À bas les féministes, vive les femmes !

À bas les féministes, vive les femmes !

le 03 novembre, 2014 dans Provoquer le débat par

Les féministes m’emmerdent ! Leurs jérémiades vociférées, leurs pleurnicheries, leur agressivité castratrice, leur volonté d’un égalitarisme stalinien me hérissent ! Agissant ainsi, elles alimentent le stéréotype de l’hystérique, névrose relative à l’utérus… Le serpent se mord la queue ! Regardez-les ces Femen, ces Chiennes de gardes et autre Caroline Fourest jeter leur ressentiment à la face du mâle toutes catégories confondues, cet oppresseur historique et briseur de destin… Dressées contre les hommes, les femmes s’en vont en guerre, vengeresses aveugles de leurs sœurs opprimées depuis la nuit des temps, parce que femmes. La lutte des sexes remplace ainsi opportunément la lutte des classes. Les cartes sont brouillées, il devient alors difficile de saisir les mécaniques complexes de la domination lorsque l’on vous sert du « prêt à penser » : un schéma binaire, manichéen, afin de permettre au tout venant de donner des coups de poing dans l’eau, exaltant son orgueil, celui des idiots utiles.

Je ne parle pas de ces combattantes de l’égalité qui ont, jusque dans les années 70, revendiqué les mêmes droits juridiques, économiques et sociaux pour les deux sexes. Je m’adresse plutôt à celles qui brandissent l’anathème du « sexisme » à tout va, comme d’autres crient au fascisme dès que leur logiciel de pensée est dépassé.

Le féminisme a muté depuis mai 68, l’heure n’est plus à la défense des droits des femmes mais bien à leur intégration et participation au libéralisme. La juste lutte d’antan a été instrumentalisée et s’est retournée contre les principales intéressées avec leur bénediction aveugle… voilà pourquoi je m’insurge ! Elles deviendront alors des moutons exploités comme les hommes, revendiquant inconsciemment les aliénations masculines. « Le fait que l’individu reproduise spontanément des besoins imposés ne veut pas dire qu’il soit autonome ; cela prouve seulement l’efficacité des contrôles » écrivait Herbert Marcuse dans son Homme unidimensionnel. Le féminisme constitue l’un des rouages essentiel de notre diktacratie, une dictature invisible consentie par ses victimes. Un poison distillé dans les consciences femelles, présenté dans un flacon estampillé liberté, égalité, parité. J’accuse les tenants (es) officiel (les) de cette idéologie de nous détourner des réels combats à mener afin de mieux servir les intérêts de la « démocratie » libérale-libertaire.

Travail, famille… et surconsommation

L’émancipation féminine s’incarna dans une lutte à deux vitesses, car les bourgeoises voulurent imposer leurs desiderata à l’ensemble de la gente en prétendant les défendre. Or, ce qui est bon pour la dame de haut rang ne l’est pas automatiquement pour la femme de plus modeste condition. Simone de Beauvoir professait en son temps, que le travail constituait l’un des points clefs de l’émancipation. Mais, il faut dire que les perspectives professionnelles pour la théoricienne du mouvement, du haut de sa caste, étaient bien plus nombreuses et prestigieuses que pour le commun des mortelles. Le féminisme s’est alors érigé en un combat par et pour la classe dominante, l’égalité des chances demeurant illusoire. Les dames de la haute s’ennuyaient ferme, il leur fallait accéder aux métiers réservés aux hommes de leur caste : écrivain, avocat, journaliste, philosophe…
Le discours de la célèbre féministe aura donc permis aux cols blancs de bénéficier d’une manne de travailleuses convaincues que la liberté s’incarne au 12
e étage d’une grande tour, en servant le café à un patron. À contrario, la maternité fut stigmatisée par la philosophe, car elle constituerait une forme de servitude de la femme envers l’espèce. Voilà de quoi faire aimer ses chaînes au deuxième sexe : en définissant le travail salarié comme affranchissement, et la maternité comme aliénation. Cette réflexion reflète à merveille le paradigme de notre époque, la valeur d’un individu étant équivalente à son intégration au marché du travail et donc à son pouvoir d’achat. L’avoir ayant substitué l’être.

Finalement, le féminisme aura permis aux femmes de délaisser le foyer et l’éducation de leurs enfants, pour devenir des travailleuses-consommatrices-électrices assumées ! Tout ce à quoi elles avaient jusqu’alors échappé. Ou l’aliénation de la ménagère remplacée par une autre… Ainsi, ce féminisme est en réalité anti-progressiste, si l’on postule que travailler moins va dans le véritable sens du progrès. Or, en leur appliquant le stimulus de l’émancipation, on s’assure que les mères iront au turbin sans broncher, puisque le foyer est assimilé à une prison. Victimes des rouages de la société de surconsommation, elles revendiquent désormais le droit à l’hédonisme marchand, polluées par les magazines féminins et autre vecteurs de la propagande consumériste.

