La victoire de Chavez: le triomphe de l’Amour en politique

La victoire de Chavez: le triomphe de l’Amour en politique

le 08 octobre, 2012 dans Inter-national, Modèle politique par

« Le véritable éloge d’un grand homme, ce sont ses actions et ses ouvrages », disait Robespierre. Que pourrais-je dire de plus utile à la gloire du Président Chavez que ne le ferait le message éloquent, aux yeux du monde, de sa réélection triomphale d’hier ?

Je pourrais dire que la vie de cet homme, malgré les mensonges et les conspirations de l’oligarchie, est un enseignement pour chacun de nous, que son œuvre a une portée universelle. Par son opposition ferme et résolue aux puissances de l’argent qui régissent nos vies, Hugo Chavez transmet un message à tous les peuples de la Terre: la résistance victorieuse à l’oppression est encore possible dans le monde actuel.

La vie de Chavez s’érige avant tout comme un message d’espoir.

Mais, bien plus que d’exalter en nous une espérance trop souvent déçue, sa vie constitue une ligne de conduite morale tracée pour les générations futures, elle est un exemple à suivre pour les témoins éclairés de ce monde : un exemple de courage, avant tout, pour avoir tenté, durant sa jeunesse, ce que peu d’entre nous auraient encore l’audace d’accomplir : braver les lois inquisitrices et faire le don suprême de sa vie à sa Patrie. C’est bien ce geste héroïque qui plaça définitivement Hugo Chavez dans les cœurs épris de justice et lui ouvrit simultanément les allées de la victoire démocratique et de l’Histoire.

Dès lors, sa vie devint un exemple de loyauté envers son peuple en ne cédant jamais, malgré la multitude de sollicitations que suscite l’exercice du pouvoir, à la tentation de la richesse matérielle et à la trahison des idéaux de sa jeunesse, sculptés dans « l’argile du peuple » par ses origines sociales modestes. Enfin, sa vie est un exemple de bon sens populaire déployé au sommet du pouvoir avec un sens aigu des intérêts de son pays, chacun de ses discours étant une ode à l’intelligence et au pragmatisme. Au contraire de nos froids bureaucrates, Chavez démontre, par l’amour pour son peuple qui émane de lui, que la raison ne peut développer toute sa puissance que lorsqu’elle est secondée par le sentiment et la vertu. Il faut avoir vu ces hommes et ces femmes, jeunes ou âgés, l’embrasser en pleurant à chaque apparition publique pour comprendre que le mobile de sa pensée et de sa conduite, n’est pas le succès d’une quelconque idéologie : c’est simplement l’amour de son prochain, mis au service d’une politique d’État.

Devant cette réalité, ses détracteurs à l’âme étroite, de gauche et de droite, l’accusent de vouloir exercer le pouvoir toute sa vie. Ceux-là, n’ont pas compris que pour Chavez, le pouvoir n’est pas un trophée mais un devoir. Sa nature noble et sensible aspire à goûter à des biens plus doux que l’âpreté du combat politique : celui de vivre en homme avec Dieu et la nature. Le cœur droit du vendeur de bonbons de Sabaneta a conservé cette puissante affection pour la nature et les choses simples de la vie, effacée chez la plupart des hommes par le goût des biens factices. Mais ce courage, cette loyauté et ce bon sens doivent pour lui être mis au profit de sa Patrie. Car Chavez est resté au fond l’humble soldat qu’il était jadis.

Chavez, c’est une pensée en action. 

C’est l’honnête homme porté au pouvoir à la suite d’événements qui le dépassent ; Chavez, c’est de son propre aveu « une brindille amenée là par un ouragan d’amour ». Voici les fondements de sa gloire et de notre profonde estime pour lui. Puisse l’écho de cet ouragan contribuer à soulever chez nous les germes d’un changement véritable, dans la droiture et avec humanité.

