Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

le 05 décembre, 2014 dans Asservissement moderne, Provoquer le débat par

Il y a quelques mois j’accompagnais un groupe d’enfants visiter la maison de Victor Hugo, Place des Vosges. Une « visite culturelle » pour agrémenter les vacances de nos petits parisiens privés d’exode estivale. Heureusement, nous fûmes confiés à une conférencière inspirée nous contant de belles histoires de grand père.

Il faut dire que le vieil Hugo s’est beaucoup impliqué en faveur des enfants. Il contribua, en effet, à ce qu’ils délaissent leurs labeurs trop précoces pour rejoindre les écoles gratuites (celles de l’ami Jules Ferry). Nul n’ignore aujourd’hui sa célébrissime maxime : « Qui ouvre une école, ferme une prison« . Rappelons néanmoins que, rarement, les belles formules sont performatives…au contraire de ce que prétendait notre cicérone, participant indirectement à la propagande historique, celle qui rend les hommes corrompus plus dignes que les hommes vertueux.

 « Fournir aux colons des enfants dans l’âge de neuf à dix ans. »

Car, sans faire de la psycho-biographie à la Onfray, il est quand même troublant de noter que le père de Victor, le Général Joseph Hugo, proposa dans une glorieuse brochure – sous le pseudonyme Genty (!!) – les moyens de suppléer à la traite des nègres par l’usage de jeunes individus vacants – des enfants perdus ou abandonnés d’une dizaine d’années –, ce qui garantirait pour l’avenir la sûreté des colons et la dépendance des colonies.
Plus qu’une casserole c’est d’un boulet qu’avait ainsi hérité le fils Victor, qui saura donc se racheter de manière respectable, sans jamais, pour autant, condamné le père.

 « La forme du gouvernement semble la question secondaire. »

Evoquons, désormais, la magnanimité de notre poète pour ses concitoyens : Victor Hugo ne fut, en effet, l’ami du peuple que pour mieux le distraire de ses véritables intérêts. De fait, son engagement politique fut celui d’un commerçant : il n’a jamais conspiré contre aucun gouvernement, excepté celui de Napoléon III. Un coup monarchiste, un coup républicain, peu lui importait fondamentalement l’orientation politique à suivre pourvu que les pouvoirs en place lui garantissaient sa pension mensuelle (autour de 3000 francs soit l’équivalent de 6600 euros d’aujourd’hui). Pension ou rente, qui additionnée aux gains importants de ses succès de librairie très fréquents, deviendra suffisante pour grossir les coffres des Banques de Rothschild ou devenir le premier actionnaire de la Banque Belge.

La morale de Victor Hugo c’est celle d’un Jean Valjean. Quelques soient les erreurs du passé ou les injustices subies, la fortune d’où qu’elle vienne réhabilite et tient lieu de toutes les vertus. (Pour rappel le héros des Misérables amasse son pécule sur le dos de ses ouvriers).

 « Les caprices du riche sont les meilleurs revenus du pauvre. »

Notre bourgeois devenu millionnaire, accessoirement gentilhomme, fut aussi candidat à de nombreuses élections. Mais retrouve-t-on dans ses programmes politiques comme dans ses romans un plaidoyer pour le partage des richesses ou l’égalité des chances ? Pas vraiment, et il l’exprima très clairement dans le quotidien L’Evénement (quotidien créé et alimenté par …ses propres soins ). Le 9 septembre 1848, par exemple, il y écrivit que l’harmonie sociale se fondait « sur la misère besogneuse et la richesse oisive ». Il y défendit aussi l’égalité civile du moment que les riches conservassent leurs millions et les pauvres leurs haillons. Et puis, ces derniers bénéficiaient quand même d’une gloire littéraire sans commune mesure au sein de milliers de pages « hugoliennes ». Ne pouvaient-ils pas s’en contenter ?

Toujours dans l’Evénement, il s’effraya le 28 août 1848 – donc au lendemain de la Révolution de 1848 -, que « les pauvres n’eussent qu’une idée en tête : dépouiller les riches ».
En outre, dans sa classification des êtres troublant la société, il plaça au premier échelon Babeuf et Proudhon ! Mais le père Victor fut bien malin, car même une Louise Michel persista à  échanger avec notre caméléon lettres et poèmes. Cela méritait bien une place au panthéon ! Et, en effet, qui a su mieux que Victor Hugo mettre en vers le libéralisme bourgeois tout en proclamant le génie du peuple ?

J’ai laissé finalement notre conférencière conjuguer l’héroïsme hugolien sans jamais chercher à la corriger. Et pourtant je connaissais déjà au moins la face raciste - façon coloniale - de l’homme politique (nous l’avions détaillée dans un sulfureux texte exposant le rapport des Lumières de notre Occident avec l’esclavage des noirs…). En ne crachant pas mon insolence au moment où il l’aurait fallu, j’ai donc été complice d’une propagande institutionnalisée et érigée en modèle culturelle.

J’en tire une leçon : je ne dois plus hésiter à gifler les consciences des enfants en âge d’apprendre leur histoire… avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’ils ne respectent trop ce que les pouvoirs diktacratiques en place glorifient pour justifier toujours plus leur légitimité.

