La politique est la servante du marché

La politique est la servante du marché

le 31 janvier, 2013 dans Dictature de l'économie, Philosophie politique par

Aujourd’hui, la politique n’est qu’un monde d’affaires. Elle est la servante du marché.

La mécanique est simple : elle n’est qu’un rapport d’intérêts. Elle se reproduit et s’accroit en fonction de valeurs financières. Ces dernières s’enfouissent sous des modalités politiques plus à même d’abuser le citoyen latent que de superviser ses appétits exponentiels. Ainsi ces protocoles offrent un semblant d’éthique là où il n’y a que volonté de persévérer pour se maximaliser.

On parle même de main invisible, de marché auto-régulé afin, justement, d’éviter de regarder l’origine d’une crise qui semble dès lors inexorable.

L’argent est roi ; il peut tout, il est le nerf de la vie. Si l’on veut subsister l’on doit se pendre à ses tentacules. Tous les pouvoirs sont animés par elles. Sans capital nous ne sommes que fantômes. Les peuples sans guerre n’ont pas eu d’Histoire, ceux sans argent n’ont pas d’existence.

Avoir c’est être, mais être c’est surtout subir ceux qui ont.

La culture du profit, le désir de richesse et la folie consommatrice caractérisent les malades d’un marché qui n’ambitionnent que sa bonne santé. Une bonne santé qui ne peut que prospérer par la contagion de tous.

Les institutions financières organisent le pillage et le bénéfice des richesses du monde entier avec la bénédiction des gouvernants qui abusent de ces extorsions pour densifier leurs pouvoirs. C’est ainsi qu’ils légalisent le vol des ressources étrangères. C’est ainsi qu’ils taxent ceux qui ont moins mais qui peuvent quand même donner. C’est ainsi qu’ils socialisent les pertes des banques spéculatives. C’est ainsi qu’ils ménagent l’inégalité car… sans ces disparités l’argent n’aurait aucune raison d’être.

La pauvreté est la condition de possibilité de la richesse. C’est pourquoi l’argent aime la misère. Il l’agence pour que les plus démunis paient le capital qu’exploitent nos pythagoriques ploutocrates.

7 Commentaries

  • orgerus dit :

    Ce genre d’article c’est sympa, mais quelle branlette!
    D’ailleurs vous en êtes une belle bande de jeunes branleurs. Un troupeau de branleurs.
    Apprenez d’abord qu’un pays sans syndicat c’est une dictature. Comme l’Iran par exemple. J’attends toujours la preuve de sa démocratie!
    Vous pouvez vous marrez, caricaturez les délègués, mais sans eux pas de contestations, pas de liberté d’expression et donc pas de démocratie. Les Coluche, les Hérvé Dumont, c’est comme partout, y a du bon et du mauvais.Jamais à Sud on s’est plié, même en période électorale. Et le peuple le sait et compte sur nous, pas sur une bande de jeunes puceaux qui se branlent sur un site à l’idéal dépassé.
    Tout le monde sait que c’est le fric qui gouverne, et vous faites quoi pour changez ça? Ecrire?… pour nous reprocher d’agir avec les moyens du bord, qui je le rappelle sont ceux d’une démocratie en bonne santé et non corrompue comme vous l’écrivez…

    • PELOSATO dit :

      Bonjour,

      Je suis un ancien ouvrier, maintenant invalide de deuxième catégorie (quand « travail » tu me tiens jusqu’au bout!). Les syndicats ne valent pas grand chose depuis qu’ils sont subventionnés par l’Europe. Je crois que de nos jours; pas mal de personnes « s’engouffrent » dans ces paradis (peut être pas fiscaux pour tous, enfin) Du corporatisme à tout va. Alors vos leçons de moral… A la culpabilité….