                                         Vincent Lapierre (Hugo Chávez, la page de réinformation)

9 Commentaries

  • Cedric L. dit :

    Triomphale ? Même aimant, il faut savoir nuancer. Chavez est réélu clairement. Mais c’est son plus faible score à une élection présidentielle, 54,5 % des voix, tandis que jamais un opposant à Chavez n’a fait le score atteint par Capriles. Quelque chose est en mouvement au Venezuela. Une scission sociétale de plus en plus claire : le score de Capriles, loin derrière, mais jamais aussi élevé pour un opposant face à Chavez (et avec mobilisation, au vu de la faible abstention), le rappelle.

    Il y a donc une belle élection. Mais aussi des éléments clairs d’une division forte et qui va continuer à grandir, dans la population vénézuélienne. Attention aux élections régionales de décembre prochain pour Chavez et son parti : l’opposition ayant cette stratégie payante de gagner localement pour couper les communes, puis les districts et des régions entières du chavisme et d’y faire des campagnes permanentes (une des raisons du score inattendu de Capriles [on attendait 35, 40 % maximum, pas 45 %]).

    Sachez donc nuancer, les envolées verbales de supporters sont bonnes pour le coeur. Mais dans les faits, les fameuses réalités, le triomphe n’a pas été aussi brillant qu’en 1998 ou lors du retour de 2002. On est même dans une élection finalement assez démonstrative de ce que je mettais plus haut : la division sociétale vénézuélienne est encore plus forte que je ne le pensais.

    Cedric.

    • Vincent Lapierre dit :

      Après 13 ans de pouvoir marqués par la diabolisation et la calomnie, obtenir la majorité dans 22 États sur 24 en rassemblant plus de la moitié de son peuple sur sa candidature, avec un écart de presque 10% avec l’opposant le plus proche qui, lui, bénéficie du rouleau compresseur médiatique national et international, je trouve que c’est une prouesse surhumaine et non une envolée lyrique de ma part.

    • Cédric dit :

      C’est un peu comme une course que tu gagnes avec 10 cm ou 10 mètres d’avance. Qu’importe ! La victoire est toujours difficile à obtenir surtout quand on ne triche pas…et le triomphe alors toujours légitime !

    • Gilbert dit :

      Mais que peuvent bien proposer localement ces hommes d’une droite pure et dure face à Chavez ? Faire mieux que lui sur le plan social et politique avec la démocratie en plus ? Je n’y crois pas un seul instant ! Je crois beaucoup plus à des campagnes diffamatrices dont nous n’avons plus que le souvenir, quand les curés montaient en chaire de vérité tous les dimanches pour rappeler de ne pas voter pour les « rouges » mangeurs d’enfants et violeurs notoires…Tromper et mentir quand on a les moyens colossaux de l’opposition vénézuélienne n’est pas très difficile mais cela n’a qu’un temps et les pauvres qui n’ont pas voté Chavez cette fois-ci le feront sûrement dans un avenir plus ou moins proche et ce n’est pas les 10% (et je vise large !) de nantis profiteurs qui resteront qui feront pencher la balance. Quel espoir formidable et quel exemple il donne au monde entier (celui des sans ou presque riens) , c’est possible et c’est déjà énorme comme résultat…

  • Excellent, ami robespierriste ! Merci à Diktacratie !

  • Maria dit :

    Buenos dias! Bonjour! Je suis tres fiere de ma patrie « Venezuela » Bravo a son courage,sa participation,Chavez c’est Le President du peuple!!! « Corazon de mi patria » , » TE AMO » amor con amor se paga.. Gloria al Bravo Pueblo!!!Nunca volveremos atras.. Venezuela es de todos! Bolivar tiene Identidad!!! Los pueblos tatino-americanos, tienen esperanza.. Y seguiremos hacia adelante… Hasta que la Libertad,igualdad y fraternidad.. Sea el valor universal ,ridiendo honor a mi segunda patria:France.

  • Ghislaine69 dit :

    Résistance, démocratie et loyauté triomphale!
    Bravo au peuple bien représenté par son GRAND président.

  • LG dit :

    Notre Chavez, c’est Marine Le Pen !

    • Y a quand même une grosse différence entre le patriotisme socialiste en acte de Chavez et le nationalisme bourgeois en discours de Marine !

      Des Chavez y a qu’un et c’est pour cela que l’on doit continuer à s’inspirer de sa révolution si nous voulons du vrai changement, si nous voulons un monde plus juste et équitable…..

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