A-t-on lu la Bible ?

A-t-on lu la Bible ?

le 26 octobre, 2012 dans Histoire / Légendes, Les prohibés, Provoquer le débat par

La Bible est autant un instrument de domination qu’une arme de destruction massive. C’est le constat alarmant que nous sommes en droit de tirer après lecture du troublant Qui est Dieu ? de Jean Soler, diplomate érudit et brillant penseur du monothéisme, dont Michel Onfray faisait l’éloge récemment.

Notons aussi, avant de détailler le contenu du livre, que certains de ses éléments critiques ont déjà été étudiés par des auteurs aussi divers et prestigieux que Julien l’Apostat, Spinoza ou Nietzsche…entre autres.

« Dieu » ou « Iahvé » ?

La majorité des Bibles sur le marché, à l’exemple de l’édition Segond 21, sont des traductions erronées, mensongères et intéressées. A défaut de lire couramment l’hébreu comme le fait Soler, il suffit de travailler sur une version assermentée par les hautes autorités religieuses pour se rendre compte d’une première manipulation capitale.

Prenez une Bible à la traduction opportune donc, Exode 3,18 vous pourrez y lire : Dieu dit encore à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, nous est apparu ». Alors que lorsque le Dieu des Hébreux s’adresse au fondateur de la religion juive pour la première fois, il indique son nom véritable « Iahvé » et non L’Eternel (qui n’est pas un nom propre !), Dieu (qui se dit en hébreu elohim) ou encore le Seigneur (adonaï), voire L’Unique. La différence est déterminante ! Car si Iahvé a un nom propre c’est avant tout pour se distinguer des autres dieux. A quoi bon un nom si l’on est unique ?

A signaler aussi que la Torah (cinq premiers livres de la Bible transmis par Moïse) n’a pu être, dans ses premiers temps, rédigée au XVème Siècle av. J.C….sachant que l’hébreu est une langue apparue au mieux au VIIIème siècle av. J.C.! Soler va jusqu’à démontrer que la Bible est pour l’essentiel contemporaine de Socrate et de Platon (Vème siècle av. J.C.)…en pleine époque polythéiste donc.

De plus, l’Histoire a tendance à confondre la monolâtrie et le monothéisme : le premier désigne la vénération d’un dieu particulier placé au dessus des autres, le second la conviction érigée en dogme qu’il n’existe qu’un Dieu. Cela semble pourtant clair dans l’Ancien Testament. Par exemple Michée 4,5 : « Tous les peuples marchent chacun au nom de son dieu, et nous nous marchons au nom de Iahvé, notre Dieu, pour toujours et à jamais ».
C’est d’ailleurs dans cette perspective que cette prescription de Moïse (Deutéronome 5,7) devient autrement limpide : « tu n’auras pas d’autres dieux devant moi ».

Nous comprenons mieux désormais comment et pourquoi la Bible raconte l’éviction acharnée des autres dieux (parce qu’étrangers) sous l’ordonnance d’un Iahvé « jaloux » (Exode 20,5). (Du reste, s’il est seul dieu, de qui peut-il être jaloux ?)
Fait troublant aussi à souligner : une des premières divinités à être écartée est la compagne même de Iahvé : Ashéra -ou Astarté – ! (deuxième livre des rois 23,4 et 23,7).

De nombreux vestiges en Mésopotamie (aujourd’hui l’équivalent de l’Irak…) témoignent de l’importance des dieux pour les nombreux peuples y ayant vécus. Citons par exemple Assur pour les Assyriens, Marduks pour les Babyloniens ou encore Ahura-Mazda pour les Perses

 « Ecrasés dans le territoire des chacals… »

Mais alors pourquoi prétendre au monothéisme dans un monde qui de partout se caractérisait jusqu’alors exclusivement par la pluralité et la diversité des êtres surnaturels ?

