En cavale !

En cavale !

le 03 février, 2016 dans Asservissement moderne, Journal d'un vaurien par

Trop souvent les gens veulent savoir ce que vous faites dans la vie, quel est votre statut… C’est pas qu’ils s’intéressent à vous, ça non ! C’est juste une façon de vous classer vite fait dans leurs casiers plus ou moins larges… Et ainsi jauger ce que vous pouvez leur apporter.

À cette arrogance, il n’y a encore pas si longtemps, je ne savais trop quoi répondre. Mon parcours marginal et mes rêves en exil faisaient qu’à l’énoncé de leurs questions je me sentais déjà condamné. Je voyais bien qu’au fond de leurs yeux je n’étais qu’un type qu’a raté le coche, loupé la combine, et surtout le train de la réussite sociale…

C’est la vie qui m’a pris, voilà tout ! Je voyais pas de meilleure école et j’étais pressé d’y entrer. Car l’instruction publique ne me comprenait plus et je la lui rendais bien. Ce monstre froid n’avait que faire de mes aspirations, fallait mentir, prétendre savoir ce qu’on voudrait faire quand on serait grand, préparer le rôle, répéter par cœur, en choeur, assis sur une chaise à compter les minutes qui vous sépare de la prochaine heure… Et ainsi de suite jusqu’au crépuscule d’une liberté provisoire…

C’est mon instinct qui m’a sauvé, là où d’autres c’est l’école !

Seule la vie semblait pouvoir répondre à mes réelles prétentions. En six mois et dans des circonstances favorables, j’ai pu m’enfuir, me faire la belle, passer sous les grilles du temple de l’instruction. C’était pas sans risque, mais à cet âge là, on le défie facilement l’avenir, car on se croit bien plus fort que leurs recommandations aux sages… Mon âme était pleine, tellement débordante de velléité, de liberté, que l’école ne savait plus l’accueillir, ni la contenir pour tenter de la distiller et d’en extraire son parfum…

Ainsi, beaucoup sont laissés au bord de la route, on les rattrape une fois ou deux, mais lorsque viennent les 16 ans, alors on peut foutre le camp, et quand on veut ! La preuve, il suffit d’une signature… Le système s’en arrange bien ! Ca lui fera des petites mains mal payées et qui plus est coupables d’avoir démissionnées du lycée !

Mais… Est-ce vraiment l’élève qui démissionne selon vous ? Ou bien le Maître qu’a mal fait son travail ? À moins qu’on nous dise pas tout, et qu’ils savent très bien qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. Dans ce cas là soyons clair :  c’est d’instruction minimum obligatoire dont il s’agît, et pas de vertueux modèle républicain qui offrirait la même chance à tous d’accéder au savoir. Alors ? C’est donc pour ça qu’ils nous notent ? Qu’ils hiérarchisent ? Qu’ils distribuent bons et mauvais points ? Pour ensuite dire à ceux qu’ont pas les armes que la sortie c’est par ici, parce qu’ils sont en échec ?!!…

Éduquer c’est donc exclure ?

Voilà 13 ans que je me suis fait la malle. C’était au printemps. Je lisais Les fleurs du mal en bordure des champs. Rien ne paressait impossible et aujourd’hui encore, je façonne ma vie malgré les affres des temps.

19 Commentaries

  • Olivier de Maze's Mood dit :

    Excellent Yohan, ce texte est très bien écrit et fait écho sur beaucoup de points à ma vie. Je te remercie donc d’avoir retranscris ici ce que beaucoup d’entre nous ont aussi en eux.
    J’ai une réponse à la question que tu poses, un réponse, je suppose, identique à celle qui doit être la tienne.
    Quoiqu’il en soit, dans l’éducation comme dans le déroulement de la mascarade, nous prenons toujours le train en marche, tout a déjà été décidé bien avant nous et il semble que l’on se foute de savoir si le sens de la marche convient ou non. Aucun désir d’adaptation du système, des systèmes, mais bien des contraintes pour faire rentrer les nouveaux arrivants dans les petites boites prévues, tu sais, celles disposées sur le tapis roulant au sens de la marche, celles qui contiennent et qui contraignent, celles qui finiront sur un tas d’autres, qu’on videra pour remplacer ensuite le contenu par d’autres, « au suivant ! »…
    Bonzaïs humains, « … Que c’est mignon, cela fait bien pour décorer mais surtout cela va bien travailler… Depuis sa petite boite ! Oh puis ce n’est pas si terrible, quel que soit le terreau, la petit boite peut se poser sur n’importe quel autre terre, oui madame ! Les racines sont contraintes, elles aussi, oui, aucun risque de contagions ou d’échanges humains… Allons, ils ne le sont presque plus ! » … Surtout ne pas grimper, que ça ne s’étende pas !
    Alors, pour les quelques nous qui, par nature, ne correspondent radicalement pas, au départ, toujours par nature et, à force, par volonté, stratégie mais, au final, surtout par révolte : nous résistons !

