Démocratie ou dirigisme ?

Démocratie ou dirigisme ?

le 15 janvier, 2016 dans Démocratie par

La démocratie n’est pas une idéologie mais une forme d’organisation plus efficace que le dirigisme.

Définitions

Dans les régimes autoritaires le pouvoir appartient au(x) dirigeants.
En démocratie, le pouvoir appartient aux citoyens.
Une démocratie est, soit directe (le peuple exerce sa souveraineté lui-même, au moyen de référendums), soit représentative (le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire de ses représentants).

Les démocraties représentatives dans lesquelles les élus prennent toutes les décisions souverainement et en dernier ressort ne sont pas des démocraties mais des régimes autoritaires, des diktacraties

Régimes existants

Plus de 150 états sont bâtis sur le modèle autoritaire. Quelques dizaines sont un mélange de dirigisme et de démocratie. Ceux où la dose de démocratie est majoritaire, les démocraties directes, se comptent sur les doigts d’une main.
Le régime actuel de la France est une démocratie représentative dans laquelle les élus prennent toutes les décisions souverainement et en dernier ressort c’est à dire un régime autoritaire, une diktacratie (les Français élisent leurs maîtres, mais ils n’ont jamais la possibilité de prendre des décisions).

Pourquoi la démocratie est-elle préférable ?

Les nations les plus démocratiques sont celles qui réussissent le mieux dans tous les domaines, économique, social, écologique etc.
Les régimes autoritaires font vivre leurs peuples dans les conditions les plus misérables.
Il ne s’agit pas de coïncidences, il en est ainsi parce que les pouvoirs forts sont automatiquement délinquants et incompétents.

Délinquance des gouvernements autoritaires

Les politiciens dotés de super-pouvoirs en profitent pour s’octroyer des avantages personnels indus. 
Derrière leur paravents idéologiques, les partis politiques ne sont pas organisés pour gouverner mais pour distribuer des investitures et des privilèges. Tous pourris ? La réponse est évidemment positive, au moins pour les chefs de partis, les trésoriers et les convoyeurs de fonds.
Et, pour trouver des complicités, faire diversion, les politiciens suscitent l’apparition d’autres classes d’exploiteurs, en général des dirigeants de collectivités importantes (entreprises, associations, syndicats etc) auxquels ils accordent des statuts de privilégiés, parfaitement légaux, parfaitement illégitimes.
L’ensemble formé par les classes exploiteuses, les politiciens et leurs obligés, fonctionne comme une machine à écraser et ponctionner les petits.

Incompétence des gouvernements autoritaires

Plus un état est autoritaire, plus il s’immisce dans les activités privées. Et comme il est matériellement impossible de tout diriger dans un pays depuis un point central, cela conduit les bureaucraties étatiques à multiplier les dysfonctionnements.

Désordres causés par les régimes autoritaires

Délinquance et incompétence, voilà pourquoi, par exemple, les quelques centaines d’énarques et de polytechniciens qui, en France, ont la main sur les leviers de commande gouvernent infiniment plus mal que ne le ferait la population dans son ensemble. 
Les simples citoyens seraient nettement plus efficaces que le pouvoir en place parce qu’ils prendraient leurs décisions en fonction des réalités de leur situation personnelle et ne pourraient prétendre à des profits malhonnêtes. C’est, d’ailleurs, ce qu’on peut observer dans les démocraties directes.

Désordres nationaux

Les conséquences directes d’un étatisme envahissant sont à peu près les mêmes partout : chômage, exclusion, pauvreté, délinquance, désordres, crises, pénuries, surproductions, gaspillages, productions dangereuses ou polluantes, désaménagement du territoire, désinformation idéologique, oppression, répression.
En France il y a 3,7 millions de chômeurs de catégorie A et quand il y a 3,7 millions de chômeurs de catégorie A dans ce pays, cela correspond à peu près à 10 millions de sans travail, sans abri, pauvres, exclus etc, c’est un drame social majeur.
Le plein emploi est naturel, il suffit de desserrer l’étreinte étatique pour qu’il se réalise spontanément. Des exemples récents (Allemagne, Canada, Nouvelle Zélande, Suède etc) montrent qu’un allègement des dépenses, prélèvements et interventions publics commence à produire ses effets bénéfiques dans un délai de un à deux ans. En dix ans le chômage disparaît et ce peut être le début d’un boom économique sans précédent.

