Centrafrique: les promesses du chaos

Centrafrique: les promesses du chaos

le 31 mai, 2014 dans Inter-national par

Bangui, ville morte. Les rues de la capitale centrafricaine sont désertées, depuis l’attaque perpétrée mercredi dernier contre l’église Notre-Dame de Fatima, coûtant la vie à une quinzaine de personnes. Plusieurs dizaines de barricades ont été dressées dans différents quartiers.

Aucun véhicule ne circule, à l’exception de ceux de la force française Sangaris ou de la force africaine Misca. Selon plusieurs témoins, dont Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, les assaillants qui s’en sont pris à la paroisse ne s’exprimaient ni en français ni en sango, la langue locale, mais en anglais. Il ne fait aucun doute, pour les Centrafricains, que des éléments en provenance du Soudan ou du Nigeria sont arrivés ces derniers mois au sein de la Seleka et opèrent en plein Bangui. C’est curieux cette recrudescence jihadiste étrangère, partout où l’Empire passe faire la leçon !

La tuerie de Notre-Dame de Fatima n’a fait qu’accroître les tensions entre chrétiens et musulmans. Dès le lendemain, des manifestations qui ont fait trois morts ont exigé le désarmement du dernier quartier musulman de Bangui, le PK5… Et pour le même prix, la démission de la présidente de transition, laquelle ne brille pas par sa capacité à ramener le calme dans la pétaudière centrafricaine.

Catherine Samba-Panza s’illustre par des incantations dont les effets sont, bien évidemment, nuls. Elle « dénonce » la violence, souhaite que « les coupables soient punis », et elle demande aussi « le retour au calme ». Que du lourd ! Catherine Samba-Panza ne sert à rien mais c’est un peu normal, vu qu’elle doit sa place à l’ami français.

Le cycle de violence entre chrétiens et musulmans n’est pas prêt de s’achever, car il profite à beaucoup. Un pays à feu et à sang restant le meilleur argument pour dérouler les lances à incendie, surtout quand on a soi-même donné le départ du feu. Le gouvernement de transition aimerait bien disposer d’une police et d’une gendarmerie, cela pourrait toujours servir par les temps qui courent.

Mais pour cela, il faudrait lever  l’embargo sur les armes, imposé par le machin onusien, qui sait user en la matière d’un prétexte beau et rutilant comme du néo-colonialisme  : donner une arme à un flic centrafricain, c’est prendre le risque qu’elle se retrouve dans de mauvaises mains… Imparable !

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1 Commentaire

  • Véritas dit :

    Pourquoi ne pas mettre en avant ceux qui tirent réellement les ficelles de toutes ces pagailles?? Un article sur les origines et les plans cachés de ce conflit serait le bienvenu!

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