L’Empire met le Mali au régime sec

L’Empire met le Mali au régime sec

le 05 juin, 2014 dans Conflit malien par

Le FMI n’est pas du tout satisfait par son petit élève malien, et il lui fait la leçon. Il faut dire aussi que l’enfant est turbulent…

Il y a quelques semaines, le représentant du Fonds monétaire international au Mali apprenait par la presse l’achat d’un nouvel avion présidentiel, dont personne au sein du gouvernement malien ne semble vraiment connaître le prix d’acquisition. De quoi faire s’étrangler notre colon de la planche à billets verts !

Car le FMI finance dans le pays un programme de facilité de crédit avoisinant les 30 millions d’euros. Autrement dit, dans un langage commun à chacun, le FMI achète le Mali en fixant le prix lui-même, et en projetant de se faire rembourser par celui qui est acheté… C’est ça le business ! Accepter le gros chèque de ce Cetelem yankee à la sauce impériale impose évidemment de lui abandonner les clés du coffre. Et s’il manque une pièce dans la caisse, pan-pan sur les doigts !

A peine attifé de son bonnet d’âne parce qu’il est un mauvais élève qui réalise des dépenses somptuaires, le Mali a récidivé. Cette fois par le biais d’un contrat portant sur la fourniture d’équipements, passé par le ministère de la Défense pour pas moins de 105 millions d’euros. Dans l’affaire, une société malienne a joué le rôle d’intermédiaire entre l’Etat et les fournisseurs. Flairant l’arnaque, les boys du FMI ont à nouveau tapé de leurs petits poings serrés sur la table du président Ibrahim Boubacar Keïta   table dont ils sont les propriétaires, cela va de soi.

Si du pognon leur échappe, ils ne sont jamais en reste pour le rattraper jusque dans les escaliers… Bamako a voulu dépenser un argent qui ne lui appartient pas, sans en référer au prêteur. Lequel vient de s’apercevoir qu’une obscure disposition légale permet aux autorités maliennes d’utiliser le secret-défense pour des contrats jugés sensibles.

Dans ses rêves les plus fous, le FMI espérait que les Maliens adoptent la méthode imposée, mais ils ont préféré le deal à la malienne, forcément baroque et abscons pour les non-initiés.

Résultat, le Mali est puni. Il pourra s’asseoir sur les 4 millions d’euros de crédit qui devaient lui être versés en juin. Le prochain décaissement interviendra en décembre, dans la mesure où les Maliens auront mis de l’ordre dans leurs comptes, a prévenu le FMI. Dans le cas contraire, il suffira d’une élection piège à con pour changer le personnel.

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