La décroissance est une provocation

La décroissance est une provocation

le 30 novembre, 2012 dans Tribune Libre par

« Laissons-les réformer le capitalisme pendant que nous l’abattons !» Marc Dutroux

Il est des petits bourgeois politisés comme des petits mongoliens, ça parait mignon mais qu’est ce que ça peut casser les couilles. La palme d’or, le Pascal Duquenne des revendications boueuses et malodorantes revient de droit aux « Décroissants ». La bonne parole des salons branchés où l’on ne boit que du thé « commerce équitable », le plus beau des oxymores.

Ces prosélytes de (Karl) Ma(r)x Havelaar ne comprennent pas que leur flotte fade est issu de paysans se cassants le dos sur le versant d’une colline pendant qu’au sommet un gros PDG, un con de labéliste et un consommateur aisé font la farandole en chantant « que c’est beau, que c’est beau de voir des hommes libre et égaux » laissant alors dégringoler de leurs poches quelques centimes dégueulasses jusqu’aux visages des indigènes. (A quand la chaise électrique alimenté par panneaux solaire ? La mine antipersonnel en plastique recyclable ?)

Regardez les gesticuler dans leur Tshirt bio qui vaut le prix d’une de mes journée entière de sueur, nous expliquer que l’ « on » consomme trop ! Qu’ils gardent pour eux leurs culpabilités de fainéants éduqués, d’étudiants, de fils de prof ou d’industriel, qu’ils gardent leur mélasse de moral catholique pour soit disant athées, je n’en ai que foutre de ce « on » à raisonner. Parce que moi j’essai déjà tan bien que mal de boucler ma fin de mois !

Ces guenilleux aux poches pleines sont l’herpès du mouvement social, les bourgeois de l’Ancien Régime, qu’il faudra abattre l’avant-veille du Grand Soir. Et combattre dès à présent. Ouvriers de l’usine, du bâtiment ou du champ, Salarier aux revenus de misère, c’est nous qui produisons tout, qui bâtissons ce monde et qui le faisons tourner. C’est à nous d’imposer nos lois, nos débats, nos idées. Jamais nous ne laisseront ces parasites, qu’ils soient en Alpha ou en Vélib’ nous dicter notre conduite !

Jacob Kreutzfeldt

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4 Commentaries

  • Haroun dit :

    Bonsoir,

    A lire cet article et sans vouloir paraître désagréable j’ai comme l’impression que vous confondez les décroissants et les écologistes. Or les décroissants ne sont pas des écolos dans le sens Nicolas Hulot ou Cécile Duflot du terme. Ils sont beaucoup plus que cela et il me semble que leur combat, et le mien donc, s’apparente au vôtre. Quant au bouclage des fins de mois, il n’est pas propre à une seule personne dans notre beau pays si riche et si plein de pauvres, nous en sommes tous là, tous peut-être pas mais beaucoup d’entre nous, les autres vont en Belgique.

    La révolution prolétarienne, si elle est productiviste ne pourra pas survivre plus longtemps que le capitalisme pourri dans lequel nous baignons. Ce sont nos modes de vie qu’il faut changer pas le style de gestion d’une production toujours plus importante faite par des esclaves sous-payés. L’écologie est un outil parmi d’autres pour atteindre le but ultime de faire de notre monde un espace de survie pour nous, nos enfants, nos petits-enfants et encore bien plus. Et ce ne sont pas les écolos de salon qui feront ce travail mais au moins éveillent-ils chez vous et chez moi l’envie d’aller plus loin et plus fort.

    Mais contrairement à beaucoup de gens riches et puissants, je suis encore capable de penser que je peux me tromper.

    Avec vous dans ce combat, que vous le souhaitiez ou pas.

    François.

    • dubreuil dit :

      Pourquoi les écolos ne parlent-ils jamais de la surpopulation des pays arabo-africains ni des chemtrails?
      30 milliards de pelerins suçant de l aluminium c’ est ça le but ?

  • brun dit :

    Disons qu’il y a peut être un léger amalgame mais si on ne joue pas sur les mots et qu’on creuse un peu, on identifie aisément ceux qu’il se plais à appeler « décroissant ».

    Après voila, si on parle de la décroissance, la vraie. Je pense qu’on a face à nous le seul courant alternatif au capitalisme libéral. Le fait de décroitre c’est entrer dans une logique pérenne ou la production n’est la que pour nous permettre de survivre et nous permettre d’évoluer positivement. Décroitre ça veut pas dire non au modernisme, c’est dire non à une guerre des nations dans leurs incessante lutte pour le confort qui pousse une parie du monde à se vautrer dans le stupre tandis que l’autre crève à cause de.

    Si tu décrois tu prend en compte des facteurs essentiel au bien commun. L’écologie par exemple. Demain vous fondez une communauté – j’ai grandis à Auroville avec mes parents, nous sommes partis justement à cause des « fakes ones » – dans cette communauté disons de 20 personne, votre production sera la pour faire manger tout le monde, permettre à chacun d’avoir un toit et ensuite de conserver ce milieu le plus favorablement possible. Du confort oui, mais du confort qui préserve l’environnement, si vous virez les mangoustes, vous êtes envahis de cobra… c’est ça l’écologie, de la simple logique, préserver et dompter un environnement, pour qu’il continue à nous nourrir, nous permettre de survivre et donc lui aussi. L’incessante quête de confort a conduis l’humain à sa perte et en plus elle nous éloigne totalement de notre instinct de survie. Tous prestataire de service!

    Après voila, c’est sur que les portes paroles de ce genres de mouvements sont souvent des bourgeois, des neo bourgeois – grossièrement! – Loin du Struggle for life ils sont la dans leurs contradictions, à donner des leçons de morales tandis que le peuple tente vainement de joindre les deux bouts. Alors quand j’entends parler la plupart des libertaires dans les médias j’ai envie de faire caca. Mais l’idée d’une décroissance verra le jour, car on va passer à des volume de population bcp trop gros dans les temps à venir et je vois pas comment on va pouvoir continuer à un tel rythme sans exploser en plein vol. Soit on ralentis, soit l’avenir c’est les planètes habitable, la théorie du voyageur… Mystique!

  • dit :

    Associer la décroissance au commerce équitable est la preuve d’une incompréhension totale de ces deux démarches.
    Le commerce équitable vise à rémunérer correctement les travailleurs (ceci est contestable dans les faits, on est d’accord). Dans ce cadre-là, ce qui est espéré est plutôt une croissance des pays producteurs !
    La décroissance impliquerait plutôt de ne pas chercher à consommer des biens non vitaux, donc de ne pas aller chercher des avocats au chili ou du café au cameroun.
    Vous devriez proposer deux tribunes, une sur le commerce équitable, une sur la décroissance. Vous pourriez aussi en profiter pour écrire un texte sur le problème de la généralisation en dehors du champ des mathématiques.

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