Amour, pouvoir et violence

Amour, pouvoir et violence

le 24 septembre, 2013 dans Provoquer le débat par

 

 

 

 

Tout pouvoir se conjugue avec ou sans violence.

Sans violence, il s’impose telle une exigence utile à l’épanouissement d’un groupe. Il s’instaure donc comme un dogme propice à l’uniformité sociale. Il devient une conjuration collective qui revêt l’apparence de la nécessité. Il procède ainsi de la servitude volontaire. C’est l’essence de nos politiques actuelles et occidentales.

Avec violence, il se concrétise dans le conflit et s’exprime avec l’aide du troupeau qui nous régale toujours par son potentiel destructeur. En se faisant alors l’interprète de nos pulsions agressives, notre instinct de servitude croit ainsi dominer. D’autant plus en groupe, car le sentiment de moindre puissance disparaît au profit d’un pouvoir collectif décuplé. Alors on s’évertue à menacer, à exclure ou à supprimer. Et ce toujours avec la bénédiction des grands apôtres de notre Histoire.

Souvenez-vous, « au commencement », ce peuple élu encouragé à massacrer par l’invite d’un impitoyable Iahvé les peuples voisins comme les Cananéens, les Hittites ou encore les Amoréens : pas d’alliance ni de grâce, encore moins de mariage, et parce que « l’Eternel » les aime, il les sollicita à tout «démolir, briser, abattre et brûler». Un même peuple d’ailleurs, quelques millénaires plus tard, qui fut choisi pour se faire massacrer à son tour par un autre peuple, présomptueux au point d’avoir alors élu un eugéniste illuminé par un soleil noir aux rayons cassés.

Entre temps et presque partout, l’Inquisition, les bûchers et un certain colonialisme au nom d’une croix – jadis support de torture – étaient devenus d’impénétrables leçons d’amour du prochain.

Et que dire de nos plus jeunes frères, dont le Livre ouvert au hasard intronise une surenchère du Grand Miséricordieux à éliminer l’infidèle – ou selon les traductions, à anéantir les mécréants.

Au bout du compte, l’humanité incarne trop souvent la barbarie dans sa pire expression.
Son excitation et sa ferveur, si faciles à réveiller, se manifestent plus pour détruire que pour construire.

3 Commentaries

  • le Createur nous a donné le droit de choisir « liberté » sa place avec les bons ou les mauvais car les méchants ils sont contre l’Humanité…???Dieu s’il veut il peu (crée tout le monde fidéle ou tout le monde infidéle???)

  • Anna dit :

    « Sans violence … C’est l’essence de nos politiques actuelles et occidentales. »

    pas la peine de lire plus loin je crois…

  • Kelly dit :

    Anna, c’est dommage de ne pas lire plus loin pourtant…Tu comprendrais en quoi la servitude volontaire joue un rôle clé dans la fabrication de troupeau haineux, tous unis contre ou pour une cause que l’oligarchie façonne à sa convenance. Il y a pourtant dans l’histoire de nombreux exemples relatifs à ce sujet…La servilité qui habite l’homme fait que celui-ci peut très facilement hurler avec les loups, se dédouanant ainsi de toute responsabilité puisqu’il suit la masse.
    Je te livre les deux dernières phrases puisque tu n’as apparemment pas lu le texte jusqu’au bout:
    Au bout du compte, l’humanité incarne trop souvent la barbarie dans sa pire expression.
    Son excitation et sa ferveur, si faciles à réveiller, se manifestent plus pour détruire que pour construire.

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