Faut-il réviser l’Histoire pour appréhender la vérité ?

Faut-il réviser l’Histoire pour appréhender la vérité ?

le 14 mars, 2015 dans Les prohibés par

Difficile d’écrire aussi raisonnablement qu’un Spinoza. Une philosophie agencée suivant l’ordre géométrique ; une Ethique par delà toute cacophonie lyrique. Pourtant, ce chef d’oeuvre de la pensée occidentale a malheureusement peu inspiré les hommes, plutôt enclins à justifier leurs errances par la kyrielle de fables saturant notre Histoire depuis ses balbutiements littéraires.

Le pire c’est qu’à l’ère de la mécanique quantique et de la physique nucléaire l’on s’obstine plus à communier en paraboles qu’à se fédérer par entendement. L’émotion prime toujours sur l’équation. Il semblerait même, que plus l’allégorie soit fabuleuse, plus son prestige fasse autorité sur nos jugements. Ainsi, dans un monde où les hommes fantasment leur vie, les légendes offrent des socles idéals à leurs aliénations.
Certains revendiquent des Genèses, d’autres aspirent à des Iliades, les plus ingénus craignent des Déluges. La mémoire considère les héros et oublie les vaincus. Le réel se décline en mythes dont la poésie nous aveugle au point que nous survivons entre espoirs et rêves.

Quelques incrédules ont alors tenté de démystifier ces simulacres. En vain, car nous préférons subsister avec nos chimères plutôt que de risquer l’aventure implacable d’une existence tragique. Nos indociles exégètes ont eu beau, et ce avec les plus rigoureuses méthodes, décortiqué, traduire, comparer et déchiffrer toutes ces productions apocryphes, l’idéologie dominante les a relégués invariablement aux rangs de mécréants, d’imposteurs et de révisionnistes. Un comble.

L’invention du monothéisme

A commencer par Jean Soler s’évertuant, dans son œuvre, à démontrer que la Bible ne professe nulle part la croyance monothéiste. Autrement dit : cette idée du Dieu unique fut étrangère aux hommes ayant rédigé l’Ancien Testament. Au contraire, ses scribes évoquèrent un dieu au nom de « Iahvé » pour le distinguer des autres dieux (Exode 3, 15), un dieu national donc, défini comme « l’Elohim (le dieu) des Hébreux » ou « l’Elohim d’Israël » (Exode 3, 18  et 5, 11). Soler parle même de monolâtrie pour désigner cette vénération d’un dieu particulier, placé au dessus des autres, et incrimine toutes les traductions postérieures remplaçant le nom de « Iahvé » par celui de « Eternel », de « Seigneur » ou de « Dieu ».
Il établit, enfin, que ce furent les déboires répétés de l’ethnie des Israélites, dépossédée alors de toute terre et ignorée des peuples voisins (Psaume 44, 10 et 44, 20), qui engendra l’origine de la révolution monothéiste :

Il a fallu que les juifs subissent un traumatisme, et même plusieurs pour qu’ils inventent une religion inédite. Pour survivre en tant que juifs, ils ont été contraints à restructurer sur d’autres bases les croyances qui fondaient leur identité. Ce peuple naufragé, qui risquait de disparaître corps et biens en tant que peuple biologique, s’est donné une existence littéraire. Ils ont cherché dans l’écrit leur salut. Ainsi les juifs ont matérialisé leur identité dans la Bible, ils sont devenus le « peuple du livre ». Les Perses, pour leur part n’avaient aucun besoin d’écrire les péripéties de leurs relations avec leur dieu national Ahura-Mazda. Ils leur suffisaient de le remercier, dans les inscriptions laconiques, de leur avoir donné l’hégémonie du monde. »

Nations Nègres et Culture

L’historien Cheikh Anta Diop affirme qu’à la haute Préhistoire, les peuples africains, partis de la région des Grands Lacs se sont glissés dans le bassin du Nil. Ils créèrent ainsi la civilisation soudanaise nilotique et la civilisation égyptienne. Premières civilisations de notre humanité, donc.
Aussi, dans son ouvrage phare, l’anthropologue sénégalais s’appuie sur des citations du Livre II (Euterpe) des Histoires d’Hérodote pour mettre en évidence que les égyptiens d’alors étaient « des noirs aux cheveux crépus » (Livre II, 104).

