Mali: ça empire

Mali: ça empire

le 08 janvier, 2013 dans Conflit malien par

Les jihadistes récemment regroupés à Bambara Maoudé, au sud de Tombouctou, ont accentué lundi 7 janvier de façon significative leur incursion dans le sud du pays.

Et ce qui n’était encore qu’un bivouac, il y a quelques jours, fait aujourd’hui office de base militaire arrière, depuis laquelle les éléments du Mujao, d’Ansar Dine, d’Aqmi et de la secte nigériane Boko Haram ont continué de progresser, jusqu’à atteindre la localité de Boré, une zone dans laquelle l’armée malienne régulière est déployée.

À trois jours de la reprise des discussions entre le gouvernement malien, le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et Ansar Dine, à Ouagadougou au Burkina Faso, cette démonstration de force constitue bien sûr une belle provocation à l’encontre du pouvoir de transition à Bamako, qui d’un autre côté ne craint plus le ridicule depuis déjà belle lurette. C’est aussi la preuve que les groupes armés regardent vers le sud, et au passage se moquent parfaitement de la soi-disant menace d’une intervention étrangère.

Tout comme ils ricanent d’avance dans leur barbe pointue sur les capacités de l’armée malienne à les refouler. Quand les groupes armés ont pris le contrôle de Kidal, Gao et Tombouctou, début 2012, les soldats maliens se sont enfuis en courant, jetant leur tenue militaire pour ne pas être reconnus… Forcément, ça crée un rapport de force.

Et en ce moment-même, la soldatesque malienne n’est pas exactement disponible pour une confrontation guerrière car… elle s’entraîne ! Plusieurs dizaines d’instructeurs militaires sont arrivés à Bamako il y a quelques semaines, dépêchés par l’Union européenne.

Histoire toutefois d’afficher une réaction, l’armée malienne a effectué la nuit dernière plusieurs tirs de sommation un peu au hasard. Les troupes régulières ont ensuite avancé de quelques kilomètres vers les positions des groupes armés. Ces derniers ont alors légèrement reculé, laissant croire qu’ils ne voulaient pas aller immédiatement au charbon.

Leur stratégie vise en fait à harceler l’armée malienne dans un premier temps, puis à tenter de la contourner, quitte à ouvrir plusieurs fronts simultanément.

On ne peut aujourd’hui que constater le silence assourdissant du fier capitaine Sanogo qui, quand il ne pu-putsch pas, aime à fanfaronner sur la reconquête du nord du Mali… Il pourra bientôt inclure à son programme la reconquête du sud ! En attendant les drones de l’Empire.

1 Commentaire

  • francaisGaulliste dit :

    lA GUERRE a commencé à l’intérieur des mosquées et doit se faire à l’intérieur des mosquées.
    Les politiciens corrompus du mali auraient du comprendre la perversité du salafisme et du wahhabisme.
    Ces salafistes ont pour objectif d’offrir le territoire du mali à l’arabie saoudite et de faire un califat qui s’étent de dakar jusqu’à islamabad (c’est beau de rever, tout le monde y croit à cette connerie du califat).
    Les maliens doivent comprendre qu’ils doivent faire du nettoyage dans leur religion et qu’ils dégagent les wahhabites du territoire et de leurs mosquées

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