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31 Commentaries

    • C’est quoi ce truc ? C’est qui ce mec ? Oui, celui qui parle ? C’est possible d’être aussi approximatif et caricatural dans son verbe ?
      T’as rien compris à l’article, j’ai tenté de montrer comment Victor Hugo était capable d’endormir son monde avec ses petits poèmes…
      Seuls les faits et les actes comptent pour moi : Hugo, indépendamment de son talent, fut un bourgeois intéressé, égocentrique (il signait sa vaisselle et ses tapisseries avec des « VH »!!!)et raciste (lire nos textes sur le code noir : http://diktacratie.com/code-noir-et-lumieres-blanches/)…
      Chacun ses idoles…

      • Alkmios dit :

        Votre article est intéressant par son audace – oser écorner l’image d’un homme illustre – mais je reste sur ma faim, donnez-nous des liens, des références, des preuves, vos sources, votre bibliographie : ce n’est pas grave s’il y en a trop, ne faites pas la fine bouche, lâchez tout. Ne comprenant pas l’intérêt de s’attaquer à un grand homme dont toute l’œuvre parle pour lui, j’ai besoin de matière pour vous croire. J’ai besoin d’arguments pour vous prendre au sérieux.
        Le fait que votre article soit publique rend la chose dérangeante, je ne voudrais pas qu’un étudiant ou un lycéen passe à côté du trésor hugolien de la sorte. Je vous propose un petit jeu, je commence, je vais poster ici un poème de Victor Hugo, Le travailleur et le joueur en Bourse, je vous laisse juger. J’espère qu’à votre tour, vous me répondrez par un texte du même auteur. Ainsi, tout le monde pourra forger son opinion; je vous l’avoue, je fais cela par jeu et par amour de la culture, et non par orgueil ou envie d’avoir le dernier mot. Bien à vous. Tu casses des cailloux, vieillard, sur le chemin ;
        Ton feutre humble et troué s’ouvre à l’air qui le mouille ;
        Sous la pluie et le temps ton crâne nu se rouille ;
        Le chaud est ton tyran, le froid est ton bourreau ;
        Ton vieux corps grelottant tremble sous ton sarrau ;
        Ta cahute, au niveau du fossé de la route,
        Offre son toit de mousse à la chèvre qui broute ;
        Tu gagnes dans ton jour juste assez de pain noir
        Pour manger le matin et pour jeûner le soir ;
        Et, fantôme suspect devant qui l’on recule,
        Regardé de travers quand vient le crépuscule,
        Pauvre au point d’alarmer les allants et venants,
        Frère sombre et pensif des arbres frissonnants,
        Tu laisses choir tes ans ainsi qu’eux leur feuillage ;
        Autrefois, homme alors dans la force de l’âge,
        Quand tu vis que l’Europe implacable venait,
        Et menaçait Paris et notre aube qui naît,
        Et, mer d’hommes, roulait vers la France effarée,
        Et le Russe et le Hun sur la terre sacrée
        Se ruer, et le nord revomir Attila,
        Tu te levas, tu pris ta fourche ; en ces temps-là,
        Tu fus, devant les rois qui tenaient la campagne,
        Un des grands paysans de la grande Champagne.
        C’est bien. Mais, vois, là-bas, le long du vert sillon,
        Une calèche arrive, et, comme un tourbillon,
        Dans la poudre du soir qu’à ton front tu secoues,
        Mêle l’éclair du fouet au tonnerre des roues.
        Un homme y dort. Vieillard, chapeau bas ! Ce passant
        Fit sa fortune à l’heure où tu versais ton sang ;
        Il jouait à la baisse, et montait à mesure
        Que notre chute était plus profonde et plus sûre ;
        Il fallait un vautour à nos morts ; il le fut ;
        Il fit, travailleur âpre et toujours à l’affût,
        Suer à nos malheurs des châteaux et des rentes ;
        Moscou remplit ses prés de meules odorantes ;
        Pour lui, Leipsick payait des chiens et des valets,
        Et la Bérésina charriait un palais ;
        Pour lui, pour que cet homme ait des fleurs, des charmilles,
        Des parcs dans Paris même ouvrant leurs larges grilles,
        Des jardins où l’on voit le cygne errer sur l’eau,
        Un million joyeux sortit de Waterloo ;
        Si bien que du désastre il a fait sa victoire,
        Et que, pour la manger, et la tordre, et la boire,
        Ce Shaylock, avec le sabre de Blucher,
        A coupé sur la France une livre de chair.
        Or, de vous deux, c’est toi qu’on hait, lui qu’on vénère ;
        Vieillard, tu n’es qu’un gueux, et ce millionnaire,
        C’est l’honnête homme. Allons, debout, et chapeau bas !