Sur un même registre, la « libération des mœurs » de mai 68 se retrouva travestie au profit d’un capitalisme mutant, autrement nommé « capitalisme de la séduction » par le philosophe marxiste Michel Clouscard. La société de surconsommation a su habilement reprendre à son compte le fameux adage du droit à disposer de son corps. La jeune femme, fraîche et ferme, s’affiche désormais à chaque coin de rue pour faire vendre tout et n’importe quoi. Dans des poses de plus en plus suggestives, elle réveille la libido des hommes tout en frustrant celles des femmes ; pulsions asymétriques convergeant pourtant vers le même but : l’acte d’achat. 
Auparavant assujettie à l’autorité du père et du mari, la femme moderne se soumet aujourd’hui aux diktats de la mode, de la société marchande… et du patronat ! Quant aux phallocrates, ils se frottent les mains, en lorgnant sur toutes ces idiotes, utiles à la satisfaction de leurs fantasmes. Victimes du formatage de la femme libérée, propagande calibrée à l’appui (séries à la « Sex and the city », sites web dédiés à l’adultère…), elles calquent leurs désirs sur ceux des hommes et s’offrent à eux tels des objets. Les pseudos amazones contemporaines sont, in fine, plus chassées que chasseuses…

Du boudoir à la tribune

Sur ces aspects les plus légitimes, le féminisme a vaincu. Seulement, l’égalitarisme drastique n’ayant pas été atteint dans tous les domaines, nos féministes en mal de phallus se plaignent de discriminations, de sexisme (gros mot s’il en est !) au sein des sphères politiques et économiques. Ainsi, la bataille pour la parité a été revendiquée comme un gage progressiste et démocratique. Une vaste fumisterie puisque la représentationquelque soit sa couleur ou son sexe, demeure une imposture… Et pour cause ! En déléguant notre pouvoir, nous devenons les spectateurs passifs et impuissants de la vie politique. La parité relève même d’une manipulation électoraliste des plus perverses… Car, qu’elles s’appellent Merkel, Rice, Tatcher, Parisot ou Lagarde, le sort des femmes du peuple leur importe bien peu du moment qu’elles assurent leurs intérêts de classe ! Elles mettent même les bouchées doubles et font du zèle, histoire de légitimer leur place. La femme devient donc un homme politique comme un autre. Vous devinez alors ma position quant au droit de vote alloué aux femmes… Allez voter mesdames, certaines se sont battues pour ça ! En attendant, la démocratie est ailleurs. Finalement, l’existence du féminisme révèle bien un manque. Mais les femmes n’ont pas le monopole de la souffrance ni de l’injustice ! Face aux oligarques, hommes et femmes sont embarqués dans la même galère, ramant de concert aux injonctions et coups de fouets de leurs maîtres, sans jamais pouvoir tâter du gouvernail.

Mais le point d’orgue du féminisme s’incarne aujourd’hui dans sa dangereuse radicalisation, banalisée par les sourires désarmants d’une Belle-kacem. La théorie du genre, celle qui n’existe pas selon la ministre, est le prolongement dialectique de la fameuse maxime de « Madame Sartre » : « On ne naît pas femme, on le devient. » Sous couvert de sens de l’histoire, de progrès, de marche vers l’égalité, cette idéologie vénéneuse vise l’abolition des différences, nie la complémentarité des sexes, fustige les natures déterminantes et constitutives des êtres. Le but ? Façonner l’humanoïde parfait pour la dictature mondiale, un individu sans attaches, sans fondations, à l’identité mouvante, manipulable à merci. Comme le prophétisait Nietzsche, « Si la civilisation continue à rapprocher l’homme et la femme au point de les confondre, il leur deviendra impossible de s’aimer. »

34 Commentaries

  • fred89 dit :

    Ce texte m’a fait sourire, me souvenant, il y a une vingtaine d’années, m’être faire copieusement lynchée sur internet pour avoir fait une critique corrosive sur le féminisme « nouveau » qui pointait à l’horizon.
    Mais je ne crois pas que ce « féminisme » là, qui dessert la femme,ait « vaincu ».
    Il est, certes, un moyen de plus à l’oligarchie mondialiste qui veut détruire la société traditionnelle.
    Il fait école chez des jeunes modulables à souhait par leur manque d’expérience de la vie.
    Il peut faire école chez des femmes faibles et frustrées qui voient là un moyen de se venger de ce qu’elles croient être la société des hommes.
    Mais c’est un épiphénomène, tôt ou tard, la nature reprendra ses droits, comme elle les a toujours repris après un désastre et ce début de siècle est un désastre dont on attend la fin avec impatience.

    • Loïc dit :

      Tu t’es fait lyncher sur le net en 1994 ? T’es super balaise toi…

      • Gouzi dit :

        Il a dit une vingtaine d’années mais ça peut-être 18, hein. Perso, j’ai eu Internet en 1996.

        Si c’est tout ce que vous avez retenu, c’est grave.

        Non au féminisme des chiennes de garde.

        Vive les femmes respectables, comme Simone Veil et les femmes qui veulent l’égalité (normal) mais ne luttent pas pour des combats de m*** comme la couleur des cartables et le « mademoiselle » : elles, sont à bannir du web, clairement.

  • Kelly dit :

    Le féminisme qui a vaincu est celui que j’appellerais de « première génération », il a permis de ne plus assimiler les femmes à une place de subordonnée parce que leur nature l’aurait exigé. Le féminisme de « deuxième génération » a gagner énormément de terrain, il a remporté une bataille mais pas la guerre !

