Génocides monothéistes

Génocides monothéistes

le 07 juin, 2013 dans Asservissement moderne, Les prohibés, Provoquer le débat par

Antisémites oui, mais pas que ! Entendons-nous bien : il n’y a pas écrit « nazis », c’est là une nuance de taille. Nous acceptons aussi antijuifs et antisionistes. Tous ces synonymes n’existent en définitive que pour relativiser la lâcheté de nos consciences. Ces dénominations sont bien pratiques par ailleurs pour nous amalgamer au pire de l’humanité.

Dans le fond peu importe le ou les mots pour traduire toutes les velléités de notre athéisme radical. Vous pouvez nous diaboliser ou nous condamner à l’enfer, il n’en demeure pas moins que la liberté des hommes ne pourra jamais s’occasionner sous la dictature d’une quelconque religion. Laisser le droit divin et les arrières mondes donner sens à notre vie c’est aujourd’hui nous soumettre à l’autorité d’un Dieu unique érigé par la grâce des hommes toujours plus désireux eux-mêmes de pouvoir. Quoi de plus antinomique à l’essence collective démocratique que cet absolu divin exclusif ? L’une se nourrit des différences de tous pour répondre à l’intérêt général, l’autre impose sa fiction devant laquelle tous doivent unilatéralement se courber pour ne pas périr de son intolérance ou de sa malédiction.

Le devoir de tuer au nom de Dieu

La politique de purification ethnique commandée par Moïse – porte parole attitré de Iahvé – à l’encontre des nations de Canaan instaura les premiers massacres au nom de l’Eternel (Deutéronome 7, 2-4). Pas de cohabitation possible pour les Hébreux sur cette terre : Josué se chargea alors d’un impitoyable génocide à l’encontre d’une trentaine de cités pour mieux préserver son peuple…son peuple élu ! (Josué 6, 21 et 10, 40). Les Juifs de l’Antiquité, nos héros de l’Ancien Testament, se concevaient ainsi comme un peuple fermé, auquel ne pouvaient se prétendre que les descendants directs de l’un des douze fils de Jacob, dit Israël. C’est dans cette optique racialiste, celle qui désigne un israélite par un ancêtre commun, que l’on comprend mieux le célèbre commandement : « tu aimeras ton prochain – ton frère hébreu donc – comme toi-même ». Certains de leurs descendants vont même, encore aujourd’hui, jusqu’à croire (et tout mettre en œuvre) pour reconstituer le glorieux royaume de Salomon – qui n’a jamais existé -, et ce toujours au nom de leur philosophie racialiste et …nationaliste.

Jésus de Nazareth contesta rapidement la secte des Juifs pour imposer la sienne : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18, 33 et 36). Une religion ethnique cédera ainsi sa place à une religion qui se voudra plus universelle. La parole de Jésus se déclinera ainsi jusqu’aux Royaume des Cieux, où chacun d’entre nous trouvera la vie éternelle en récompense de notre amour pour les autres…
Même si cette doctrine a séduit par delà la Palestine (jusque dans l’empire romain), elle concerna, dans un premier temps, un groupe religieux minoritaire. Mais au IVème siècle ap. J.C, l’empereur romain Constantin se convertit au christianisme. Et là tout bascula. Ou comment travestir un verbe de paix en actes de violence ! S’ensuivront ainsi, sur des siècles, conquêtes de l’Europe puis des Amériques, dont les indigènes furent exterminés parce qu’ils n’étaient pas éclairés par la religion du vrai Dieu ! L’Eglise unifiée et centralisée à Rome s’évertua ainsi à propager son message charitable et inquisiteur dans ses pieuses croisades

Il faudra attendre le VIIème siècle ap. J.C. et le prophète Mahomet pour sceller le cycle de la révélation monothéique abrahamique en imposant aux tribus arabes polythéistes la parole de son Dieu, lui aussi unique : Allah. Ainsi unifiés les musulmans conquirent les pays voisins en commençant par…la Terre Sainte !
Allah donc. Magnanime et miséricordieux au point de ne pas vouloir l’égalité entre les hommes (XVI-Les abeilles, 71) ; de n’inviter à la fraternité qu’avec les frères de foi (III-La famille d’Imran, 28) ; d’exterminer les mécréants (IV-Les femmes, 91 ; VIII-Le butin, 7, 12, 17 ; IX-Le repentir, 5), les incrédules (VIII, 39), les polythéistes (IX, 5) ; de célébrer les massacres (IV, 56 et 91 ; II-La vache 191-194) ; de justifier le talion (II, 178 ; V-La table servie,38)… C’est donc à dessein que les dévots du prophète pourront constituer leur communauté, l’Oumma, légitimant de la sorte un usage totalitaire et immanent du Coran.