        • Alkmios, je ne vous répondrai pas par un poème de Victor Hugo, ce serait hors propos. Je le répète pour la énième fois : les oeuvres ne parlent que trop rarement pour leurs auteurs. A lire l’Emile de Rousseau on pourrait croire que le philosophe français fut un bon père, et pourtant…
          Peut-on imaginer Rimbaud orchestrer un trafic d’armes en Afrique après avoir lu sa géniale poésie ?
          Si vous êtes sous le charme d’un artiste ou d’un auteur, vous le sacralisez et vous reniez alors le fait qu’il puisse être dans sa vie un salopard. C’est alors une catastrophe, car c’est le premier pas de la propagande. Les beaux discours ne doivent rien justifier, excuser ou dissimuler, voilà tout !
          J’invite les lycéens et les étudiants à lire mon article pour éviter qu’ils s’aliénent trop bêtement à l’esthétique d’une morale ou d’une politique, comme l’Education Nationale engage à le faire trop souvent. Ils devraient plutôt lire Proudhon, Orwell ou Camus, des auteurs impeccables dans leurs oeuvres comme dans leurs vies.
          La base de mon travail est le livre de Lafargue, que vous pouvez retrouvez dans notre Bibliographie. Il est précisément référencé. J’ai pu donc recouper et vérifier chaque information dans les livres ou journaux correspondants. A vous maintenant d’apporter les preuves du contraire ! Mais surtout pas avec un texte d’Hugo – remarquablement écrit au demeurant -, mais par des faits Historiques !

          • Alkmios dit :

            Je pensais justement à Lafargue en vous lisant…Je me replonge dans son oeuvre et je reviens vers vous.

          • Alkmios dit :

            Je comprends tout à fait votre démarche et il me semble qu’elle soit honnête et désintéressée. Il y a cependant un énorme paradoxale dans votre logique, j’aimerais que vous puissiez m’éclairer à ce sujet. Je ne savais pas que vous aviez Paul Lafargue dans votre bibliographie, et c’est cependant immédiatement à lui que j’ai senti que vous faisiez référence. Je viens donc de relire cet auteur et j’y ai retrouvé l’essentiel de vos arguments, comme le fait que Victor Hugo avait un compte chez les Rothschild par exemple. Je pense qu’il serait intéressant de revenir sur Paul Lafargue puisque tout part de lui. Je pense que vous savez que cet homme a largement-pour ne pas dire essentiellement- diffusé les idées du communisme et du marxisme en son temps, son beau- frère était Karl Marx en personne…J’imagine également que vous savez que Karl Marx appartenait à la famille Rothschild par sa mère et que sa femme était milliardaire…et que dans ce contexte, Paul Lafargue fût l’un des plus grand admirateur de Karl Marx. J’espère que vous savez également que son Manifeste du Parti communiste est un immonde plagiat mot pour mot de l’œuvre d’un socialiste français Victor Considerant et qu’il est absurde de croire que le Communisme fût inventé pour s’opposer au Capital, puisque que les idées de Marx ont été soutenu par une famille milliardaire ( non pas les Rothschilds mais la famille de sa femme ) qui n’avaient aucun intérêts à soutenir le Communisme s’il devait les spolier de leurs richesses ou nationaliser leurs biens…Si Victor Hugo est un escroc, je crois que Paul Lafargue et les siens sont ses maîtres en la matière…J’aurais aimé qu’il use la même verve employée contre Victor Hugo et qu’il s’en serve pour dénoncer les abus de son propre clan. Je ne crois pas que les idées politiques soutenues toute sa vie par Paul Lafargue soient exemplaires. Non, elles furent intéressées, malhonnêtes et meurtrières. Voici tout le paradoxe de votre article, vous dénoncez le Victor Hugo politique mais toutes vos références viennent d’un homme…qui est loin d’être exemplaire politiquement…Vous semblez vouloir nous faire voir Hugo comme un monstre se cachant derrière la beauté de ces textes et pour se faire vous citez essentiellement Paul Lafargue ??? N’est-ce pas totalement incroyable ? J’imagine sincèrement que vous ignoriez ce que je viens de vous annoncer. Je vous conseille de vérifier toutes les informations que je viens de fournir sur internet ou dans les livres, elles sont de notoriété publique. D’un autre côté, vous pourriez me dire, qu’au niveau de la propagande, Paul Lafargue maîtrise son sujet. J’aimerai terminer par un texte de Victor Hugo, j’en ai pris l’habitude. Bien à vous.

            AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

            Quand on pense aux États-Unis d’Amérique, une figure majestueuse se lève dans l’esprit, Washington.
            Or, dans cette patrie de Washington, voici ce qui a lieu en ce moment :
            Il y a des esclaves dans les états du sud, ce qui indigne, comme le plus monstrueux des contre-sens, la conscience logique et pure des états du nord. Ces esclaves, ces nègres, un homme blanc, un homme libre, John Brown, a voulu les délivrer. John Brown a voulu commencer l’oeuvre de salut par la délivrance des esclaves de la Virginie. Puritain, religieux, austère, plein de l’évangile, Christus nos liberavit, il a jeté à ces hommes, à ces frères, le cri d’affranchissement. Les esclaves, énervés par la servitude, n’ont pas répondu à l’appel. L’esclavage produit la surdité de l’âme. John Brown, abandonné, a combattu ; avec une poignée d’hommes héroïques, il a lutté ; il a été criblé de balles, ses deux jeunes fils, saints martyrs, sont tombés morts à ses côtés, il a été pris. C’est ce qu’on nomme l’affaire de Harper’s Ferry.
            John Brown, pris, vient d’être jugé, avec quatre des siens, Stephens, Copp, Green et Coplands.
            Quel a été ce procès ? disons-le en deux mots :
            John Brown, sur un lit de sangle, avec six blessures mal fermées, un coup de feu au bras, un aux reins, deux à la poitrine, deux à la tête, entendant à peine, saignant à travers son matelas, les ombres de ses deux fils morts près de lui ; ses quatre coaccusés, blessés, se traînant à ses côtés, Stephens avec quatre coups de sabre ; la « justice » pressée et passant outre ; un attorney Hunter qui veut aller vite, un juge Parker qui y consent, les débats tronqués, presque tous délais refusés, production de pièces fausses ou mutilées, les témoins à décharge écartés, la défense entravée, deux canons chargés à mitraille dans la cour du tribunal, ordre aux geôliers de fusiller les accusés si l’on tente de les enlever, quarante minutes de délibération, trois condamnations à mort. J’affirme sur l’honneur que cela ne s’est point passé en Turquie, mais en Amérique.
            On ne fait point de ces choses-là impunément en face du monde civilisé. La conscience universelle est un oeil ouvert. Que les juges de Charlestown, que Hunter et Parker, que les jurés possesseurs d’esclaves, et toute la population virginienne y songent, on les voit. Il y a quelqu’un.
            Le regard de l’Europe est fixé en ce moment sur l’Amérique.
            John Brown, condamné, devait être pendu le 2 décembre (aujourd’hui même).
            Une nouvelle arrive à l’instant. Un sursis lui est accordé. Il mourra le 16.
            L’intervalle est court. D’ici là, un cri de miséricorde a-t-il le temps de se faire entendre ?
            N’importe ! le devoir est d’élever la voix.
            Un second sursis suivra, peut-être le premier. L’Amérique est une noble terre. Le sentiment humain se réveille vite dans un pays libre. Nous espérons que Brown sera sauvé.
            S’il en était autrement, si John Brown mourait le 16 décembre sur l’échafaud, quelle chose terrible !
            Le bourreau de Brown, déclarons-le hautement (car les rois s’en vont et les peuples arrivent, on doit la vérité aux peuples), le bourreau de Brown, ce ne serait ni l’attorney Hunter, ni le juge Parker, ni le gouverneur Wyse ; ni le petit état de Virginie ; ce serait, on frissonne de le penser et de le dire, la grande République Américaine tout entière.
            Devant une telle catastrophe, plus on aime cette république, plus on la vénère, plus on l’admire, plus on se sent le coeur serré. Un seul état ne saurait avoir la faculté de déshonorer tous les autres, et ici l’intervention fédérale est évidemment de droit. Sinon, en présence d’un forfait à commettre et qu’on peut empêcher, l’Union devient Complicité. Quelle que soit l’indignation des généreux états du Nord, les états du Sud les associent à l’opprobre d’un tel meurtre ; nous tous, qui que nous soyons, qui avons pour patrie commune le symbole démocratique nous nous sentons atteints et en quelque sorte compromis ; si l’échafaud se dressait le 16 décembre, désormais, devant l’histoire incorruptible, l’auguste fédération du nouveau monde ajouterait à toutes ses solidarités saintes une solidarité sanglante ; et le faisceau radieux de cette république splendide aurait pour lien le noeud coulant du gibet de John Brown.
            Ce lien-là tue.
            Lorsqu’on réfléchit à ce que Brown, ce libérateur, ce combattant du Christ, a tenté, et quand on pense qu’il va mourir, et qu’il va mourir égorgé par la République Américaine, l’attentat prend les proportions de la nation qui le commet ; et quand on se dit que cette nation est une gloire du genre humain, que, comme la France, comme l’Angleterre, comme l’Allemagne, elle est un des organes de la civilisation, que souvent même elle dépasse l’Europe dans de certaines audaces sublimes du progrès, qu’elle est le sommet de tout un monde, qu’elle porte sur son front l’immense lumière libre, on affirme que John Brown ne mourra pas, car on recule épouvanté devant l’idée d’un si grand crime commis par un si grand peuple
            Au point de vue politique, le meurtre de Brown serait une faute irréparable. Il ferait à l’Union une fissure latente qui finirait par la disloquer. Il serait possible que le supplice de Brown consolidât l’esclavage en Virginie, mais il est certain qu’il ébranlerait toute la démocratie américaine. Vous sauvez votre honte, mais vous tuez votre gloire.
            Au point de vue moral, il semble qu’une partie de la lumière humaine s’éclipserait, que la notion même du juste et de l’injuste s’obscurcirait, le jour où l’on verrait se consommer l’assassinat de la Délivrance par la Liberté.
            Quant à moi, qui ne suis qu’un atome, mais qui, comme tous les hommes, ai en moi toute la conscience humaine, je m’agenouille avec larmes devant le grand drapeau étoilé du nouveau monde, et je supplie à mains jointes, avec un respect profond et filial, cette illustre République Américaine d’aviser au salut de la loi morale universelle, de sauver John Brown, de jeter bas le menaçant échafaud du 16 décembre, et de ne pas permettre que, sous ses yeux, et, j’ajoute en frémissant, presque par sa faute, le premier fratricide soit dépassé.
            Oui, que l’Amérique le sache et y songe, il y a quelque chose de plus effrayant que Caïn tuant Abel, c’est Washington tuant Spartacus.