Désordres internationaux

Les grands pays dirigistes (USA, Euroland etc) sont  les principaux responsables des troubles internationaux parce que leur politique étrangère consiste essentiellement à se défausser de leurs désordres internes sur d’autres pays:
– Ils remédient à des pénuries en dépouillant des pays tiers de produits rares,
– Ils se débarrassent de productions excédentaires ou dangereuses en obligeant des pays tiers à les laisser entrer sur leur territoire,
– Ils mettent à profit la spéculation qui fuit des monnaies faibles vers les monnaies fortes pour s’endetter facilement et à bon compte.
Leurs victimes sont principalement les pays du Tiers-Monde. La corruption et l’intimidation suffisent pour étouffer toute velléité de riposte des gouvernements de ces pays. Les contre-coups, drogue-immigration-terrorisme, proviennent principalement de réactions de désespoir de leurs populations.

Une absence de démocratie est toujours une tragédie. La démocratie directe est le seul schéma organisationnel qui permette de rationaliser et de pacifier les relations nationales et internationales.

Comment accéder à la démocratie ?

Pour faire entrer un pays dans l’univers de la démocratie, il est inutile d’organiser, à grands frais, la tenue d’une Assemblée Constituante. Il suffit d’inscrire, dans sa Constitution, les quelques dispositions de base qui garantissent une souveraineté effective de la population.
En France une association, Article 3  organise une pétition nationale pour que le référendum d’initiative citoyenne soit introduit dans l’article 3 de la Constitution. 
Évidemment, aucun parti politique ne reprend cette proposition dans son programme. Il faudra une forte pression de l’opinion publique pour que des politiciens acceptent de renoncer à leurs super-pouvoirs et à leurs privilèges.
Cette pression, c’est à nous, les sans-pouvoir, de l’organiser.

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3 Commentaries

  • Ghislaine dit :

    Pour que la France devienne un pays démocratique, il est indispensable que ce soit le peuple qui écrivent lui-même sa constitution. Pour se faire, il faut mettre en place une assemblée constituante tirée au sort sans laquelle, nous ne pourrons pas lutter contre tout les abus de pouvoir.
    Il ne suffit pas juste que quelques articles soient modifier car on le voit bien, c’est regrettable, que les hommes aux pouvoirs n’ont que faire de la constitution qu’ils bafouent alors que si la surveillance de ces articles étaient permanentes, il en serait autrement.
    « Seule une assemblée citoyenne tirée au sort peut remédier, voilà de forts contre-pouvoir »
    http://www.le-message.org/

  • Bonjour GHISLAINE et FRANÇOIS

    GHISLAINE, la réponse à votre question est partiellement comprise dans le dernier paragraphe de mon topo ci-dessus : « Comment accéder à la démocratie ». Mais pas seulement.

    Je crois aussi que l’on ne peut pas tout démocratiser d’un coup : pour qu’une démocratisation soit une réussite, certaines réformes doivent être réalisées avant certaines autres. Le processus doit nécessairement s’étaler sur plusieurs années (et peut être plus).

    Je n’ai aucun lien avec Article 3 mais après avoir visité la plupart des sites dédiés à la démocratie, je me suis rendu compte que leur proposition était le point de départ idéal d’un programme de démocratisation. Une fois que le référendum d’initiative citoyenne est en place c’est irréversible et c’est parti !

    Vous pouvez aller sur mon site où le sujet est un peu plus développé.

    FRANÇOIS vous avez raison, l’important c’est la démocratie. Nous devons tous voir ce qui nous rapproche , qui est essentiel plutôt que ce qui nous sépare qui est accessoire. C’est dans cet esprit que j’ai mentionné Article 3 sur mon site. Et que j’ai pris contact avec DIKTACRATIE après avoir lu leur livre. Je pense que c’est aussi dans cet esprit que DIKTACRATIE a publié mon article ci-dessus. Nous ne pouvons pas compter sur les politiciens, il faut donc que nous comptions les uns sur les autres.

    PS : J’aimerais que Ghislaine ait raison parce cela voudrait dire que la démocratie est faisable maintenant et rapidement.

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