Académie Française : il serait temps d’écarter les cuistres !

Académie Française : il serait temps d’écarter les cuistres !

le 16 décembre, 2013 dans Asservissement moderne, Provoquer le débat par

Vieux Mammouth perclus de rhumatismes, l’académie fait partie des mônuments devant lesquels s’inclinent les benêts ou les prétentiards en quête d’honneur.

Sensée donner du souffle à la langue française, âme de notre pays, elle n’inspire que des ricanements car elle a raté tous ses rendez-vous. Elle n’attire que ceux qui souhaitent se faire voir sur un terrain où ils sont souvent lamentables : la littérature, l’exemple le plus drôle étant celui de Giscard D’Estaing (vous savez l’ex copain de Bokassa I).

En revanche, ceux qui ont crée des mots, des histoires incroyables ou une nouvelle langue sont mis au rancard. Ceux dont la vie et l’œuvre resteront dans le cœur des français sont absents. Quid d’Aimé Césaire, de Romain Gary ou de Frédéric Dard ? Ces figures originales, pleine de folie et d’inventivité, auraient mérité mille fois plus que VGE d’y siéger. L’élégance verbale et l’immense culture d’Aimé Césaire, bras armé d’un combat anticolonialiste, auraient réveillé un peu la Momie. L’esprit original et facétieux de Romain Gary, résistant gaulliste, français par naturalisation, aurait remué la vieille mondaine. Rappelons qu’il fut le seul à rafler deux fois le prix Goncourt, sous les noms de Gary et d’Ajar, grâce à une intelligence et une créativité langagières hors-norme. Enfin le rabelaisien Fréderic Dard (San Antonio) et sa gouaille débridée auraient pu montrer que la langue française est une langue bien vivante et que chaque francophone contribue à la faire vivre.

L’académie française n’a attiré ni Descartes, ni Molière, ni La Rochefoucauld, ni Rousseau, ni Diderot, ni Beaumarchais, ni Balzac, ni Dumas Père, ni Gautier, ni Flaubert, ni Stendhal, ni Nerval, ni Maupassant, ni Baudelaire, ni Zola, ni Daudet, ni Proust, ni Cioran, ni Gracq, ni Gide, ni Malraux !?

En revanche, elle peut se targuer d’avoir dans son panthéon quelques collabos et même le premier d’entre-deux, le Maréchal  Pétain… Pour s’asseoir sur un fauteuil à l’académie des gagas, il ne faut ni bien écrire, ni avoir l’esprit brillant, il suffit d’être généreux en courbettes. Les vaniteux à Bicorne sont les gardiens de la culture aristo mondaine et nous, français, sommes les grands cocus dans cette affaire. Car comme tout ce qui touche à la culture, rien n’existerait sans les contribuables. Nous payons pour des snobinards qui sont aux petits fours et au moulin, pour des représentants de l’élitisme culturo-mondain ou pour des gardiens d’une pensée mondialiste certifiée par des lobbys. Michel Onfray et l’Université Populaire de Caen (gratuite et ouverte à tous) ont fait plus pour la culture que tous ces cuistres. Grâce à un travail prodigieux et une immense volonté, il a dépoussiéré toute la philosophie dans des ouvrages où se révèle une superbe langue baroque. Il n’a pas fait de l’élitisme chic au Café de Flore entouré de bobos chevelus, mais a rendu le savoir accessible à ses contemporains pour les aider à mieux affronter la vie.

Un jour à n’en pas douter, Caroline Fourest, l’égérie du politiquement correct, et Bernard Henri Levy, le prince des imposteurs, feront partie de l’Académie. Après tout, le Marais et Saint Germain des Près ne sont qu’à une portée de fusil du Quai Conti !

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