            VICTOR HUGO.

            Hauteville-House, 2 décembre 1859.

        • Alkimos, je réponds ici à ton commentaire de 21h12, celui où tu remets en cause le travail de Lafargue, qui m’a servi de base pour la critique politique de Victor Hugo. En effet Lafargue écrit à charge et spécule souvent dans son ouvrage polémique. Mais comme je te l’ai dit, j’ai tout vérifié et recoupé…pour ne garder que ce qui était fondé. D’où l’absence de référence à Lafargue dans mon papier, et une source directe à même les textes politiques de Victor Hugo, essentiellement dans ses (L’)Evénement(s). De plus ces journaux sont disponibles un peu partout (bibli et net) et donc ce qui est écrit en devient difficile à nier.
          Maintenant nous ne sommes en rien marxistes, puisque nous nous revendiquons avant tout de…Proudhon ! De même nous n’avons jamais fait l’éloge de son gendre, malgré son révolutionnaire « Droit à la paresse ». (Nous ferons d’ailleurs très prochainement une critique détaillée de Marx et des marxistes…)
          Avant de faire l’éloge de qui que ce soit (La Boétie, La Rochefoucauld, Orwell, Soler, Nizan…)nous travaillons minutieusement sur son oeuvre et sa vie.
          Enfin mon texte n’était pas pour assassiner Victor Hugo, mais pour démystifier sa légende qui envenime nos manuels scolaires faussement humanistes.
          Dis moi, Alkmios, pourras-tu encore défendre l’auteur du poème que tu proposes, après avoir lu ce texte (il y a des épreuves cruciales à ne pas rater pour un intellectuel, hé bien le Victor, lui, s’est quand mêm bien vautré !) : http://diktacratie.com/code-noir-et-lumieres-blanches/
          Amicalement…

          • Alkmios dit :

            Très bien, je vais regarder vos liens et je reviens vers vous, merci pour vos explications, c’est intéressant en tout cas.

    • Guillemin c’est très bien, mais c’est une critique littéraire…Là n’est pas mon propos. Il s’agit ici d’une critique politique !!! Le Hugo, il ambitionnait un gros poste et il était prêt à tout pour ça, même au pire…

  • Pierrick dit :

    Mince alors. La doxa stimule notre culture française à coup de crasse intellectuelle, et de façon totalement subliminale. Après Jules Ferry, Dreyfus, voilà que j’apprends que la grande pointure humaniste de l’éducation nationale, V. Hugo, était aussi une façade de propagande. L’article sur le Code Noir m’avait complètement échappé. Malgré le goût amer que j’en avait gardé. Merci Cédric !

  • Vincent Réjon dit :

    « T’as rien compris à l’article, j’ai tenté de montrer comment Victor Hugo était capable d’endormir son monde avec ses petits poèmes… »

    J’avais parfaitement compris Cédric.

    Je peux reconnaitre la thèse mais dans l’ensemble je pense que Victor Hugo était intéressant aussi bien au niveau littéraire que politique.

    Après son coté Rastignac je veux bien…

  • Vincent Réjon dit :

    Sinon Cédric si tu as bien écouté les conférence de Guillemin sur Hugo tu aura l’honnêteté de reconnaitre qu’elle ne sont pas que littéraire. Le portrait de Hugo politicien est dressé.

    Et ce portrait ne va pas dans le sens dans ton article.

    De même que les textes de Hugo contre Rothschild et la finance traitre à la patrie.

    Après si Hugo était un progressiste occidentaliste comme Marx ou Ford cela ne me gêne en rien.

    • Je n’ai jamais nié le coté intéressant d’Hugo qu’il soit politique ou littéraire.
      Tu reconnais son coté Rastignac, c’est déjà beaucoup ! Dans cette perspective-çi, quelle crédit ,si je puis dire, apporter à la diatribe du poète sur Rothschild, si en même temps il place toute sa fortune dans les coffres de l’ignoble banquier… Seuls les actes comptent ! Les discours c’est pour calmer les plus démunis succeptibles de se révolter…ça continue de marcher comme ça. A l’image de nos artistes, nos écrivains, nos intellectuels…
      Pour Guillemin tu veux parler des dernières minutes dans lesquelles il parle du vieil Hugo, post-Commune, s’indignant en poète sachant qu’il ne peut plus agir…Trop facile, mais légitime pour un historien qui affectionne autant cet écrivain. Je n’en veux pas à Guillemin… Mon article parle de l’Hugo cinquantenaire agissant nulle part et se présentant partout, opportuniste à souhait, trahissant les révolutionnaires de 48, créant une revue de propagande flattant le bourgeois, etc… Guillemin occulte volontairement le sujet (excepté l’épisode de 1849, mais le mal est fait et depuis plus d’un an…), car il recèle de perles dignes des pires saloperies, que moi-même je n’ai pas voulu relater (en même temps il aurait fallu encore tout vérifier…et pendant ce temps là Diktacratie…) Je n’ai pas parlé non plus des dix dernières années de sa vie, édulcorées avec dignité par Guillemin, là où précisément j’ai préféré rester décent…

