L’effroyable imposture du rap

L’effroyable imposture du rap

le 29 avril, 2013 dans Asservissement moderne, illusion artistique et sportive par

Le livre de Mathias Cardet n’a jusqu’à présent laissé personne indifférent. Toute la presse gauchiste, branchouille et soi-disant indépendante n’a pas hésité à stigmatiser cet essai, rappelant du même coup que son éditeur n’était autre que l’insolent Alain Soral. De là à trouver de la propagande fasciste, il n’y aurait donc qu’un pas ! Mais soyons sérieux le temps d’un article… C’est ainsi que Diktacratie, se refusant de faire le jeu d’un quelconque parti, s’est appliqué à lire plume à la main ce livre noir du rap pour en faire le plus objectivment possible sa propre synthèse :

C‘était il y a moins de 50 ans. Les ségrégations raciales sévissaient encore brutalement aux Etats-Unis. De Martin Luther King au Black Panther Party d’Huey P. Newton, les contestations y étaient nombreuses et l’insurrection à tout moment possible. Le pays semblait au bord de la guerre civile.
Dans un premier temps, l’administration Johnson oeuvra alors, sournoisement, pour offrir plus de droits civiques aux populations noires. A l’image du Projet 100 000 insufflé par le Secrétaire à la Défense Robert McNamara et permettant aux plus pauvres – entendez donc ici : aux noirs – d’intégrer en masse, dès 1966, l’armée… histoire d’étoffer les premières lignes du conflit vietnamien ! La fourberie ne perdura qu’un temps et raviva rapidement la protestation sur le sol américain.
Mais, pouvait-on la laisser s’exprimer de la sorte ?

Eros and Civilisation

Rappelons d’abord qu’à la fin des années 60 un noir était l’égal d’un blanc s’il partageait son niveau de vie sociale. Eh oui, le capitalisme générait aussi de l’égalité ! Manquait néanmoins quelques gages, grâce auxquels la majorité pourrait profiter pareillement de ce monde libre. C’est là qu’intervient la célèbre Angela Davis.
Figure de proue d’un marxisme travesti, cette idéologue proposa la sublimation de la lutte des classes sur le modèle marcusien, via une dialectique libérant nos plaisirs « primaires ».
Le ghetto noir se présenta alors comme le berceau idéal pour cette révolution hédoniste. En effet, si l’afro-américain trouvait de quoi jouir dans ce qu’il entreprenait, il commencerait alors à entrevoir son émancipation ! D’où le succès, début des années 70, des films militants de la Blaxploitation comme Sweet Sweetback’s Baadasssss Song ou Superfly, avec des noirs armés, gros baiseurs et dealers à la cool. Il s’agissait tout simplement de glamouriser une certaine image de la lutte afro-américaine pour la rendre plus inoffensive. Néanmoins, l’arrivée de blockbusters comme les Dents de la mer ou Star Wars allait bouleverser la donne. La subversion tenta alors de basculer dans d’autres contrées… cette fois-ci plus urbaines.

« Paix, amour, unité et… fun ! »

1973. New York, West Bronx, une rue barricadée de chaque coté : une Block Party ou une fête disco-funky animée par un DJ. Pour pimenter la danse une deuxième platine est installée, puis un « maître de cérémonie » (MC’s) balance son verbe. De quartier en quartier le flow semble prendre de l’ampleur…

Afrika Bambaataa alias Kevin Donovan fonda alors le Zulu Nation. Son message : Peace, Love, Unity and Having Fun. Ou comment envoyer les noirs du ghetto progressivement dans les bras des promoteurs du capitalisme du désir. Début des années 80, Zulu Nation se produira même au fameux Roxy sous le regard fasciné de la bourgeoisie bohème newyorkaise.