    • fred89 dit :

      « Le féminisme de « deuxième génération » a gagné énormément de terrain »?
      Dans les médias, oui, parce que la propagande l’exige.
      Nous avons l’égalité des droits, c’est ce que nous voulions, à nous de nous en servir.
      Ce n’est pas en réclamant toujours plus de lois pour nous protéger que nous convaincrons le monde que nous méritons cette égalité, bien au contraire, cela fait de nous de êtres faibles à protéger toujours plus.
      Les femmes l’ont compris, mais pas les féministes. C’est pourquoi j’ai écrit plus haut que le féminisme ne pouvait faire école que chez les jeunes qui ne voient le monde que du haut de leur naïveté et chez les femmes faibles et frustrées du fait de leur faiblesse. Pas vraiment de quoi faire des bataillons pour remporter une guerre.

    • bob69 dit :

      attention ! on parle de guerre là ? celles qui voudraient la guerre des sexes risquent d’avoir de mauvaises surprises !
      regardez un peu sur les annonces et sites de rencontres , c’est 79% des femmes qui recherchent un compagnon ! les hommes ont compris qu’ il valait mieux vivre seul aujourd’ hui pour avoir la paix ! j’ai trois garçons qui vivent en couple mais deux qui vont se séparer !!! alors continuez dans cette voix mesdames et débrouillez vous …seules . LOL

  • Augustin dit :

    « Vives » les femmes ? Vraiment ?

  • patachon dit :

    Encore une qui parle et qui n’a rien compris au féminisme… renseigne toi avant d’écrire un article. Ça fera du bien a tout le monde…

  • Ebene dit :

    On m’a demandé un avis sur cet article en privé.
    Vu qu’il est écrit, si ça peut être utile ici, le voici.

    Je n’aime pas trop le titre, pour la même raison que je n’aime pas trop le terme « feminisme » : ça se concentre sur les femmes (« vive les femmes ») alors que pour moi le problème concerne justement les deux sexes (même si pour les hommes c’est plus insidieux, le sexisme occasionne des souffrances réelles). C’est pour ça que je préfère parler d’anti-sexisme.

    En principe le féminisme concerne les deux sexes aussi, mais en pratique manifestement le nom est mal compris par ceux qui croient qu’on est dans une lutte d’un sexe envers l’autre. Ça dessert énormément le propos et oui, il y a des militants qui dérivent parfois. Ceci étant dit, je suis reconnaissante envers les personnes qui se sont battues pour qu’il y ait moins de discriminations (droit de vote..), même si c’était unilatéral.

    Je commence à lire l’article et c’est un peu rigolo parce que l’auteur accuse les feministes d’avoir un ton hysterique, mais lui même avec un ton excessivement emporté. Il y a effectivement des gens qui n’ont pas de mesure mais je ne vois pas de raisons de généraliser, surtout qu’on sait pourquoi les femmes en colère sont moins bien perçues que les hommes en colère ( https://antisexisme.wordpress.com/2012/09/30/colere ).

    Je trouve que la partie sur le libéralisme est un amalgame, on peut très bien mener plusieurs combats de front. C’est vrai que demander l’égalité de salaires c’est s’intégrer dans un système d’emploi, mais si on ne le fait pas les femmes restent davantage en situation de précarité tant que le système de l’emploi n’a pas évolué (voir stats sur la pauvreté par sexe). Mais rien n’empêche de lutter contre l’emploi en même temps (revenu de base..?).

    Par ailleurs le droit à consommer n’existe pas. On a toujours eu le « droit » de consommer. Ce n’est pas un droit, en fait, et il n’y a pas eu de lutte pour l’obtenir. Même pour des articles spécifiquement masculins comme la cigarette, ce sont les entreprises elle-mêmes qui ont porté le changement (parce que deux marchés valent mieux qu’un), pas les femmes.

    Je crois que l’auteur peut se rassurer sur la maternité, l’injonction à avoir des gosses est loin d’avoir disparu. Ce qui est dérangeant c’est plus que ce sont souvent les femmes qui cumulent travail et travail de maison, davantage que les hommes pour une partie encore. Heureusement, ça s’arrange.

    Pour le reste de l’article c’est le même amalgame que pour le travail, c’est important de lutter contre ce système politique mais c’est important aussi d’y avoir les mêmes droits, ne serait-ce qu’en attendant de le changer. Ne serait-ce que parce qu’on se prive de la moitié des personnes capables de lutter contre ce système si ces personnes n’ont pas de voix politique.

    Je vous souhaite à tous une excellente semaine.

    • alex dit :

      Le début est plus provocateur et n’a d’autre but que de susciter l’intérêt du lecteur (ou de la lectrice). Vous suranalysez mais bref.

      Vous confondez ensuite allègrement capitalisme et libéralisme, tout en évacuant totalement le concept pourtant essentiel de lutte des classes.
      Les femmes ont toujours travaillé, simplement les tâches étaient réparties selon les capacités de chacun. Lisez donc LeGoff.

      Ensuite, le système actuel est basé sur le tétraptyque infernal publicité-crédit-consommation – obsolescence, la consommation n’est pas seulement un droit mais également un devoir.

