Le chat-bite en Irak sera frais et joyeux !

Le chat-bite en Irak sera frais et joyeux !

le 10 septembre, 2014 dans International / Alternational par

« Afrique adieu, belle Africa, ton cœur samba saigne autant qu’il peut, ton cœur s’en va »… C’est très certainement en fredonnant ces paroles chères à son cœur, de l’inénarrable Michel Sardou, que Papa Hollande décida de lancer la France dans un nouveau chat-bite, délaissant pour un instant – un instant seulement – Mali et Centrafrique.

Déjà, il y a un an, le chat-bite sur Damas dont Papa Hollande caressait frénétiquement l’espoir s’était trouvé mort-né, parce qu’en sa Maison Blanche le nègre de maison avait reçu l’ordre de laisser les missiles Hellfire bien rangés là où ils sont. Depuis, Papa Hollande rongeait son frein et guettait la première occasion de faire parler la poudre.

C’est pourquoi, lorsque le même nègre de maison lui suggéra aimablement – mais non sans lourdeur – de s’inscrire à sa grande coalition internationale du chat-bite, Papa Hollande n’allait pas minauder pareille invitation. Empêché de jouer chez les Alaouites, il allait pouvoir se rattraper en Irak sur les salafo-utiles de l’Etat islamique. Des « salafistes » décidément de plus en plus utiles à l’Empire, et pour cause.

Ragaillardi par ce beau projet, Papa Hollande n’a pas fait son difficile, même si le chat-bite promis est d’un genre particulier puisqu’il ne suppose pas l’envoi de troupes au sol, se limitant à des frappes aériennes. Pas de troupes au sol pour que cela ne ressemble ni à un come-back étasunien dans la région ni à un bourbier, les deux ayant d’ailleurs généralement tendance à ne faire qu’un. Enfin, pas de troupes au sol, encore faut-il le dire vite : le nègre de maison de Pennsylvania Avenue a dans ses cartons le projet d’envoyer des troupes « rebelles » syriennes mener des raids contre les éléments de l’EI en Syrie. C’est dans ce sens qu’il a récemment autorisé l’octroi de 500 millions de dollars pour aider les rebelles, dont chacun connaît la grande aptitude au combat…

Mais de cela, Papa Hollande n’en a cure, lui qui se rêve constamment en petit chef de guerre, vassal de l’ami américain. D’où le projet de réunir la semaine prochaine à Paris, les pays qui participeront au chat-bite international, après une visite éclair en Irak vendredi. Papa Hollande n’entend pas ménager ses efforts pour graver son nom quelque part, fut-ce dans les sables du Levant.

Mais la grande coalition du chat-bite risque d’être pour le moins complexe à mettre en œuvre, ce qui ne manquera pas d’occasionner certaines incongruités. Un exemple avec la Turquie, pays musulman qui a accepté de se battre contre l’Etat islamique lors du dernier sommet de l’Otan au Pays de Galles. Ankara n’est pas prêt de revoir la cinquantaine d’otages turcs détenus par l’EI, dont une majorité de diplomates. Surtout, la Turquie n’a eu de cesse ces deux dernières années de faciliter le transit par la frontière turco-syrienne de toute la clique anti-Assad, salafo-utiles compris.

Autre exemple avec l’Arabie Saoudite et le Qatar qui ont soutenu l’Etat islamique. Si Riyad a depuis plus ou moins fait semblant de réviser sa position, rien de tel en revanche de la part de Doha.

À ce jour, le nègre de maison washingtonien a déjà procédé à 145 frappes en Irak sur les positions de l’Etat islamique, en quelques semaines. Des frappes qui n’ont d’ailleurs même pas eu besoin de recevoir l’aval du Congrès. Papa Hollande est fasciné.

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