Aux champions d’une Europe…asservissante !

Aux champions d’une Europe…asservissante !

le 11 juin, 2012 dans Asservissement moderne, illusion artistique et sportive, Philosophie politique, Provoquer le débat par

 

 

 

Le spectacle du sport m’a apporté sa part de rêve. Il a su divertir mon ennui.
Je dois le reconnaître, j’ai débordé d’enthousiasme pour certains champions ruisselants de force… De belles récréations qui ont été finalement idéales pour canaliser, fédérer puis institutionnaliser mes ardeurs débridées dans le moule social de la servilité.

J’ai donc applaudi mes héros quand ils chantaient sur les podiums et j’ai pleuré quand ils ont chuté. J’ai insulté les tricheurs et les entraîneurs quand ils broyaient mes illusions. Aussi, dans les stades, j’ai hurlé aux loups. J’ai vénéré l’obéissance comme du respect, le chauvinisme comme de l’honneur, la concurrence comme de la convivialité, le droit du plus fort comme de la performance, et le devoir du perdant comme du fair-play. J’ai même cru que pour exister mieux valait être sponsorisé et que la vie était une conquête dont seuls jouissaient les vainqueurs

Ainsi je me suis affirmé par mes opinions sportives, en parlant stratégie, en fustigeant les vaincus ou en canonisant ma patrie victorieuse. J’ai même chanté un nationalisme désaccordé pour onze pieds nikelés  surpayés jardinant du ballon ; j’ai saigné bleu, j’ai sué blanc et crié rouge ! Mais cette aliénation faussement patriotique m’a galvanisé au point de rester muet et inerte à l’heure de m’insurger contre, par exemple, un patron inique ou un gouvernement arbitraire.

C’est quand même plus facile de vivre comme un forçat de travail ou un esclave de la consommation, quand on est champions d’Europe, du monde ou olympiques, non ?… Alors fêtons cela, tous ensemble. Tentons d’incarner dans la fierté collective le bonheur de sportifs qui n’ont pourtant que faire du nôtre si ce n’est pour s’héroïser de miséricorde quant à nos destinées moins herculéennes. Qu’importe que nous soyons endettés, prisonniers de crédits absurdes, que nous votons pour des chiens parce que les loups sont trop repus. Qu’importe, car la patrie sera médaillée et de concert nous danserons aveuglés par son éclat.

                  Cédric Bernelas

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1 Commentaire

  • sourcier dit :

    pas mieux . Ah si, je suis un mouton,je me laisse divertir par un spectacle que la masse approuve(tient????), serai-je revenue au temps de la rome antique et de ces jeux du cirque???(vive spartacus héhéhé), bref gavez, vous la plèbe de se relant de spectacle mouhaahahha pendant ce temps la, nous les dirigeants(les crapules), nous gouvernons et gérons.Faites nous confiance, nous sommes la pour vous(heu pour vous pomper tout ce que vous avez gniarf gniarf gniarf).
    le foot est le symbole de l avillissement des temps morderne beuuuuuuurrrrrrrrrrrk

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