      La maternité est vue aujourd’hui comme une contrainte, ce n’est pas pour rien que des entreprises américaines proposent à leurs employées de congeler leurs ovules.
      Vous avouez qu’il y a actuellement un problème de répartition des tâches, tout simplement parce que les femmes sont obligées de « travailler » (au sens économique du terme) pour que la famille vive, et donc d’effectuer des doubles journées.
      Beau résultat que cette émancipation vous en conviendrez !
      Cette remarque rejoint celle sur la lutte des classes (il y a 50 ans, un seul salaire suffisait à faire vivre toute une famille).

      Cela ne sert à rien d’avoir les mêmes droits si ces derniers ne servent à rien. Lisez Chouard, vous comprendrez mieux en quoi réclamer l’égalité des droits hommes/femmes n’est qu’une diversion habile du système pour masquer les réelles inégalités : de pouvoir, de richesse, de vie….
      Nous ne sommes que du bétail en compétition s’entretuant pour ramasser les miettes de nos maîtres.

      Pour finir, les hommes et les femmes ne sont pas égaux mais complémentaires.
      bonne soirée.

      • Ebene dit :

        Bon sang mais c’est bien sûr, un article qui utilise un titre dont il faudrait ignorer le sens parce qu’il ne sert qu’à provoquer. Logique.

        A vous lire, on devrait souhaiter le retour de la femme aux fourneaux, dépendante des revenus de son mari, pendant que l’homme travaille, le tout pour nourrir une ribambelle de gosses. Ça fait drôlement rêver. Il se passe quoi en cas de divorce ? Caniveau ?

        Je préfère pour ma part l’idée qu’on puisse choisir d’avoir ou non des enfants, de les élever ensemble, de suivre nos vocations (en terme de projets comme en terme de participations citoyennes), d’être autonomes et indépendants (et donc libres de nos amours), de ne pas subir discriminations et précarité juste parce qu’on semble doté du mauvais sexe, et de ne pas devoir suivre des injonctions destructrices en fonction de celui-ci (orientés virilité et compétition, pour les hommes, ça devrait vous parler).

        Et ceci peut s’envisager dans notre société telle qu’elle existe actuellement, mais cela fonctionne également dans d’autres configurations – notamment non consumériste, non inféodée à la croissance et l’emploi, non sexiste, et avec une politique réellement entre les mains des citoyens.

        Pour finir, l’égalité entre individus est inscrite dans les droits de l’homme. Triste de vouloir revenir en arrière sous prétexte qu’on serait « complémentaires », ce qui soit dit en passant ne repose sur aucune base réelle. Du coup les célibataires et les homosexuels sont quoi, des genres de ratés ?

        • Kelly dit :

          Ebene, je pense que tu interprètes mal mes propos, car je ne fais à aucun moment l’apologie de la femme au foyer. Je ne pense pas non plus que le destin de la femme soit intrinsèquement lié à la maternité et au foyer, chacune devrait pouvoir se réaliser en fonction de ses aspirations et non conformément à un modèle imposé de façon opportune. C’est pourquoi il faudrait arrêter de stigmatiser celles qui n’ont pas choisi de se consacrer à une carrière professionnelle, mais à un rôle non marchand, comme celui d’élever ses enfants. D’un côté comme de l’autre (boulot vs foyer), être dans l’absolu d’un modèle peut-être malsain, et amène son lot de regrets et de remords. Le schéma que l’on voudrait nous faire accepter, c’est celui de la femme qui bosse et qui baise, seulement beaucoup en font les frais, arrivées à l’âge de la pré-retraite. J’en connais quelques unes… Et pour les amour-libres, c’est bien idéaliste, il s’agit aujourd’hui plutôt de consommation d’individus jetables, de satisfactions de pulsions au détriment de la construction d’un couple, qui requiert travail et dépassement de soi.
          Je pense que tu exagères quand tu parles de discriminations, la doxa va tout à fait dans le sens des femmes, des homos, des célibataires (vu le degré d’individualisme que notre société promeut). Tout ceci résulte d’un libertarisme instrumentalisé, condition sine qua non de l’épanouissement du libéralisme.

          • Ebene dit :

            Mon dernier message était en réponse à Alex, donc pas d’accusation de ce genre envers toi. 🙂

            Pour le reste, j’imagine que sans doute en effet des femmes au foyer se sentent rejetées, mais ce n’est pas systématique. Il y en a aussi un paquet qu’on regarde de travers parce qu’elles n’ont « pas encore » d’enfants, ou pire, parce qu’elles n’en veulent pas. Il y a plein de formes de diktats, souvent contradictoires. On ne peut pas généraliser et dire que certains sont plus à protéger quitte à écraser les autres.

            Pour ce qui est des homosexuels j’en connais pas mal qui souffrent encore fortement de la pression sociale, spécialement depuis l’affaire des manifs pour toutes qui ont beaucoup décomplexé le discours homophobe. Ce n’est pas parce qu’on admet que les homosexuels et autres minorités existent qu’elles sont traitées normalement, qu’elles ne sont plus discriminées.

            Concernant les amours libres, je suis moi-même polyamoureuse, et non il ne s’agit pas de relations jetables basées sur les pulsions. Les couples que je forme sont de vraies histoires d’amour, avec des gens uniques, choisis, rares et précieux. Elles ne sont pas moins durables et profondes que les relations monogames classiques.