  • Orgerus, tu es aussi caricatural que ne l’est ton syndicat « Sud » ! Car, si nous étions dans une démocratie réelle, les syndicats comme les partis politiques n’auraient pas lieu d’être. Cette partition des pouvoirs serait dissout de fait, pour être rendu à chacun, à chaque citoyen, qui impliqué dans la vie sociale et politique de leur cité (en tant qu’acteur et non qu’électeur) serait en mesure (par la logique des masses et du bien commun) de défendre ses intérêts prédominants ! Oui, l’argent gouverne le monde et entre les mains du plus grand nombre, il nourrirait de raisonnable vertu. Car l’on voit bien que la caste possédante, s’avilit à mesure qu’elle enrichit son pouvoir, entre avarice et luxure, crimes et châtiments !
    Et non, nous ne sommes pas là pour la branlette, mais pour participer à l’émancipation des consciences, qui est le moyen premier pour commencer à lutter, et se lever contre notre esclavage moderne, qui se joue bien des syndicats d’ailleurs…
    Les Iraniens eux, ont fait leur révolution ! Je te conseille d’y jeter un oeil par une autre lorgnette que celle de nos télés vendus aux lobbys militaires-industriels et banquiers !
    Tu sais Orgerus, nous avons tendance à nous prendre pour la fleur de l’humanité, mais nous devrions faire preuve de plus d’humilité, je t’assure.

  • Ahmed dit :

    Cela fait un certain temps maintenant que je lis vos articles et que je les partage. Et ce qui est ressorti de mes lectures sur votre site, c’est que, bien loin d’être des branleurs comme certain le pense, vous avez tous un style différent et votre envie d’être compris car, quelques parts, au-delà du plaisir décrire, vous souhaitez atteindre le plus de monde possible, au travers de ces idées essentielles, je le ressent bien…Vouloir que le monde change et faire de ce monde, ou de ce pays pour commencer, un paradis. On replace l’humain au dessus de tout et fini la loi de jungle. Pour une meilleur société et un meilleur avenir pour nos enfants…Je me trouve un peu candide à écrire ça, pourtant, je vous encourage à continuer!!!

    • Merci Ahmed, tes encouragements et ton commentaire nous font beaucoup de bien. Tu as bien compris l’essence de notre site. Et n’hésite pas à y revenir témoigner, ta candeur apporte de la fraîcheur là où d’autres balancent leur venin…
      A bientôt.

  • L'air de rien dit :

    Déjà, ça fait plaisir de te voir par ici Orgerus (plutôt que de te savoir réfugié dans tes riantes Yvelines camarade), et de constater que tu ne peux plus te passer de Diktacratie… Un bon point pour toi ! Ce sentiment d’attrait mêlé de rejet, il est délicieux, n’est ce pas ?

  • je hais les cookies dit :

    « chaque citoyen, qui impliqué dans la vie sociale et politique de leur cité (en tant qu’acteur et non qu’électeur) serait en mesure (par la logique des masses et du bien commun) de défendre ses intérêts prédominants ! » comme c’est beau ! et irréaliste ! « la logique des masses et du bien commun », – claquez dans les doigts ! – ça se passe comment, concrètement ? pourriez me faire un dessin ?
    Sans syndicats je ne vois pas. La lutte des classes on ne peut pas faire l’impasse dessus.

    Concernant l’Iran, il faut lire les infos : http://insideofiran.org/fr/categoryblog/1308-conflit-tres-mediatique-entre-ahmadinejad-et-le-pouvoir-judiciaire.html
    un pays où le président de la république se fait taper sur les doigts par le pouvoir judiciaire (ce n’est pas en France que ça risque d’arriver), et où ceux-ci se tirent dans les pattes et se chamaillent publiquement (avec sans doute beaucoup d’hypocrisie de part et d’autre, comme toujours) n’est pas une dictature ! C’est tout simplement une république (on sait comment ça se passe !). D’abord dans une dictature quand il y a des conflits de clans ça se fait en secret, personne n’en parle publiquement.

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