Code Noir et Lumières Blanches

Code Noir et Lumières Blanches

le 02 décembre, 2014 dans Afrique, Provoquer le débat par

« L’homme blanc a fait du noir un homme » écrivait Victor Hugo.

Lors de son discours sur L’Afrique, le 18 mai 1879, notre emblématique intellectuel nous livra la face noire de sa morale engagée, déclarant : « Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires . L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touché ». Plus loin il affuble même le berceau de l’humanité d’un :

« L’Afrique n’a pas d’histoire » !

Ce déni d’humanité et d’histoire n’a rien d’extravagant dans notre lumineuse culture. Il a toujours été toléré, et même au-delà, il est un des socles de notre éducation « exemplaire ». Sinon comment, encore récemment, Sarkozy aurait pu déclarer, en toute impunité, à Dakar : « le drame de l’Afrique vient du fait que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire » ?
Nous blanchissons ces propos révisionnistes trop facilement, sans doute parce que, dans le fond, notre humanisme n’est que médaille sur plastron. D’ailleurs, aujourd’hui, multitude de nos rues, collèges et lycées paradent avec les noms de tous ces grands hommes, glorieux étendards de notre nation. Ils sont pourtant de véritables criminels
Quoique, peut-on parler de crimes quand il s’agit d’animaux ou d’objets ? Car, en effet, il est bien stipulé dans l’article 44 du Code Noir (texte juridique réglementant la vie des esclaves élaboré en 1685 par son éminence Colbert ) :

« Déclarons les esclaves être meubles ».

Il faudra attendre jusqu’en novembre 1848, donc bien après les Lumières et Napoléon, pour voir enfin l’abolition officielle et définitive de ce code infâme. La tyrannie du maître devint l’autorité du blanc, et l’esclave fut alors transformé en… domestique. Passant ainsi du statut de machin à celui de machine !
Comme l’écrit Louis Sala-Molins dans son déconcertant livre Les misères des Lumières :

« On ne chassera plus le noir en Afrique. On en fera, sur place, l’élevage. »

Désormais les noirs pourront jouer du pipeau pour bercer les siestes de leurs patrons devenus récemment philanthropes…
Et cela nous le devons à tous nos philosophes éclairés, que nous pouvons remercier d’avoir osé supposer en des temps opportuns, qu’il y avait un fond d’humanité chez le Noir. Et, qu’il serait judicieux désormais d’établir un calendrier d’affranchissement de leur norme « esclave », pour qu’enfin, il puisse exprimer ce qu’ils ont de commun avec nous. Mais attention, raisonnablement, chaque chose en son temps, il ne faudrait surtout pas que nos anciens colons soient lésés par ce sursaut de conscience !

« La canne à sucre doit pousser, le moulin doit tourner, l’indigo, le coton, le tabac ne sauraient dépérir ». Tocqueville avait raison : « Si les nègres ont droit à devenir libres, il est incontestable que les colons ont droit à ne pas être ruinés par la liberté des nègres »

« Le bétail ne s’humanise qu’à condition de payer à l’éleveur le prix de la tête qui doit quitter la grange. »

Et puis surtout, il y a l’art et la manière d’accéder à la liberté : les Boukman ou les Toussaint Louverture n’ont pas su s’y prendre avec leurs façons barbares et rancunières ! Ce n’est pas avec les armes qu’on se libère, mais avec la philosophie, n’est-ce pas ?

Avant d’affranchir le nègre, il faut donc d’abord lui trouver un peu d’humanité : « Corrompus par leurs maîtres, les esclaves des colonies européennes sont devenus incapables de remplir les fonctions d’hommes. » Malheur, il nous fallut en plus les rééduquer ! Le panthéonisé Condorcet fût heureusement pragmatique : en lieu et place de leur droit à la révolte, il leur imposa alors un échéancier, garantissant les impératifs économiques de la France. Ainsi, en 70 ans on passera insensiblement de l’emploi de main d’oeuvre esclave à l’emploi de main d’oeuvre salariée. Juste un changement de procédure.