            Si tu pensais plutôt aux libertins, alors je ne peux pas te répondre parce que je ne sais pas ce qui les motive, mais je trouve un peu excessif de les juger si durement alors que justement tu n’es pas à leur place : tu ne peux pas réellement savoir quelle qualité ont leurs relations, même brèves. Par ailleurs, beaucoup de monogames sont des consommateurs, que ce soit en série ou en adultère. La forme ne garantis rien, ce qui compte ce sont les intentions.

      • hebe dit :

        J’ai vraiment beaucoup de mal avec ce genre d’analyse de conservateur de gauche.

        Condamner le féminisme sur la base de la « femme moderne soumise aux diktats de la mode », ça ne me semble pas très différent de condamner le marxisme parce que le peuple vote FN.

        À la base du féminisme de troisième génération, ou de la théorie du genre, si vous voulez, il y a la même constatation que chez les sociologues marxistes : qu’une égalité de principe n’est pas garante d’une égalité réelle. Les féministes du passé ont gagné le droit de vote et une certaine égalité légale et juridique. Tout comme les prolétaires.

        Et tout comme les marxistes, les féministes se sont aperçues que ce n’était pas suffisant pour garantir une réelle égalité.

        D’ailleurs, il est amusant de constater que les arguments que vous opposez à cette revendication sont précisément ceux que des défenseurs du capitalisme opposeraient à un marxiste :

        « Sous couvert de sens de l’histoire, de progrès, de marche vers l’égalité, cette idéologie vénéneuse vise l’abolition des différences, nie la complémentarité des classes, fustige les natures déterminantes et constitutives des êtres. Le but ? Façonner l’humanoïde parfait pour la dictature mondiale, un individu sans attaches, sans fondations, à l’identité mouvante, manipulable à merci. »

        Cela colle parfaitement, de la complémentarité « naturelle » jusqu’au spectre de la dictature mondiale (ici capitaliste au lieu d’être communiste).

        La critique d’une forme actuelle du féministe qui occulte complètement les rapports de classe est une critique absolument valide et pertinente. Il faut effectivement constater que les tentatives de prendre en compte l’intersectionnalité des luttes n’ont pas mené à grand chose. Pour autant, je trouve toujours surprenant de voir quelqu’un qui tente de combattre une aliénation, tout en en défendant une autre.

    • paul dit :

      Je trouve ce titre vraiment bien au contraire. Il me fait bien marrer en tout cas!

      Le problème ne concerne pas du tout les 2 sexes, techniquement nous les hommes on a aucun problème. Mais on voit bien que ça nous concerne pas, et d’ailleurs pourquoi on l’aurait été? Ces femmes qui aujourd’hui n’arrêtent pas de pousser des gueulantes comme dans une dispute de couple, moi ça ne fait que m’énerver, il n’y a pas de discussion possible.
      Et rien que le mot « féminisme » puisqu’on parle de lui.. je suis un homme donc en toute bonne foi, ça me concerne pas et ça me donne même pas envie, bref à la base, je m’en fou royalement.
      Par contre maintenant qu’on se rend compte qu’il y en a que pour les femmes, qu’on peut voir le masculin ridiculisé dans les pubs, dans un celebre site de rencontre, mais qu’on ne doit JAMAIS toucher la sacré sainte femme … alors là oui c’est déjà des provocations de guerre ouverte. On ne peut rien dire ni faire sans que ces hystériques l’ouvrent mais encore une fois ne défendent jamais l’autre sexe pour autant (alors pourquoi parler d' »anti-sexisme » car « l’anti-sexisme » n’existe PAS aujourd’hui puisque celui qui existe est bel et bien c’est « l’anti-sexisme pour les femmes » donc le féminisme..)

      Alors que le message féministe nous faisais simplement culpabiliser maintenant il faudrait en plus se sentir humiliés et sans broncher? ça ressemble vraiment à une simple inversion « Fais à autrui ce que tu crois subir » Parce qu’honnêtement faut pas déconner, mais les féministes actuelles n’ont rien connu de la vie de leur grand mère, et ne sont que des petites bourgeoises gâtées que la majorité des hommes haïssent déjà.

      > Ce qui est dérangeant c’est plus que ce sont souvent les femmes qui cumulent travail > et travail de maison, davantage que les hommes pour une partie encore. Heureusement, > ça s’arrange.

      Ca me hérisse le poil d’entendre ça.. Non les hommes ne sont pas prêt à assumer des rôles qui leur sont imposé! Et ils ne le seront jamais. Vous vous êtes pas demandé pourquoi ça venait pas naturellement? Et pourquoi subitement ils se mettent à le faire?
      Parce qu’ils sont dociles et ils ont pas envie de vous entendre raler ! Mais moi, plusieurs années en couple, aujourd’hui je vis seul et je fais pas plus de tâches ménagères qu’avant parce que je n’en ai pas besoin. La majorité des femmes sont surement plus exigeante que la majorité des hommes et imposent LEUR vision du couple, et de la repartition des tâches ménagères que les hommes attendris et lâches se contentent de suivre au doigt et à l’oeil, tels les grand-meres d’antant quand c’est le mari qui dominait.
      Pensez à apprendre ce qu’est un homme avant de l’ouvrir. Et dites vous bien qu’il ne dit jamais ce qu’il pense vraiment pour pas vous mettre en colere. Mais aujourd’hui moi je n’ai plus peur de ça ! Si c’est la guerre alors va pour la guerre.