Rappelons que débutent aussi les années Reagan, ces années de récession où l’ultralibéralisme de Milton Friedman orchestre la paupérisation de l’Amérique. Les premiers à trinquer sont bien sûr les quartiers pauvres. Les rappeurs arrivent à point nommé donc, pour jouer les idiots utiles dénonçant une situation dont ils sont pourtant les produits. En effet leur but c’est avant tout de vendre – c’est ainsi que fonctionne la machine libérale -, surtout que ceux ayant le pouvoir d’achat restent les blancs. Voilà pourquoi un rap markété, métissé, et consensuellement agressif. Bref, un rap idéal pour faire un carton sur MTV ! Avec Run DMC et Beastie Boys comme parfaits boute-en-train singeant une posture rebelle noyée dans un discours universaliste et offrant à la jeunesse américaine la catharsis idéale pour oublier la dictature du capital

C’est alors l’occasion pour le jeune promoteur et financier Lyor Cohen, d’insuffler dans cette musique une dimension publicitaire, histoire de vendre plus que de la musique. Des baskets, par exemple ( My Adidas de Run DMC).

De Public Enemy à Jay-Z

Reste qu’à cette même époque le discours explicitement radical d’un Public Enemy excitait encore suffisamment l’auditeur pour qu’il continuât d’acheter des disques en grande quantité. Les promoteurs, percevant le succès croissant de ce nouveau rap militant, doublé d’une fascination névrotique de la jeunesse pour un film comme Scarface, n’hésitèrent pas à construire une mythologie exagérant la dimension illicite de ces rappeurs.

Nous sommes à la fin des années 80, c’est l’aube du gansta-rap ! Le manager Jerry Heller associé au dealer Eazy-E vont alors distiller un surplus de sexe et de violence au sein d’un rap prétendu de gangsters, parce qu’issu en partie des quartiers chauds de Los Angeles. Plus la vitrine est crapuleuse et censurable, plus c’est bénéfique pour les ventes. Comble de l’imposture avec l’ordurier mais inoffensif Snoop Doggy Dog, déifié de la sorte par l’ancien partenaire de Heller et Eazy-E, l’incontournable Dr.Dre.

Viendra par ailleurs se greffer en contrepoint un rap dit légitime, parce qu’authentique (Mobb Deep) où de soi-disant vrais gangsters utiliseront la rue comme un immense terrain de promotion à peu de frais (autocollants, affiches, tracts…).

On l’aura bien compris : le rap aux étiquettes sulfureuses n’est en définitif qu’un immense tremplin marketing pour vendre toujours plus. Un rap aux déviances bling-bling alliant idéologies du fric et invectives de bandits. Un rap pour convertir les esprits au néolibéralisme. C’est ainsi que des artistes comme Tupac et Notorious B.I.G. hisseront dès l’année 1996 le rap comme musique numéro un de l’industrie du divertissement. Mais l’assassinat respectif de ces protagonistes du gansta-rap fut le revers inéluctable de ce succès. Restera alors Puff Daddy, plus opportuniste, suivis entre autres par Eminem et 50 Cent, aux mythologies toujours plus consommables… La palme, quand même, pour Jay-Z dont même le président Obama, alors en campagne, se réclamera et dont Times magazine présentera comme l’un des hommes les plus influents de notre planète, au même titre qu’un Bill Gates !

Rapattitude française

France. Fin des années 80. Nos banlieues sont laissées quelque peu à l’abandon par un système ne jurant que par la réussite de son entreprise libérale. Le terrain est donc propice à cette culture urbaine qui conteste tout en nous divertissant. Ainsi l’émission Deenastyle sur radio Nova saisira l’opportunité pour faire découvrir des groupes comme NTM, Assassin ou Ministère A.M.E.R.

Par ailleurs dès l’année 1990 une compilation inspirée - Rapattitude – propulsera le mouvement hip-hop aux meilleures ventes de l’industrie musicale française pour la décennie à venir.

Un petit coup de pouce de Toubon avec sa loi imposant 40% de chanson française, une radio vouée corps et âme à la diffusion de cette musique – Skyrock -, et l’affaire fut dans les bacs ! Autant de moyens mis en œuvre pour propager ce bon vieux rap français. Rien de mieux pour nous divertir, nous exciter puis nous… asservir.

