Le criminel

Le criminel

le 06 décembre, 2015 dans Lecture du dimanche par

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, – par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, – par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, – et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries…

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action.

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.
Le criminel, c’est l’électeur ! »

                                                              Albert Libertad  (1er Mars 1906)

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10 Commentaries

  • Loic dit :

    Voilà un texte de salubrité morale, qui, bien que fort désagréable à lire ( c’est dur de se regarder tel que l’on est ) donne le moyen de sortir de sa crasse ignorance. Un remède de cheval !!!

  • Tartuffe ne croit pas. Il n’est pas croyant. Mais fait comme s’il croyait. Comme s’il était croyant. Et à force de paraître ce qu’il n’est pas, il finit par être ce qu’il ne paraît pas : un mécréant… un faux croyant… un hypocrite fini devant l’infini.

    Tartuffe ne croit pas. Mais il veut se faire passer pour celui qui croit et finit par y croire. Par se prendre ou se faire prendre au jeu… à ce jeu que l’on joue par en dessous et que l’on nomme hypocrisie. Mot d’origine grecque comme notre démocratie.

    Avec Tartuffe, comme avec tout démocrate, on aura toujours du mal à démêler le vrai du faux… l’un comme l’autre, ne sont ni vrais, ni faux, mais une savante combinaison des deux. Ils font un vrai usage de la fausseté (sur le plan économique) et un faux usage de la vérité (sur le plan politique).
    Vraie monnaie pour de faux échanges et fausse monnaie pour de vrais échanges.

    Autrement dit, et Molière l’a bien compris : il y a imposture… mauvaise ou fausse posture de celui qui ne croit pas un traître mot à ce qu’il raconte mais qui, au fond de lui-même reste persuadé d’être vrai… un vrai menteur c’est tout ce qu’il est!
    Tartuffe ne croit pas qu’il ne croit pas, résultat : il y croit.
    Le démocrate ne croit pas qu’il croit résultat : il s’y croit. Et pousse les autres à le croire. Sur parole bien sûr!
    Que nous dit Tartuffe, quand on prend le temps de le confesser, puisque la fessée est interdite.

    Il nous dit en premier que la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. C’est sa pistis, comme on dit en grec, sa croyance, toute l’étendue de sa croyance qui est à l’œuvre. Mais rien qu’une croyance, c’est à dire l’expression de ce qu’il désire, pas de ce qui est. C’est là qu’il prend ses désirs pour la réalité et nous autres pour des perroquets.

    Il nous dit en deuxième que la démocratie est une libre association où les sujets sont tour à tour, gouvernants et gouvernés. Ce n’est plus une croyance mais une opinion, une doxa qui reste vraisemblable mais non vraie, jamais relatée par les faits, ni attestée par l’histoire.
    Attention nous dit Tartuffe, cette opinion vraie reste vrai et sera toujours vraie même si elle n’est jamais vérifiée. Cela s’appelle un paradigme… un modèle… une sorte de pensée régulatrice … qui dit ce qui doit être sans se préoccuper de ce qui est.
    Nous voilà bien avancés. Mais la politique est un art (techné) rappelle Tartuffe et non une science (epistémé): moralité : il ne faut pas pousser le bouchon trop loin… juste ce qu’il faut pour sauver les apparences.

    En troisième, nous dit Tartuffe: de quoi on se plaint ? Quel est le vrai sujet de discorde: les hommes, les idées ou les institutions?
    Parce que pour lui, l’enjeu et le seul, c’est qu’on en arrive à ce que les hommes soient les maîtres de leurs décisions, n’est-ce pas ?
    Ou du moins qu’ils aient cette impression.
    Quoi? L’impression de paraître ce qu’ils ne sont.
    C’est là que l’on retrouve vraiment Tartuffe… l’être pour lequel il n’y a pas de différence fondamentale entre être et paraître… entre décider et l’impression de décider. Entre vraie et fausse liberté, la liberté étant un dénominateur commun entre les deux… merci pour la tartufferie messieurs les démocrates!
    C’est ce qui m’incline à dire ou redire, que la démocratie est sœur jumelle de l’hypocrisie… la vérité y est mais faussée, le peuple y est mais manipulé, le pouvoir y est mais doublé, la liberté y est mais corrigée…la Foi y est mais mauvaise !
    On n’en sort pas… on ne s’en sortira pas, tant qu’on n’a pas compris que les fins sont peut êtres démocratiques mais le s moyens ne le sont pas et ne le seront jamais…
    Cela me ramène à quelqu’un qui dit : trois maux caractérisent notre putain de civilisation : la modération, la correction et la répression.

