La malédiction de Canaan

La malédiction de Canaan

le 19 mai, 2014 dans Provoquer le débat par

La malédiction de Canaan est un mythe, issu de la Genèse, ayant favorisé, de par ses abondants commentaires, la propagation d’un préjugé foncièrement funeste pour les Noirs. Cet épisode biblique, décliné sur des siècles par des théologiens de tous bords, aura accessoirement permis de justifier et légitimer l’entreprise esclavagiste transsaharienne et transatlantique.
Aussi, ce mythe contribua, d’un coté, à soulager nos consciences vénales et mutilées, et de l’autre, à servir la raison des princes et des marchands. Rien n’est sacré pour l’appât du gain…
Enfin, on ne peut nier son influence encore récente dans l’institution de l’apartheid en Afrique du Sud, dans les conflits de la région des Grands Lacs ou dans les relents racistes des populations sudistes étasuniennes.
Mais revenons à la racine de ce mal et tentons de mieux comprendre les rouages de ce qui l’a autant altéré. Reprenons donc, dans un premier temps, le texte de la Genèse (9,18-27) :

Sem, Cham et Japhet étaient les fils de Noé qui sortirent de l’arche ; Cham, c’est le père de Canaan. Ce furent les trois fils de Noé, c’est à partit d’eux que toute la terre fut peuplée. Noé fut le premier agriculteur. Il planta une vigne et il en but le vin, s’enivra et se trouva nu à l’intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et il en informa ses deux frères au-dehors. Sem et Japhet prirent le manteau de Noé qu’ils placèrent sur les épaules à tous deux et, marchant à reculons, ils couvrirent la nudité de leur père. Tournés de l’autre coté, ils ne virent pas la nudité de leur père. Lorsque Noé, se réveillant de son ivresse, sut ce qu’avait fait son plus jeune fils, il s’écria : « Maudit soit Canaan, qu’il soit le dernier des esclaves de ses frères ! » Puis il dit : « Béni soit le seigneur, le Dieu de Sem, que Canaan en soit l’esclave ! Qu’Elohim fasse sa part à Japhet, mais qu’il demeure dans les tentes de Sem et que Canaan soit son esclave ! »

En quelques lignes naissent ainsi la justification religieuse de la servitude. Mais, difficile de déceler objectivement un quelconque rapprochement entre la malédiction de Canaan, l’Afrique et la couleur noire. D’autres facteurs occasionneront donc ces méprises. Détaillons-les.

Généalogie d’un avatar

« Canaan » signifie étymologiquement « le pays bas » et désignait ainsi le nom de terres en plus de celui d’une personne. Sans doute ces territoires ennemis où vivaient les Cananéens, ou peut-être ces « terres chaudes » à l’Ouest et au Sud d’Israël pouvant correspondre à l’Ethiopie, l’Egypte et la région au sud de la Mer Rouge. Nous y reviendrons plus tard…
« Misraïm », un autre des fils de Cham – et donc frère de Canaan – désigne l’Egypte dans les livres saints des trois religions révélées. Par ailleurs, à quatre reprises la Bible désigne l’Egypte comme « terre de Cham » (PS 78,51 ; 105,23 ; 105,27 ; 106,27). Enfin, une des quatre sources de la Torah, le document jahviste, cite le mot « Kemet » comme la racine biblique kam de « Cham » ou « Ham » ; Kemet – ou Kemi -, nom antique de l’Egypte, signifiant aussi « terre noire » (et non « terre des Noirs »), en référence au limon fertile déposé chaque année sur les rives par les crues du Nil.
Dans la Septante – la Bible traduite en grec – le mot « Aetiops » signifie « visage brûlé » et nomme simultanément la personne et le pays de Kush – autre frère de Canaan et fils de Cham. Et, dans le langage rabbinique, « Kush » signifie « noir ». Sans oublier que les peuples de Kush bénéficient d’une belle et puissante réputation dans la Bible, comme ceux vivant, par exemple, sur les rives du Nil de l’actuel Soudan (Nb 12,1 ; 2R 19,9 ; Jr 38,7). A noter, aussi, qu’une des femmes de Moïse est kushite (Nb 12,1).
Difficile, alors, d’interférer la malédiction de Canaan avec la couleur de son frère Kush, parce que dans ce cas de figure le Noir serait le maître de Canaan et non l’inverse !