  • Laboratores dit :

    Connaissant assez bien l’œuvre et la vie de Victor Hugo, je crois pouvoir dire que cet article est d’une médiocrité sans pareille, entre amalgames, erreurs d’analyse, fautes de frappe et mensonges purs et simples… Je ne dis pas que Victor Hugo était un saint, mais pour autant votre analyse est parfaitement partielle et partiale. Comment, par exemple, peut-on parler d’une « casserole » dont aurait hérité Hugo de son père, quand on sait que l’un des aspects fondamentaux de l’universalisme chrétien, et par extension de l’universalisme républicain, est de ne reconnaître que les actions de l’individu, sans l’incriminer du fait de son nom, de son origine ou des idées, actes, faits et statuts de ses ancêtres — ce qui est le propre du tribalisme ?
    Par ailleurs, vous balayez, d’un revers de main haineux, toute l’œuvre — et quelle incroyable Œuvre — de ce grand écrivain, de cet immense poète ; son combat envers la justice sociale, son soutien envers le petit peuple, sa prise de position contre la peine de mort !
    De plus, je me demande bien comment Hugo eût pu écrire que « l’harmonie sociale se fondait « sur la misère besogneuse et la richesse oisive » » en 1948, selon vous, alors qu’à cette date le pauvre homme reposait déjà six pieds sous terre depuis presque soixante ans !
    Quant à son passage du monarchisme, lorsqu’il était jeune de par sa tradition familiale, à une position beaucoup plus portée sur la question sociale, elle s’explique très aisément. Du fait de ses expériences personnelles, du fait de son cheminement intellectuel, de ses rencontres, de l’industrialisation massive à laquelle il assiste, de la souffrance populaire qui se traduit par une instabilité politique sans précédent tout au long du XIXe siècle, Hugo se devait d’évoluer et d’adopter cette démarche.
    Je ne m’étendrai pas sur toutes les inepties de ce piètre article, mais je conclurai en disant que, si l’on ne peut guère idéaliser Hugo comme étant l’expression même du porte-parole du peuple, pour de multiples raisons que je tairai ici, on ne peut néanmoins que s’incliner devant le travail, la souffrance, le génie, l’humanisme et la force de cet Homme qui, quel que soit votre jugement à son égard, restera dans l’Histoire de France, — que dis-je, dans l’Histoire de l’Humanité ! — pour son combat envers la justice sociale, et plus simplement pour sa croyance en l’Homme.

    • Je ne pensais pas froisser autant de fanatiques en travaillant sur le personnage politique Hugo. Sacraliser à ce point ce grand écrivain en devient malsain…Soit.
      D’abord Laboratores je te remercie pour me signaler la faute de frappe :1948 au lieu de 1848, une perle, je le reconnais mais purement formelle.
      Mais d’où je balaie d’un revers de main haineux toute l’oeuvre du poète ? Son oeuvre n’est pas mon propos. Ce sont ses actes politiques qui m’ont intéressés. Les phrases qui illustrent ma critique sont tirées de son journal L’Evénement, pas de ses romans.
      Ses combats ? ils ne sont flamboyants que dans ses discours !
      Sa position contre la peine de mort a 100 ans de retard sur celle d’un Beccaria, ce dernier ayant en plus les plus beaux arguments.
      Le petit peuple ? il n’a pas hésité à le trahir au lendemain de la Révolution de 1848. Ce qu’il écrit sur Proudhon ou Babeuf est à la fois révélateur et haineux sans commune mesure…
      La brochure du père de Victor vaut le détour même si elle n’a eu aucun impact où que ce soit, et je trouvais important de le souligner, sachant le discours qu’a tenu le poète pour aider les enfants… tout en ne reniant jamais celui de son père !
      Mon but n’est pas de critiquer le talent littéraire de Victor Hugo, je me répète, mais de montrer la face obcure d’un homme qui politiquement parlant fut à oublier. Et pourtant les livres d’Histoire continuent à nous offrir la figure bourgeoise et oligarchique de cet opportuniste comme exemple sain de notre République passée.
      Il y a de plus des phrases cruciales qui sont innacceptables de la part d’une telle figure historique : « L’homme blanc a fait du noir un homme »!
      En même temps pas étonnant de la part d’un bourgeois éthnocentré, égocentré et intéressé…
      Pour ma part Hugo je le mets à la trappe comme Cuvier par exemple et je garde un Proudhon ou un Balzac que je trouve plus probants et dignes comme grands hommes ayant fait pour la justice et l’égalité sociale…
      Chacun ses idoles !