Mille et une variations sur l’amour du prochain, dont l’ambivalente dialectique reste commune dans ses grandes lignes avec les autres monothéismes. A l’image de l’esclavage qui fut réprouvé sur le fond par les juifs, les chrétiens et les musulmans pour les membres de leur communauté, mais permis, car infamant et humiliant, pour ceux priant un autre Dieu qu’eux.

Des fables qui consolent puis asservissent

Dieu existe, c’est incontestable, mais comme une fiction. Une fiction qui console, tyrannise puis soumet celui qui appréhende le réel. Un simulacre, donc, qui nous dicte une morale en définitive impraticable générant à la fois culpabilité et haine des autres. Pourquoi tendre sa joue à celui qui nous tyrannise ou rejeter celui qui ne croit pas comme nous ?
Cette morale détermine  nos pensées et nos comportements, elle alimente notre servitude volontaire puis invite à tolérer crimes et injustices que même le bon sens d’un enfant refuserait de cautionner s’il n’était pas aveuglé par toutes ces fables divines. Un prophète qui ouvre la mer en deux, un autre qui marche sur les flots, un paradis qui déborde d’alcool et de vierges, des enfers enflammés de serpents… Soyons sérieux ! Ces fables ont chanté la pensée magique il y a des siècles mais aujourd’hui font honte à l’intelligence de l’Homme…qui au lieu de regarder le réel en face, continue de se soumettre aux illusions d’un autre temps. Un Homme qui se croit un monde à lui tout seul et qui reste pourtant insignifiant dans un univers démesuré. Sa foi en Dieu le conforte suffisamment pour supporter cette vie violente et brutale, au point d’approuver que dans la lutte de tous pour le pouvoir, seulement quelques-uns puissent en bénéficier. Certains iront jusqu’à allouer leur passage sur terre comme une punition ou une occasion d’expier

Nombreux de nos camarades sont chrétiens et juifs, et la mère de mes enfants est une musulmane respectée. Aucun d’entre eux n’a le projet ni le fantasme de conjurer autrui parce qu’il ne se prosterne pas comme eux. Ils sont prêts à vivre ensemble et le font d’ailleurs sans pour autant se jalouser ou chercher querelle. Leurs Livres respectifs proposent même opportunément quelques paraboles permettant de s’acclimater cordialement avec tous.
Mais pourquoi n’est ce pas eux qui influent sur notre monde corrompu ? Ces invisibles sont ainsi voués pacifiquement à leur Sauveur sans jamais réaliser que le revers de leur aliénation n’est que le consentement implicite aux crimes hégémoniques conjugués dans leurs Livres. La religion est un remède salutaire pour supporter le tragique du quotidien, mais il n’écarte pas pour autant le mal qu’elle génère par ailleurs en s’accointant et justifiant les réalisations de nos hommes de pouvoir…aux consciences d’autant plus tranquilles qu’elles sont alors légitimées.

Une société foncièrement démocratique s’anime autour de débats contradictoires, libres d’expression où les décisions s’établissent de manière collective et dans l’intérêt général. Elles ne s’imposent pas par la force ou la ruse à ceux qui ne veulent pas la partager. Ainsi, rendre prioritaire l’intérêt commun entre les hommes ne serait-il pas préférable aux commandements célestes qui finissent toujours dans le sang quand ils ne sont pas entendus ?

A-t-on besoin d’un Dieu pour aimer et vivre avec les autres ? Si oui, c’est bien la preuve que l’homme est un loup pour l’homme.

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10 Commentaries

  • Tempsdel'Éveil dit :

    D’accord avec vous sur le principe général, mais n’oubliez pas que plus à l’Est, il y a des religions qui se sont développées dans la paix pour la simple et bonne raison que leur pouvoir ne repose pas l’acceptation aveugle d’un Dieu qu’il faut satisfaire (et surtout craindre !), mais sur des recherches intelligentes de la vérité et de la compréhension de l’Univers. « Dieu » qui d’ailleurs ne se résume pas à une figure haineuse et vengeresse aux sentiments humains (le Dieu abrahamique est humain, une sorte de superhéros comme les Dieux grecs, et ça ils ne l’admettront jamais).