Nulle part, donc, dans la Bible l’on trouve une quelconque condamnation des Noirs à l’esclavage. Il faudra attendre certains commentaires issus du Talmud babylonien, au VIème siècle après J.C.

Mutilations talmudiques

Le Midrash Sanhedrin, par exemple, spécifie que la malédiction devenue entre temps celle de Cham et non plus celle de Canaan (alors que Cham béni de dieu ne pouvait être maudit et ce, même si c’était lui qui avait commis la faute) –, consista au noircissement de « sa peau », de « son âme » ou au fait d’être « charbonné » (108b). Quelques autres commentaires décrivent les descendants de Cham et Canaan avec yeux rouges, malformations des lèvres, cheveux bouclés et se promenant nus.
Mais, et c’est là le plus déroutant, dans de nombreux midrashim nous pouvons lire une réprobation de Cham pour avoir, aussi, sodomisé Noé (Sanhedrin 70a).
Plus on confronte ces exégèses talmudiques, plus elles paraissent insensées : ici, on rapporte que Kush était de couleur olive avant d’être noirci par Dieu parce qu’il avait été le plus ardent à la construction de la tour de Babel ; là, Jacob ben Eléazar de Tolède écrit que « les esclaves noirs sont fils de Cham » ; le rabbin Saadia Adani soutient que « Japhet et ses fils sont blancs et magnifiques, et Cham et ses fils sont noirs comme le corbeau » ; enfin Ovadia Sforno (célèbre rabbin de la Renaissance) révèle que si « Cham voit la nudité de son père c’est Canaan qui le castre » !

Tous ces commentaires rabbiniques ont incidemment un dessein bien précis : conforter les juifs dans leur destin de peuple élu. Dans le livre de Josué nous pouvons lire comment Israël lutta et conquit les cananéens (population dans la partie du Proche Orient située alors entre la méditerranée et le Jourdain). Les enseignements rabbiniques sont là pour rappeler qui Dieu a récompensé et qui il a puni, et que, même si l’ennemi cananéen a disparu, Canaan demeure le symbole du mal et de l’idolâtrie. Une propagande religieuse, déclinée de manière perfide et extravagante, condamnant au noircissement et à l’esclavage tous ceux mettant en danger l’existence d’Israël et désobéissant à Dieu.

Exégèses patristiques

Les Pères de l’Eglise ont aussi spéculé sur le geste de Cham. Plus de 250 commentaires, dont certains plus que troublants. A commencer par Théophile d’Antioche précisant que c’est Canaan le châtreur de Noé. Puis, Jean Cassien affirmant que Cham aurait incité au mélange des races dans l’Arche ! Souillure, dépravation, perversion ou corruption, les mots ne manquent pas pour souligner ce crime qui aurait dû périr dans le Déluge, comme Dieu l’avait exigé. D’où la punition : rendre impur Cham en le noircissant.
D’autres théologiens n’hésitent pas à parler d’orgies sexuelles entre Cham, Canaan et les femmes de Sem et Japhet !
Philon, Origène et Ephrem de Nisible, quant à eux, évoquent clairement la couleur noire de Cham. Ephrem de Nisible surtout, identifiera sans détour la malédiction et la négritude en écrivant : « Maudit soit Canaan et que Dieu rende noir son visage. »
Quelques siècles plus tard les propos deviendront encore plus virulents. En 1544, Luther dépeint Canaan avec les couleurs les « plus laides » et les « plus noires ». Il admet, à l’instar de Gilbert Genebrad dans sa Chronographia de 1570, que les descendants de Cham ont occupé toute l’Afrique. En 1575 le dominicain Francesco de la Cruz déclare devant le tribunal de l’Inquisition que « les Noirs sont esclaves par la juste sentence de Dieu contre les péchés de leur père. En signe de leurs péchés Dieu leur donna cette couleur. » Cent ans plus tard, le protestant Jean-Louis Hannemann proclame : « tous les Noirs, où qu’ils habitent sont maudits et destinés à l’esclavage pour mille générations. »