Bref une propagande orchestrée à la perfection par nos parangons de l’ultralibéralisme : ici un rap faisant l’éloge du shit pour mieux nous abrutir ; là un autre, plus systématique, célébrant le culte de la réussite individuelle comme seule issue de la crise sociale et économique. Le but ? Résorber toute entreprise solidaire et toute cohésion des forces vives pour devenir le genre de petit bourgeois capitaleux capable de satisfaire ses désirs narcissiques dans l’accaparement d’objets affirmant les prestiges de nos individualités. Mais, paradoxalement, des modèles prônant une standardisation des banlieues et multipliant du même coup une frustration pour la majorité, condamnée à fantasmer de ce qu’elle n’aura jamais. C’est là, toute la perversion de ce rap français qui inhibe une violence générée par ce qu’il fait miroiter.

« Je veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre. » – Kery James

Ou comment consommer de la fausse révolution en omettant d’accomplir la vraie.
En définitive, le discours du rappeur conduit uniquement à l’acte d’achat. Ainsi, son succès équivaut à son degré de soumission aux oligarchies marchandes, et sa contestation se réduit à un manque à gagner et non à un monde à changer.

Détourner les colères légitimes ; ne jamais mettre le système en danger ; maculer la langue ; promouvoir une culture de masse nocive et abrutissante ; travestir les chamailleries de cage d’escalier en insoumission réelle ; contrôler le temps libre de la jeunesse ; relayer un clip à la manière d’une publicité ; mutiler l’Islam pour le rendre compatible avec le mondialisme… voilà, parmi d’autres, une série de symptômes relevant plus de la propagande libérale que de la syntaxe musicale.

Le rap est devenu une arme d’asservissement massif exaltant un monde iconisé où l’importance de chacun est relative à son degré de représentation dans le système. L’alternative est simple : soit se soumettre pour exister comme acteur de la mondialisation, soit s’autodétruire… Resterait peut-être l’issue de s’unifier ? Malheureusement le nous s’est délié pour devenir un ensemble de je… « de jeux, comme divertissements. »

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22 Commentaries

  • Alex dit :

    Bonne synthèse d’un bouquin passionnant. Les faux rebelles, les rappeux façon Booba ou sexion d’assaut dévoilent l’imposture à ceux qui y croiraient encore!
    Il faut préciser que des groupes créatifs et intéressants ont existé comme IAM. Mais c’est vrai que les rappeurs répètent en boucle les mêmes rengaines de galériens et ne nous apprennent rien qui puissent aider à construire une vraie révolte solidaire (comme à Diktacratie). Le fric,le fric, le fric… C’est amusant de réécouter le morceau « l’argent pourrit les gens » de NTM 23 ans après!
    Joey Starr, devenu Bobo du Marais, qui donnait des leçons de morale, c’est amusant non ?

  • Mathieu dit :

    Bonjour,

    Je n’ai pas lu cet ouvrage et ne le lirai pas, je voulais juste dire que j’ai commencé à écouter du rap à 11 ans, je vais en avoir 33, et je constate que cet article, comme la plupart qui « dénoncent » le rap, manque cruellement de substance… Les mêmes noms qui reviennent tout le temps, les mêmes exemples… Cette musique, comme tant d’autres, ainsi que différentes disciplines sont systématiquement récupérées par le système, si y’a de l’argent à faire… mais après comme partout il y aura des opportunistes et des « puristes ».
    Certains veulent faire un maximum d’argent, d’autres veulent être libres donc s’auto-produisent et certains font juste cela pour le fun, par amour de la chose, sans aucun but financier…
    Rien de nouveau, rien de spécifique au rap, ce n’est pas tout blanc tout noir, malheureusement le monde marche ainsi, j’adore votre site, la majorité des articles sont très pertinents, mais là c’est moyen, ça manque de matière, de connaissances…
    Il y a une pléthore de petits groupes américains en marge du gros « rap-business » qui font de très bonnes choses, et côté rap français, qui est devenu quelque peu médiocre certes ces dernières années, il faut aller voir du côté de La Rumeur par exemple, ou d’un Rocé, qui propose des textes très travaillés…
    Après comme toujours les goûts et les couleurs…

  • Franck dit :