  • Savonarole dit :

    { C’est vraiment l’élève qui démissionne vous croyez ? Ou bien le Maître qu’a mal fait son travail ? À moins qu’on nous dise pas tout, et qu’ils savent très bien qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde. }

    la phrase résume tout pour le reste pas tout a fait d’accord, il peut étre Intéressant de découvrir des techniques dont on ignore qu’elles existent, on le découvre aprés avoir fait des études Longues.

    pas de place pour tout le monde = beaucoup de Frustrations accumulées -)

  • Pierrick dit :

    En voilà, un texte qui me parle. J’ai ouvert les yeux lorsque je suis rentré en école d’ingénieur, où la « neuroplastie » règne au nom de l’optimisation/maximisation productive. Explicitement avoué par les chiens de garde de cette école, ne s’en privent pour prendre en surnombre le premier trimestre, accepter la Z.E.P. comme « preuve d’ouverture d’esprit » et ainsi attendre les démissions (non-remboursées) prévues à cet effet. Tout est calculé: l’élitisme prône, le corporatisme trinque.
    Savonarole a raison, l’expérience forge l’esprit et la critique.

  • Ahima dit :

    Bonjour, je n’ai rien à ajouté sur le sujet que vous ne saviez déjà apparemment, j’ai moi aussi pris la poudre d’escampette se qui ne m’a jamais empêché de toujours continuer à étudier les sujets qui m’intéresses. J’ai fini par faire se qu’on appelle « une formation professionnalisante » (d’analyste programmeur) qui à ses avantages mais qui est trop souvent utilisée pour sous payer des débutants au prix d’un stagiaire. Dans se type de formation vous êtes en quelque sorte déjà sur le marché du travail alors même que vous étudiez encore, une manière de contraindre le pôle formateur de la société aux exigences du marché de l’emplois, l’école au sens large devenant le reflet de la société et non plus l’inverse.
    Je voulais simplement vous transmettre ma joie de découvrir un site empli de gens qui pensent que ce soit dans les articles ou les commentaires, ça change !
    Merci.

  • imho dit :

    .
    tiens pour une fois a qques nuances pres
    (par ex, j’ai l’impression que vous pensez que [plus que archi archi archi, comme prison et armée) les orphelinats a temps partiel et autres camps d’internement pour momes… puissent etre autre chose qu’une des pires saloperies des mondes contemporains??)
    donc pour une fois, nous sommes assez d’accord!

    pour vous encourager (et vous chers lecteurs) dans ces bonnes voies… contre tous les enfermements cités plus haut… l’auteur catherine baker (dans la lignée de christiane rochefort [les enfants d’abord]) et donc… CB ‘insoumission a l’ecole’ et ‘les cahiers au feu’… roboratifs… de CB et aussi assez accessibles en telech non payants… (cf leurs entrées ds WP) sur l’abolition du droit et des prisons ‘pourquoi faudrait il punir’…

    et oui instruction education juste au minimum… outre le formatage au moutonnage a la haine la compet l’exclusion l’exploitation l’asservissement… de l’agisme et du national-colonialisme.

    bonne lectures, et dites nous vos impressions…

    ah en apero le petit quatre pages dont le style proche du votre (mais surement divergeant si vous parliez de certaines de vos ‘visions’!!)
    genre « ils disent vouloir nous apprendre a marcher… en nous coupant les pieds » parmi toutes les merveilles contenues dans http://infokiosques.net

  • Haroun dit :

    Bravo,
    L’école est une usine de formatage. Quand l’école formate et qu’elle tombe sur des réfractaires, elle exclue…
    C’est simple, clair et rapide. Cela s’appelle de le gestion des ressources humaines ou je me trompe… Sauf que ce n’est pas ce qui nous est vendu dans les beaux discours électoraux et autres belles paroles qui s’envolent…
    L’école n’est là que pour défendre un schéma sociétal capitaliste néolibéral productiviste, pour le reste, elle le broie…
    Bonne journée.
    Haroun.

