groupes de pouvoir politiques, militaires, économiques et financiers vivent au jour le jour ? Sans jamais rien prévoir ni planifier ?

Comment peut-on croire une seconde, par exemple, que l’objectif de l’industrie pharmaceutique est le bien commun et non son profit ?

Comment peut-on concevoir que des alliances d’intérêts se forment dans des syndicats et des corporations populaires, et ne se forment pas dans des cercles de pouvoirs élitistes, où se réunissent les pontes de la politique, de la finance, des médias, de l’économie ?

Ces cercles « très privés » ne constituent-ils pas alors l’institutionnalisation d’une solidarité de classe, la classe des puissants, des oligarques, des décideurs ?

Notre « complotisme » n’est alors rien d’autre qu’une grille de lecture particulière de la réalité, où les concepts sont « réincarnés », où l’on va considérer que ce n’est pas le capitalisme ou le mondialisme qu’il faut simplement dénoncer en tant que concepts, mais les capitalistes et les mondialistes, qu’il faut identifier dans la réalité de leurs réseaux.

Car lorsqu’une directive européenne est signée, ce n’est pas un concept qui tient le stylo. Lorsqu’un ordre de marché est passé – par exemple pour spéculer sur une dette souveraine, une monnaie, une matière première – ce n’est pas un concept qui presse le bouton. Lorsqu’une information essentielle est tronquée ou manipulée par la rédaction d’un grand journal, ce n’est pas un concept qui en donne l’instruction à l’autre bout du téléphone.

Établir les médiations, reconstituer objectivement ces réseaux de pouvoir, relever les noms des personnes qui agissent véritablement en haut de l’échelle, constater les collusions communautaires au sein de l’oligarchie, établir l’histoire de ce processus de domination, ce n’est pas du complotisme : c’est un travail politique.

C’est le premier travail politique à accomplir. Car pour combattre, mieux vaut savoir qui l’on combat.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si dès lors que l’on passe du simple concept à l’identification objective de ceux qui en sont les protagonistes, l’on est immédiatement qualifiés de complotistes ou de conspirationnistes. Considérons donc ces qualificatifs comme de bons signes : ceux qui prouvent que l’on ne doit plus être très loin de la réalité…

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5 Commentaries

  • nick tesla dit :

    En parlant de reseauw d’influence, j’ai trouvé ce site qui a commencé à faire un énorme boulot de cartographie.

    http://news.muckety.com « Mapping the paths of power and influence »

    Il y a bien http://www.syti.net/Organisations.html mais il faudrait quelque chose de plus a jour (le fond étoilé du site me fait passer pour un compotiste voir soucoupiste quand j’en partage un lien…)

    Si vous connaissez un site équivalent centré reseaux francais qui ait commencé le boulot?

  • janus dit :

    Bonjour,
    Je découvre votre intéressant site depuis aujourd’hui.
    Je partage vos avis dans bien des points et m’intéresse aux même sujets, par contre quand vous dites que vous avez peur que l’on vous prenne pour un soucoupiste il est dommage que ce terme soit automatiquement
    interprété de manière péjorative.
    Je vous propose de lire deux liens plus qu’intéressants.
    Le premier est un rapport de militaires et civils de hautes statures remis à Lionel Jospin en 1998/99. (rapport cometa)
    et le second lien traite du comment et fabriqué la désinformation et donc les réflexes négatifs et moqueurs inconscients ou conscients qu’ont les gens sur le sujet du premier lien.

    http://skystars.unblog.fr/files/2009/06/cometa.pdf

    Préfacé par le général Bernard NORLAIN ancien directeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale.
    Rapport effectué par:
    Jean-Jacques Velasco, responsable du SEPRA au sein du CNES,
    François Louange, Directeur Général de la société Fleximage,
    Jean-Charles Duboc, Jean-Pierre Fartek, René Giraud, pilotes civils et militaires,
    Edmond Campagnac, ancien Directeur technique d’Air France à Tananarive,
    Michel Perrier, Chef d’escadron de la Gendarmerie Nationale,
    M. Soun de la Direction Générale de l’Aviation Civile,
    Joseph Domange, général de l’Armée de l’Air, délégué général de l’Association.
    Deny Letty Général de l’Année de l’Air, 2ème section, AA (35″)

    deuxième lien:
    http://www.forum-ovni-ufologie.com/t7583-l-actualite-ufologique-ridiculisation-et-desinformation.
    Cordialement.

  • Libanesepride dit :

    Comment peut-on croire une seconde, par exemple, que l’objectif de l’industrie pharmaceutique est le bien commun et non son profit ?

    C’est vrai. Mais plus un médicament est efficace, plus ils font de profits dessus. C’est simple.

    Comment peut-on croire une seconde, par exemple, que l’objectif de l’industrie des aspirateurs est la propreté de notre maison et non son profit ?

    Car si un aspirateur aspire bien, les ménagères se l’arrachent, ils font un tabac dans les magazines spécialisés etc etc etc…

    • PLus un médicament est efficace, plus nous sommes sûrs qu’il sera vendu… Et qui a les moyens d’acheter les médocs ?
      Hé oui, Libanesepride, c’est que tu es du bon coté de la barrière et que tu oublies que la grande majorité des hommes sont asservis à une certaine misère et ne peuvent pas s’offrir le médicament pouvant les soigner, car ils n’ont pas notre pouvoir d’achat. D’après toi au Burkina Faso ou au Soudan on se soigne comment ? Une des priorités de Chavez par exemple au Venezuela c’était de rétablir les soins pour le peuple, et sans lui le pays serait toujours sous la tutelle indifférente de nos contrées riches et seulement intéressées par l’appât du gain, du pétrole…
      J’ai une formule de Balzac que tu ne dois pas apprécier qui dit : « Toute fortune procède d’un crime « .Nos pays riches ignorent le partage, et cherchent toujours à être plus puissants que les autres… au nom de quoi d’ailleurs ?

    • Innsa dit :

      L’industrie pharmaceutique développe des médicaments pour ceux qui peuvent payer. Il y a par exemple moins de recherche sur le Sida car la maladie est stable ou en baisse dans les pays riches mais explose dans les pays pauvres.
      Il y a très peu de recherche sur le paludisme (600 000 morts/an dans le monde) car il s’agit d’une maladie qui touche les pauvres.
      Notre bien, le bien de l’humanité n’est pas la motivation de l’industrie pharmaceutique.
      Demain, si les africains devenaient riches, un vaccin efficace contre le paludisme à 1000 euros la dose apparaitra rapidement sur le marché.
      L’argent et le pouvoir sont les moteurs dans un système libéral.
      pour l’égalité et le bien être de tous, il faut aller chercher vers l’extrême gauche.

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