    La critique est infondée premièrement tout simplement parce que les vrais rebelles noir anti système était déjà contre le Blues et contre ces musiques faites pour adoucir les noirs le rap n’a donc aucun procès à recevoir ce n’est qu’un canal de plus… De deux désolé à niveau égal dans la plupart des Etats un noir a beaucoup de droit s’il a un niveau égal à un blanc et je défie quiconque de me prouver le contraire… enfin faire le procès du rap sans expliquer une seconde dans son livre que cette technique est généralisée dans toutes les musiques… (oui désolé filles à poil et drogue le rock le fait, l’électro la house vont plus loin) montre donc une stigmatisation consciente, limite c’est à se dire si les noirs ne sont pas des être débiles comparé aux autres tellement cons qu’on leur donne de la musique et ils suivent comme des moutons…

    • Cédric dit :

      Franck, toutes les musiques sont faites pour adoucir les hommes. Nous avons publié quelques articles sur ce thème… Aussi, de nombreux livres seraient à écrire pour raconter les manipulations dans le rock, le punk, le hard, le reggae, l’électro…et j’en passe. Le livre de Mathias Cardet, qui est un noir loin d’être « débile », s’en tient au rap. C’est un travail conséquent qui est proposé sur pas moins de 200 pages. Ton commentaire est donc léger voire inapproprié sachant que par ailleurs une bonne partie des rappeurs, de Beastie Boys à Kool Shen en passant par I Am ou Eminem, ne sont pas exclusivement des noirs !

  • Lop dit :

    Alors je cite: « Je veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre. » – Kery James
    Ok est alors? Franchement c’est trés réducteur de jugé un artiste sur une phrase est ensuite de dire que c’est de la propagande je sais que vous vous baser sur le livre d’ailleurs je ne l’ai pas lu mais par contre j’écoute beaucoup de rap est personnellement pour moi Kerry James j’apprécie ce qu’il propose sans pour autant l’idôlatrer, on peut tout de même écouté du rap est gardez notre esprit critique nous les jeune ou moins jeune. Je me demande si vous sur ce site dicktacratie avant de publier cette article vous avez écoutez du rap est dans ce cas je vous invite à regardé ce clip la de Kerry James parce-que de la à dire qu’il sert le système est fait de la propagande il y a aussi un pas a faire. Voilà au fond c’est surtout cette exemple qui me gêne est surement je suis en desaccord avec l’auteur après que le rap est utilisé pour transmettre les valeurs du système capitaliste comme l’égocentrisme est l’individualisme c’est indèniable. Voilà sinon voilà le clip que je voulai partager:http://m.youtube.com/watch?v=gp3XZDK7Lw4

  • denis dit :

    L’effroyable imposture,je pense n’a pas eut lui que dans le rap,si l’ont regarde en politique,melenchon,presenté au peuple comme le symbole de la revolte de gauche,alors que lui meme est asservie a la franc maconnerie.
    les syndicats y a 20 piges,se battaient contre les patrons esclavagiste,maintenant se battent pour garder une place sur la galere……………..

  • Mathieu dit :

    De toute façon c’est un faux débat, le type a écrit un bouquin ok, il a du en vendre pas mal d’ailleurs car le titre est plutôt bien choisi, après ça ne reste que son avis sur la question, même s’il a participé au mouvement (soit-disant) aux débuts de celui-ci. J’ai lu qu’il a dit dans une interview au Figaro « un bon rappeur est un rappeur qui arrête ». Alors ça c’est juste ridicule…
    Cette musique n’appartient à personne, il n’y a pas d’histoire de blanc, noir ou autre, même si à la base c’est contestataire les choses ont évolué, ça part, peut partir et doit partir dans tous les sens selon les inspirations de chacun.
    Il y a des gens dont cette musique rythme la vie, que se soit en créant des sons, en créant des textes ou simplement en écoutant…
    On peu aimer ou pas, certes l’argent a pourri tous les délires depuis bien longtemps, mais il y a du bon, du positif, du sens dans cette musique.
    Je prends le risque de critiquer un ouvrage que je n’ai pas lu mais je connais mon sujet et son bouquin là on peu écrire le même sur des centaines de disciplines récupérées par le système, c’est juste nul.
    Dans chaque délire y’a des vendus, des puristes, du bon et du mauvais…