Par ailleurs, il tente de prouver que la langue égyptienne antique n’appartient pas à la famille afro-asiatique mais manifeste une parenté génétique avec les langues négro-africaines contemporaines. C’est pourquoi, dans son livre, il propose une comparaison de près de 1000 mots pour démontrer la profonde identité de structure des racines entre le vocabulaire wolof des sénégalais d’aujourd’hui et celui des anciens égyptiens. Ainsi, le « Res » (joie) égyptien est devenu le «  » (rire) des Wolofs. Idem pour « Xer » (voix forte) devenu « Ser » (crier) ; « Tai » (coupable), « Tay »(coupable) ; « Tes » (frontière), « Tès » (achèvement) ; « Fek » (envahir), « Fek » (aller trouver à) ou encore « Fet » (se rebuter) devenu « Fet » (refuser catégoriquement).

La Résistance au Christianisme

Prosper Alfaric, dans son Jésus a-t-il existé ?, et plus récemment Raoul Vaneigem , dans La Résistance au Christianisme, ont constaté que l’existence de Jésus ne fut aucunement avérée. Historiens, philosophes, littérateurs, polygraphes… personne au Ier siècle n’a entendu parler du héros des romans évangéliques. Pline l’AncienJustus de Tibériade, Juvénal, Martial, Dion Crysostome, Philon d’Alexandrie, Pétrone l’ignorent.
Pas de tombeau, ni de suaire, l’archive chrétienne relève d’une fabrication idéologique postérieure de plusieurs siècles. Au fil des Evangiles, la construction du mythe s’est ainsi déclinée de copies en contradictions, d’ajouts en travestissements. Selon Jean, par exemple, le titulus est fixé sur le bois de la croix ; selon Luc autour du cou. Le même Jean indique que le supplicié porte sa croix seul ; les autres évangélistes mentionnent l’aide de Simon de Cyrène. Suit donc une crucifixion en lieu et place, normalement pour l’époque, d’une lapidation pour celui qui se prétend être « roi des Juifs » (comme inscrit sur le titulus). Mais telle fut la volonté de Ponce Pilate, préfet de Judée, devenu « procurateur » pour la circonstance ! Puis, Joseph d’Arimathie (nom signifiant « après la mort »), un disciple secret de Jésus, récupère le corps pour le placer en tombeau. (Ce fameux tombeau que l’on n’a jamais retrouvé.) Et ce, sans toilette mortuaire. Impossible pour un juif !… Heureusement, un des évangélistes (Jean) signale des apprêts à base d’aromates : un mélange de myrrhe et d’aloès d’environ cent livres. Sauvé !
Pour le reste, on se demande encore pourquoi les disciples ont-ils été absents le jour de la crucifixion ? Et surtout, pourquoi après celle-ci, n’ont-ils pas cherché à évangéliser, c’est à dire à porter la bonne parole de leur mentor autour d’eux ?
Il semblerait, au final, que nos évangélistes aient moins narré le passé d’un homme que le futur d’une religion

Les misères des Lumières

Louis Sala-Molins dévoile, dans un livre sans concession, comment les philosophes des Lumières ont irradié leur siècle d’une clarté foncièrement limitée. En effet, à quoi bon disserter sur la liberté, si pendant ce temps le nègre continue à végéter comme « bien meuble », – ce que stipulait alors l’article 44 du Code Noir (texte juridique, élaboré en 1685 par son éminence Colbert, réglementant la vie des esclaves) ?
De Diderot à Schoelcher, en passant par Montesquieu, Buffon, Rousseau, Voltaire et l’Abbé Grégoire, on réfléchissait beaucoup, et parfois même avec éclat, mais on n’agissait peu ou pas du tout. Le pire c’est qu’aujourd’hui l’on puisse ériger en modèle des Tocqueville ou des Condorcet, alors qu’ils ne se sont pas gênés pour proposer un moratoire de plus d’un demi siècle afin d’émanciper progressivement l’esclave noir et ainsi dédommager à proportion le colon blanc.