Globalement les théologiens chrétiens estimaient donc que le péché de Cham entraina l’esclavage de ses descendants… noirs. Et, miracle d’un christianisme opportuniste : pour relativiser des siècles d’exégèses racistes il suffira de rappeler les desseins réconciliateurs d’un Christ sauveur rassemblant au final les nations de Japhet, Sem et Cham pour mieux édifier l’Eglise

Littératures musulmanes

Jamais dans le Coran le critère de l’esclavage n’est une question de race ou de couleur de peau. Néanmoins dans la littérature islamique, celle-là même qui aida à populariser la doctrine musulmane, les auteurs arabes ont véhiculé rapidement de violents préjugés à l’encontre des Noirs – bien pratique aussi pour avaliser leurs rafles transsahariennes -, et ce toujours en rapport avec l’offense de Cham à Noé et la malédiction sur sa descendance.
El-Djelal-Siouti est le premier à parler de peau noire à propos de Cham. Il écrit précisément que ce dernier contempla la nudité de son père Noé alors que celui-ci prenait un bain. Noé, indigné, maudit ensuite son fils. Le verbe ici utilisé « sada » signifie à la fois « maudire » et « rendre noir ». Cham devint ainsi noir et père des Soudanais destinés à être les esclaves des enfants de Sem et Japhet.
Ibn Hisham est, quant à lui, le premier à reprendre les récits talmudiques relatant la transgression d’ordre sexuelle de Cham. Tout autant qu’Ibn Sa’d, Ya’qûbî et Ibn Qutayba, il influencera particulièrement le travail d’Al-Tabari retraçant l’histoire de Cham concevant un enfant (Kush) pendant le Déluge, avant de se faire châtier pour avoir transgressé l’interdiction des rapports sexuels dans l’Arche. Il écrit alors que Dieu le maudit en le faisant naître noir et de lui naquirent les Ethiopiens et tous les Africains noirs !
Plus âpre encore, Mutahar Ibn Jahir al Maqdisi, un contemporain d’Al-Tabari (Xème siècle donc), soutient que « les Zanj (Africains des côtes ou de l’arrière pays) ont la peau noire, le nez plat, les cheveux crépus. Ils sont peu intelligents et comprennent fort peu de choses. » Ces propos rappellent ceux tout aussi terribles d’Ibn Qutayba : « Les Noirs sont laids et mal bâtis parce qu’ils vivent dans un climat chaud. La chaleur les cuit par trop dans la matrice, et frise les cheveux. Les mérites des peuples de Babylone sont dus au climat tempéré. »
Enfin, Djahiz dans son Kitab al-Burkhala décrit les noirs comme les « moins intelligents », et dans son Kitab al-Hayawn comme « les corbeaux de l’humanité ».

Avec l’expansion de l’Islam se développa l’esclavage. Tropisme impérial inéluctable. Ainsi, à partir du Xème siècle, le noir fut considéré comme un être déficient destiné au servage. Même islamisé ou bon guerrier le Noir demeurait inférieur à l’Arabe. Le mythe cananéen, alors travesti pour justifier les nécessités islamiques de l’époque, s’inscrivait pourtant contre le texte du Coran prônant l’égalité des races…

Les hommes sont des conquistadors et leur hégémonie semble toujours plus légitime quand elle se pare des philanthropies pieuses de leur livre saint, tout du moins de celles de leurs nombreux commentaires, dans lesquels s’en trouvent toujours de propices à leurs malversations. Toutes ces variations religieuses sur le thème de la malédiction de Canaan ont permis, dans une alchimie dont seuls les trafiquants de transcendance ont le secret, d’enchanter l’intolérable. Et, notre Histoire en pâtit d’autant plus qu’elle reproduit ce cercle vicieux en l’auréolant de fantasmagories divines…

8 Commentaries

  • Rutas dit :

    Bonne argumentation, merci !!!