  • denis dit :

    oui l’ensemble de notre société est manipulé par le carrierisme,qui peut y echapper ?,pour completer le cas kery james,suite a un incident avec blackvner,kery armé d’un point americain et accompagné de ses deux gardes tu corps lui tombe dessus,black v porte plainte,au tribunal kery est defendu par olivier david kamiski,le meme du attaque soral et dieud,un chansseur d’anti sioniste,qui fait signé kery ?,qui controle cette major ?,alors quand il dit qui est bhl ?,soit il nous prend pour des billes ou…..,parce qu’il a juste a demander a son baveau ou a son boss,les 2 bouffes avce bhl

  • Boombap90'Z dit :

    On peut aussi tout simplement aimer le rap sous son coté musical, rhytme, style, flow etc etc pas lu le book mais suis dak sur le fond, y’a qu’à voire le « rap » d’aujourd’hui haine violence baise facile richesse etc etc…

  • Boombap90'Z dit :

    par exemple le « rap » c’est aussi ça …:

  • Philippe dit :

    Eh les mecs je pense qu’il faut arrêter là !
    Est-ce que quelqu’un l’a lu ?
    Alors comment vous permettez vous d’en parler ainsi,
    Un qui dit « j’ai pas lu mais connais le sujet »,« l’autre y va de la liberté d’écouter ce qu’il veut ».
    C’est un très bon livre. Le titre est évocateur et pas dans une logique de clash/promo.
    Ce qu’on y trouve est véritablement effroyable..
    Et moi aussi j’écoute du rap depuis plus de 15 ans .
    Après ce livre, je dois avouer que mon regard est tout autre .
    Et il ne faut jamais oublier que le rap est arrivé en France par la grande porte (TF1) d’abord, bobos puis des hommes politiques, donc comme contestation on fait mieux.
    Surtout en sachant quel gouvernement était en place en 1982, niveau manipulation il avait déjà fait fort.
    Tout cela n’est fait que pour aiguiser la réflexion que nous devons tenir sur notre époque .
    La résistance ne se fera pas une new-era sur la tête !
    Avis au skizos, contestataires et asservis parce que vous le valez bien!

    PS : Il existe la vidéo de la conférence pour la sortie de ce livre, pour les intéressés et les sceptiques.
    PPS : Et un bon rappeur n’est peut-être pas un rappeur qui arrête mais qui au moins parle de ce qu’il sait, et non faire croire autres chose. C’est bien plus facile de s’en prendre aux petits policiers qui n’y peuvent pas grand chose qu’aux mânitouts mafieux que sont jack Lang , Bouygues et CO.

  • GEYGEY521 dit :

    Diktacratie, site admiratif, mais décevant pour ce coup!

    Avec ce texte, j’ai tilté, tout n’est que propagande pour vous ? Vous faite preuve d’un travail pertinent et admirable mais cet article ne passe pas. Si je vous lis d’ailleurs, pourquoi je « m’intéresse » à toute cette mascarade, politique, religieuse, mondialiste … C’est pas sans Rockin’ Squat, écouté! Kery James m’a beaucoup éveillé également.
    Alors vraiment je ne vous suit plus. Si on raye TOUT, on se pends de suite ? Comme dis précédemment il y aura toujours des imposteurs et des puristes, du bon et du mauvais, et en écoutant Kery James ou Rockin’ Squat ou même l’excellentissime Oxmo Puccino, quelle critique faites-vous ?

    Merci de votre réponse.

    • Geygey521, je constate que de nombreuses critiques quant à cet article sont d’ordre purement affectives…
      Je n’écoute pas de rap ou très peu. Je me suis donc contenté de faire une fiche de lecture objective du livre de Mathias Cardet, qui lui en écoute beaucoup, de rap ! Son analyse est franchement originale et se développe dans une dimension sociologique et politique avant tout. Très peu d’allusions esthétiques sur les rappeurs donc. Ainsi nulle part est dit que le rap c’est de la mauvaise variété ou musique en comparaison avec de la pop par exemple…
      Cette réflexion sur la propagande dans l’art serait d’ailleurs à faire tout autant dans les autres styles musicaux (pop, reggae, rock, électro,world…) : les manipulations seraient à l’identique….
      Rockin’Squat et Oxmo Puccino je ne connais pas du tout, et donc je ne peux en parler ici. Néanmoins j’ai entendu deux trois choses de Kery James qui ne m’ont pas convaincues (« Banlieusards » -dont j’utilise une citation pour sous-titrer la dernière partie de l’article -, « Lettre à la République »…). D’ailleurs ce mec ne s’était-il pas retiré du système pour se livrer plus sincérement à sa religion et la méditation ?? Que penser dès lors de son dernier « constat amer » ? N’est-il pas avant tout un titre promotionnel pour pouvoir mieux vendre son prochain album qui sortira dans quelques jours ?!? Un acte d’achat est une soumission, toujours ! Comment pourrait-il amorcer une révolution ?