Il est d’abord important de rappeler que chaque peuple se ralliait à un dieu à partir du moment où celui-ci leur était bénéfique : une conquête territoriale, une protection contre un envahisseur…bref il fallait que les puissances divines s’accordent avec l’épanouissement de leurs peuples.

Concernant les Israélites – ou peuple hébreu – rien n’est historiquement prouvé quant à la sortie d’Egypte ou la conquête de Canaan, par exemple. Un peu comme la guerre de Troie vis à vis des grecs. Il était surtout coutumier, en ces temps antiques, de reconstruire son passé lointain sur des mythes. En revanche, les nombreux vestiges archéologiques de l’ancienne Mésopotamie recèlent d’inscriptions mentionnant les victoires et les défaites de peuples aussi différents que les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Lydiens, les Phéniciens, les Sumériens ou les Arabes, pour ne citer qu’eux. Mais rien sur les juifs !

Soler conclut que ce sont les déboires et les échecs répétés de l’ethnie des Israélites, ainsi dépossédée de toute terre et ignorée des peuples voisins, qui est à l’origine de la révolution monothéiste. Echecs et indifférences malgré son alliance avec un Dieu présenté comme le plus grand des dieux ! Le  Livre Psaume verset 44,10 &  verset 44,20 témoigne de cette abandon : « Oh Iahvé tu nous as couverts de honte, tu ne sors plus avec nos armées,…tu nous livres comme des brebis de boucherie, tu nous disperses parmi les nations, tu vends ton peuple pour rien…Tu nous as écrasés dans le territoire des chacals. »

Il a fallu que les juifs subissent un traumatisme, et même plusieurs pour qu’ils inventent une religion inédite. Pour survivre en tant que juifs, ils ont été contraints à restructurer sur d’autres bases les croyances qui fondaient leur identité. Ce peuple naufragé, qui risquait de disparaître corps et biens en tant que peuple biologique, s’est donné une existence littéraire. Ils ont cherché dans l’écrit leur salut. Ainsi les juifs ont matérialisé leur identité dans la Bible, ils sont devenus le « peuple du livre ». Les Perses, pour leur part n’avaient aucun besoin d’écrire les péripéties de leurs relations avec leur dieu national Ahura-Mazda. Ils leur suffisaient de le remercier, dans les inscriptions laconiques, de leur avoir donné l’hégémonie du monde. »

 Ne pas être contaminés par les étrangers

L’unité ethnique et la cohésion sociale assureront face à l’adversité la survie du peuple juif. Pour cela il doit rester « à l’écart » des autres peuples, insiste la Torah, non pas pour être dignes d’accomplir auprès d’eux une mission universelle, comme le soutient le judaïsme de notre temps, mais pour qu’ils ne soient pas contaminés par eux. C’est en étant « saints » qu’ils bénéficieront à nouveau de l’alliance d’un Dieu qui est lui-même « saint », c’est-à-dire séparé des autres dieux. D’où la multiplication des commandements (jusqu’à 613 !) et des rites d’expiation ou de purification : refus total des mélanges, du mixte, de l’hybride. Devenir « la race sainte » (Esdras 9,2), « ne plus se rendre immonde, séparer le pur de l’impur » (Lévitique 20,25).

Cette auto-ségrégation est constitutive de l’identité hébraïque. Pas de conversion, de pacte et de partage possibles dans la Bible. Le peuple de Iahvé est misoxène, racialiste et donc raciste : il n’a pas vocation à l’universel. « Comment les juifs pourraient-ils éclairer, poursuit Soler, les autres peuples sur la Vérité détenue par eux, s’ils s’interdisent de manger à leur table, d’épouser leurs filles, et de les associer à leur religion ? »

Tous les peuples polythéistes s’apparentaient à des ethnies culturelles. La cohabitation de différentes cultures religieuses témoignaient d’un plus grand esprit de tolérance et de partage…à contrario de tout nationalisme ethnique et belliqueux.

