La dette (partie 1: La loi de 73)

La dette (partie 1: La loi de 73)

le 31 juillet, 2012 dans Dictature de l'économie par

Dans un monde où l’on préfère le confort à la liberté, il en devient presque naturel que l’argent soit le principal intérêt de nos dirigeants comme de nos concitoyens. Mais quand l’avoir décide de l’être cela ne peut que favoriser un état de guerre, où les plus nantis existeront au profit des plus démunis.

Les armes de cette guerre ne sont pas les canons et les fusils. L’arme est désormais moins franche, plus perverse et surtout plus efficace. A la hauteur des ambitions régaliennes de nos banquiers. En effet, vous l’aurez compris, cette arme c’est la monnaie, désormais dématérialisée et sous forme de dette.

Fin des années 60, début des années 70. L’économie française n’a cessé de s’ouvrir sur le monde. Une vraie politique de libéralisation des échanges se met en place. C’est l’ouverture du Marché commun : les capitaux étrangers envahissent notre territoire. Nos entreprises, pour affronter la concurrence internationale, doivent se regrouper et se spécialiser. Les banques motivent cette révolution libérale. Pourtant les Trente Glorieuses touchent à leur fin. La crise pétrolière de 1973, avec le doublement du prix du baril, va stopper l’enthousiasme économique exceptionnelle de l’après guerre.

C’est dans ce contexte que se produira l’invraisemblable.

Tout commence le 3 janvier 1973 : la France subit alors un putsch juridique discret mais efficace par la loi dite « Pompidou-Giscard » ou « Rothschild ». Celle-ci oblige la République à emprunter sur les marchés contre taux d’intérêt.

Jusqu’à cette date, seul l’Etat pouvait exiger de la monnaie en fonction de ses besoins : pour financer les services publics (écoles, routes, hôpitaux, bibliothèques, ponts, ports…), fluidifier l’économie, et favoriser ainsi le bien-être des français. Autrement dit, maintenir le lien social en veillant à l’intérêt commun. Idéalement, sa mission politique consistait à organiser le meilleur partage des impôts prélevés. Mais l’opération s’avérait délicate, surtout en période électorale… Restait une deuxième option, plus pratique : celle de pouvoir s’approvisionner auprès de la Banque de France grâce à des avances faites au Trésor Public.

La création monétaire résultait donc d’un pouvoir appartenant exclusivement à l’Etat. C’est ce privilège qui prit fin ce 3 janvier 1973 avec la réforme des statuts de la Banque de France et en particulier son article 25 : « Le Trésor Public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France».

Notre Banque Nationale légua ainsi son rôle de service public aux banques privées.

Désormais notre souveraineté monétaire se définit par l’emprunt de notre argent à ces banques travaillant avant tout à faire du profit. Et dans le cadre d’une banque commerciale, puisque c’est de cela dont il s’agit, qui dit profit dit : intérêts de ses actionnaires. L’Etat emprunte donc l’argent dont il a besoin en payant un intérêt, ne correspondant à aucun service !

Rien de plus attentatoire à l’intérêt général. Et pourtant nous achetons notre monnaie aux banques depuis presque 40 ans.

3 Commentaries

  • Toto dit :

    Une alternative 1, annulée la dette 2, retour au standard or, 3, condamnation à perpétuité de tout les membres du gouvernement qui on collaborer et vendu la banque national à la finance international et enfin la dernière la 3ième guerre mondiale cette fois elle ne se fera pas entre pays leader (USA, Russie, Chine) mais toute les nations contre l oligarchie financier internationale pour stopper l’hémorragie des peuples,

    Ca fait du bien de rêvé un peu.

  • mostro2 dit :

    C’est la loi 93-980 de 1993, éditée par Jacques Delors dans le cadre de la finalisation de l’Acte Unique en vue de sa mise en application et signée par Balladur, Alphandéry et François Mitterrand qui interdit à l’Etat d’emprunter à la banque centrale et qui fait de la Banque de France une simple représentation nationale de la Banque Centrale Européenne en formation. Cette loi n’était que la continuité logique de l’Acte Unique Européen dont Jacques Delors était le principal éditeur

  • Néo dit :

    bonjour je me permet de donner une précision la banque de France a été crée sous Napoléon et ,est déjà en 1800 une banque privé sous la même règle que la FED.

    Amicalement

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