    • denis dit :

      pour kery,a l’aide de ses 2 gardes du corps et un point americain il fracasse black vner,black porte plainte,l’affaire passe au tribunal,kery defendu par maitre olivier david kamiski,le meme kamiski qui traque soral et dieudo,celui qui a mis kemi seba en prison,proteger du pape des sioniste,mais anti sioniste ?
      combien d’album a t’il fait,compte le nombre de fois qu’il dit sioniste ?,0/1 ? sur 4/5 albums ?
      qui fait signé kery ?,qui en sont les dirigeants ?
      un rappeur dit conscient,par ces textes,vous fait faire quoi ?,acheter un album ?,l’ecoutez ? et ?,rien,un revolte par la consommation,lolllllllll,ce qu’il denonce ?
      en gros etre guidé par un aveugle ?!!!!!!

  • Makhno dit :

    Bonjour.
    Ce livre à l’air intéressant, j’espère pouvoir le lire un de ces quatre.
    J’ai lu à ce propos, le gangsta rap, il y a quelque temps un article en anglais, qui si il est vrais, permet de comprendre pourquoi l’écrivain de ce texte garde l’anonymat et confirme l’analyse qui semble être faites dans ce livre.
    « The Secret Meeting that Changed Rap Music and Destroyed a Generation »
    Je vous conseille de faire une recherche pour le trouver.
    J’ai en 1979, rencontré un jeune noir américain de Philadelphie qui finissait son engagement dans l’armée US dans une base américaine en Grande Bretagne.
    C’est la première fois que j’entendais du rap, il frappait dans ses mains et scandait des paroles en même temps.
    Nous avons un peu discuté et il m’a dit, et c’est la première fois que j’entendais ces termes, que ça s’appelait « hip hop » que ça se faisait dans la rue avec un gros poste « ghetto blaster » et de K7 sur lesquelles les chanteurs rappaient et que c’était la musique de Philadelphie.
    Le paroles, d’après ce qu’il disait, pouvaient être aussi bien un défi, qu’une déclaration d’amour, une revendication politique et sociale ou une simple texte poétique, et qu’elles étaient improvisées mais pas toujours, il pouvait y avoir une préparation avant comme les musiciens avec la musique jazz.
    Après on c’est fait engueuler par le cerbère de la pension et ce fut l’extinction des feux.
    Maintenant quand je lis ou entend que le rap commence à NY dans le Bronx et à Brooklyn, je ne peux que sourire en me remémorant ce gars que j’ai rencontré il y a maintenant des décennies.
    :D

  • Nano dit :

    Bonjour,

    On ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable, le rap est certes une entité mais il présente plusieurs formes (tel que conscient , egotrip …). De dire que tous le rap est comme ça ou comme çi, ne fait que cataloguer le rap à une forme qu’on voudrait qu’elle soit. On ne peut plus parler du rap en général, ce serait ma critique envers ce livre, tous les rappeurs ne sont pas asservis à tel parti, ou tel mouvement. Il faut certainement être un peu plus critique.

    • Hono dit :

      Je réponds là à quelques critiques lues qui défendent la variété dans le rap ou des auteurs en particulier comme si le livre rejetait tout le rap en bloc (comme pourrait pt-ê le laisser penser le titre). J’en suis à plus de la moitié du bouquin, et j’ai feuilleté les dernières pages, l’auteur dit lui-même qu’il s’est concentré sur les impostures mais que ça touche pas pour autant des « authentique » comme « KRS-one, Gang Starr, KMD, Madlib, Talib Kweli, Lupe Fiasco, La Cliqua, Kimto Vasquez… » (c’est dans « avertissement au lecteur » à la fin!!). Quand il dit qu’un bon rappeur s’en serait un qui arrête c je pense pour qu’il serve plus à légitimer les m…..s néfastes qui sont produites à côté.
      En fait il raconte surtout comment les blacks se seraient fait enfumer leur révolte aux US et transformer en individualistes consuméristes. Ca tape aussi sur une certaine gauche qui a aidé à importer le rap en France mais qui préfère largement le caviar à la révolte (ça va finir par se savoir..) et qui sert finalement aussi le capitalisme (voir le communautarisme qui à rien de français et qui finira par tout faire péter genre perdant-perdant).