Ainsi une des particularités du monothéisme est sa violence inhérente. A l’image de tous les commandements divins s’adressant exclusivement au peuple hébreu, l’interdit de tuer par exemple n’est qu’à usage interne. Pour témoigner de sa fidélité à Iahvé, l’une des meilleures recommandations bibliques demeure l’invite à anéantir dans l’espace hébraïque les représentations des dieux étrangers, autrement dit infliger la peine de mort aux autres dieux. Mais il ne suffit pas de supprimer ces différentes divinités, aussi faut-il supprimer jusqu’au dernier leurs adeptes installés sur la terre…promise. L’appel à l’anathème n’est donc rien d’autre qu’une exhortation à une purification ethnique . Aucun compromis n’est envisageable : il ne peut y avoir de cohabitation sur la même terre. Josué « battit tout le pays et ne laissa aucun survivant et voua à l’anathème tout être animé, comme Iahvé, le Dieu d’Israël, l’avait ordonné » (Josué 10,40). Une trentaine de cités passe ainsi au fil de l’épée. Il n’en reste pas moins que même imaginaire, il s’agit bien là du premier génocide en date de la littérature mondiale.

Les juifs de l’antiquité se concevaient comme un peuple fermé, une ethnie tribale : est juif celui qui descend de l’un des douze fils de Jacob, dit Israël. De ce fait, tous les Israélites sont apparentés parce qu’ils ont un ancêtre commun. Ainsi le judaïsme, du roi Josias à nos jours consiste à appliquer et à commenter ce que Moïse dit que le dieu lui a dit. Rien de réellement divergent ne peut être soutenu. »

18 Commentaries

  • Roland dit :

    oui, la grande erreur est que les gens sont persuadés que les hébreux ont inventé le dieu unique, c’est faux, il ont inventé le « dieu jaloux » (expression dans la bible), le dieu qui dit d’exterminer ceux qui s’aviseraient de révérer un autre dieu que lui.

    Quand à la notion de dieu unique elle est sans doute apparue chez les égyptiens, peut-être dès 2000 avant J-C, car sous leur apparent polythéisme foisonnant, certains prêtres égyptiens, en particulier ceux de Ptah, puis ceux d’Amon, et je ne parle même pas de l’épisode de culte atonien, avaient très tôt développé une théologie très clairement monothéiste, même des trace de mysticisme se voient dès le 13ème siècle av J-C, quand à la notion d’un dieu essentiellement moral, qui n’aime que le juste qui aide son prochain, ou d’un Amon pour qui « tuer quelque oeil vivant » est « l’abomination de son être », on la trouve dès les inscription de tombeaux vers 2000 avant J-C !
    Il n’est pas exclu que le mazdéisme soit tout aussi ancien, mais la datation de la vie de Zoroastre est très incertaine.
    Et donc la grosse différence qu’a apporté le dieu des juifs, c’est cette jalousie (alors que les polythéistes n’ont jamais fait un problème de reconnaître et même d’adopter le dieu du voisin), c’est ce fanatisme, ces massacres au nom de dieu. Tendance qui se perpétua (en dépit de tous les commandements évangéliques) dans les religions issues de leur tradition : le christianisme et l’islam.

  • Monotheiste dit :

    Roland,

    Tu as dis , Je cite :  » il ont inventé le dieu jaloux  »

    Dieu ne peut pas etre jaloux car il n’est pas humain .
    Nul n’est tel que lui
    il existe sans endroit , sans coment et il n’est pas sous l’influence du « temps », car le temps et lespace temps sont sa creation .

    Bien à toi

  • benjamin D dit :

    après le négationisme, le négatorahisme, intéressant.

  • Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. »Coran »Si vous comprenez ce verset vous allez comprendre que Dieu il est pas jalou il est le guide du croyant…???
    . Ceux qui prenaient le veau (comme divinité), bientôt tombera sur eux de la part de leur Seigneur, une colère, et un avilissement dans la vie présente. Ainsi, Nous rétribuons les inventeurs (d’idoles). Coran7(152
    )

  • Pour ceux qui traitent de mensonges Nos enseignements et qui s’en écartent par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, et ils n’entreront au Paradis que quand le chameau pénètre dans le chas de l’aiguille. Ainsi rétribuons-Nous les criminels.
    54. Votre Seigneur, c’est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S’est établi «’istawâ» sur le Trône(8). Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’Univers! Coran Sourate7

    • Nous n’estimons pas l’enseignement du Coran non par orgueil, mais par raison. Il n’y a pas de ciel ni de paradis sauf pour les peureux et les lâches qui n’assument pas la cruauté de la vie. Bible ou Coran, notre morale ne se trouve pas dans ces livres. D’un point de vue pragamatique nous estimons plus le Nouveau Testament et le Coran qui sont plus démocratiques que l’Ancien Testament – pardi ! -, mais comme dans tous les monothéismes il y a une part d’intolérance incompatible avec notre idéal égalitaire… Je développerai ça très prochainement…

  • Pha dit :

    Je ne suis pas d’accord.

    Dieu, est un Dieu jaloux car il veut qu’on l’adore à lui seul et non pas « aux autres dieux » (qui n’existent pas) comme par exemple au Veau d’Or (Épisode de l’Exode (Ex. 32))

    D’autre part, il faut faire très attention concernant les traductions des Bibles, en effet, elles sont différentes en fonction des langues. (J’ai lu un passage Biblique en espagnol qui ne ressemblait pas vraiment à celui du français) Notons aussi que les Bibles apparaissent sous l’ordre du Vatican et du Pape (Peut-être modifient-ils des passages ou même en suppriment-ils.. ?)

     » Fait troublant aussi à souligner : une des premières divinités à être écartée est la compagne même de Iahvé : Ashéra -ou Astarté – ! (deuxième livre des rois 23,4 et 23,7).  »
    ► Dieu n’a pas d’épouse ! Ashera est une déesse qui a été liée au culte ET était vénérée COMME son épouse. Dieu s’est mis en colère de voir son culte saccagé par ces faux dieux qui n’ont AUCUN rapport avec lui ! C’est pour cela qu’il les brûla !

    Dans l’Ancien Testament, le peuple Juif a beaucoup désobéi Son Dieu, L’Éternel. Même le Peuple Saint peut-être tenté par le diable, cette tentation fut si grande que le peuple désobéit à Dieu ! Dieu les punit.
    Le diable tente même Jésus, fils de Dieu, dans le désert après quarante jours de jeûne. (Luc 4)

    • Pha, Soler longtemps ambassadeur en Israël, a travaillé directement sur les textes en hébreu -qu’il lit couramment -, sans intermédiaires vaticanesques, français ou espagnols ! Il est évident, et c’est ce qu’il démontre dans tous ses livres, que toutes les traductions sont erronées.

      Aussi faut-il bien connaître l’Histoire, et pas celle que nous scénarisent les exégètes, pour bien comprendre que dans un monde polythéiste -l’archéologie témoigne – les israélites avaient une préférence pour Iahvé au milieu d’autres divinités pourtant plus puissantes mais acquises à d’autres peuples eux aussi plus puissants.
      Aussi toutes les inscriptions découvertes en Israël ou dans le pays de Canaan (Syrie-Palestine actuelle), précisément sur le site d’Ougarit, portent l’inscription « Iahvé et SON Ashéra ». D’ailleurs toutes les occurences dans l’Ancien Testament avec « la Reine du ciel » sont bien là pour témoigner de l’existence d’Ashéra…

      Il faut cesser de remplacer « L’Eternel » chaque fois que tu lis « Iahvé », c’est une grossière erreur de traduction – l’hébreu n’est pas une langue ambivalente -, qui arrange bien du monde…

  • Gérard D. Khoury dit :

    A Cédric Bernelas.