  • sazer dit :

    en tant que musulman je demande pardon a nos frères de couleurs car en lisant ce texte j’ai honte ( certains ont utiliser notre religion pour avoir eues de tels actes ) ils ont répondront le jour du jugement devant notre créateur a tous

  • paulmohamed dit :

    Bonjour ! La lecture de  » la malédiction de Canaan  » m’a frappé car nombreux sont ceux qui croient encore que l’ancien testament,ses malédictions et ses punitions s’appliquent toujours meme à ceux qui ont accepté Jésus dans leur vie .Je voudrais simplement signaler que quiconque croit en Jésus-Christ comme seigneur et qui croit au sacrifice de Jésus sur la croix est libéré de la malédiction de la Loi (ancien testament )et est pardonné .Désormais la seule Loi qui s’applique c’est « tu aimeras ton prochain comme toi meme « ! « si quelq’un est en Christ c’est une nouvelle création;les choses vieilles sont passées:voici toutes choses sont faites nouvelles « 2ème Epitre aux Corinthiens chap.5 verset 17 . »Le pricipe de la foi a été donné à ceux qui croient en Jésus.Avant que la foi vint nous étions gardés sous la Loi .Vous qui avez été baptisés pour Christ (accepté personellement !) vous avez revetu Christ; il n’y a ni Juifs ,ni Grecs,ni esclave ,ni homme libre; ni male ,ni femelle; car vous etes Un dans le Christ Jesus !  » Epitre aux Galates chap;3 verset 22 à 28 .Alors au diable toutes ces théories qui n’ont plus cours avec Jésus !L’Amour de Dieu en Jésus est la seule valeur ethnique ,raciale et véritablement humaine dans ce monde dure et violent .Ceux qui veulent justifier leur intelligence ,leur statut social ,leur pouvoir ,leur « perfection terrestre « en utilisant les Lois Divines des Livres Saints ont déja ratés le train céleste car Les Lois Divines prouvent simplement leur incapacité à les respecter et montrent le chemin humble du besoin de pardon de Dieu ainsi que Sa miséricorde .Alors chers freres de Canaan réjouissons nous de notre fraternité celeste et de la grande famille que Dieu construit !(et pas l’homme !)

  • Désert dit :

    Dans l’Islam, le racisme est strictement interdit car considéré comme satanique.
    C’est pourquoi, il n’’est pas permis à un musulman de faire la distinction entre les gens sur la base de ces critères auxquels l’’Islam n’’attache aucune importance, si ce n’’est la nécessité de l’’identification. L’’Islam fait interdiction au musulman de se vanter de sa lignée, de sa noblesse, de son rang ou d’un titre quelconque. Le nationalisme n’est pas permis, car ça créer le racisme et la xénophobie.

    Le prophète Muhammad a dit : « Dieu ne regarde ni vos formes ni vos corps mais Il regarde vos cœoeurs et vos actions. »
    « N’’est pas des nôtres celui qui prône le racisme, ni celui qui se bat ni celui qui meurt pour une cause raciste » hadith
    Il a réaffirmé ces principes lors de son discours d’’adieu :
    « Ô gens votre Dieu est Un et votre ancêtre est un. L’Arabe n’a aucun mérite sur le non Arabe, ni le blanc sur le noir, sauf par la piété… « Ô gens, vos sangs, vos biens, vos honneurs sont inviolables jusqu’’à la rencontre de votre Seigneur, aussi inviolables que ce jour-ci, en ce mois-ci dans ce lieu-ci. »
    Il apparaît ainsi que la couleur, la race, le rang social, la nationalité, l’’origine n’’ont aucune valeur en Islam. Il n’’y a pas de supériorité d’’une race sur une autre ni d’une couleur sur une autre. Les gens sont égaux comme les dents d’’un peigne, disait le Prophète.
    L’’histoire nous enseigne que grâce à l’’Islam, la communauté musulmane a pu intégrer en son sein des gens de couleurs et d’’origines différentes, de catégories et de croyances différentes, de rangs différents.