      Dernière chose.. Quand on parle de « combat » féministe, je rappelle les synonymes de combat : « affrontement/ dispute/ fureur/ hostilités/ bataille/ compétition/ conflit/ bagarre/ affrontements / guerre »
      Faut avouer quand même que pour un homme, il y a de quoi se poser la question de savoir si on nous veut du bien là dedans… Sachant que si cette passion pour ce combat continue sans aucune force d’opposition, on ira toujours vers l’imposition des choix du vainqueur et donc une nouvelle dictature à l’inverse.

  • Carole dit :

    Bob, ce sont plutôt les lourdeaux de beaufs qui ont du souci à se faire! plus les femmes sont cultivées, plus elles sont censés repousser ces erreurs de l’Evolution, les sexistes « tout dans le slip » aussi mal baiseurs que les lapins :D. Ces chaînons manquants qui se croient autorisés à siffler les femmes comme du bétail et ne jure que par l’involué porno, aussi dégradant et insultant pour les femmes que repoussoir sensuellement : se soulager les c….. comme on se soulage les intestins pouah!

  • Je n’ai pas grand chose à dire comme commentaire (tu parles d’une introduction…) mais lisant certains commentaires il me parait nécessaire de donner mon avis.

    En un mot : brillant. Merci de clarifier si nettement cette vision des choses que nous sommes nombreux à partager. Une vision dans laquelle le féminisme est inclus dans l’humanisme, et où les combats que l’on nous propose n’ont pour seul rôle que la division…

    Merci donc ! Grand merci !

  • sweetsmoke dit :

    Ce que veut la femme moderne, libre et émancipée, c’est pratiquer la polyandrie : avec un petit singe goguenard à grosse bite pour lui donner du frisson, un micheton de luxe mené par le bout de sa bite pour lui payer ses breloques, un demi-pédé intello à fleur de peau pour lui faire la conversation.

    Les femmes qui ont bien compris le féminisme ont toutes pratiqué la polyandrie de cette façon, à fortiori quand elles se sont suffisamment déniaisés en soirée et qu’il leur est mentalement acquis qu’un homme : ça vous paye le verre pour vous baiser.

    N’oubliez pas qu’à chaque fois que vous payez pour une femme en système « égalitariste » (comprendre : dans un système où elles vous sont juridiquement supérieures), vous ajoutez une brique supplémentaire à la prison vaginocratique dans laquelle vous allez croupir.

    Cette idée qu’il faut s’abaisser devant la femme pour obtenir son cul (rouler des mécaniques par le « game », c’est aussi une forme d’abaissement), c’est un signe d’orientalisation de notre civilisation.

    Car dans l’histoire, ce n’est jamais la femme qui est lésée (qui a passé plus de 3 heures de sa vie à discuter avec une morue sait de quoi il retourne) mais l’homme qui perd son temps et son argent dans la conquête d’un « trou » (où il n’a à gagner que du vide).

    Que l’on songe un instant aux milliards d’euros perdus pour entretenir des pouffiasses, aux milliers d’heures accordées pour soigner l’égo meurtrie de millions de connasses constipées.

    Songez seulement aux sommes astronomiques englouties dans la prostitution.
    Vous aurez une vision panoramique de la nature du « trou » que la femme représente.

    • paul dit :

      Omg! C’est très bien écrit. On sent bien toute la frustration là. Heureusement aujourd’hui ça me concerne plus ce genre de choses vu mon choix de vie 😉 on se sent libre quand on a plus à faire tout ça.

  • Laure dit :

    Ce texte témoigne d’une très grande ignorance de ce qu’est le mouvement féministe, son histoire, et ses complexités.
    Il n’y a pas UN féminisme, mais plusieurs. Et les Femen, Caroline Fourest ou les Chiennes de garde sont très loin d’en être les représentantes consensuelles: en réalité, les critiques les plus virulentes des trois ont été faites par des féministes et au nom du féminisme. Prétendre que le féminisme est un mouvement de femmes blanches de l’élite, c’est mépriser complètement l’histoire réelle de ce mouvement, et ses courants actuels dont un grand nombre, au contraire, militent pour un féminisme qui soit attentif aux minorités, qui prenne en compte l’intersectionnalité du genre, de l’ethnicité et de la classe sociale.
    Bref, ce texte est d’un conservatisme puant qui, derrière des accents populistes, soutient un discours digne des représentants de la manif pour tous et du front national.

  • Enaïd dit :