    Toutefois, en laissant ces considérations métaphysiques et leur vérité aux ascètes ou aux mystiques, n’oublions pas que la religion a donné à la société sa morale: si on veut l’outrepasser, la société athée doit alors posséder la sienne, et pour l’instant, elle ne remplit pas ce rôle avec brio.

    Vous avez néanmoins le mérite de prouver que la violence intrinsèque aux religions abrahamiques ne découle pas d’une « mauvaise interprétation » comme l’autorité se plaît à nous le cacarder, mais bien des textes à la base même de ces religions. Ce qui est logique, sinon il y aurait autant de terroristes hindous que musulmans, et ironie du sort, les seuls terroristes hindous sont des Indiens nationalistes qui combattent la présence musulmane…

    Dieu et société pour moi sont donc compatibles, le tout étant de savoir ce qu’on garde et ce que l’on jette… Le rejet des débats sur le sujet provient essentiellement de sa méconnaissance, ceci étant majoritairement dû à nos politiciens; je pense à Mélenchon, contre l’indépendance du Tibet, avec l’argument risible de la « théocratie » alors que tout le monde laisse l’Iran faire ce qu’il veut depuis des lustres !

  • le devoir de tuer au nom de dieu vient des hébreux, ils n’ont pas inventé le dieu unique (les égyptiens le pensaient déjà 1500 ans avant dans la théologie de Ptah, puis celle d’Amon, etc) ils ont inventé le « dieu jaloux », le dieu qui ne supporte pas qu’on en adore un autre, et qui veut qu’on tue ceux qui osent le faire. Les religions du paganisme ont toujours été naturellement syncrétistes, et ne faisaient aucune dificulté même pour adopter carrèment un dieu étranger, si jamais il leur plaisait.
    C’est la tradition issue de cette pensée Moise/josué qui a créé tout le mal.
    Autrement il n’y a aucune raison d’associer religion avec haine ou massacre, au contraire. Car quand-même il y a des problèmes graves créés par la condition humaine , et le religion est un essai, un espoir de salut.
    Peut-être les recherches de Pim van Lommel nous apporteront un éclaircissement ?

  • Mhd. dit :

    Il est injuste d’imputer comme seul cause aux massacres des indigènes d’Amérique, la religion. Il me semble plus probable que les enjeux socio-économiques et les stratégies militaires des européens soient à la base de ce génocide. D’ailleurs, la religion a de tout temps servit de par-à-vent aux guerres pour les rendent plus acceptables, plus morales. C’est une l’erreur classique de donner à penser que les pulsions de mort, les stratégies, les désirs, les envies, les frustrations, les vices, … qui mènent l’homme a s’entre tuer sont dû au seul fait de la religion. L’homme a toujours su trouver tel ou tel prétexte pour tuer son voisin et violer sa femme. Il est important de rappeler que la religion peut-être une matrice de résistance au monde « moderne » libéral-libertaire et cosmopolite. Elle est partie intégrante de nos traditions et de notre enracinement et à ce titre elle devrait être étudié par tous bons résistants. Cela sans pour au temps faire de nous des hommes de foi, pieux et prosélytes. Mais tout comme nos origines celtes, païennes, hélléniques … la religion pourrait nous fournir des principes de résistances, des valeurs et une conscience morale.

    Je terminerais par commenter le commentaire de « Temps de l’éveil ». Je trouve malheureux que vous preniez l’exemple de l’Iran qui malgré ses travers, est avec la Syrie laïque (c’est toujours bien de le préciser) d’Assad un des derniers pays musulmans de la Méditerranée qui résiste au marché financier, à l’impérialisme américains, à la « Pornocratie », au Salafistfucking, … ect. L’Iran est un pays complexe avec une culture plurimillénaire, il est dommage de devoir réduire cette civilisation aux Mollahs. Il me semble que la matrice totalitaire, théocratique et extrémiste vient plutôt des qataris, des saoudiens, des « rebelles » syriens, … qui sont les alliés objectifs ou les chiens dociles de l’Empire.