  • Anne Wolff dit :

    Rien qu’une coïncidence, je venais de répondre à un appel à mobilisation des « apôtres belges de la lutte contre la pauvreté, et justement cela décadre tout autant.
    L’appel est lancé à
    « ouvriers, employés, indépendants, agriculteurs, fonctionnaires, enseignants, travailleurs sans emploi, chômeurs, personnes en nécessité d’avoir recours au système solidaire à travers le RIS/allocations d’invalidité, pensionnés, syndiqués, réseautés, , fédérés, … »

    Voici le début de a réponse
    Nous sommes les ANTI-TINA. Pas de place pour nous dans ce monde là et ses catégories… humains ni plus, … ni moins, de telles définitions qui cloisonnent, nous réduisent, nous abstraient et nous les refusons, nous nous définissons à travers ce projet de monde qui nous unis, où nous n’aurons plus jamais à être définis en des termes qui nous réduisent et font abstractions de nos réalités, bien plus vastes que ces définitions-prisons.

  • lyvanis dit :

    ce que bcp d’entre vous dénonce semble t’il c’est en réalité la fin de l’ascenseur social qui existait il y a encore quelque années.
    les gens faisaient des études plus ou moins longues, entraient dans une entreprise puis gravissaient les échelons de l’entreprise. ce qui leur permettaient de se mettre à l’abri du besoin
    effectivement, l’école est formatrice, dans le sens de former et il me semble bien important que les gens apprennent de leurs ainés ce qu’il ont eux même appris afin de n’avoir pas à re-découvrir à chaque génération. elle est également « formatrice » dans le sens de formatage. elle réclame un socle commun, à une population, de connaissances qui est censé lier cette population afin que ses constituants se reconnaissent entre eux. cela personne ne le conteste et cela est clair. sans sentiment d’appartenance quelle société ?
    peut on bannir cela ? je n’en suis pas certain. à quel niveau placer le minimum de socle commun ? et comment s’assurer que tout le monde y accède ?

    ce qu’il manque de nos jours c’est effectivement la place à l’aléatoire et l’éducation nationale peine grandement à offrir des alternatives d’apprentissages qui satisfasse à certain.

    trouves tu qu’on t’ai laissé partir trop tôt yohan ? qu’on ai pas suffisamment cherché à te rattraper ? as tu voulu entendre les différentes solutions qui t’étaient proposées? peut être n’étais tu simplement pas prêt à ce moment là à apprendre pour pleins de raisons et que dans un autre contexte plus favorable cela ce serais passé autrement.

    il y a dans le système éducatif français certainement beaucoup de choses à améliorer, on ne peut pas faire de tout le monde un BAC + 4/5/6 . non ?
    beaucoup de gens avec de « petits diplomes » gagnent très bien leurs vie et ne sont donc pas sous payé

    pourquoi parler d’arrogance du requérant quand on te demande ce que tu fais? ce n’est qu’un code social d’aprés moi ….

    effectivement les gens se définissent assez facilement par leur métier parce qu’il les définis un peu quand même, pas dans la totalité bien sûr. parfois la surprise est totale et c’est ce qui nous enrichis. qu’attends tu par exemple d’une infirmière, de son caractère ? d’un commercial, de ses idées sur les rapports aux gens ? ….. tu plaques forcément des représentation de modèles et dans un sens c’est plus facile pour tout le monde et cela est satisfaisant pour toute les rencontres « rapides ». quand la rencontre approfondis on découvre autre chose …

    • Mon très cher Lyvanis, sache que je ne regrette rien ! D’ailleurs à quoi bon ? Cela ne crée que frustrations et névroses… Au contraire, j’ai toujours essayé de comprendre le mieux possible ce qui m’a déterminé, au sens philosophique du terme, pour m’assumer le plus pleinement.
      Ce que j’ai tenté de montrer à travers ce texte, c’est que le système éducatif et son corrolaire républicain sont plein de mensonges… Peu importe mon parcours personnel, la réalité est que bon nombre de jeunes sont laissés au bord du chemin parce qu’il n’y a définitivement pas de place pour tout le monde, que « l’égalité des chances » que nos politiques manient comme un slogan cache en fait une sélection carrément compétitive… Et comme tu l’as dit, l’ascenseur social étant bloqué au rez de chaussé, le mensonge n’en est que plus grand en ces temps moribonds…
      Ainsi, je reçois bon nombre de témoignages de personnes à qui ce texte redonne de l’aplomb, car eux aussi ont eu une vie qui à un moment donné s’est désaccordée avec le système éducatif. Et ceux là, trop souvent, sont maintenus dans une position d’échec, alors que, contextuellement, ils n’ont fait que ce qu’ils pouvaient à ce moment précis de leur vie. D’ailleurs, le cadre familiale est extrêmement important dans ce genre de situation…
      Donc oui, tous ceux qui se croient plus méritant que les autres, alors qu’ils ont eu la chance d’une relative stabilité, et ou, une condition social privilégiée, ceux là irritent bien souvent par leur arrogance ceux qui ont pris des chemins de traverses, qui de fait ne sont pas sanctionnés par des diplômes.
      Et c’est à ceux là que je m’adresse, ceux au parcours singulier, pour qu’ils prennent conscience – si ce n’est déjà fait – que l’épanouissement n’est pas l’apanage de ceux qui ont suivi l’autoroute. Bien au contraire.

