COP21, mon cul !

COP21, mon cul !

le 08 décembre, 2015 dans Asservissement moderne par

Les français sont abattus, meurtris, paniqués, anxieux, angoissés, déboussolés… Rien d’étonnant lorsque l’on s’attarde un tantinet sur le traitement de l’info. Le JT n’a jamais été aussi anxiogène, le tout amené par un Pujadas au sourire presque sadique, qui nous rappelle chaque soir, à quel point nous sommes en danger. Il paraîtrait même qu’une attaque chimique ou bactériologique se fomente, le risque est faible souligne-t-il, mais quand même. Autant se munir d’antidotes et de vaccins en tous genres, sait-on jamais… La raison, glacée par le Mr. Freeze de la désinformation, n’a jamais été à ce point absente et l’émotionnel porté à son paroxysme. Ceux, qui d’ailleurs tenteront de faire la lumière sur les causes et les logiques qui sous-tendent les attentats du 13 novembre, seront bien vite accusés de crypto-terrorisme. Car si la vérité éclate, la lumière se fera sur les véritables commanditaires : nos dirigeants otanisés. Les fourches risquaient-elles de taquiner des têtes ? D’où la propagande de guerre et le délire liberticide… La menace, à la fois partout et nulle part, fait donc de nous des chien-chiens encore plus dociles qu’auparavant. Le toutou, tremblant, la queue entre les jambes, s’en remet à son bon maître pour lui assurer la sécurité. Mais n’est-ce pas  normalement le chien qui doit protéger son maître ?

Evidemment il y aura un avant et un après 13 novembre. Les attentats ont d’ailleurs volé la vedette à la COP21, qui a disposé d’un temps de propagande réduit, mais les citoyens ont été rappelés à l’ordre, in extremis. Attention cependant à ne pas trop pousser le bouchon… Pris en tenaille entre surconsommation et culpabilisation, le contribuable finira bien par péter les plombs. Quid d’ailleurs des grandes multinationales et de leurs modes de production, ô combien écologiques ? Le green-brainwashing ronronne désormais et poursuit tranquillement son but, histoire là aussi de faire peur, au point que les individus se demanderont sérieusement si faire des enfants n’est pas devenu criminel. Cela tombe plutôt bien, puisqu’il se murmure qu’une élite mi-philanthrope mi-malthusienne, aurait tout à gagner à une réduction drastique de la population mondiale… surtout s’ils veulent conserver leur mode de vie inégalitaire, fossoyeur des ressources naturelles.

Mais souvenez-vous, lors de la COP15 à Copenhague, une voix dissonante s’était élevée, clamant alors l’hypocrisie impériale autour de la question environnementale. Cette voix s’est éteinte depuis, et aucune chance d’en retrouver une de cet acabit autour des tables consensuelles de la COP21. Comme à son habitude, Hugo Chavez mit le doigt là où ça fait mal : « Si le réchauffement climatique est inéluctable alors le modèle occidental de production doit être changé et les richesses doivent être réparties afin d’aider les plus démunis à affronter le changement. » Outre l’écran de fumée de la transition énergétique, c’est d’abord notre consommation que nous devons réduire et les richesses que nous devons partager. Et puis la croissance verte n’est-elle pas le nouveau leitmotiv pour distancier les pays en développement ? En fixant de nouvelles normes de production, les premières puissances mondiales s’assurent de plus belle leur domination. Qui dispose des brevets ? Qui pour donner les bons et les mauvais points ? Qui pour prospérer sur le marché du droit à polluer ?

N’oublions pas que l’écologie a été, depuis les années 70, un cheval de Troie efficace et subtil pour détourner l’attention quant au bellicisme des Occidentaux. La stratégie avait donc été adoptée lorsque des étudiants manifestaient contre la guerre du Vietnam. Le journaliste indépendant, Thierry Meyssan, révèle la manœuvre dans une série d’articles consacrée à la récupération politique de l’écologie : « Il est possible de divertir le mouvement anti-guerre et de diriger l’énergie des manifestants vers d’autres combats. L’écologie doit se substituer au pacifisme et au tiers-mondisme. » Le New York Times soulignait à ce propos : « La préoccupation grandissante face à la crise environnementale balaye les campus du pays avec une intensité qui, si elle se poursuit, pourrait occulter le mécontentement étudiant contre la guerre du Vietnam. » Sous l’impulsion de politiciens opportunistes, le glissement s’est opéré en alliant respect de la vie humaine et respect de l’environnement, pour n’être au final plus qu’une « guerre pour l’environnement. »

La COP21 tombe donc à pic ! Le timing est parfait, puisqu’à l’heure actuelle, sont encensées comme jamais les vertus de la guerre… Ajouter à cela la splendide opération de greenwashing pour tous les sponsors et mécènes de l’événement qui chaque jour, détruisent un peu plus la planète… Elle a du bon la COP21 !

Partager

Il n'y a pas de commentaires pour cet article, laissez-en un!

Réagissez à cet article :