    Pour ma part, je trouve cet article assez juste. La frustration de nombreuses féministes vient du fait qu’elles aimeraient être « égales » aux hommes. En fait, ce que beaucoup veulent réellement, c’est être des hommes, pouvoir travailler toujours plus, ne pas avoir à enfanter, accéder à certains postes etc. Cette frustration se heurtera toujours à la nature, peu importe les efforts de certains. « La femme libérée », c’est un leurre. Bien sûr, il ne s’agit pas de forcer qui que ce soit à mener telle ou telle vie, mais force est de constater que ces femmes se battent pour l’aliénation.
    Moi je ne suis pas frustrée par l’idée d’avoir des enfants, au contraire. J’aime avoir un rôle différent de celui de mon mari, j’aime le fait qu’on ne se ressemble pas. Je pense qu’on est complémentaires parce qu’on ne rentre pas dans un rapport de force. Et mon couple marche parce que je ne ‘bouffe’ pas mon mari. Il n’aurait pas de temps à perdre avec une ‘chienne de garde’ à la maison. Et moi je ne veux pas d’un métrosexuel ‘gentil et sensible’. Et je vous assure que quand on cesse de se mentir et qu’homme et femme assument ce qu’ils veulent réellement, les choses se font naturellement. Parce qu’un rapport équilibré entre homme et femme est dans notre intérêt à tous et à toutes.
    Et à ceux qui accusent cet article d’être « conservateur », je réponds que je ne vois pas en quoi c’est une attaque. Modernité ne veut pas dire progrès, loin de là. Regardez la misère affective des gens autour de vous, et vous vous en rendrez compte. C’est bien d’avoir le choix, mais force est de constater que le schéma traditionnel est le plus équilibré. D’ailleurs, n’en déplaise à certains, c’est peut-être pour ça qu’il est traditionnel. Des fois il faut se dire que les êtres humains ont vécu d’une certaine façon pendant des millénaires et qu’il y a peut être une raison. Il n’y a rien de pire que cette arrogance qui consiste à tout vouloir changer avec nos 30 ans de recul. Je trouve les féministes bien condescendantes…

    • Gwen dit :

      Enaid, je vous trouve bien réducteur ou réductrice. Comment pouvez vous connaitre si bien les envies de féministes? Vous ne semblez pas en être. Je ne vois pas comment on peux parler des besoins de personnes qu’on ne comprend pas.

      Et réduire ce sujet de discussion à « les femmes féministes sont jalouses des hommes »….

      Comment peut-on savoir si le schéma traditionnel est le plus équilibré? En as t-on essayé d’autres? Vraiment? Quel recul avons nous vraiment?

      J’ai plus de questions que de réponses mais votre avis m’intéresse.

      • paul dit :

        > Enaid, je vous trouve bien réducteur ou réductrice.
        La réponse c’est « réductrice »! avez vous lu ce qu’elle a écrit au moins??
        « Moi je ne suis pas frustrée » / « J’aime avoir un rôle différent de celui de mon mari »

        > Comment pouvez vous connaitre si bien les envies de féministes?
        Je renvoie la question, comment les féministes peuvent si bien connaitre l’envie de TOUTES les femmes?

        > Vous ne semblez pas en être. Je ne vois pas comment on peux parler des besoins de personnes qu’on ne comprend pas.
        On est d’accord.. on ne parle pas non plus du besoin des hommes, ça il faudrait les comprendre pour ça. Mais ça n’est pas le sujet, on s’en fou, on ne parle pas d’anti-sexisme ici, simplement de féministe (ou anti-sexisme uniquement pour femme)

        > Comment peut-on savoir si le schéma traditionnel est le plus équilibré? En as t-on essayé d’autres? Vraiment? Quel recul avons nous vraiment?
        As t’on déjà essayé de se tirer une balle dans la tête? Si ça se trouve c’est aussi une bonne solution, plus rapide même.
        Elle parle d’un schéma qui s’est fait sur des millénaires. Quel recul pensez vous qu’on puisse avoir d’un schema récent qui impose aux femmes et aux hommes un nouveau mode de vie que tout le monde DOIT absolument adopter? Sans que personne n’y pige vraiment quelque chose. A part tout bouleverser dans plusieurs générations.

    • paul dit :

      C’est très bien dit tout ça, c’est rare des femmes qui disent des choses comme ça. J’ai peut être juste pas trouvé la femme de ma vie, si elle existe encore, qui sait. Mes ex compagnes m’ont toujours « bouffé » : féminisme ceci, féminisme cela, comme si j’etais responsable. « Il faut faire ci, fais ça » et apres « Les taches ménagères ne sont pas reparties équitablement.. blabla » .. moi? je ne demandais jamais rien ! (comme la plupart des hommes d’ailleurs) Bref, ça a été compliqué mais j’ai fini par me libérer de tout ça et à faire ma vie seul et j’espère que beaucoup auront la même force que moi de le faire.

      • Enaïd dit :

        Je tiens à saluer vos interventions, Paul, et à vous encourager à dire le fond de votre pensée. Malgré les apparences, vous n’êtes pas le seul à penser comme ça et beaucoup d’amis hommes m’ont déjà tenu des discours similaires.
        La crise de la masculinité existe bel et bien, et cela a à voir avec la difficulté pour l’homme de trouver sa place aujourd’hui. Le monde occidental capitaliste préfère la femme, notamment parce qu’elle consomme plus, et qu’elle sait exercer une influence forte. Et bien sûr on l’encourage à exercer cette influence sur l’homme, pour qu’il rentre dans la même logique de consommation, qu’il aille faire du shopping ou se faire épiler. Et beaucoup d’hommes rentrent dans le moule, par faiblesse, pour se sentir intégrés dans la société – au passage messieurs si vous pensez que vous allez plaire aux femmes en faisant tout ce qu’elles veulent et en vous transformant en leur partenaire de shopping vous avez tout faux: au mieux elles vous mépriseront et resteront frustrées, au pire elles vous tromperont avec un « macho » stéréotypé.
        Le problème est bien évidemment avant tout sociétal et économique. Les processus se comprennent dans leur ensemble, ce que les féministes n’ont évidemment pas saisi – dans mon expérience: parfois par mauvaise foi et aveuglement plus ou moins volontaire, TRÈS SOUVENT par ignorance ou bêtise.