    Toutes mes félicitations pour avoir si bien résumé les idées essentielles que défend Jean Soler, non seulement dans son dernier petit livre » Qui est Dieu? », mais aussi dans la  » Violence monothéiste » ou dans la trilogie « Aux origines du Dieu unique ». Pour les lecteurs désireux de suivre les développements de Jean Soler et de partager son érudition, ces livres se lisent sans difficulté tellement l’auteur est clair et respectueux de son lecteur.

  • furuhon dit :

    Bonjour à tous!! Une petite réflexion pour les anti-religions monothéistes, il est écrit dans le Coran que c’est un livre qui viens confirmer ET corriger ceux qui sont venu avant lui à cause des nombreuse modification humaine, pourquoi ne pas chercher plutôt un détracteur du Coran, et et, quand est-il des nombreuses trouvailles archéologiques qui mettent en évidence des peuples prospères qui ont été anéanti en une seconde comme l’explique les récits religieux!!! Dans ce documentaire diffusé sur la chaîne planète c’est plusieurs civilisations qui sont passé au crible affin de donner leur analyse: http://www.dailymotion.com/video/xc3lkl_l-archeologie-interdite-1_tech .Pour ceux qui veulent avoir les deux versant de l’explication, à bon entendeur salut!!

  • Xavier dit :

    Bonjour à tous

    Ne pas croire c’est un choix que personne ne doit contester, par contre l’inverse est vrai, personnellement, j’ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi certains non croyants essayent de convaincre les croyants, de la non-existence de Dieu. Je vais juste vous citer en texte religieux une sourate du Coran qui est la sa conception la vrai parole de Dieu, révélé à un illettré au cœur pur. Je rappelle que le Coran grâce à sa méthode de certification de chaque lettre est resté inchangé depuis sa conception jusqu’à aujourd’hui:

    Sourate 109: Al kafirun.
    « Dis : « ô vous les infidèles !
    Je n’adore pas ce que vous adorez
    Et vous n’êtes pas adorateur de ce que j’adore
    Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez
    Et vous n’êtes pas adorateur de ce que j’adore
    A vous votre religion, et à moi la mienne. »

    Il est vrai que la Bible et la Torah, ont été écrites par des hommes, que ces textes sacrées, n’ont pas eu comme le Coran, une méthode de conception, garantissant l’exactitude de la forme du texte tel qu’ils ont été révélé. On peuy y ajouter l’inexactitude des traductions, les langues sémites utilisent beaucoup de mots qui désignent en fait des notions plus ou moins complexes, du coup ces notions perdent une partie de leur sens.

    Autre texte dont la révélation vient directement de Dieu, ce sont les dix commandements, là aussi peu de doute ce le contenu et le sens, respecter ses parents, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère, ne pas mentir, ne pas convoité le bien et la femme d’autrui.

    Quand au fait de demander à tes créations de t’adorer, de revendiquer la paternité de tes créations, leurs demander te conduire selon les valeurs que tu penses bonnes. Cel

  • Xavier dit :

    Désole j’ai validé sans le faire exprès, je reprends:

    Quand au fait de demander à tes créations de t’adorer, de revendiquer la paternité de tes créations, leurs demander de ce conduire selon les valeurs que tu penses bonnes. Cela me semble logique, c’est d’ailleurs souvent l’attitude de tous les créateurs, qui n’hésitent à faire des procès pour protéger leurs créations, va voir le PDG de Microsoft et remercie le pour l’iphone, devant le PDG d’Apple, à ton avis comment le vrai créateur va réagir?

    Et là on parle d’un téléphone tout bidon, imagine, quand tu as créé l’univers et tout ce qu’il contient?

    Enfin bref, les textes sacrés laissez les aux exégètes, certains lisent les textes pendant toutes leurs vies sans comprendre le sens exact de tous les versets. Lorsqu’on lis un texte sacré, il me semble important de bien connaitre le contexte de l’époque, notamment le Coran, car cette période est très documenté, beaucoup de point de la religion font encore débat car le point de vue des savants les plus reconnus divergent. Les voix de Dieu son impénétrables, c’est ce qu’on appelle le mystère de la création.