    • Vlad dit :

      Non seulement la religion n’a pas été « la seule » cause du massacre des indigènes d’Amérique, mais elle a été leur grande protectrice.

      Des centaines de missionnaires franciscains, dominicains ou jésuites ont protégé les Indiens contre les exactions des colons espagnols. On en a des dizaines et des dizaines de témoignages.

      C’est quand même ahurissant qu’on puisse encore répéter ainsi, sans rien vérifier, la plus grossière propagande anti-catholique.

      Lisez Jean Sévillia, Jean Dumont, Jean Guiraud (pour m’en tenir aux Jean…)

      Sur tous ces mensonges anti-catholiques, voir quelques références ici : http://www.existence-dieu.com/liens/

  • JB dit :

    « Tu aimeras ton prochain comme toi même » en Lévitique 19:18, je demande à voir ce que vous affirmez au sujet du terme Rea’ ou Reya’, « prochain » donc, ne s’appliquant qu’entre hébreux et qu’on trouve dans le livre des Proverbes qui est bien plutôt Universel et ailleurs dans l’A.T.
    C’est un peu contradictoire ce que vous affirmez parce que ce terme se trouvant dans des textes prêchant l’universalité de la sagesse juive comme devant être une norme par exemple comme avec le livre des Proverbes, rien ne peut donc démontrer qu’en Lévitique 19:18 il ne concerne que les relations entre hébreux si je suis la logique de l’Ancien Testament.
    Hum… à vérifier par vos soins.

  • Vlad dit :

    Pour vous révolter de façon intelligente et cohérente, vous devriez d’abord comprendre quelle est l’idéologie qui domine notre société et qui lui impose ses préjugés, afin de pouvoir, ensuite, examiner rationnellement la valeur de ces préjugés.

    Il est facile de constater que nous vision dans une société athée qui, par le moyens de l’école laïque, s’emploie depuis plus d’un siècle à déchristianiser la France (cf. notamment l’excellent « Jules l’imposteur » de François Brigneau, sur les mensonges de Jules Ferry).

    Plutôt que de la gober sans réfléchir, vous devriez donc examiner de façon critique la propagande laïcarde et antichrétienne servie par le pouvoir en place. Or vous la répétez à la façon d’un perroquet, sans le moindre recul.

    Vous écrivez ainsi :

     » S’ensuivront ainsi, sur des siècles, conquêtes de l’Europe puis des Amériques, dont les indigènes furent exterminés parce qu’ils n’étaient pas éclairés par la religion du vrai Dieu ! L’Eglise unifiée et centralisée à Rome s’évertua ainsi à propager son message charitable et inquisiteur dans ses pieuses croisades… »

    J’ai vraiment honte pour vous ! Autant de mots, autant de sottises !
    Visiblement, vous ne connaissez rien (RIEN de rien, ce qui s’appelle rien !) des saints missionnaires qui ont évangélisé le monde. Avez-vous jamais lu une vie détaillée de saint Martin ? de saint Boniface ? de saint Hyacinthe ? de saint François Xavier ? de saint Louis Bertrand ? Je mettrais ma main au feu que non. Mais avec une parfaite bonne conscience laïque et démocratique, vous critiquez ce que vous ne connaissez pas.

    Votre ignorance est telle que vous reproduisez la légende noire des Amérindiens qui auraient été massacrés par l’Eglise ! Ahurissant ! J’imagine sans peine que Jean Sévillia n’est pas votre tasse de thé. Mais vous devriez quand même faire l’effort d’ouvrir son « Historiquement correct ». Pour ne pas avoir l’air trop idiot dans vos critiques contre l’Eglise…

    Ensuite, si vous réfléchissez un peu, vous verrez aisément que l’Eglise catholique a été le grand moteur du progrès pour toutes les civilisations depuis 20 siècles. L’abolition progressive de l’esclavage ? c’est elle. Les hôpitaux répandus partout dès le 4e siècle, alors qu’il étaient à peu près inconnus avant ? C’est elle. Un vaste réseau d’instruction du peuple ? C’est elle. La protection des femmes et des enfants, même face aux rois ? Encore l’Eglise. La reconstruction de la société détruite par les Barbares ? Toujours l’Eglise. Le progrès moral et culturel apporté à l’Amérique, à l’Océanie, à l’Afrique, à l’Inde et aux pays musulmans ? L’Eglise encore. (Il est incroyable de voir comment, au 20e siècle, même dans des pays où elle était très peu représentée, l’Eglise tenait la majorité des hôpitaux en Inde et dans beaucoup de pays musulmans).