On peut dire que nos Lumières avaient une clarté limitée, voire exclusivement rhétorique. Sala-Molins n’en sauve d’ailleurs aucun : de Diderot à Schoelcher en passant par Montesquieu, Voltaire, l’abbé Grégoire et bien d’autres… Mais nous y reviendrons très précisément dans quelques paragraphes. Nous verrons surtout comment tous ont contribué à convertir le néant juridique du nègre en nullité sociale. Ou comment  » l’esclave » fut remodelé en « sujet » pendant que nous devenions « citoyens »….

Nous rembarrons d’ailleurs toute voix justifiant ces inadmissibles maladresses par le contexte historique. Sachez que des théologiens comme Las Casals ou De Albornoz (sans oublier Montaigne et ses Cannibales) avaient parlé de la liberté des noirs comme d’une évidence en plein XVIème siècle, et en avaient tiré les conséquences juridiques et pastorales sans précédent. Cela, bien sûr, échappa à tous nos philosophes éclairés. À moins que ce déni d’initié fût motivé pour des raisons de prestige ou d’économie.

Mais il y a pire encore.

Sala-Molins, lisant ces Lumières coté ténèbres, perçoit donc aussi l’obscure facette de ces philosophies, cristallisées au sein même d’un des fleurons de notre France éblouissante : La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Nous rappelons que lors de sa consécration, l’esclavage était alors encore en pleine vigueur ; commençaient à peine le moratoire et le fameux délai d’affranchissement de 70 ans

Ainsi, dans l’article 1 qui honore tous les hommes d’une citoyenneté émancipatrice, les Noirs n’avaient encore aucune existence juridique : ils n’étaient même pas sujets, ils étaient meubles. Ils n’avaient pas non plus, par conséquent, de propriétéils l’étaient. Hors corps social, le nègre ne pouvait qu’espérer au mieux une dignité animale pour satisfaire certaines libidos zoophiles de leurs maîtres, et au pire un statut de propriété – défini comme telle en tant que meuble – auquel notre blancobiblique Déclaration n’oublia pas d’énoncer ses prérogatives.

On comprendra mieux désormais toute l’étendue de l’ultime article garantissant le dédommagement des anciens colons par le droit imprescriptible du citoyen à la propriété:

Article 17 : « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. »

Déclaration opportune parachevant à merveille toutes les spéculations métaphysiques de nos prestigieux sages. Mais, prenons le temps de rappeler tout cela en détail :

Les dames méditaient dans le boudoir, toutes seules… pendant que des négrillons portaient ici et là des chandeliers et des corbeilles de fruits exotiques. Chaque chose tenait sa place sous les lumières de ces riches demeures, même si bientôt, grâce à un sursaut de conscience de nos prestigieux salonards, une partie du mobilier allait enfin accéder à l’humanité ! Hé oui, nos philosophes l’avaient proclamé… en tout cas c’était en cours.
Bon, juste le temps d’en finir avec quelques tergiversations d’usage : « C’est quoi un nègre ? » ou encore « Qui est-il… si seulement il est ? »
C’est qu’il y en avait des philosophes à cette époque, et chacun avait son mot à dire ou sa petite thèse à écrire…

Voltaire, Buffon & Raynal

Commençons par le polygéniste Voltaire, qui révéla à quel point la nature a doté les « nations de différents degrés de génie ». C’est assez pratique comme vision du monde quand on s’enrichit grassement sur les terres indigènes. Ca justifierait presque toutes les exactions commises, par un droit naturel du supérieur sur l’inférieur. Un droit divin en quelque sorte…

Pour Buffon le naturaliste, mathématicien et biologiste, c’était encore plus direct : l‘Homme est blanc par nature et il noircit par accident – ou par dégénérescence. Et c’est sous couvert d’autorité scientifique qu’il ira jusqu’à préciser que nos nègres d’Afrique sont « également éloignés du vrai et du bien ». On a du mal à voir en quoi la science peut justifier le « bien »… mais pour Buffon c’était limpide : il y a ceux touchés par la grâce, et il y a les autres…
L’abbé Raynal, opportuniste personnage, parlera lui de « dégénération ».

