God save the diktacracy

God save the diktacracy

le 21 juin, 2014 dans Les prohibés par

Rien de tel qu’un petit pamphlet pour soulager ses irritations printanières et bien commencer l’été ! Le bourgeon au fusil et la fleur en furie, je ne vais donc plus me gêner pour répandre ma sève d’enragé sur toute la saloperie diktacratique nous submergeant chaque jour un peu plus.

Déjà, comment se fait-il que notre France républicaine s’émerveille autant de toute cette gangrène royale venue alors souiller nos plages normandes lors de la commémoration du Débarquement ?
Se prosterner devant Elisabeth II ? Mais fuck the queen ! Notre dévotion pour ce fossile endiamanté jouant les ambassadrices d’un empire bien funeste, et incarnant du même coup un prestige colonial plus qu’abject, est bien symptomatique du fait que nos révérences soient devenues servitudes.

Et que dire de ce Petro Porochenko ? Cet homme d’affaire devenu milliardaire grâce à la vente de fèves de cacao, surnommé ainsi le « roi du chocolat », et intronisé accessoirement président d’une Ukraine…ayant perdu toute son âme slave. Mais Пиздец ! Kiev n’a-t-elle pas été la plus grande cité du vétché de l’Histoire ? Et, où est donc passée cette patrie générant, il y a moins de cent ans, cette Makhnovchtchina, qui avait su alors si héroïquement préserver la fierté cosaque de la vermine rouge et blanche ?

Reste le pire : notre roi des mollusques et des collabos, faux socialiste et vrai tartuffe, hôte pour ce D-Day de toute la crème de l’oligarchie impériale ! Un François Hollande donc, n’ayant pas hésité à nous clamer toutes les vertus générées par ce fameux débarquement yankee. Ces vertus ayant engendrées prospérité économique et consensus social sur trois décennies…
Mais Trente Glorieuses depuis trop longtemps inhumées au profit d’un Marché capricieux et dont les diktats, désormais flagrants, ont surendetté nos nations sans que nos dirigeants ne puissent agir. Pardi ! ces corrompus sont à leur solde. S’ils veulent préserver leurs trônes, ils n’ont pas d’autre alternative que se soumettre à leurs lois. Vive la démocratie de marché !

On ne s’étonne ainsi plus aujourd’hui des insolences quotidiennes d’un Premier Ministre faisant l’éloge d’un libéralisme pourtant incompatible avec toute conception de justice sociale. Aux priorités exigées, nous répondons même par ronds de fesses !
Quoiqu’ils restent encore quelques réfractaires : des cheminots qui eux refusent de baisser leur froc. Mais plus pour longtemps, car personne ne les soutient ! Il ne s’agirait pas de rentrer chez soi en retard et de rater son match de foot ! Paradoxe surprenant d’ailleurs, car c’est le seul moment, où encagés devant nos écrans, nous aboyons quelques hymnes révolutionnaires !

Et que dire de la révolte du peuple brésilien ! Ces malheureux n’ont que faire des fastes de l’empire de la FIFA. Ce qu’ils veulent maintenant, c’est vivre plus décemment. Ces idiots n’ont pas compris que nos priorités étaient ailleurs. Seules les victoires sont rentables, alors rien de plus légitime que de préférer engraisser le tatou que de lutter pour un peu plus d’égalité. Promis, on s’indignera, mais quand nos champions perdront…

Nous sommes devenus pitoyables. L’idée même de nous émanciper nous ennuie désormais. Y a de quoi déprimer. Je ne sais plus comment refuser de servir ce système qui m’aliène chaque jour davantage… La liberté ! Pour quoi faire ?

Le pire c’est qu’il y a peu, il a même fallu réaliser quelques sacrifices pour calmer la colère d’Odin et Thor. Souvenez-vous : toutes ces averses, ces éclairs, ce tonnerre ! Y avait de quoi flipper ! Sûrement un avertissement quant à notre trop grande apathie politique !
Mais j’ai œuvré en conséquence.

D’abord j’ai égorgé la mère de mes enfants. Pourtant une superbe négresse, et de surcroit une musulmane sincère. Les dieux en ont voulu ainsi.
Puis cette décapitation m’ayant rapidement mis en appétit, j’en ai profité pour bouffer mes gosses. Hamdoulilah !… Peut-être une façon détournée de rendre un ultime hommage au vénéré Knut ! Toujours est-il que j’étais enfin rassasié, mais surtout j’avais assuré ma place pour le Valhalla

Par ailleurs j’ai aussi pris quelques précautions : j’ai préservé dans ma cave une Rachel – une youpine ! - pour pas qu’on puisse m’accabler du pire des crimes. Tant qu’elle sera en vie, on me protégera. Certains sages me l’ont assuré. Shalom, shalom !
Mais cette salope, une putain de sodomite, elle fait sacrément mal à la bite. Pas l’habitude ! Elle a beau être l’élue de mon cœur, elle aime me faire payer mon âme impure, mon coté infidèle suprême et athée faustien ! Un chemin de croix bien singulier au final.
Ce qui compte c’est que je sois toujours vivant et…libre.
Aussi, en ce jour de fête de la musique, je m’en vais fêter ça ce soir près des Bagatelles. Il y a là bas un sacré bon piano ! Je commencerai par ferrailler une petite de Scarlatti avant de marteler une toccata pleine de prokofièvre. Enfin j’improviserai sur un thème de Wagner, comme au temps où j’étais hyperboréen.

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1 Commentaire

  • Pantera dit :

    Le début était vraiment bien écrit, on sent une certaine retenue et légèreté. Mais la fin sent la débandade LOL, l’animal prend le dessus et se lâche !! Par contre je ne vois pas le rapport avec le début mais il se peut que je manque d’informations.
    En tout cas vos articles sont un vrai plaisir !

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