    Personnellement je trouve que faire une analyse à charge des textes sacrés est une perte de temps et risque de discréditer tout le travail qui peut être fait sur d’autres sujets. Ne pas croire c’est votre droit, laissez ceux qui croient, favorisez ce qui rassemble et éloignez vous de ce qui divise. C’est dommage que les gens ne lisent pas vos articles sur la françafrique, à cause d’une analyse à charge des croyances qui font partie la sphère privée.

    Pour finir je vous conseille le livre de Maurice Bucaille, la Bible, le Coran et la science.

    • Xavier, si, comme tu l’écris, les voix de Dieu sont impénétrables à quoi bon un Livre pour en délivrer son message ?
      J’ai donc beaucoup travaillé et lu l’Ancien Testament -et je continue à le faire – pour pouvoir dénoncer ce que j’y découvrais.
      Le problème que je rencontre avec tous les « croyants » est toujours le même : ils fanfaronnent pieusement que ce qu’il y a d’écrit ne veut pas dire ce qu’il y a d’écrit !! Ou mieux : n’ayant pas la foi, je ne peux avoir accès au sens transcendant de ce qu’il y a écrit !
      Cessons donc ces enfantillages…
      Ou si tu veux prenons un exemple sur le Coran que je commence à lire et étudier : comment dois-je traduire ces mots au début du livre, sourate Al-Baqarah (La vache) 2,6 et 2,7: « Mais certes les infidèles ne croient pas, cela leur est égal que tu les avertissent ou non : ils ne croiront jamais.
      « Dieu a scellé leurs coeurs et leurs oreilles; et un voile épais leur couvre la vue; et pour eux il y aura un grand châtiment. »
      Il y a plus loin aussi 2,39 : « Et ceux qui ne croient pas et traitent de mensonge Nos Révélations, ceux là sont les gens du Feu où ils demeureront éternellement. »
      Donc tu comprends bien qu’à la lecture de ces lignes, pour un gars comme moi qui ne croit en aucune divinité, le terrain ne semble pas fort sympathique . Et même pour le moment je ne vois pas non plus de message de paix ou d’invitation au dialogue…
      Mon analyse des textes sacrés n’est en aucun cas « une perte de temps », elle me permet de mieux comprendre certains rouages qui depuis le début de l’ère biblique justifient guerres, crimes et pouvoirs. L’Histoire témoigne malheuresemnt de tout cela. Et jusqu’à présent je ne vois pas encore comment pourrais-je sauver la Bible et le Coran dans mon horizon idéologique et surtout démocratique.

  • Jenni dit :

    Je ne sais pas qui a écrit cet article mais je l’ai trouvé particulièrement intéressant ! Il m’a même donné envie de découvrir les oeuvres de Soler. Chrétienne très croyante et pratiquante, je suis persuadée que Dieu n’est pas un livre. La bible et autres textes considérés comme sacré devraient selon moi être perçus comme des outils. Des outils d’apprentissage, de lutte, de sagesse… Mais le Seigneur, n’est pas dans un livre. Mon père, fils de pasteur m’expliquait souvent le mystère de la foi à travers cet exemple « Prenons un peuple qui vit hors de la ville, de manière traditionnel, un peu comme les pygmées. Penses-tu que sous prétexte qu’ils ne connaissent pas la bible, ils ne connaissent pas Dieu ? Pourtant, ils appliquent les 10 commandements et ils prient quelqu’un qu’on appellerait Dieu. Comment l’expliquer ?»
    J’y pense toujours beaucoup aujourd’hui, et bien que me déclarant chrétienne parce que j’ai accepté Jésus comme mon sauveur, je suis persuadée que même sans la bible, il nous est possible de vivre une expérience avec Dieu. Par Dieu j’entends maître de l’univers, créateur du ciel, de la terre et des hommes.
    Et oui, la bible a été modifié par l’église catholique plus de 1000 fois (pour répondre à je ne sais plus qui), voilà pourquoi un chrétien prie pour avoir l’esprit d’entendement et discerner. Cela peut paraître fou à une personne non croyant, mais je pense que la meilleure manière d’en savoir plus sur Dieu est de lui parler directement. Dieu n’est pas une religion.