Montesquieu & Rousseau

Dans son monumental Esprit des Lois, Montesquieu s’éparpilla avec brio dans la description historique et géographique des pratiques esclavagistes – Chinois, Arabes, Hongrois, Espagnols, Indo-Américains, Russes, Grecs et Romains -, tout y passe, sauf évidemment le Code Noir, pourtant alors en vigueur !
Montesquieu, donc, n’ignorant rien des Lois de partout, ne semblait même pas savoir que le texte réglementant la pratique contemporaine de l’esclavage existait bel et bien dans son propre pays. Ce n’est pas pour rien que nous vous parlions de déni d’initié

De même l’illustre Rousseau, pourfendeur radical de toute forme d’asservissement, n’eut cure, dans ses oeuvres, du seul esclave au sens juridique du terme dont parle le code français de son temps. Ainsi, comme Montesquieu, il pensait à autre chose, et ce n’était pas à l’Afrique, ni à la traite, et encore moins aux Antilles, lorsqu’il lançait sur l’esclavage son anathème. Mais il pensait, et c’était déjà beaucoup.

Boukman, Toussaint Louverture & Dessalines

Pendant ce temps, si nécessaire à la réflexion des érudits, d’autres agiront… quitte à mourir. Boukman, Toussaint Louverture, Dessalines ne se posaient, en effet, eux, plus de questions : ils s’affranchissaient. Seuls les esclaves demandent la permission !
Et, Saint Domingue fut tout sauf une terre d’esclave… ils instaurèrent même leur propre Constitution :

 Art. 3.- Il ne peut exister d’esclaves sur ce territoire, la servitude y est à jamais abolie. Tous les hommes y naissent, vivent et meurent libres et Français.

Art. 4.- Tout homme, quelle que soit sa couleur, y est admissible à tous les emplois.

Art. 5.- Il n’y existe d’autre distinction que celle des vertus et des talents, et d’autre supériorité que celle que la loi donne dans l’exercice d’une fonction publique. La loi y est la même pour tous, soit qu’elle punisse, soit qu’elle protège. »

Mais cette émancipation n’était pas au goût de tous : n’ayant pas été corrigé par nos révolutionnaires de salon, cette nouvelle Constitution fut alors jugée irrecevable, pour cause de procédure non respectée.
Souvenez-vous : nos sages éclairés sommèrent l’esclave noir de se banaliser au cours d’interminables moratoires, pour accéder enfin à la banlieue du droit, celle qui légitimera une fois pour toute son existence au sein de notre universelle humanité. L’Histoire fait bien les choses…
Aussi, pour rappeler cette révolte négrillone à l’ordre – des Lumières -, De Noailles, qui avait tant fait pour l’abolition des privilèges lors de notre Révolution, élabora le plan radical « négromachie » : une chasse aux noirs retors avec chiens de guerre, du genre safari à mort avant l’heure !

Alors, nous sommes d’accord pour que le Noir devienne Homme, mais, pas trop vite, et à notre façon. Il ne faudrait surtout pas mettre de coté les perspectives de perfectibilité que comporte notre projet d’humanisation. Et d’ailleurs c’est ce sur quoi nous hésitons encore : ce noir, est-il perfectible par l’élevage ou bien par le droit ? Prenons le temps, soyons mesurés, il nous faut peser la question…
Rousseau nous avait prévenu : « L’Afrique entière et ses nombreux habitants, aussi singuliers par leur caractère que par leur couleur, sont encore à examiner ».
Il aura ainsi fallu 70 ans pour conclure que le Noir était un homme comme les autres. C’était alors le temps des colonies… Celui où les puissances européennes et les Etats-Unis d’Amérique s’autorisaient à se partager l’Afrique sans se chamailler entre elles tout en condamnant la traite. C’était le temps où Victor Hugo disait :

« Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. »

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12 Commentaries

  • khaled dit :

    l’esclave de nos jours n’a plus de couleur, même avec la plus belle couleur qu’il ne peut porter l’idéologie prime sur tout. C’est sur que l’industrialisation a plus libéré les travailleur des champs qui auraient été forcément une tare et des dépenses inutile de les garder comme domestique et machine quand leur rentabilité devenait ridicule devant ses nouveaux ascendants à moteur… L’idée de conquête, de plus fort, d’égoïsme il n’y a pas plus sauvage que l’homme. Aucun espoir de le changer malheureusement…

  • bilderberg dit :

    très bon article vivement la suite

  • Zoku dit :