    Trois progénitures démocratiques: modérez vos propos… rectifiez votre tir et réprimez vos désirs… se dit le peuple en votant… puisqu’il ne sait pas qu’il ne sait pas qu’il vote contre le peuple.
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/tartuffes/

  • Alain Jacques dit :

    Texte simple, clair mais pourquoi si difficile à faire admettre ?

  • enebre dit :

    Le vrai coupable,
    O toi l’homme libre qui mouille ton froc et se cache derrière le peuple en service et qui n’a de temps que pour s’occuper de sa famille et de son labeur.
    Mais oui, toi l’homme libre que fais tu hormis accuser ceux qui sont enchainé par ta faute, ta vrai grande faute de n’être pas, de n’être rien que du vent.
    Je te crache à la figure homme libre, de tout et capable de rien.
    J’ai déjà eu l’occasion d’en lire des âneries mais c’est le comble du nauséabonde.
    On ne demande pas au mouton que l’on tond de se défendre contre le loup, quel est donc ce genre de guide qui courent les rues et qui traite le mouton de pleutre et de responsable de son malheur.
    C’est toi qui est celui qui doit apporter le changement, c’est toi qui à le devoir de nous sortir des geôles, c’est toi qui es censé voir clair et de nous apporter la lumière du dehors.

  • enebre dit :

    C’est trop facile de faire croire au peuple qu’il est le responsable de son malheur, c’est en fait une traîtrise de plus envers lui, comme cette traîtrise de démocratie et le droit de vote.
    C’est même pas risible, nous savons tous très bien que le droit de vote est la grande supercherie des démocraties, l’être humain est constitué d’un caractère social bien connu de nos « élites » on ne demande pas aux fourmis d’élire leur reine, et si un jour les fourmis dans leur évolution en viendraient à s’interroger sur le sens de leur vie, la classe dirigeante de la fourmilière aura vite fait de leur proposer une démocratie pour leur faire croire qu’elles les acteurs de leur destinée.
    Il faut un champion pour sauver la condition du peuple, le peuple n’a pas la vocation d’être autre chose qu’un servant. S’il y a quelque chose à améliorer dans la condition humaine, il faut un homme libre qui transcende sa condition d’égoïste et qu’il embrasse la condition humaine, c’est lui qui va aller jusqu’au sacrifice de soi-même pour ses convictions.
    Enfin, nous venons de lire l’article de l’égoïste, il ne reste plus qu’à attendre la suite et que l’évolution de sa Ô grandeur il en arrive à l’altruisme.

  • echo dit :

    .
    .
    dans la meme veine…

    et de mem epoque… comme quoi nous ne sommes pas rapides de la comprenette

    « la greve des electeurs » d’octave mirbeau…
    (assez aiséee a trouver!)

    on sourit a les rapprocher des plus contemporains et en films aussi

    l’an01
    ne vivons plus comme des esclaves
    delaservitudemoderne.org
    la guerre est a peine commencée
    attention danger travail
    volem rien foutre al pais

    et le petit texte
    de bob black « travailler moi jamais »…
    agrementé de « l’ile aux fleurs » qques minutes aisée a trouver aussi

    *vive la desertion et l’action commune reflechie gaie et resolue!

  • Jean dit :

    Deux idées reprises dans « L’éloge de la fuite de Laborit »:

    « Quand on comprend que les hommes s’entre-tuent pour établir leur dominance ou la conserver, on est tenté de conclure que la maladie la plus dangereuse pour l’espèce humaine, ce n’est ni le cancer, ni les maladies cardio-vasculaires, comme on tente de nous le faire croire, mais plutôt le sens des hiérarchies, de toutes les hiérarchies. »

    « Lorsqu’une communauté d’intérêts permet à un groupe humain de renverser un jour le pouvoir établi, on voit aussitôt naître au sein du nouveau pouvoir une lutte compétitive pour l’obtention de la dominance… »

    Et ensuite un nouveau système hiérarchique se met en place et on est à nouveau prisonniers, alors pour être libre il est sans doute préférable de se détourner de tout système quel-qu’il soit.

  • enebre dit :

    Dire que c’est le peuple le responsable, c’est de la naïveté ou alors de la complicité.
    Va dire au troupeau de mouton qu’il est responsable de passer à la casserole, ce serait idiot n’est ce pas !

    Le mouton n’est pas responsable d’être un mouton, et son comportement… « criminel, à vos yeux » c’est dans sa nature que d’être un mouton.

    Lorsqu’un mouton humain devient chef, il subi une métamorphose carnassière pour devenir un loup.

    C’est ce sujet qu’il faut étudier pour que nous puissions continuer à vivre comme des moutons, et c’est aussi dans notre nature que d’aimer vivre en paix et en sécurité, même si ce n’est pas la meilleure voie (selon une théorie bien connue et nommée « de l’évolution »).