      • Laboratores dit :

        Bien, je vous remercie d’avoir pris la peine de répondre à mon commentaire. Je l’avoue, j’y suis peu être allé un peu fort, sans doute était-ce dû à l’heure tardive à laquelle je l’ai rédigé. En fait, je pense que ma réaction s’explique par l’admiration sans borne que je porte à l’immense œuvre littéraire de ce personnage, (c’est l’un des poètes les plus prolifiques de toute l’Histoire) ce qui entrave probablement mon discernement sur son aspect politique.
        C’est tout à fait courageux de votre part de vous attaquer à la figure du sacro-saint Hugo, néanmoins je maintiens qu’il aurait été préférable de mener une véritable enquête, sources à l’appui, et de constituer tout un dossier sur lui.
        Pour être précis, je dirai que le défaut majeur de votre article est son manque d’ambivalence. Selon moi, Hugo était un homme très nuancé, il aurait fallu analyser les différents jalons de ses positionnements publics, montrer leur contradiction, tout en gardant un certain recul. Vous devriez continuer sur cette voie, mais en tâchant d’effectuer une vraie investigation avec nombre de références. Cela m’intéresse beaucoup. Je pense que votre capacité à convaincre serait décuplée devant les faits. Amicalement.

  • PampamCam dit :

    Ce qui me fait le plus peur – au dela des approximations, des raccourcis, de l’insulte et des fautes – c’est de savoir que l’auteur de cet article semble être en contact d’enfants qu’il dit vouloir éduquer…

    Alors que la base de l’éducation est justement d’apprendre de ses propres erreurs, et celle des autres, et de celles des ancêtres et contemporains ; vous, vous condamnez un homme qui s’est débattu, en faisant ,certes, des erreurs, en héritant, certes, de casseroles (dont il n’est pas responsable, principe fondamental de droit), mais le tout au service d’une immense cause: celle de l’évolution des idées, de l’humanisme et de la pensée politique. Mais non c’est « maaaaaaal »

    Triste.

    • Ce qui me fait le plus peur c’est de lire une critique aveuglée, encore une fois, par son jugement moral formaté par une propagande malheureusement généralisée et… scolarisée !
      Avant d’écrire un article de la sorte il m’a fallu un mois de travail et de lecture, plume à la main.
      Prétendre à l’approximation et aux raccourcis ne suffit pas ! Aussi faut-il argumenter et démontrer son désaccord au lieu de faire le perroquet de l’éducation nationale !
      J’assume toutes mes erreurs, surtout celles que l’on me démontre.

      Déresponsabiliser les actes d’un grand homme en me parlant si absurdemnt de principe de Droit…je rêve !?! C’est une farce ?
      Enfin PampamCam, tu veux sans doute parler de « régression » des idées à propos de sa pensée politique… car longtemps avant lui, bien longtemps, il y a eu bien mieux : de Las Casas à Beccaria, l’humanisme pouvait revendiquer ses plus lettres de noblesse.
      Il faut cesser de sacraliser ces bourgeois qui se sont faussement débattus par leurs beaux discours opportunistes… Je t’invite à lire Proudhon et Balzac, tu auras à la fois plus de sincérité philanthropique et même de propondeur !

      • Pampamcam dit :

        Tres cher, que j’ai lu Proudhon ou Balzac – que j’apprécie tout autant – n’est pas le propos. On ne cherche pas à savoir qui est le plus humaniste, qui est le plus honnete; la lecture n’est pas une quête pour savoir « qui est le meilleur auteur », c’est une façon de prendre le meilleur de chacun pour élever son esprit. Enfin, oui je vous parle de principe de droit, sur lesquels même l’anarchie repose, mais pour savoir ca, il faudrait effectivement avoir lu Proudhon.

        Un conseil, travailler un mois ou une semaine sur Hugo n’est pas un argument: vous avez clairement cherché quelques arguments allant dans votre sens, comme un flic qui cherche à tous prix à traquer le délit… mais vous êtes passé à coté de l’essentiel: de l’humain. Lisez hugo, pendant un mois, pendant un an ou meme la décénnie, mais ne cherchez pas à vous conforter dans votre opinion, tenez vous en au texte.

        • « Pampamcam », tu dis toute ton incapacité à saisir mes propos quand tu écris : « on ne cherche pas à savoir qui est le plus humaniste, qui est le plus honnête ».
          Victor Hugo je le lis depuis de nombreuses années, et je parlais d’un travail d’un mois quant à mon article, voilà tout. Mais surtout mon travail consistait à révéler le message faussement humaniste (« l’essentiel » comme tu dis !) quant à ses écrits et profondément malhonnête quant à ses actes.
          Ce soi disant grand homme fut un fervent défenseur du colonialisme, il y fit relativement l’éloge d’un éthnocentrisme au nom d’un racialisme indéfendable et criminel…
          Je terminerai sur une provocation en te disant que peut-être toi, Pampamcam, tu as décelé une part de son humanisme ailleurs, comme dans son notoire antisémitisme -même pas privé !!!…pourquoi pas ! Chacun ses sensibilités, mais moi je ne mange pas de ce pain là, sauf quand je m’en « tiens seulement au texte » de la Bible par exemple…(http://diktacratie.com/a-t-on-lu-la-bible/).