      Pour moi le truc c’est que quand Picasso faisait des toiles qui ressemblaient à des dessins d’enfants il était techniquement capable de peindre tout ce qui avait existé avant… L’erreur c est de rejeter une société ou un pays ou quoique ce soit avant même de le maîtriser (aux minimum parce que tu ignores alors plein d’armes à ta disposition) ce que le rap a quand-même pas mal incité à faire.

      Mais bref le bouquin n’est pas totalement partial et cherche je pense plutôt à mettre à plat des choses pour mieux repartir!

  • rufweiler dit :

    Ben perso effectivement je trouve cette intervention impertinente et bourré d arguments minables…Alors oui encore une fois le rap est tombé aujourd hui dans le commercialisme minable a l image de booba ( ca c est un bon exemple ok).Mais comme toutes les musique encore une fois!!!comme le monde qui nous entoure!!!J en ais lus des articles sur le debut du rap en france et la premiere compile Rapatitude et se que je ne cesse de constater c est que le rap francais est apparu non pas par la gauche « CAVIAR » mais bien par l extremme gauche (interresez vous a maitre madj par exemple)Ce madj a mal vecu que tous les rappeurs ne partage pas sa vision coco et qu il veuillent chacun des cachets en accord avec leur popularité (ce qui me semble plus que normal) c etait lui l intolerent et borné.La rap est arrivé par TF1? bande de bouffons on parle d une epoque avec 3 chaines de télés toutes dirigé par un partie ou un autre fallait bien arrivé par qq part non? (argument plus que creux!!)Mais qu es qu il est en train de vous mettre le soral une interview de presque 10 min a tenir ce bouquin a bout de bras face a la camera il doit encore en avoir des crampes MDR si c est c est pas de la promo et du capitalisme c est quoi? Et moi aussi le capitalisme j en ais ma claque mais quoi?on va vivre dans un monde sans argent tous egaux avec le meme salaire? alors quesqu il motiverat les gens a créer a se depasser???Encore une fois mentalité coco qui dans tout les pays ou c est appliqué n est passé que par la force et la dictature car l humain n est certainement pas pres pour ca et ne le seras jamais!!! Ce soral il vous monte la tete avec un discours bien huilé mais skyzophrenique a mes yeux passant de l extremme gauche a l extremme droite il est tres tres fort ca c est sur!! aussi fort que ce bon vieux JM le PEN qui arrive au pouvoir a vitesse grand v et c est vous qui parlez de quenelle ??? Comment peut on critiquer cette phrase de kery james??? Il motivent les jeunnes de banlieu a essayer de s en sortir par le commerce plutot que par la force sinon on reste tous dans notre banlieu de merde a attendre la révolution en continuant a bouffer de la merde en boite pour finir sous un regime coco encore pire!!!Arrettez de rever avec votre communisme bordel!!!Il est comme tous ces politique le soral il passe de droite a gauche selon les saisons et surtout selon le parti a la mode pourvu qu on parle de lui!!! Entre capitalisme et communisme on n est pas dans la chiasse!!! Un beau manipulateur un de plus!!!