      Je dois partir… Je développerai plus amplement si besoin est un peu plus tard.

      Fraternellement.

  • Tao Plouk dit :

    « Eduquer c’est donc exclure ? »

    Posez vous la question: c’est que vous avez pas encore eu votre revanche sur votre éducation.

    Voilà jusqu’où le sophisme d’un petit bourgeois exclu par sa prétention à être lui-même trop jeune peut mener: se sentir une fois de plus exclu, quasi-éternellement.

    Le fruit (nous dîtes-vous) d’une sensibilité exacerbé par sa prétention: son instinct de jeunesse toujours présent, trahie par son incapacité à s’adapter au réel ?

    Votre article est bon pour la rubrique « jeune fille en fleur »: dithyrambique sur Chavez, l’éducation du peuple par la révolution: oui mais ailleurs, oui mais pas pour moi. La posture caricaturale du bourgeois éclairé de la révolution: elle est pour vous !

    Vôtre âme est trop pure pour supporter les banc de l’école ?
    Vous êtes risibles, je parie que vous êtes athée avec un grand A, parlez-en à votre âme.

    Il n’y a pas d’innocents ?
    Surtout pas vous: coupable d’imbécilité contradictoire prétentieuse.

    • Mon cher Tao Plouk, vous auriez pu avoir un dix sur dix, mais malheureusement votre portrait de fin psychologue tombe largement à côté… Non, je n’ai pas eu le loisir petit bourgeois d’errer au frais de la princesse pendant des années. Sitôt après avoir démissionné du lycée, j’ai travaillé, quitté mes parents, pris un appartement à 18 ans. Donc mon adaptation au réel, ne vous inquiétez pas pour ça, je m’en sors, merci. Oui le système scolaire n’est pas adapté à tous, et forcément y en a qui passe entre les grilles, qui font autrement, comme moi. Mais de là à me faire dire que l’éducation est bonne pour les autres mais pas pour moi, vous ratez encore une fois votre caricature… Je défends l’école, je la respecte même énormément. Parce qu »elle possède se fond égalitaire que j’aimerai voir préserver, pour ne pas dire réaffirmé. D’ailleurs j’ai eu beaucoup de professeurs des écoles de mon côté lorsque j’ai écrit pour dénoncé la réforme Peillon : http://diktacratie.com/reforme-peillon-lheure-de-levaluation/ Maintenant, l’éducation, l’apprentissage, la culture, sont des éléments déterminants pour qui veut se construire, pour qui voudrait se transcender. Chavez l’avait très bien compris, en favorisant l’accessibilité des savoirs à tous et gratuit ! Une révolution pérenne passe inévitablement par là, et franchement, avec nos modestes moyens et savoirs-faire, que croyez vous que nous faisons sur Diktacratie ? J’espère que votre aigreur passera, parce que manifestement elle vous a mené à faire une mauvaise analyse. Comme quoi on peut avoir fini ses études bien au chaud sur les bancs, et rater sa copie quand on se laisse guider par le ressentiment… Sans rancune.