Si les nègres ont droit à devenir libres, il est incontestable que les colons ont droit à ne pas être ruinés par la liberté des nègres.» -Tocqueville

Tous ces philosophes de papier ont donc contribué à convertir le néant juridique du nègre en nullité sociale. « L’esclave » fut remodelé, de la sorte, en « sujet » ou « domestique » pendant que les Blancs s’émancipaient citoyens.
Sala-Molins rembarre d’ailleurs toute voix justifiant ces forfaitures par le contexte historique. Il rappelle que des théologiens comme Las Casals ou De Albornoz avaient parlé d’égalité et de liberté pour les Noirs comme d’une évidence en plein XVIème siècle, et en avaient surtout tiré des conséquences juridiques et pastorales sans précédent. Sans oublier ce superbe chapitre des Essais de Montaigne : « Des cannibales » offrant une réflexion sur le sujet qu’aucun sage du siècle de la Révolution ne parviendra à égaler…

Enfin, il serait peut-être temps de réhabiliter le véritable homme par lequel s’amorça la fin de cette traite inexcusable : Toussaint Louverture. Mais, sans doute parce qu’illettré, le rebelle d’Haïti n’a toujours pas sa place parmi les plumitifs panthéonisés du siècle des Lumières.

Le crépuscule d’une idole

Michel Onfray assure que la psychanalyse freudienne n’est qu’affabulation. « L’inconscient freudien c’est l’inconscient de Freud » aime-t-il répéter…
Suite à un travail rigoureux comprenant la lecture de l’oeuvre complète, l’exploration des correspondances et l’étude des biographies, il présente le père de la psychanalyse, tour à tour, comme un médiocre hypnotiseur, un cocaïnomane dépressif et un homophobe opposé à toute libération sexuelle ; un charlatan sacrifiant à l’occultisme et au spiritisme, pratiquant la balnéothérapie ou l’électrothérapie, adepte de la télépathie, de la numérologie et théorisant l’ « attention flottante » pour mieux justifier les siestes du psychanalyste, pendant les séances, sans que l’analyse s’en trouve pour autant troublée ; un imposteur transformant ses fantasmes individuels en vérités universelles et extrapolant donc sa pathologie oedipienne à la planète entière ; un menteur affirmant avoir guéri des patients qui ne l’ont jamais été et inventant des cas n’ayant jamais existé ; un phallocrate théorisant l’infériorité physiologique des femmes et prescrivant des massages de l’utérus ou l’intromission de sondes urétales dans le pénis des hommes en proie à une masturbation excessive. Bref, un mystificateur se prenant pour un scientifique et n’aspirant en définitive qu’à rentrer dans la légende.

Le Journal d’Anne Franck est-il authentique ?

En 1978, dans une étude destinée à un avocat allemand qui défendait Ernst Römer, coupable d’avoir manifesté un doute quant à l’authenticité du Journal d’Anne Franck, Robert Faurisson développa de nombreuses critiques essentiellement d’ordre interne. Ainsi, fidèle à sa méthode (celle développée dans A-t-on lu Rimbaud ?, A-t-on bien lu Lautréamont ? Ou encore La Clé des Chimères et autres chimères de Nerval) notre agrégé de lettres relève une importante quantité de faits invraisemblables et contradictoires au sein même du texte.
A l’exemple de cette lettre du 25 mars 1943 dans laquelle Anne Franck explique que le moindre bruit pourrait être fatal aux cachés car « les ennemis sont très nombreux » (clients du magasin, livreur, facteur, femme de ménage, gardien de nuit, plombiers, service d’hygiène, comptable…). Et pourtant, on passe, chaque jour dans la planque, l’aspirateur (5 août 1943), on utilise un réveille-matin (4 août 1943), on fend du bois fenêtre ouverte (23 février 1944), on écoute la radio, on crie, on hurle (9 novembre 1942), on arrache les dents (10 décembre 1942) !

Autre fait étonnant : dans ce terrible hiver 1943-44 les apports de nourriture sont énormes : 30 kg de blé, 30 kg de haricots, 10 livres de pois, 50 boites de poisson, 40 boîtes de lait, 3 bouteilles d’huile, 4 bocaux de beurre salé, de viande, 2 bouteilles de framboise à la groseille, 20 bouteilles de tomate, 10 livres de flocons d’avoine, 8 livres de riz…(février 1944). On fabrique même sur place des saucisses et des saucissons, des conserves de fraises et des confitures en bocaux. Eau de vie ou alcool, cognac, vins et cigarettes ne semblent pas non plus manquer. Enfin, miracle du 23 juillet 1943, en plein été donc, Elli trouva le moyen de leur offrir des raisins !