  • Jo dit :

    Tres intéressant. Personnellement, de la vie et l’oeuvre de Victor Hugo, pan magistral littérature française, je prends tout, le mauvais, le bon … Autres moeurs, autre temps. Il faudrait plutôt ramener son oeuvre politique (plutôt médiocre) à sa littérature. En tout cas, j’aurais appris des trucs : Marx et sa femme milliardaire, par exemple. Merci Cedric, aux commentateurs.

  • Roland dit :

    Que la femme de Marx aie été une millionnaire ne déconsidère pas sa sincérité révolutionnaire. Après tout Fidel Castro était le fils d’un grand propriétaire terrien. Après la révolution ce domaine, dont avait hérité son frère ainé, a été nationalisé comme les autres.
    Quand à Proudhon, oui, il sait, comme Victor Hugo, brandir de belles phrases, mais il fut aussi d’une misogynie absolument crasse (même moi, qui suis assez critiqque envers les bonnes-femmes, en suis révolté). Marx n’avait que mépris pour le socialisme utopique, et n’avait peut-être pas tout à fait tort. Je crois qu’on reviens aux vertus du socialisme étatique, car on a vu comme le « mythe » de l’autogestion, ça mène finalement à sa dissolution dans l’alcool de la gestion à la capitaliste ! (regardez les coopératives agricoles par exemple !) et à des syndicats jaunes !

    • Roland, la femme de Marx n’était pas millionnaire. Elle était simplement comptesse bénéficiant tardivement d’un héritage suffisant pour assurer une vie confortable à sa famille. Mais rien à voir avec des millions !
      Ensuite Proudhon était certes un mysogine notoire, mais il n’empêche que ses propositions politiques étaient plus sincères que celles de Victor Hugo et plus démocratiques que celles de Marx. Bouvier dans sa prime jeunesse, autodidacte, ouvrier typographe, il n’a pas pensé le monde à travers le prisme esthétique littéraire ou le prisme dialectique de l’économiquo-philosophie. Un texte, qui nécessite malheureusement encore beaucoup de travail, fera bientôt sur le site un comparatif entre Proudhon et Marx d’ailleurs.
      Mais parler de « socialisme utopique » et du « mythe de l’autogestion » à propos de Proudhon est un léger contresens que je ne pouvais laisser tel sans réagir. A suivre donc…

      • Alkmios dit :

        Je reviendrai sur Victor Hugo prochainement…Pour ce qui concerne Karl Marx, je vous invite à lire le Complot de la Réserve Fédérale de Antony Sutton ou encore The Joumal of Jean Laffite, dans lesquels sont montrés les financements de Karl Marx, que ce soit par les banques américaines, Friedrich Engels, fils d’un riche industriel, le baron Ferdinand Von Westphalen ( hébergement, rentes ) qui était le ministre prussien de l’Intérieur et le beau-frère de Marx etc…Karl Marx a ainsi bénéficié toute sa vie d’aides financières, d’hébergements, de rentes, de publications financés par les banques américaines et l’aristocratie allemande. J’en remets une couche car j’ai eu peur que vous remettiez en doute toutes ces choses…comme si les conséquences dévastatrices du communisme ne suffisait pas à démontrer la nocivité de son manifeste dont le seul but était de renforcer le pouvoir des élites, et dont le but, a été malheureusement atteint.

      • Alkmios dit :

        Je viens de relire tous les commentaires et j’en reviens surpris que vous ne connaissiez Salim Laibi. J’ai vu qu’un lien d’une de ces vidéos apparaissaient dans les commentaires. Ses analyses, à l’heure actuelle, sont incontournables. Ce camarade d’Alain Soral a écrit un livre, la Faillite du Monde Moderne – préfacé par Pierre Dortiguier – dont les analyses et la richesse des sources sont les compléments indispensables au Comprendre l’Empire de notre cher Alain Soral, que l’on retrouve d’ailleurs dans votre bibliographie. Je vous le conseille grandement. Ces vidéos sont facilement disponibles sous le nom de Salim Laibi, ou Le Libre Penseur.

    • Alkmios dit :

      Une sincérité révolutionnaire financée par les banques américaines et par l’aristocratie allemandes ? Ce sont les faits. Ne soyons pas duppé par les idéologies.

  • Cuchu dit :

    Bonjour, je suis tombé sur cet article fort intéressant un peu par hasard. J’ai aussi apprécié vos échanges.

    L’article est un peu vieux, mais si l’auteur me lit peut il me dire quelles sont ces sources pour affirmer que Victor Hugo plaçait son argent chez Rothschild?
    Comme vous l’avez dit, les actes comptent davantage que la beauté de l’oeuvre; et dans ce cas précis faire un poème « anti-rothschild » (à juste tittre) et placer son argent chez ce dernier me semble être « fort de café ».

    Bien à vous.

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