    Tout est bloqué aujourd’hui dans notre pays ? C’est à cause du laïcisme maçonnique qui étouffe l’Eglise depuis plus d’un siècle. Mais vous verrez que, là encore, la solution viendra de l’Eglise. Etonnant ? Oui. Mais vous verrez.

    En attendant, plutôt que de nier a priori l’existence de Dieu, lisez ceci : http://www.existence-dieu.com/1/preuve/

    • Vlad, tu peux nier mes propos, tu peux me stigmatiser tel un ignorant prétentieux, et tu peux balancer ton catalogue de saints intellectuels, il n’empêche que tu ne présentes aucun argument et, ta dialectique ne se résume qu’à une série de certitudes sorties tout droit de je ne sais quelle bibliothèque ésotérique…

      Voilà ce que je te propose : déjà ballade toi un peu sur le site pour découvrir l’étendue et la prétention de notre système. Tu y découvriras des éléments qui répondront déjà à certains de tes propos diffamants.
      Ensuite écris nous un texte ARGUMENTE, avec référence développée, et nous le publierons sur le site, en droit de réponse. Nous cherchons avant tout le débat et le dialogue, et nous attendons vraiment celui ou celle qui nous montrera les vertus de l’église dans la constituion d’un pouvoir égalitaire…

      Enfin j’aimerais précisément que tu me démontres en quoi l’église a favorisé l’abolition de l’esclavage et développé le progrès moral et culturel en Amérique, en Océanie et en Afrique !?! Alors là c’est vraiment un miracle quand même, un miracle de la foi !!!

      • Vlad dit :

        Merci encore des injures (« ignorant prétentieux »)

        Au fait, Cédric, tu sais ce que c’est un argument ?

        Parce qu’on a l’impression que tu refuses ce titre à tout ce qui ne va pas dans ton sens !

        Je ne peux quand même pas te raconter dans le détail la vie des MILLIERS de missionnaires catholiques qui ont travaillé au progrès moral et culturel de l’humanité !

        C’est pourquoi, je me contente de t’en donner quelques noms. Noms qui sont autant d’arguments.

        Evidemment, cela suppose un minimum de culture historique…

        Si tu t’imagines (comme je lis sous ta plume) que saint Martin, saint Boniface ou saint François Xavier étaient des « saints intellectuels », que faire ??

        Evidemment, je peux te donner des références biographiques précises, mais les liras-tu ?

        Il me semble que la suppression des sacrifices humains (tels qu’ils étaient pratiquées en Amérique, à grande échelle, par les pré-colombiens) est un progrès moral, et qu’il est lié au christianisme. Le nies-tu ?

        Il me semble, toujours en Amérique, que les « réductions guaranitiques », organisées par les Jésuites (en partie pour contrer les exactions des colons espagnols) ont apporté un réel progrès moral et culturel. Le nies-tu ?

        Il me semble que l’interdiction de l’infanticide (infanticide qui a été pratiqué par TOUTES les civilisations païennes) est un important progrès moral et culturel. Le nies-tu ?

        Il me semble que la suppression de l’anthropophagie en Océanie est un net progrès moral. Le nies-tu ?

        Sans parler des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des orphelinats, que les missionnaires catholiques ont fondés par milliers dans le monde entier. Faut-il vraiment que je le prouve ? Il me semble que c’est de notoriété publique, non ?

        Quoi d’autre ? Ah oui l’esclavage. Faut-il vraiment PROUVER que dès le 2e siècle, beaucoup de maîtres se convertissant au christianisme affranchissaient leurs esclaves ? que le mouvement s’est amplifié au 4e siècle ? Que des dizaines de conciles se sont employés, peu à peu, à améliorer le sort des esclaves ? Que plusieurs papes ont dépensé toute leur fortune à racheter des milliers d’esclaves pour pouvoir les affranchir ? qu’il y a eu 2 congrégations religieuses spécialement fondées pour libérer les esclaves (les Trinitaires et les Mercédaires) ? Il me semble, là encore, que c’est de notoriété publique !