    Le racisme est un mal d’’origine satanique. Iblis (satan) fit acte de racisme en refusant de se prosterner devant Adam, prétendant être mieux que lui : « Tous les Anges se prosternèrent à l’’exception d’’Iblis qui s’’enfla d’’orgueil et fut du nombre des infidèles. Allah lui dit :
    « Ô Iblis, qui t’’a empêché de te prosterner devant ce que J’’ai créé de Mes mains ? T’’enfles-tu d’’orgueil ou te considères-tu parmi les hauts placés ? » « Je suis meilleur que lui, dit (Iblis,) Tu m’’as créé de feu et Tu l’’as créé d’argile. » 38.73-76;7.2

    Selon ces versets, le Prophète de l’Islam insistait sur l’unité absolue dans la variété da la race humaine. Dans le célèbre sermon de son pèlerinage d’adieu, il déclarait : « Ô gens! Vous êtes tous d’Adam et Adam a été créé de poussière. Aucun arabe ne doit être préféré à un non-arabe sauf en vertu de sa piété ».
    Dans une autre tradition, il a dit : « Dieu ne regarde pas votre image ou votre couleur mais il regarde votre coeur (intentions) et vos actions. Les créatures sont des personnes à la charge de Dieu et les plus proches parmi elles pour Dieu sont en vérité les plus utiles aux personnes qui sont à Sa charge ».

    Le Prophète de l’Islam insistait sur l’unité absolue dans la variété de la race humaine. Dans le célèbre sermon de son pèlerinage d’adieu, il déclarait : « Ô gens! Vous êtes tous d’Adam et Adam a été créé de poussière. Aucun arabe ne doit être préféré à un non-arabe sauf en vertu de sa piété ».
    Dans une autre traduction, il a dit : « Dieu ne regarde pas votre image ou votre couleur mais il regarde votre coeur (intentions) et vos actions. Les créatures sont des personnes à la charge de Dieu et les plus proches parmi elles pour Dieu sont en vérité les plus utiles aux personnes qui sont à Sa charge ».

  • sekhmet dit :

    Pouvez-vous nous prouver objectivement que « Kemet » signifie « la terre noire » et non « la terre des noirs »?
    merci.

    • Sekhmet, j’ai recoupé l’information à plusieurs niveaux.(Tu imagines, étant un camarade de Kemi Seba, je ne pouvais affirmer cela sans avoir vraiment vérifié !) Tous les « historiens » sont formels : « kemet » signifie « terre noire ». Il n’y a qu’une personne qui remet en cause cette traduction c’est Cheikh Anta Diop dans son « Nation Nègres et Culture ». Mais en le lisant attentivement, on s’aperçoit qu’il postule sa traduction sans apporter d’éléments déterminants… sans doute pour appuyer ses thèses singulières – qui pourtant n’avaient pas besoin de cela pour être validées, d’ailleurs une telle approximation pourrait au final le discréditer…mais bon, c’est un autre débat !
      Enfin, il te suffit de lire, par exemple, la Bible ou Hérodote pour t’apercevoir que les grands peuples Noirs évoqués sont situés à chaque fois au sud des terres égyptiennes (Actuels Soudan, Erythrée, ou Ethiopie).

  • sekhmet dit :