  • Jenni dit :

    Bravo Cedric pour cet article (je viens de voir ton nom de mon téléphone). En le lisant, je n’ai pas particulièrement eu l’impression que tu remettais en question l’existence de Dieu mais plus que tu invitais le lecteur à se poser des questions d’aspects historiques sur l’ancien testament en particulier ? Du moins le contexte. Est ce que je me trompe ?
    Quoi qu’il en soit, j’achèterais prochainement les bouquins de ce Soler. Merci pour ton partage.

    • En effet, Jenni, mon article ne prétendait pas à remettre en cause l’existence de Dieu mais à proposer une synthèse du livre remarquable et radical de Jean Soler. Je t’invite vraiment à lire son « Qui est Dieu ? » qui est d’une clarté et d’une érudition jouissive !

  • pil dit :

    Encore une fois les gens ne prennent pas en compte l’aspect évolutif de la révélartion chrétienne.
    Dans un monde ou l’humanité est abaissé par le péché, Dieu ne peut se révéler « comme ça », comment un homme mauvais pourrait-il devenir bon et pétri de valeurs d’amour du jour au lendemain?
    Par conséquent, Dieu doit tout d’abord protéger son peuple : pour se faire, il lui donne des victoires sur les autres peuples et la suprématie. En effet, comment Dieu pourrait-il dire qu’il est le vrai Dieu et ne pas protéger ceux à qui il fait cette révélation? Pour que les juifs croient qu’il existe qu’il est vrai, ils doivent observer leur succès sur les autres peuples s’ils croient en lui. Dieu se présente donc dans un premier temps comme « un dieu » qui souhaite les aider. Puis, petit à petit, se révèle davantage, d’ou le passage progressif à « je suis l’Unique ».
    L’ennuie est que le peuple juif, parce qu’ils sont favorisés par Dieu, finit par se penser supérieur aux autres peuples. Hors Dieu les favorise uniquement pour se révéler, les juifs ne sont pas forts par eux-même mais grâce à Dieu. Ils en viennent même à se considérer comme une race supérieure (ici l’auteur de l’article a raison). Pour les punir, Dieu laisse le royaume d’Israel se faire envahir et détruir. Pour rabaisser leur oregueil, que leur éléection divine leur avait donné.
    Ensuite Jésus Christ, Dieu fait homme, délivre l’ultime message, le message d’amour univerel aux hommes, quel qu’il soit.
    ,

  • Bad Yankee dit :

    Doublement pas gentil de me renvoyer vers cet article vulgarisateur que j’avais déjà lu et de m’imposer pour la seconde fois ce catalogue « wikipédia style » dont le fond est utlisé une nouvelle fois à des fins bien obscures.
    Concernant le premier article sur lequel j’ai réagi, c’est la rhétorique utilisé qui est la plus contestable: l’analogie à la va vite, le raccourci nauséabond, l’amalgame à des seules fins partisanes et oui votre site est bien un site de partisans! Mais partisan de quoi, j’ai pas encore bien saisi…
    C’est vrai que j’ai un faible pour ce site adolescent, braillard et plein de testostérone juvénile. Mais les mecs, décrochez votre poster grandeur nature de Tiffany Amber Tiessen, laissez de coté l’unplugged de Nirvanna et grandissez!
    Arrêtez de citer pour citer…et les belles bannières avec Huxley et Orwell, enfin, voyons, soyons sérieux et construisez votre pensée avant de vous énerver.

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