        Et puis, enfin, je me permets de rappeler la référence que j’ai déjà donnée : « Historiquement correct » de Jean Sévillia. C’est facile à trouver, facile à lire. Je ne peux quand même pas tout recopier ici !

        • Vlad, l’ignorant prétentieux, dans la phrase « tu peux me stigmatiser tel un ignorant prétentieux », c’est moi et non toi qui est ciblé… mais peut-être ne parlons nous pas le même français ? Si tu lis la Bible de la sorte, par exemple, je comprends que tu fasses contresens sur contresens. Laissons de coté tout égocentrisme et, surtout, cessons là le combat de coqs !

          Je respecte ta foi et t’invite sincérement à la vanter sur notre site. Mais garde tes velléités belliqueuses pour d’autres, ici tu perds ton temps.
          Vois-tu je rentre à peine, et dans quelques heures je dois être présent pour le réveil de mes gosses, alors j’irai à l’essentiel :

          je cherche un dialogue avec toi, et tu cherches à m’humilier intellectuellement parlant. Ce travers je l’avais à l’Université, quand j’étais un jeune puceau, isolé dans ma chambrette à fantasmer sur mes idéaux de papier : dans mes copies j’en mettais des tonnes, comme si ça allait de soi. Des noms que je croyais être le seul à étudier, ça j’en avais ! Des paquets ! Finalement mon onanisme ésotérique réconfortait ma solitude… Un peu comme si je te disais que Bach ça vaut rien quand on connaît Forqueray, Roux ou Duphly. Histoire de montrer que je m’y connais en claveçin du XVIIIème siècle ! Mais d’un point de vue musical qu’est ce que cela apporte ?
          J’ai mieux même : niveau virtuosité, Chopin et Rachmaninov sont des imposteurs comparés à Alkan ou Medtner. Et après ? On parle musique ou technique ?
          Ainsi ta longue liste, présentée de la sorte, est littéralement inutile quant à notre débat sur la religion et son histoire…

          Quand tu écris : »Ah oui l’esclavage. Faut-il vraiment PROUVER que dès le 2e siècle, beaucoup de maîtres se convertissant au christianisme affranchissaient leurs esclaves ?  » …Ben oui… il faut le prouver, car à part ton monastère, qui est au courant de tout ça ???
          J’ai travaillé quelques temps sur l’esclavage (lire « Code noir et lumières blanches 1 & 2  » : http://diktacratie.com/code-noir-et-lumieres-blanches/), et dès que je citais, par exemple, Las Casals, il fallait nécessairement que je développe et précise mes références, sinon quelle crédibilité garantir à tes lecteurs ? L’alternative est simple : soit on en met plein les yeux histoire de manipuler son public – domaine où excelle l’église en particulier -, soit on présente les choses de manière pédagogique, avec raison, pour convaincre les plus incrédules ou les plus hostiles à sa cause…

          Quand tu rajoutes, par ailleurs : « qu’il y a eu 2 congrégations religieuses spécialement fondées pour libérer les esclaves (les Trinitaires et les Mercédaires) ? Il me semble, là encore, que c’est de notoriété publique ! », ça en devient indécent !!! Certes si ton public se limite à l’horizon de ton monastère, je comprends mieux, mais au delà… Franchement, ouvre les yeux : vous êtes une minorité fanatisée à adhérer à cette version de l’Histoire.

          C’est ainsi que ton savoir pourrait nous être précieux. Dans une perspective dialectique, forcément ! En effet Diktacratie propose une belle tribune : entre 1 000 et 3 000 personnes par jour sont présents. A toi de partager tes lumières à défaut de ton arrogance intellectuelle (« Il me semble, toujours en Amérique, que les « réductions guaranitiques », organisées par les Jésuites (en partie pour contrer les exactions des colons espagnols) ont apporté un réel progrès moral et culturel. Le nies-tu ? » Franchement Vlad, tu te crois où ? Tu crois impressionner qui ?).
          En commentaire c’est au maximum dix personnes qui profiteront de ta science, surtout en fin de peloton. En article du jour, tu seras relayé sur de nombreuses plateformes dissidentes et religieuses avec lesquelles tu pourras débattre avec sérieux sans recourir à des artifices intellectuels pour bigotes illuminées !!!

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