La fête à Bibi

La fête à Bibi

le 18 décembre, 2014 dans Inter-national par

Ce mercredi 17 décembre 2014, Bibi la menace n’avait pas l’âme latino à se trémousser au son des salseros en éclusant les Cuba Libre. Son courroux n’avait d’égal que sa très mauvaise humeur, toute noire, celle des jours où il ne fait vraiment pas bon sortir un petit sioniste, un gros non plus.

C’est que la journée a été du genre pénible, un vrai cauchemar éveillé. Entre le matin et le soir, les Palestiniens ont soumis au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution réclamant la fin de l’occupation israélienne d’ici à 2017, le Parlement européen a voté un texte affirmant son « soutien de principe à la reconnaissance de l’État palestinien », et les représentants de 126 États, réunis à Genève, ont rappelé l’obligation de respecter le droit international humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés ainsi qu’à Jérusalem-Est, appelant au passage à enquêter sur les crimes de guerre commis par Israël en violation des accords de la Convention de Genève

Pas mal pour une seule journée, surtout au vu de la grosse cerise sur le gros gâteau de la fête à Bibi : au Luxembourg, la Cour de justice de l’Union européenne a retiré le Hamas de la liste des organisations terroristes de l’UE !

Même si la résolution palestinienne risque de se heurter à un veto, même si la décision légale concernant le Hamas ne figure en rien un quelconque changement de ligne politique de la part des 28 États membres, même si rien de ce qui s’est produit ce mercredi n’aura d’incidence favorable sur le sort des « Palestichiens » – tels que Bibi les voit- tout ça fait beaucoup à prendre pour un seul fondement, fusse-t-il accueillant.

Devant un tel déferlement de haine antisémite, Benyamin le magnanime a accusé les Européens d’« hypocrisie », lui qui n’en commet jamais ou alors c’est parce que lui en a le droit. Ces Européens qui décidément « n’ont rien appris de l’histoire sur une terre ou six millions de juifs ont été massacrés, mais nous en Israël, nous avons appris nos leçons »… Aïe, ça sent l’interro écrite surprise à plein nez, le prof Netanyahu va nous refourguer ses gribouillis de bombinettes directement inspirés des dessins animés pour les petits enfants. Mais en fin de compte, que sont les goys sinon des petits enfants à éduquer, surveiller et punir ?

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