Par ailleurs, pour ne pas trop cumuler leurs ordures, ils les brûlent (30 octobre 1942). Ainsi, la fumée s’échappe du toit d’une demeure censée être inhabitée ; une demeure visible par deux cents fenêtres d’immeubles aux alentours ! Mais rassurez-vous, des rideaux aux vitres suffiront à occulter la présence des clandestins (11 juillet 1942), même si cela dut nécessiter en contrepartie une considérable consommation d’électricité

D’autres investigations confirment la supercherie. En effet, plusieurs interrogatoires ont révélé que les témoins directs (Elli, Miep et Henk) se souvenaient avec difficulté du quotidien des clandestins. Et pourtant ils prenaient fréquemment leur déjeuner en commun dans l’arrière maison (5 août 1943).
L’arrestateur des Franck, Silberbauer, fut quant à lui épargné : en 1963, on le retrouve fonctionnaire de police à Vienne. Il prétend alors n’avoir jamais vu lors de l’arrestation quoique ce fût qui ressemblât aux manuscrits, que Miep prétendait avoir trouvé, jonchant le sol, une semaine après l’arrestation du 04 août 1944. Ce manuscrit justement rendu public des années après et dont une expertise graphologique en 1961 concluait que l’écriture, y compris les ajouts et les corrections, était de la même main. Des corrections d’ailleurs « à l’encre de stylo à bille noire, verte et bleue ». Sachant qu’avant 1945 ce type de stylo ne pouvait se trouver sur le marché, et sachant qu’Anne Franck est morte au camp de Bergen-Belsen en mars 1945, l’auteur du fameux journal ne peut être la pauvre jeune fille.

Enfin, en confrontant le prétendu manuscrit hollandais avec sa traduction allemande, Faurisson relève quantité d’ajouts, de soustractions, de translations et d’altérations : 169 lettres pour la version hollandaise, 175 pour l’allemande. Aussi, l’expression « la lueur des bougies » est traduite par « la lumière du jour » ; et ainsi de suite : « la nuit » devient « le jour », les « voleurs » : « un bruit » (10 mars 1943), « des souliers » : « des livres », un chat : « une tarentule », « la camomille » : « des compresses » (10 décembre 1942), la table disparaît (14 juin 42), l’escalier se dérobe, la réserve de pain et le bureau se retrouvent ailleurs, les heures changent, les visages se transforment…
Globalement le texte hollandais nous présente une Anne Franck naïve et empruntée, la traduction allemande une adolescente plus érudite, plus mûre et aux mœurs délurés… aimant ainsi palper les seins de ses amies (5 janvier 1944) !

Déformatons-nous !

Ne tiens plus qu’à vous, désormais, de vérifier la véracité de toutes ces exégèses. Il vous suffit donc de lire ces ouvrages, puis d’y réfléchir par delà vos indignations et vos colères.
Toujours est-il qu’on ne devrait plus consommer la propagande ambiante de nos médias et prétendus éducateurs formatant nos opinions et alimentant nos servitudes. Si le savoir est une des voies d’émancipation, aussi faut-il s’y aventurer en se référant à notre raison plus qu’à leurs passions. Il est temps de mettre à exécution l’adage de Spinoza : « ni rire, ni pleurer, mais comprendre. »

5 Commentaries

  • curva1899 dit :

    Par contre c’est n importe quoi sur l’Égypte antique tous les scientifique s’accorde à dire que les égyptiens actuelle sont les plus proche des anciens égyptiens vous faite que reprendre les thèses farfelu de suprématiste noir
    La momie de Ramsès l’égyptien, aucun trait négroïde et cheveux lisse et roux de la génétique E3b (EM78) la génétique des égyptiens cousins des berbères.
    vous confondez nubiens et égyptiens qui ont le meme groupe genetique que les berbere les nubiens étaient pas là durant la periode pré dynastique, ils sont entrés à partir de la 18eme dynastie.