    Donc pour un monde plus tranquille, prémunissons de la métamorphose carnassière du statut de chef, par un artéfact du genre collier, car c’est bien au chef qu’il faut passer le collier et non au mouton, erreur commise jusqu’à ce jour, aller savoir pourquoi.

    Peut être que ce sont les mauvaises personnes qui obtiennent le droit de faire les lois.

    • yoshi120 dit :

      Je te donne la réponse en paraphrasant Cornelius Castoriadis citant Benjamin Constant :

      « De toute manière pour nous les Modernes, ce qui nous importe ce n’est pas de la participé a la politique (res publica). Tout ce que l’on demande à l’Etat c’est la garantie de nos jouissances. »
      De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes – Benjamin Constant 1819

      Donc la réponse est simple : la démocratie ne peut être un système fixé et théorisé au delà du temps, de l’Histoire et des civilisations. Je pense que la pensée anarchiste est la seule qui ai commencé à appréhender et conceptualiser l’Esprit de Révolte.

      L’anarchie n’est pas un but à atteindre mais l’anarchisme est la boussole même où la démocratie doit être le Nord. Sinon il y a risque d’échouer sur les iles du totalitarisme et de la servitude.

      Le conformisme est surement l’origine de tout et René Girard avec le désir mimétique nous fais comprendre une chose : l’individu cherche tout autant a se faire mousser des autres qu’il prend plaisir à humilier son prochain pour la compétition d’un objet qui peut être : femme, poste de travail, prestige…

      Enfin, l’éducation est surement une clé de voute d’une construction démocratique. Cependant on finis par tout déléguer à l’Etat dans cette idée que cette mégamachine bureaucratique est par essence objective, impartiale et désaliénante. Or aujourd’hui avec la théorie du genre on vois que le pouvoir devient de plus en plus totalitaire et que la libération ne viendra pas du Léviathan.

      En conclusion, il faut construire une nouvelle pyramide sociale. Mais on ne peut pas détruire celle existence puisque cela amène a l’attentat et a la violence qui étant toujours ponctuelle est réduite au silence et favorise les lois répréssives.

      Donc il faut démarrer une nouvelle pyramide sociale en parallèle de l’existant en construisant une autonomie par le réseau de production, de marchandise, de savoir, de débat… Un tel mouvement citoyen et silencieux pourrait produire beaucoup d’effets. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire car changer d’opinion est la première étape nécessaire mais changer ses attitudes demande une volonté et un courage rare.

  • enebre dit :

    L’esprit de révolte abouti à l’anarchie ou est ce l’anarchie qui engendre l’esprit de révolte, quelle importance… Est ce un exercice de style ou de gymnastique ?

    Et puis le conformisme, c’est ça l’être humain, il est ce qu’il est, le critiquer reste vain.
    Mais nous pouvons et devons y mettre des garde-FOUS.
    L’éducation est sûrement un des meilleurs remèdes que nous ayons, j’en conviens aisément.

    Mais dire que nous avons comme seul choix, la construction d’une nouvelle pyramide sociale en parallèle, là ! Ils vont applaudir… nos riches malades mentaux. Depuis la nuit des temps la carottes à toujours fait avancer les mules et les ânes.

    Aujourd’hui offrir cette solution aux victimes du fléau capitaliste c’est comme leur demander de faire un exercice d’apnée en immersion totale (dans la misère) le temps de la construction de votre nouvelle pyramide… juste un petit mille an… si tout va bien, oui le temps qu’il faut pour qu’ils changent encore une fois de nom et pour que nous les ayons suffisamment oubliés afin qu’ils puissent encore revenir en libérateurs et tout ça n’aura servi à rien, car pendant ce temps ils sont à l’abri et oeuvre à maintenant l’oppressive misère, rappelez vous ils ont tout ce qu’il faut pour des siècle à venir.

    Pour sortir d’une infestation de punaise de lit, vous connaissez sûrement ces suceurs de sang, le meilleur moyen, c’est l’éradication pur et simple, le reste n’est que poudre aux yeux.
    Le fait : Comment procéder à cette éradication, je dirais âmes sensibles s’abstenir, mais il vaut mieux dans tous les cas brûler le nid.
    Rappelez vous, on ne change pas les gens. Et ce dans tous les sens du terme.

    Oui je suis arrivé à la conclusion, que seule une solution radicale viendra à bout de cette catastrophe annoncée. Nous avons laissé, des malades mentaux prendre le pouvoir, une espèce (l’élite) dégénérée, nous devons en assumer les conséquences et prendre les mesures de sauvegarde de nous même et de notre planète, la contamination est déjà très avancée et nombreuse sont les personnes atteintes du syndrome «je veux j’ai je suis»

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