  • lyvanis dit :

    je comprends un certain nombre de chose yohan mais je trouve dans le texte trop d’interprétations négatives. ou sont les espoir? les ouvertures ? les pardons?

    tant mieux si tu ne regrette rien, de toute façon il faut composer avec et avancer.

    il existe quand même beaucoup de formations accessible sans diplôme une fois la déscolarisation effective. il n’est donc « jamais trop tard » pour se re former.
    il existe aussi la VAE (validation des Acquis je ne sais plus quoi )… donc il existe des passerelles. Probablement pas assez ou mal aiguillées.

    ce qu’il manque d’aprés moi dans la société ( on est donc hors du parcours scolaire) c’est la possibilité de reconnaissance de l’autodidacte. ou alors il passe effectivement par l’obligation de créer sa propre boite affin de s’élever socialement

    • Effectivement, notre société reconnait mal l’expérience si elle n’est pas sanctionnée de diplôme, et c’est dommageable. Maintenant, l’autodidacte emprunte bien souvent des chemins moins balisés donc plus singuliers. Ainsi il faut être patient pour voir ses fruits murir et être récoltés.
      En effet ici j’aborde une des facette plutôt négative de l’institution éducative à travers mon vécu. Cela semble te heurter, mais mon cas personnel n’est qu’une goûte d’eau par rapport aux 150 000 élèves qui quitte l’éducation nationale tous les ans une fois l’orée de leur seize ans franchie… Il ne faut évidemment pas réduire le rôle de l »institution à cette seule statistique, mais reconnaissons le, ce constat préoccupant ne peut être ignoré.
      Maintenant, si tu ne vois que le pendant négatif du papier, c’est que tu passes à côté du message que j’ai tenté d’exprimer. Car pour faire vite, je dis simplement qu’il ne faut pas se laisser enfermer dans les catégories que le tout venant, sûr de son mérite, se rassure à employer. Ne surtout pas culpabiliser de ses prétendus échecs, mais au contraire en tirer profit, par delà les jugements de valeurs. Condition pour se bâtir d’autant plus solidement, et tenter d’être un peu plus maître de sa destinée. Chose qu’aucun diplôme ou VAE ne peut offrir.

  • Tao plouk dit :

    Yohan.
    Tu commences ta « copie » par noter ton contradicteur.
    Complexe de stupidité ou aveu ?
    Manière de petit écolier rebelle con-venu qui professe et note…allez…couché…panier…tu aurais pu être un peu plus « fin ». Tu endosses le rôle que tu dénonces, trop attendu d’être si stupide et pourtant tu y plonges.
    Ne parle pas de Chavez, tu est hors-pensée, ta mélodie est fausse, tu effleures la traduction, un jour tu comprendras peut-être.
    Y’a pas de rebondissement dans ton verbiage, tu restes sur place: coupable d’imbécilité contradictoire prétentieuse. Je me copie/colle et me répète comme Chavez aurait collé au mur ta médiocre compréhension, je n’ai pas d’autres mots pour évoquer ce que à quoi tu n’as pas su répondre.
    Continue à te prendre pour ce que tu es: quand on te demande ce que tu fais en société, répond comme tu m’as répondu: « quelqu’un qui a eu beaucoup de professeurs des écoles de mon côté lorsque j’ai écrit pour dénoncé la réforme Peillon. »
    Passable dans ta fuite et excellent quand il s’agit de ta petite personne: comme tout mammifère avec son petit, sauf que y’a pas de petit…
    Le système éducatif est méchant, whaouuuu découverte, il est dur avec quelques-uns, whaouuuuu ? avec qui ? les parias, les rebelles, les pirates ?
    Non.
    Avec ceux dont tu ne fais pas partie.
    Ceux qui n’ont pas choisi.
    Tu as fait le choix.
    Tu as démissionné.
    Très bien petit bourgeois.
    Assume ta démission.
    Je me plante comme un légume, c’est quoi la note chef ?
    Zéro…super, merci prof !

    Pour résumer: ton article est pourri, diktacratie est meilleur dans les fiches de lecture que dans le blabla d’un vécu banal, sans répondant, sans écho: à part dans ta petite caverne égocentrique.

    Mathématique, tu saisis?

    à point pour moi.

  • Tao plouk dit :

    Aigre pour toujours.

    Chacun sa force.

    • Au lieu de fantasmer une vie que je n’ai pas, et de médire à mon propos, parle nous donc de toi, de ton extraordinaire expérience ! Tu sembles en avoir à dire sur le sujet, à moins que tu n’aies que tes remontés acides à partager ?
      Parce que franchement, dans le fond, mon petit cas personnel on s’en fout pas mal. Il n’est qu’un moyen d’aborder un sujet. Le vécu apporte une autre dimension. Que tu ne la partage pas, soit ! Que mon style te paraisse abscons, très bien ! Mais est-ce une raison pour m’insulter ainsi ?
      Je t’invite donc à être un peu plus constructif, en nous faisant part de ton analyse à travers ton vécu et ta formidable plume ! Ca sera toujours plus intéressant que ton verbiage aigri, une force qui jamais ne féconde…
      Alors vas-y, on t’attend.