    n’essayez pas d’effacer le passé des egyptiens

    • Kotto dit :

      L’art de vouloir rationaliser l’impensable ou « plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient ».
      Voilà, Ramsès II, un vieillard âgé de 92 ans à sa mort qui a une pigmentation rousse des cheveux à la base du crâne. C’est vraiment prendre ses rêves pour des réalités. On a beau mettre en avant les titres les plus ronflants, l’affirmation reste entachée de suspicion surtout lorsqu’il s’agit d’un vieillard presque centenaire et dont le peuple « massacrait instantanément les blonds roux dès qu’il les rencontrait, même dans la rue, ceux-ci étaient considérés comme des êtres étranges, malsains, porte-malheurs et inaptes à la vie…», «… préjugé regrettable mais qui laisse à penser sans aucun doute que le peuple qui procédait ainsi n’était pas leucoderme ». Cheikh Anta Diop, in Civilisation ou barbarie page 91.
      Comment une évidence si limpide peut échapper à tous ces grands esprits ?
      Mais Madame Desroches-Noblecourt C. in Ramsès II. La véritable histoire Pygmalion et Gérard Watelet , 1996., Paris, nous livre la technique employée pour « roussir » les cheveux blancs de Ramsès II, comme tout vieillard devrait en avoir, quelle que soit la couleur de sa peau .
      Et voilà l’escroquerie scientifique :
      Elle nous apprend que treize spécialistes comprenant des ingénieurs et des médecins du Laboratoire de l’Identité Judiciaire, de l’Institut textile de France et de la société L’Oréal « ont déclaré pouvoir affirmer avec une presque entière certitude la rousseur initiale de Ramsès… ». En effet, pendant sept long mois, du 26 septembre 1976 au 10 mai 1977, la momie subit à Paris « un traitement complet d’irradiation…
      L’intelligence humaine ne serait-elle pas universelle ? Elle serait intrinséquement négrophobe ?
      « On ne résout pas un problème (le racisme) avec les modes de pensées qui l’ont engendré ( la hiérarchisation raciale ). Et « il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé », nous dit A. Einstein

  • curva1899 dit :

    Il est qualifié d’afrocentriste, et ses contributeurs de panafricains. Ce sont en partie des gens qui développent des thèses racistes et tentent de prouver que l’Afrique Noire est à l’origine des plus grandes civilisations antiques, ramenant tout ce qu’ils peuvent à l’Afrique (par exemple la ville de Paris serait, d’après eux, d’origine africaine !). Aujourd’hui, ces thèses sont racistes. Mais il faut retourner un peu en arrière, il y a 50-100 ans. Un chercheur très respectable, Cheikh Anta Diop, vivant le racisme de l’époque (colonialisme, esclavagisme, humiliations, etc.), a voulu redonner de l’importance à la culture Noire. Mais au 19° siècle ce n’était pas choquant car les archéologues blancs de l’époque était eux aussi influencés par les théories raciales. Diop a joué le rôle de contre-balancier, en renversant le tout dans l’autre sens, c’est ce que l’on appelle l’afrocentrisme, une réaction tout à fait normale à l’époque.

  • Sara dit :

    Bah le but de l’article c’est de développer un esprit critique. Tu le fais là mais ça ne justifie pas le ton que tu emploies

  • Kotto dit :

    Concernant l’Egypte antique voir le compte rendu du colloque du Caire : Le peuplement de l’Egypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroitique, HIstoire générale de l’Afrique, UNESCO , actes du colloque tenu au Caire du 28 janvier au 3 février 1974.
    Le professeur Vercoutter a déclaré que pour lui, l’Egypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Page 87.
    Conclusion générale page 101 : ´´ la très minutieuse préparation des communications des professeurs Chekh Anta DIop et Obenga n’a pas eu, malgré les présicions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l’UNESCO , une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un réel déséquilibre dans les discussions ‘´.
    Qui cherche à tromper qui ????
    On sait que depuis George Orwell avec son roman d’anticipation de la dystopie, 1984 : que celui qui maîtrise le présent , cherche à maîtriser le passé, puisque celui qui maîtrise le passé, maîtrise le futur…. A bon entendeur salut !

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