    Je vous ai demandé des PREUVES sur ce que vous avanciez, mais non de la littérature. donc vous n’en avez point.à part mobiliser les regurgis negrophobes d’egyptologues du siècle dernier. (TOUS les historiens)dites vous? je vous trouve bien péremptoire et catégorique!!! A mons que vous ne parliez ques des historiens falsificateurs de l’histoire des Africains? je ne vais pas vous faire un cours d’egyptologie mais si dans votre texte vous corroborer ce que disent les textes sacrés, à savoir que cham est l’ancêtre biblique des « noirs » et affirmer dans le même temps ceci: »Enfin, il te suffit de lire, par exemple, la Bible ou Hérodote pour t’apercevoir que les grands peuples Noirs évoqués sont situés à chaque fois au sud des terres égyptiennes (Actuels Soudan, Erythrée, ou Ethiopie). », c’est à ne rien y comprendre!!!!!
    donc pour vous cham, kam, kemet découlent de la même racine mais kemet ne peut (moi j’entends ne « doit ») surtout pas vouloir dire le pays des noirs.voir la façon dont vous insister dans votre texte pour le crier!
    En fait je croyais que vous étiez sérieux, un site sérieux, mais je me rend compte que cela s’arrête là où commence l’histoire des Afros. c’est pathétique. et cela l’est encore plus quand vous mobiliser herodote pour servir vos négations. lisez le livre II et le chapitre consacré à kemet. « les egyptiens ont la peau trés noire et les cheveux crépus ». et herodote est un témoin oculaire. et vous voulez lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. c’est de la malhonnêteté intellectuelle.
    vous mobilisez aussi Diop, que vous n’avez jamais lu, en essayant au passage de brocarder ses travaux??!!!!!
    avez vous jamais entendu parler de la conférence d’egyptologie en 1974 au caire?
    avez vous lu le rapport final de ce colloque? partie français, étaient présents ses 3 plus grands egyptologues: sauneron, vercoutter,leclant….
    lisez au moins le rapport de ce colloque avant de tenter de discréditer, du haut de votre suffisance, armé de votre seule ignorance ou de votre negrophobie(les 2 sont souvent liés).je vous croyez sérieux!!
    Pour en revenir au terme kemet, ce terme est ecrit avec le NIWT ou déterminatif 049.or le niwt est utilisé en hieroglyphique que pour symboliser une agglomeration une zone habité. donc kemet pour faire court fait référence à des hommes…. c’est comme aujourd’hui quand on parle d’afrique noire, fait-on référence à la terre ou aux hommes??
    essayer de traduire en hieroglyphique ces 2 termes:
    1)les boeufs noirs
    2)les hommes noirs
    après seulement vous pourrez nous dire si kemet s’applique à la terre et non aux hommes.
    A un moment il faut arrêter de prendre les gens ou les lecteurs pour des C… et garder dans la sphère privée cette propension negrophobe de vouloir séparer l’Égypte de la civilisation negro africaine.
    d »ailleurs depuis Diop il n’y a plus grands monde pour soutenir de telles thèses, sauf pour les africanistes egyptomanes et leurs disciples.
    et enfin je vous prierai de méditer ceci: Parfois, mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute la dessus.
    j’espère juste que vous serez assez honnête (une qualité rare de nos jours, n’est ce pas?) pour publier mon texte et que vous ne vous contenterez pas de me censurer.
    merci

    • Sekhmet, tu peux me traiter de négrophobe et remettre en cause mes lectures de Cheikh Anta Diop ou Hérodote, ça ne pourra que plus discréditer ton commentaire…Tu ignores toute l’étendue de mon travail depuis plus de trois ans (d’après toi pourquoi Kemi Seba himself m’a demandé dans un premier temps de l’aider à mettre en place son blog panafricanisme 2.0 ?).
      Ensuite tu n’as absolument rien compris au contenu de mon texte.
      Enfin ton arrogance et tes insultes ne peuvent dissimuler tes carences en la matières. Tu peux faire le perroquet du « petit manuel du Diop illustré », mais je t’invite à lire ce grand intellectuel vraiment dans le texte, de même qu’Hérodote. C’est long et fastidieux, certes, mais ça t’évitera de répéter une certaine propagande afro , que par honnêteté intellectuelle je ne peux ici cautionner (Parce que tu lis les hieroglyphes toi ? Ou tu répètes ce que tes maîtres-penseurs t’ont affirmé ?).
      Et pourtant, j’ai à plusieurs reprises fait l’éloge du travail phénoménal de Diop (et d’autres que tu ne dois sans doute pas connaître…), mais derrière j’ai lu aussi les livres auxquels il se réfère, et c’est là que tu découvriras certaines…comment dire…révisions mal intentionnées.
      Hérodote, par exemple, lis le aussi dans le texte et ne reprends pas l’extrait cité par Diop, tu te rendras compte de certaines choses…
      Le célèbre colloque de 1974 ne suffira pas à infirmer toutes tes spéculations, bien au contraire…
      Donc du travail, mon ami, beaucoup à faire avant de revenir cracher sur nous, et surtout un peu de politesse dans ton fiel permettrait de débattre plus sérieusement…En même temps peut-être recherches-tu autre chose… à soulager un ressentiment, des failles intellectuelles, où je ne sais quoi…Tu t’es trompé d’endroit en tout cas, car ici on avance, tous ensemble, sans pousser ses contradicteurs dans les égoûts !

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