    Je viens de voir Cogan, excellent film de gangster avec Brad Pitt (scenar et montage de haut vol), et même si on s’éloigne un peu du sujet, un des dialogues du film envoie une petite crotte de nez sur Thomas Jefferson, présenté comme un abolitionniste du dimanche…

    Quand à l’absence de l’homme noir dans les livres d’histoire, on peut quand même rappeler l’existence de civilisations telles que l’Egypte, ou Kush… La civilisation occidentale n’a que du dégoût pour ces peuples qui ne laissent ni écritures, ni grand édifices de pierre, mais les peuples africains ont toujours vécu d’une façon qui leur convenait avant tout. Rappelons qu’ils ne vivaient pas dans le même décor que nous, et avaient un rapport à la nature très différent… Mais comme c’est un mode de vie à l’opposé du scientisme prométhéen de nos latitudes, on préfère s’en foutre. Erreur…

  • Abdou Skungun dit :

    Et le code de l’indigénat en Algerie ?

  • Alerte générale dit :

    Il est utile et nécessaire de mettre à nu ce mythe glorieux de la « Révolution » dite française de 1789,génératrice du terrorisme d’État,responsable et coupable du génocide franco-français en Vendée (175.000 morts),ayant accouché du Corse Bonaparte « boucher » de l’Europe avec ses guerres fratricides,étape vers la très maçonnique « République universelle » que le misérable Hugo Victor annonçait très clairement dans l’un de ses discours.

    La nouvelle charte des « droits de l’homme » version Jacques Attali vaut son pesant de cacahuètes et, cette fois-ci, c’est le genre humain qui, dans son entier(sauf…..bien sûr,le peuple des zélus dont il est membre),est considéré comme « simple matériau » à gérer,sorte de zombie nomade,volatil,sans racines, sans familles, bon pour la casse si, non rentable! Le Code Noir nous apparaitra alors comme bien « charitable » en comparaison avec cette nouvelle idéologie sataniste mondialiste. Il faut lire ce fou dangereux en liberté, pour le croire !

  • Freddy dit :

    Juste à ne pas oublier que chaque cellule de notre corps a une mémoire inconsciente et qui remonte très loin dans le temps…Imaginez le degré de tolérance et de patience qu’un noir de nos jours peut avoir pour ne pas imploser sous l’impulsion de cette haine dont il a été l’objet pendant des siècles…mais combien de temps cela va durer? je pense que ça commence tout doucement à remonter à la surface, il serait temps qu’on apprenne finalement et réellement à être tolérants les uns envers les autres, sinon je n’ose même pas imaginer quel avenir commun nous attend.

  • francophile dit :

    Que le code noir fut une infamie, nul ne le conteste. Nul ne conteste également que les déclarations d’Hugo, de Jules Ferry et de bien d’autres… étaient indignes. Lorsqu’on analyse ces déclarations et ces politiques avec le regard de 2015, tout est ignoble. Il faut se méfier des anachronismes et des grands raccourcis historiques moralisateurs. Certes, Sarkozy a produit un discours arrogant, mais cessez de produire des textes incitant à la repentance perpétuelle. La France est coupable de tout, c’est une rengaine connue ! La France a pris sa part de responsabilité depuis longtemps. De grâce, arrêtez d’inciter à la haine de votre pays!

    Vous êtes patriotes quand il s’agit de Chavez et Sankara et vous avez mille fois raison. Mais pourquoi toujours cogner sur la France et son histoire ?! Vous faites découvrir des grands auteurs grâce à des extraits de texte et je vous en félicite (c’est un début !). Mais il n’y a pas ou si peu de textes portant sur des évènements positifs : découvertes scientifiques, grandes constructions, actes de résistance, actes patriotiques….
    Ce site, très bien conçu et très intéressant, devrait un peu rééquilibrer la balance.
    Vous ne m’écouterez pas et balaierez mes arguments d’un trait de plume (avec 2 ou 3 diatribes bien placées)c’est dommage… Un peu d’autocritique constructive n’a jamais fait de mal à personne.