  • Large Pro dit :

    C’est très passionnant comme sujet et merci pour cette article. J’espère être objectif pour ce qui va suivre malgré ma récente consommation de Marijuana.
    Je pense qu’il faut bien comprendre une chose, il y a plusieurs types d’élèves inadaptés au système scolaire et les principaux types sont:

    – Les esprits étroits généralement méprisables à cause d’un comportement/esprits fallacieux, malhonnêtes.

    – Les grands hommes de ce monde lorsque bien évidemment (la quête de la vertu est présente dans leurs mentalités). Victimes d’un système totalitaire marchand, marginalisé, méjugé, assoiffés de savoir (lectures personnelles et non le formatage pour jeunesse hitlériennes), victimes de la coercition illégitime des géniteurs, des professeurs (la plupart ne méritants mêmes pas le statut de professeur : ils pensent que pour être un bon professeur, il suffit d’avoir un bout de papier et d’avoir appris par cœur. Incapables d’innover, de posséder un minimum de charisme et surtout de rendre un cours intéressant) car ils collaborent consciemment ou inconsciemment à cette règle : cette oseille fait la loi. L’argent avant le respect des droits fondamentaux des individus.
    Ils veulent ce que tous les jeunes devraient avoir : la liberté. Ils fuguent ou tapinent comme moi j’ai tapiné pendant 3 secondes en faisant l’humoriste avec assiduité (je voulais en faire une quatrième) avant de m’affranchir avant la fin de l’année scolaire.
    Pour finir, je reprendrais Platon dans la république 7 et 8 : « -Parce que, répondis-je, nul homme libre ne doit rien apprendre servilement. Alors que les travaux physiques accomplis par force n’amoindrissent nullement le corps, la science forcée ne reste pas dans l’âme. »

    N’oubliez pas : instruisez vous. Rien que pour irriter les esprits faibles qui pensent que le savoir ne trouve pas sa valeur en elle même et qu’il a besoin de validations extérieures, ca vaut le coup. Bon courage et affranchissez vous du pognon bandes de gangsters!

    Cordialement.

  • +2P-2N dit :

    Je faisais des recherches sur Kémi Séba et je suis tombé par hasard sur votre site, je commence à peine à lire vos articles. Cet article m’a beaucoup plus car il est criant de vérité. D’ailleurs des personnes qui (ont coupé les ponts)/ne m’ont donné aucune nouvelle durant plusieurs années se mettent d’un coup à l’approche de la vingtaine me demander « ce que je fais »…

  • enebre dit :

    En plein malaise sociétal, c’est pas une première.
    Ici comme ailleurs dès qu’on touche les cordes sensibles, la tendance va vers la foire d’empoigne, à qui à la plus grosse, à qui mouche l’autre par son verbiage plus pénétrant, à qui de jeter la plus grosse pierre, parce qu’ils ne trouvent rien de mieux à faire ou à dire, dans quel but déjà ! ?

    La faculté de conscience une fois acquise, nous place au centre d’une sphère vide et peu savent vers quel azimut se tourner. Pire, savent-ils qu’ils sont tombé dans un schéma organisé et voulu, un parcoure initiatique, perverti par les initiés peut être.

    Les articles de ce genre partent toujours d’une bonne intention et bizarrement ca tourne pratiquement toujours au vinaigre, pourquoi serait-ce parce que c’est ainsi que le schéma est écrit.

    Même avec la plus belle prose, c’est encore le même vinaigre qui fera prendre la mayonnaise à l’envers et fini par la rendre indigeste. Pourquoi ne pas travailler la-dessus, afin d’en finir une bonne fois avec la division sociale, la cause de la faiblesse humaine face aux castes initiées et dominantes, qui n’oeuvrent que pour maintenir la bassesse intellectuelle.

    Désolé pour ma pauvre prose, mais je n’y suis jamais arrivé, c’est pas que j’en ressente l’échec scolaire, c’est juste que ce n’était pas mon truc et d’un autre côté ça m’indique beaucoup sur mes interlocuteurs selon la façon qu’ils perçoivent mes faiblesses, en fait ce n’est que ça qui les intéressent bien souvent, ils peuvent se sentir supérieurs et surtout capable de le prouver quels que soi mes autres qualités, culturellement ils ont le baton qui rabaisse, très souvent utilisé sur les forums. Le reste leur importe peu, d’ailleurs qu’en feraient-ils, il n’y a qu’eux et leur grandeur qui les intéressent.

Laisser une réponse à Tao Plouk