        Ne lâchez rien Paul, il y a des femmes qui aiment les hommes pour ce qu’ils sont et pour la différence qu’ils incarnent – je pense en faire partie – et j’ai plusieurs amies qui pensent comme moi. Mais le problème existe aussi dans l’autre sens – dur de trouver des hommes qui ne soient pas des lavettes, sans aller dans l’extrême bien évidemment. Restez vous-même, résistez, c’est comme ça que vous plairez. Laissez les chiennes de garde parler, c’est leur seul plaisir dans la vie. Et puis tant qu’on a pas trouvé la bonne personne, mieux vaut être seul que mal accompagné, le « petit couple » dont on vante les mérites aujourd’hui, c’est un pur produit de l’époque, et c’est une arnaque à tous les points de vue.

        Courage 😉

  • Laurence dit :

    Vivent les femmes, le subjonctif et ses quatre temps.

  • julien dit :

    première réaction: rien que le premier paragraphe de l’article permet de comprendre le problème. Selon l’auteur, la lutte contre l’aliénation économique prime sur la lutte contre le patriarcat. deuxième réaction: ce problème a 40 ans et quelques: en effet, dans les années 70, les féministes appartenant au mouvement « féminisme et lutte des classes » étaient sommées de choisir le combat prioritaire. Or, poser un combat comme prioritaire empêche de penser la convergence des luttes et paralyse l’action et la pensée. Un article permettant de poser l’intersection féminisme/anticapitalisme: http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/08/genrer-le-capitalisme.html C’est sensiblement la même chose pour le féminisme bourgeois fustigé ici: le problème a 40ans, et les féministes noires, lesbiennes, ouvrières dans les usines, etc, ont exposé ce problème, faisant exploser le sujet-femme prétendu du mouvement féministe, qui est visibilisé alors comme un mouvement pluriel, permettant des liens avec les oppressions économiques, racistes, homophobes, mais également une critique du sujet de la science, vu comme un esprit objectif sans corps situé (cf Donna Haraway)
    l’impression que j’ai à la lecture, c’est que l’auteur de l’article reprend des problèmes d’une quarantaines d’années, sans véritablement connaître l’histoire et les théorisations diverses associées à ceux-ci. Comme si on reprenait tout à zéro en reprochant aux féministes de ne pas voir des problèmes sur lesquels elles réfléchissent depuis 40 ans et plus. c’est assez déprimant, et montre bien que les médias font du mal à la représentation des mouvements féministes (non, les femen, les chiennes de garde ne sont pas l’alpha et l’oméga de tout ce qui s’est pensé et écrit sur le sujet des années 50 jusqu’à maintenant… Simone de Beauvoir non plus, bien qu’elle fût un porte-drapeau utile pour certains combats. Marie-Jo Bonnet a effectué une bonne critique de la représentation Beauvoirienne de la subjectivité des femmes dans son livre « Qu’est-ce qu’une femme désire quand elle désire une femme? » ) La démocratie est certainement ailleurs, mais pas dans cet article en tout cas…

    • paul dit :

      Alleluia! Le féministe est donc la réponse à tous les problèmes de la terre donc!
      Avec un nom pareil j’aurais jamais cru ! Est ce que ça soigne toutes les maladies aussi ? Et règle le problème de la faim dans le monde ?

      > « reprochant aux féministes de ne pas voir des problèmes sur lesquels elles réfléchissent depuis 40 ans »

      Parce que réfléchir n’est qu’une affaire de féministe ? Honnêtement aujourd’hui il y en a marre des leçon de morale surtout ceux comme les votre, prononcés avec des tournues sophistiquées dans le but d’obfusquer un message raté. L’auteur parle de moralité et d’idéologie. On peut dire ce qu’on veut, mais quand on voit le résultat aujourd’hui.. on ne peut que constater toutes les dérives d’un mouvement en perte de repères et de vitesse qui se radicalise. L’enfer est pavé de bonnes intentions, alors allez y si vous le souhaitez.

  • RICARD dit :

    Bien, bien
    encore une façon de se diviser!
    Cet article ne parle pas seulement de féminisme mais de la société de consommation et de son aliénation.
    Chacun y va de son avis, de ses références et de son intellectualisme!
    Il y a pourtant une évidence, c’est le libre arbitre et le choix de mener sa vie de couple( hétéro ou homo )qui est à prôner.
    Ces femmes d’antan ont éveillé les esprits des hommes et des femmes assez malins pour continuer à sortir de la caverne main dans la main.
    Le seul combat est celui de vaincre l’ignorance.

    • julien dit :

      et c’est donc pour cette raison que j’ai mis en lien un article liant approche féministe et anticapitaliste… sinon je donne mon avis car je le pense plus réfléchi (sur ce sujet) que les élucubrations de l’article, qui pour le coup, reproduit des divisions. Je donne des références car elles sont nécessaires pour penser plus avant le problème, tout simplement.

  • Chloé dit :

    Brillant. Tout est dit sur le sujet. Ca fait plaisir de voir que l’article est écrit par une femme. Je me sens moins seule.

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