  • sean John dit :

    Le problème d’aujourd’hui c’est que tout le monde s’emballe pour un oui ou pour un non , j’espère que tu as lu le livre avant d’en faire la critique . Sinon tes arguments n’apportent rien au débat même si tu es passionné .
    Je connais bien le rap et y ai vécu tout un tas de choses mais je ne prétends par pour autant maitriser le sujet de A à Z .
    Il y a toujours quelque chose à apprendre donc lis le livre et fais toi une nouvelle opinion au lieu de réagir à ce que tu ne connais pas.
    Moi même je ne l’ai pas encore lu , mais j’ai vu sa conférence et je pense qu’il y a des nouveaux éléments de réflexions à avoir sur le rap et des objections à émettre à ce que dit notre auteur.
    Pour ma part , il y a beaucoup à redire sur la révolte dans une ère où tout est contrôler par les financiers.
    Tout est à vendre et à acheter même les révolutions donc il faut essayer de reconstituer le puzzle de l’histoire pour mieux comprendre le mécanisme des différentes manipulations politiques , sociologiques… que les peuples ont subit.
    On ne crache pas sur notre culture et connaissons notre culture malgré tout et nous savons où se trouvent les bons et les mauvais acteurs de l’histoire il suffit de suivre l’histoire des uns et des autres .
    Je n’ai jamais vu de révolte dans le rap français médiatisé je n’y ai vu que des gens qui rêvaient d’être des stars , ce qui est incompatible avec toute sorte de révolte par contre j’ai vu très peu de rappeurs français authentique.
    J’ai vu MTV récupérer tout un mouvement authentique dans les années 90 et s’en débarrasser fisa, les rappeurs de cette époque continue à exister dans l’ombre et toi même tu ne connais pas leur évolution alors je me demande bien quel est le hip-hop que tu défends.
    Kery James défend son steak comme tous ceux de son milieu et le rap français est proie du système du show-buizness et les acteurs authentiques , personne ne s’y intéresse même pas toi et c’est la triste réalité.
    Tous les rappeurs Français établis ont laissé le grand maitre Skyrock prendre le contrôle total de leur culture et les authentique n’ont jamais capitulé face à ce grand ennemi .
    Connaît-tu l’identité de ces résistants ? Non , parce que tu ne t’y intéresse pas donc tu as ta culture du rap mais elle ne s’arrête pas à ce que tu connais .
    Tu parles de manipulation de tel ou tel mais n’est manipulé que ceux qui se laisse manipuler.
    Toutes les infos sont là , à toi d’aller chercher l’histoire pour être moins proie à tes émotions.

  • Mayenka dit :

    Mouais. Tout ça, c’est assez mal renseigné. Vous jugez un courant musical sur son aspect purement politique, c’est absurde. Si on part là dessus, Bach aussi était dominé par le pouvoir politique, Mozart aussi, en partie. Wagner, à part l’art total, c’était aussi -beaucoup- la gloire qu’il voulait. Les artistes vivent toujours dans un contexte, et leur art leur sert à vivre, donc la nécessité est forcément de vendre. Est-ce que ça enlève le fait que la sacro sainte mélodie est désormais remplacé par la rythmique? Que le rap fait exploser les codes musicaux, utilisent toute la culture populaire qu’on leur donne pour faire, dire quelque chose? Que les albums comme public ennemy, enter the wu-tang clan ont apporté beaucoup en terme de créativité musicale? Que des mecs comme mobb deep ou method man ont produit parmi les albums les plus sombres et les plus radicaux du mouvement?
    Vous oubliez que tous les mouvements artistiques ont, à un moment donné, été soutenu par une élite, financé par quelqu’un. Pour quelques uns, vous stigmatisez tout un mouvement. C’est comme réduire le rock au rolling stones et ne pas voir le prog, le psyché, l’expérimental etc… Comme réduire la musique de cour à un art royal donc totalement dévoué à la cause du roi. Oui, évidemment. Ca n’en reste pas moins une production qui a une force. Mais vous confondez l’art et l’aspect économico-politique qui est, comme souvent, assez nauséabond. Vous connaissez quelqu’un de totalement pur de tout contexte social? Vous êtes purement extrait du néo-libéralisme? Non. Vous êtes en plein dedans, comme nous tous. Alors faire des leçons, franchement…

  • crisbull dit :

    lisait le livre avant de débattre, critiquer sans connaître c’est comme partir a la guerre sans armes

  • chatteprofonde dit :

    le rap des petites frappes s’est laissé acheté sans résistance par l’industrie du disque, pas uniquement pour faire du fric, mais bien corrompre les valeurs ontologiques..

    Les petits connards ne revant plus que de bagnoles et de nanas en bikini, ce machisme en toc qui trouvera pas de difficulté à s’installer dans les petites cervelles acculturées.

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