    Lisez Bernard Lugan (Mythes et manipulations de l’histoire africaine) qui rétablit factuellement quelques vérités. Lisez Alexandre del Valle, (le complexe occidental). Lisez Michel Onfray (l’ordre libertaire) pour découvrir les horreurs du FLN et sa réécriture de la guerre d’Algérie (ex massacres de Melouza : justice pour les sartriens). Lisez Finkielkraut (oui je sais il est sioniste, nul n’est parfait) et son livre : l’identité malheureuse. L’enseignement de la repentance fonctionne parfaitement. Il n’y a qu’à allumer la TV pour le constater. Jusqu’à quand devrons nous battre notre coulpe ?! Le complexe de l’homme blanc esclavagiste et raciste en puissance est insupportable. Le racisme n’a pas de couleur. La bonne conscience nous est interdite, certes, mais il y a des limites à la mauvaise conscience… Pour « former » des patriotes ou des francophiles, l’enseignement de la haine de soi n’est pas recommandé. L’histoire est complexe, paradoxale, nuancée. Il y a du gris, du camaïeu. Tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Vous êtes assez cultivé pour le savoir, alors tenez en compte! Merci!

    • Cédric dit :

      Cher Francophile, tu te méprends fortement. Là où nous dénonçons les tricheurs et les menteurs, tu prétends que nous incitons à la haine. Ce texte révèle une certaine supercherie chez les philosophes des Lumières, voilà tout.
      Nous invitons par ailleurs à découvrir d’autres penseurs, plus intègres, plus émérites, et…même français. Par exemple, as-tu lu le chapitre « Des Cannibales » de Montaigne (lien dans le texte ci dessus) ?… après, on ferme souvent sa gueule… Une véritable leçon !…et datant du XVIème siècle.
      Sinon il y a ce texte de l’Abbé Meslier (XVIIIème siècle), en lecture du dimanche, que nous te conseillons aussi.
      Enfin, il serait temps de réhabiliter le courage d’un Toussaint Louverture, trop vite jeté aux oubliettes au profit de toutes ces impostures prétendument éclairées…

      J’ai lu récemment « Décolonisez l’Afrique », et franchement je ne partage pas du tout cette vision de l’Afrique. Mais je ne peux ici détailler mon propos, manque de temps. Quant à Onfray, c’est grâce à lui que j’ai découvert le livre de Sala-Molins, le livre qui a inspiré cet article…

  • francophile dit :

    Quelle vision de l’Afrique as-tu ?
    Onfray lui est sorti de son cocon idéologique sur bien des sujets…
    Tellement facile de taper toujours sur les mêmes et de se prétendre patriote en même temps!
    Vous allez créer des anti français à la chaîne. Rien de positif ne peut jaillir de tout cela. Mais je clos le débat, je me méprends comme tu dis…

    • Francophile, tu t’emportes, alors que je ne cherche qu’à justifier notre position qui est loin d’être haineuse et anti-française. Bien au contraire. Sur ce site nous avons fait l’éloge à maintes reprises et sans commune mesure de La Rochefoucauld, de Céline, de La Boétie, de Proudhon, de Balzac, de l’Abbé Meslier, de Verschave, de Montaigne, de D’Holbach, de Clouscard, d’Alain Guyard et tant d’autres, tous français !… à tel point que celui qui prétend que nous sommes anti-français, nous connaît vraiment très mal ou nous ne lit pas du tout.
      Sinon pourquoi n’aurais-je pas le droit sur Diktacratie.com de démontrer en quoi Rousseau, Condorcet ou Victor Hugo n’ont jamais été ce qu’ils prétendaient être, et que leur pensée est à l’opposé de la notre. Notre système est complexe, plus de 500 textes le détaille…mais il n’est en aucun point ce que tu écris.

      Onfray, je le lis depuis très, très longtemps, je ne partage pas toute sa vision des choses, mais néanmoins je le défends sur beaucoup de points. Et des fondamentaux ! Je l’ai même fait en face de Soral himself, c’est pour dire à quel point je lui reconnais beaucoup de diligence. Je l’ai rencontré d’ailleurs plusieurs fois, à Caen (dans son Université populaire) et à Paris. Il possède notre livre.

      Enfin, ma vision de l’Afrique est telle que j’ai travaillé un temps avec Kemi Seba, voilà pour aller très vite… Car, Francophile, quand on pose une question c’est tout du moins pour en attendre une réponse et non « clore le débat ». De préjugés en fuite rien de bon ne peut aboutir, dommage…

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