Des mots pour subjuguer

Des mots pour subjuguer

le 05 mai, 2015 dans Asservissement moderne, Les prohibés, Provoquer le débat par

« Va te faire enculer sale fils de ta race, fils de pute ! Va te faire sodomiser chez les macaques, salope de mes couilles, je nique ta chienne de mère et tous ses bâtards de mioches !… »

Que reste-t-il de nos colères quand elles s’égarent dans l’injure ? Excès d’énergie ou crachats de nerfs, nos ressentiments se formulent toujours immodérément dans nos humeurs racistes, zoophiles ou incestueuses.
Le sang chaud inonde la tête puis noie la raison, qui exulte ainsi son ultime beuglement dans un travestissement d’autorité. Ces invectives jetées en pâture nous laissent alors un arrière goût de fiévreuse défaite.
Nos mots de haine révèlent toujours nos maux d’amour.
Des mots qui blessent et qui invitent au conflit. Les orgueils se vexent et les honneurs se brisent. Puis, la tempête passée, il flotte comme un silence ridicule, un soulagement désaccordé…

Mais il y a pire : des beaux mots qui dissonent. Des mots prestigieux mais sournois, qui prétendent à l’inverse de ce qu’ils signifient. Des mots présumant de liberté et de tolérance mais qui, de fait, asservissent et formatent. Des mots de paix prétextes à la guerre.

Pour illustrer mon propos, quelques dénominations conformes à l’univers de Diktacratie.com seront rapidement proposées. Par exemple, pourquoi appeler « démocratie » un régime politique où une poignée de crapules, réglant leurs passions sur leurs intérêts, ne se préoccupent du peuple que dans le but de se faire élire ? Ces scélérats, eux-mêmes à la solde d’une clique de banquiers appréhendant l’humanité comme un paradis pour spéculer, nous ont ainsi volé la démocratie. Le pouvoir est resté, le peuple oublié… Il n’aura fallu alors que quelques subterfuges bien huilés de propagandistes inspirés pour rendre la masse citoyenne passive. La voilà désormais satisfaite de consommer, de se divertir, de s’endetter et de voter.
Aussi le peuple est devenu sourd aux massacres et pillages de là-bas assurant l’illusion de son confort et de son pouvoir d’achat ici. Bref, un troupeau négligeant définitivement sa liberté.

Liberté dont se réclament désormais outrancièrement les anarchistes !
Mais, là aussi, un terme comme « anarchie » prête foncièrement à confusion : an arkhê ou absence d’autorité, de gouvernement ; utilisé par ailleurs comme synonyme de chaos. Plutôt perverse, ainsi, la dialectique des libertaires !
Un chaos social générerait la révolution offrant alors la construction d’un ordre nouveau et rationnel fondé sur la liberté et la solidarité ! Mieux : du fait que nos gouvernements soient responsables des désordres sociaux, seule une société sans gouvernement pourrait restaurer l’ordre naturel !
De si grossiers paradoxes, de si extravagantes contradictions déclinant directement de l’idée-même d’anarchie ont nécessairement déterminé les plus lucides porteurs du drapeau noir à résoudre ces apories dans un terrorisme désespéré : bombe balancée au sein de la Chambre des députés, coup de poignard sur le Président de la République…
A l’époque les mots ne servaient plus à rien ! Mais c’était il y a bien longtemps…

Aujourd’hui, il semblerait que l’essence ravacholesque du « terrorisme » se soit évaporée dans les turbans de quelques djihadistes aux viscéralités légèrement pieuses. Il y aurait même au cœur du Coran – leur Livre Saint – d’obscurs augures invitant à massacrer dans la terreur tous les mécréants refusant la lumière des lois musulmanes. Ce sont les journaleux qui le disent : en tout sunnite sommeillerait un potentiel Carlos ! Alors, parler d’islamiste ou de terroriste pour désigner le premier fidèle venu, est-ce vraiment si grave ?…
Mais, quand même, il est troublant de stigmatiser ainsi les dévots de la charia quand on sait que la Bible recèle aussi de gènes incitant à la haine et à la guerre, nous mystifiant d’autant plus, qu’ils se dissimulent derrière un cabalistique verbe de paix et un sélectif amour du prochain. Nous avons déjà détaillé tout cela dans un texte majeur sur notre site (A-t-on lu la Bible ?). Et on peut rappeler ainsi, sans coup férir, que celui qui revendique un « sionisme » béat prône du même coup une politique fondée sur un racialisme expansif plus que nauséabond. Sans parler du petit jeu auquel se prêtent aveuglément, en parallèle, les médias dominants, pensant honorer de la sorte une souffrance quelque peu carabinée à force d’exubérance dégoulinante…

De toute façon toutes les religions du Livre comptabilisent chaque jour des morts au nom de leur message d’amour. Au vu de l’Histoire et de l’état du monde, qui peut nier cela ?
Les monothéismes détestent les hommes qui ne sacrifient pas au même Dieu qu’eux. Jaloux et dominateurs, ils s’édifient en intolérance et en commandement pour tous ceux qui doutent ou tentent de voir ailleurs. D’où leur sympathie systématique avec la soldatesque des pouvoirs en place. Celle-là même qui anime les empires en détruisant les frontières…

« Frontière », justement, un autre mot qui soulève bien des fantasmes et des frayeurs… Mais ça nous y reviendrons un autre jour !

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4 Commentaries

  • enebre dit :

    C’est pas vraiment un bon sujet bordel de merde.
    Ok je blague. Je pense que la grossièreté et l’insulte sont comme une signature qui dépeint l’inculture et l’impossibilité d’évoluer de l’individu.

    L’abruti confronté à la page blanche de son cerveau se fâche avec le seul moyen qu’il lui reste pour s’exprimer et décompresser, c’est souvent le palliatif à la brutalité physique.

    J’aimerais voir que diktacratie évolue plus avec le sujet des religions et arrête de faire l’amalgame des religions et ce qu’elles disent au nom de Dieu et Dieu tel qu’il est sans ces officines et quand on ne sait pas (sous-entendu sans foi) on ne dit rien, puisque c’est par la foi que Dieu s’exprime à l’homme, de fait le mécréant est un inculte des affaires de Dieu.

    Dieu est un concept indissociable de l’humanité, je crois qu’il est encore un peu tôt pour débattre de ce sujet maintenant.

    Je préfère attendre que Diktacratie développe ce thème avec son habituel talent.

  • LaGiraphe dit :

    Les malheureux ‘antifas’ œuvrent à monter les citoyens les uns contre les autres. Du chaos, par la fainéantise intellectuelle de faux rebelles, mais pas des anarchistes.

    Ils ont aussi oublié que l’anarchie est un état de conséquence, de libre penseur et de libre expression. Et aussi que beaucoup de grands auteurs anars ont fini dans des gouvernements ou assemblées…

     » l’anarchie c’est l’ordre, car le gouvernement c’est la guerre civile  » A.B.

  • Jesus Christ dit :

    Mes Fils !
    Débarrassez-vous de vos préjugés !
    Convenez que les régimes politiques athées du dernier siècle ont fait plus de victimes que l’ensemble des guerres de religions.
    Tous les « isme » sont pourvoyeurs de bourreaux, socialisme, nazisme, diktacratisme, etc…
    La base du meurtre ce n’est pas la religion, mais l’homme.
    Amen !

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